Article 150
de la loi de finances pour 2025 : la garantie accordée par l’État au gouvernement de Nouvelle-Calédonie pour emprunter
Le ministre chargé de l’économie est autorisé à accorder, à titre gratuit, la garantie de l’État à l'Agence française de développement au titre des prêts consentis à la Nouvelle-Calédonie ou aux collectivités territoriales de Nouvelle-Calédonie, pour :
1° Refinancer les concours d’urgence accordés en 2024 par l’État et le fonds d'épargne de la Caisse des dépôts et consignations ;
2° Financer les déficits constatés à la fin de l’année 2024 de la Société néo-calédonienne d’énergie et de la caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance des travailleurs de la Nouvelle-Calédonie, dont le régime unifié d’assurance maladie et maternité et le régime de chômage de droit commun ;
3° Soutenir, en 2025, les autorités locales dans le financement des mesures de réforme et de relance de l’économie néo-calédonienne, dans le cadre d’un plan élaboré conjointement par l’État et les autorités compétentes de Nouvelle-Calédonie.
La garantie peut être accordée jusqu’au 31 décembre 2025. Elle porte sur le principal ainsi que sur les intérêts et accessoires des prêts, dans la limite d'un milliard d'euros en capital.
Les prêts garantis ne peuvent avoir ni une maturité supérieure à vingt-cinq ans, ni un différé de remboursement supérieur à trois ans.
L'octroi de la garantie est subordonné à la conclusion de conventions entre l’État, l’Agence française de développement et la Nouvelle-Calédonie ou les collectivités territoriales de Nouvelle-Calédonie. Les conventions précisent les réformes structurelles que ces collectivités entreprennent pour rétablir leur situation financière de manière pérenne ainsi que les dispositifs de suivi de leur mise en œuvre.
Le versement d’une seconde tranche, prévu pour la fin du premier semestre 2025, était conditionné, par le ministère des finances, à l’adoption d’une réforme fiscale. « Au moment où l’économie s’effondre, explique Sonia Backès, la présidente de la province Sud, on nous impose des réformes difficiles, certes indispensables, mais complètement décalées. Des sociétés ferment tous les jours et la situation ne s’améliore pas car les entrepreneurs manquent de visibilité. On nous demande une réforme fiscale alors que plus personne ne paie d’impôt ! »
Cette garantie a été diversement accueillie par la classe politique locale qui aurait préféré une aide financière directe plutôt qu’une autorisation d’emprunter, surtout à un taux n’ayant rien de privilégié ; les élus ont aussi regretté un étalement du versement sur trois années, d’autant que des conditions de réformes sont imposées par Bercy.
Face au poids des charges financières de l’emprunt sur la période 2025‑2027 (environ 113 millions d’euros) jugées « insoutenables », le gouvernement néo-calédonien a sollicité́ « une prise en charge par l’État des intérêts intercalaires de ce prêt durant les trois années. » Le ministère de l’économie et des finances n’a pas accédé à cette demande.
Recommandation n° 14 : compte tenu des circonstances exceptionnelles que traverse la Nouvelle-Calédonie, poursuivre l’aide financière votée en loi de finances pour 2025 en la dissociant des réformes exigées.
Recommandation n° 15 : soutenir d’urgence un plan de relance économique exceptionnel de la Nouvelle-Calédonie adapté aux besoins de trésorerie du pays.
Conclusion
À la veille de l’ouverture d’un sommet de l’Élysée qui pourrait être décisif, les rapporteurs achèvent leur présentation de la situation néo-calédonienne sous ses aspects économique, social et politique, en considérant que la solution, pour être acceptée, ne pourra venir de l’extérieur et devra être conçue sur place. À cet égard, l’État porte une lourde responsabilité. Selon le rapporteur Emmanuel Tjibaou, processus de décolonisation du pays n’est pas achevé.
Cependant, les rapporteurs insistent également sur le fait que l’État ne peut se contenter d’un rôle de simple juge de paix. Dans un contexte où les désaccords sont profonds et les institutions fragilisées, il lui revient de prendre ses responsabilités, de formuler des propositions claires et de tracer un cap, tout en s’assurant que les principes républicains soient pleinement respectés sur l’ensemble du territoire.
Les rapporteurs rendent leurs conclusions avec peu de certitudes, si ce n’est qu’ils n’imaginent pas que le Parlement puisse, à nouveau, se prononcer sur un texte qui ne ferait pas l’objet d’un accord en Nouvelle-Calédonie.
Il est désormais de la responsabilité de la classe politique locale de trouver un accord global consensuel.
Et le temps presse : l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM), conclut sa note de conjoncture économique du 7 mai 2025 par une mise en garde : « 2025 marque le retour des discussions politiques et institutionnelles. Si l’ensemble des acteurs politiques se sont retrouvés à la table des discussions, l’absence de visibilité et d’espoir d’un accord à court terme continue de peser sur des acteurs économiques considérablement fragilisés. »
La crise est désormais existentielle : l’usine du Nord a fermé en 2024, mettant sur le carreau des milliers d’ouvriers, tandis qu’Eramet annonce son retrait de l’usine de Doniambo pour fin 2025 ; le chômage atteint un niveau jamais connu ; des mouvements d’émigration inédits ont marqué l’année 2024 et la confiance en l’avenir disparaît. Les comptes de la Cafat connaissent un grave déséquilibre, notamment en ce qui concerne la branche retraites, qui sera en cessation de paiements dans quelques mois : la spirale infernale d’un profond dépérissement se met en place.
Tous les acteurs locaux souhaitent un avenir radieux pour la Nouvelle‑Calédonie, qu’ils défendent l’indépendance ou le maintien dans la République. Reste une question essentielle : quelle est, concrètement, l’ambition de l’État pour ce territoire stratégique du Pacifique ?
Liste des recommandations des rapporteurs
Recommandation n° 1 : compte tenu de la crise sanitaire résultant des émeutes de 2024, les rapporteurs demandent à l’État, dans un premier temps, d’activer la réserve sanitaire en Nouvelle-Calédonie puis, dans un second temps, d’élaborer une stratégie de soutien à l’ensemble de la filière sanitaire.
Recommandation n° 2 : les rapporteurs soulignent l’importance d’engager une réflexion sur l’extension du dispositif de péréquation énergétique afin de lutter contre le coût exorbitant de l’énergie en Nouvelle-Calédonie.
Recommandation n° 3 : les rapporteurs souhaitent que les compagnies d'assurances rendent publiques les primes accumulées au titre du risque « émeute » sur les vingt dernières années.
Recommandation n° 4 : les rapporteurs souhaitent que l'État apporte une réponse claire aux requêtes conservatoires déposées par les assureurs afin d'accélérer les procédures d'indemnisation et d’éviter tout retard supplémentaire dans les remboursements aux assurés néo-calédoniens.
Recommandation n° 5 : repenser la réinsertion des jeunes en situation d’échec avec notamment des dispositifs tels que le SMA.
Recommandation n° 6 : les rapporteurs souhaitent que, pour une fois, les outre-mer, et en particulier la Nouvelle-Calédonie, occupent une place centrale dans les états-généraux de la réinsertion lancés le 24 juin 2025 par le garde des sceaux, ministre de la justice, Gérald Darmanin.
Recommandation n° 7 : encourager et faciliter la poursuite des négociations ayant pour objectif de trouver un accord global.
Recommandation n° 8 : créer une instance permanente de suivi dans laquelle les différentes parties prenantes, y compris l’État, se rencontreraient de manière régulière afin de dessiner l’avancement des thématiques économiques et institutionnelles.
Recommandation n° 9 : simplifier l’organisation administrative de la Nouvelle-Calédonie et renforcer les pouvoirs des communes, notamment en matière de fiscalité et d’économie.
Recommandation n° 10 : afin de garantir la transparence et la sécurité du vote, il est recommandé que les prochaines élections soient organisées dans les mairies, sous supervision républicaine renforcée avec, notamment, la présence d’observateurs parlementaires et des instances de l’ONU.
Recommandation n° 11 : identifier les raisons de la marginalisation des Kanak de l’ensemble des secteurs de la société ; engager la correction de ces dysfonctionnements ; évaluer avec des objectifs, des indicateurs et un calendrier la correction de ces dysfonctionnements.
Recommandation n° 12 : l’État doit accompagner la Nouvelle-Calédonie dans l’ébauche d’une stratégie industrielle du pays dans l’intérêt de tous les Néo-Calédoniens dans le secteur nickel, en matière d’autosuffisance alimentaire, de biodiversité ainsi que dans les autres potentialités.
Recommandation n° 13 : lancer le plus rapidement possible les travaux de construction de la nouvelle prison de Ducos.
Recommandation n° 14 : compte tenu des circonstances exceptionnelles que traverse la Nouvelle-Calédonie, poursuivre l’aide financière votée en loi de finances pour 2025 en la dissociant des réformes exigées.
Recommandation n° 15 : soutenir d’urgence un plan de relance économique exceptionnel de la Nouvelle-Calédonie adapté aux besoins de trésorerie du pays.
Examen par la délégation
Lors de sa réunion du 1er juillet 2025, la Délégation aux outre-mer a procédé à la présentation du rapport sur la situation en Nouvelle‑Calédonie.
La vidéo de cette réunion est consultable à l’adresse suivante :
https://assnat.fr/igBq6h
Puis la Délégation a adopté le rapport d’information et ses recommandations. Elle en a autorisé la publication.
Annexe
I. Liste des personnes auditionnées par les rapporteurs
A. Auditions réalisées du 10 au 16 mai 2025 en Nouvelle-CalÉdonie
Samedi 10 mai
À Koné
- M. Albert Wahoulo, président du conseil coutumier Hoot ma Whaap (province nord)
- M. Gérard Péhaut, commissaire délégué de la République pour la Province Nord auprès du haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie
Dimanche 11 mai
À Koné
Acteurs économiques locaux rencontrés ensemble :
- M. Pascal Tjibaou, directeur du Groupement agricole des producteurs de la côte Est (GAPCE) ;
- M. Jean-Pierre Bull, directeur du Groupement d’intérêt économique (GIE) Merü.
Autres personnalités, rencontrées séparément :
- M. Hervé Tein‑Taouva, responsable de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) Nord et membre du bureau de l’Union calédonienne (UC) ;
- M. Samuel Gorohouna, maître de conférences en sciences économiques à l’Université de la Nouvelle-Calédonie, responsable du campus de Baco ;
- M. Florentin Dedane, maire de Pouébo, président de l’association (indépendantiste) des maires de Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Vanessa Wacapo, responsable de la Banque calédonienne d’investissement (BCI), élue à l’Assemblée de la province Nord, groupe « Agissons pour le Nord ».
Lundi 12 mai
À Moindou
Rencontre commune avec des maires de Nouvelle-Calédonie :
- M. Patrick Robelin, maire de Bourail ;
- M. Léon Joseph Peyronnet, maire de Moindou ;
- M. Pascal Vittori, maire de Boulouparis.
À Nouméa
Au siège du Gouvernement
- M. Alcide Ponga, président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Sarah Manzanares, sa directrice de cabinet.
Au Congrès, rencontre avec le groupe de réflexion le Cercle du Croissant :
- M. Patrice Godin, anthropologue et maître de conférences à l’Université de la Nouvelle-Calédonie à la retraite ;
- M. Thierry Granier, commissaire aux comptes ;
- M. Xavier Benoist, président de la Fédération des industries de Nouvelle-Calédonie ;
- M. Jone Passa, sociologue ;
- Mme Paulette Godin, fonctionnaire ;
- M. Etienne Dutailly, journaliste et responsable du journal satirique le Chien bleu ;
- M. Gerald Cortot, retraité, ancien directeur de cabinet de Jean-Marie Tjibaou ;
- M. Bernard Lepeu, retraité et ancien président de l’Union Calédonienne ;
- M. Serge Veron, retraité.
Mardi 13 mai
À Lifou
- M. Jules Hmaloko, commissaire délégué de la République pour la province des îles Loyauté.
Rencontre avec des chefs coutumiers de Drehu :
- M. Pascal Sihaze, président du conseil de l’aire Drehu.
Assemblée provinciale des îles Loyauté :
- Rencontre avec M. Mathias Waneux, président, et les élus de l’Assemblée.
Mairie de Lifou :
- Rencontre avec M. Neko Hnepeune, maire de Lifou, et son conseil municipal.
Rencontre avec des acteurs économiques des îles Loyauté :
- M. Alexandre Elia, président de la commission transport/énergie au sein du comité de développement du district de Neta ;
- Mme Josiane Kaemo, gérante de l’agence de voyages Wetre tours ;
- M. Jean-Paul Qenegei, propriétaire de JP Transport ;
- M. Guillaume Waminya, gérant du gîte Fenepaza et élu à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Nouvelle-Calédonie ;
- M. Edmond Angajoxue, membre du conseil de Wetr ;
- M. Wamo Wadrenges, président de la commission santé/social de Wetr.
Mercredi 14 mai
À Nouméa
- Mme Veylma Falaeo, présidente du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- M. Wilfried Loquet, son directeur de cabinet.
- M. Vaimu’a Muliava, élu du Congrès de Nouvelle-Calédonie (Éveil océanien) ;
- M. Milakulo Tukumuli, élu du Congrès de Nouvelle-Calédonie (Éveil océanien).
Rencontre avec le groupe politique indépendantiste UC-FLNKS et Nationalistes :
- M. Pierre-Chanel Tutugoro, président du groupe au Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Omayra Naisseline, vice-présidente du groupe au Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Serai-Isabelle Kaloï-Béaruné, élue de la province des îles Loyauté et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Reine Hué, élue de la province des îles Loyauté et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Maria Waka, élue de la province Nord et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Christelle Javelier, collaboratrice du groupe ;
- M. Ingrid Laurent Dugrid, collaboratrice du groupe.
Rencontre avec le groupe politique indépendantiste UNI :
- M. Charles Washetine, élu de la province des îles Loyauté et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie,
- M. Jean-Pierre Djaiwe, élu de la province Nord et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie,
- Mme Walisaune Wahetra, élue de la province des îles Loyauté et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie
- M. Wassissi Konyi, collaborateur du groupe.
Rencontre avec le groupe loyaliste Les Républicains :
- Mme Virginie Ruffenach, présidente du groupe Les Républicains ;
- Mme Nadine Jalabert, élue de la province Sud et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Laura Vendégou, élue de la province Nord et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie
- M. Jordan Courtot, secrétaire général du groupe.
Rencontre avec le Comité des Sages de Nouvelle-Calédonie :
- M. Billy Wapotro, retraité.
Rencontre avec des personnalités qualifiées
- M. Jone Passa, sociologue ;
- Mme Noelly Gay, spécialiste des questions de santé publique.
Rencontre avec le Collectif Pays pour le Dialogue (CPPLD) :
- M. Val Leonard Kaemo, pasteur ;
- M. Jimmy Wayewol, enseignant ;
- M. Alain Signor, retraité ;
- M. Traloié Godin, fonctionnaire ;
- M. Eddy Banare, enseignant chercheur à l’Université de la Nouvelle-Calédonie ;
- M. Gérald Cortot, retraité ;
- M. Gilbert Tein, conteur et ancien président du Sénat coutumier ;
- M. Didier Guenant-Jeanson, retraité et ancien secrétaire général de l’Union des syndicats des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie ;
- Mme Isabelle Missotté, pédiatre retraitée ;
- M. Etienne Dutailly, journaliste et responsable du journal satirique le Chien bleu, ;
- M. Patrice Godin, anthropologue ;
- M. Eric Streeter, manager administration générale chez Vale NC.
-
Rencontre avec le Groupe politique Calédonie Ensemble :
- M. Philippe Dunoyer, ancien député, élu de la province Sud et membre du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Rencontre avec le Sénat coutumier :
- M. Aguetil Mahe Gowe, président du Sénat coutumier,
- M. Ludovic Boula, sénateur, premier vice-président du Sénat coutumier ;
- M. Maurice Wimian, sénateur, deuxième vice-président du Sénat coutumier
- M. Hugues Vhemavhe, sénateur ;
- M. Mizaël Poapidawa, sénateur ;
- M. Moïse Vhaou, sénateur ;
- M. Louis Trabe Djalo, sénateur ;
- M. Stéphane Yeiwene, sénateur ;
- M. Calixte Sivitongo, sénateur ;
- M. Adrien Diroua, sénateur ;
- M. Victor Gogny, porte-parole.
Rencontre avec le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie :
- M. Jacques Billant, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie ;
- M. Stanislas Alfonsi, secrétaire général du haut-commissariat ;
- Mme Anaïs Ait-Mansour, directrice de cabinet du haut-commissaire.
Jeudi 15 mai :
À Nouméa
Rencontre avec des élus de la province Sud :
- Mme Florence Rolland, maire de La Foa
Rencontre avec le bureau politique du FLNKS :
- M. Romuald Pidjot, secrétaire général de l’Union Calédonienne ;
- Mme Oriane Trolue, Mouvement Océanien Indépendantiste ;
- Mme. Marie-Pierre Goyetche, présidente du parti travailliste ;
- M. Gilles Nahiet, membre du parti travailliste ;
- M. Henry Juni, de la Confédération Nationale des Travailleurs du Pacifique ;
- M. André Forest, membre du bureau politique du FLNKS ;
- M. Dominique Fochi, secrétaire général de l’Union Calédonienne et chargé de l’animation du bureau politique du FLNKS ;
- Mme Lenka Levy-Naisseline, membre de Dynamique Autochtone ;
- Mme Laurie Humuni, secrétaire générale du Rassemblement Démocratique Océanien ;
- M. Jean-Marie Ayawa, membre du bureau politique du FLNKS ;
- Mme Amandine Darras membre du bureau politique du FLNKS.
Rencontre avec le responsable de l’usine Nord :
- M. Karl Therby, Président directeur général de la Société Minière du Sud Pacifique.
Rencontre avec le groupe politique Les Loyalistes :
- M. Gil Brial, vice-président ;
- Mme Naïa Wateou, troisième vice-présidente du Congrès de la Nouvelle‑Calédonie ;
- M. Pierre Mestre, chef de cabinet de l’intergroupe Les Loyalistes ;
- M. Arthur Letourneux, collaborateur.
Rencontre avec des acteurs économiques néo-calédoniens :
- Mme Elizabeth Riviere, présidente de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) de Nouvelle-Calédonie ;
- M. David Guyenne, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Nouvelle-Calédonie ;
- M. Bertrand Courte, vice-président du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) de Nouvelle-Calédonie ;
- M. Thierry Neuville, président délégué de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) de Nouvelle-Calédonie.
Rencontre avec la Fédération des industries de Nouvelle-Calédonie (FEINC) :
- Mme Marie-Amélie Molia, vice-présidente ;
- M. Eric Chevrot, secrétaire du comité directeur ;
- M. Atem Bellagi, secrétaire adjoint du comité directeur.
Rencontre avec le syndicat des industries de la mine :
- M. Jules Mai, créateur de Mai Kouaoua Mines ;
- M. Philippe Mai, gérant de Mai Kouaoua Mines ;
- M. Arnaud Bondoux, directeur général de la Société des Mines de la Tontouta ;
- M. Christian Taupua, Directeur des mines N’Go ;
- M. Gabriel Bensimon, directeur du marketing, de la vente et des affaires économiques à Prony Ressources Nouvelle-Calédonie ;
- M. Ali Nemouchi, président‑directeur général à Nickel Mining Company ;
- M. Michel Blineau, Gemini.
Rencontre avec des acteurs du monde économique :
- M. René Féré, PDG de Shell Pacifique.
Vendredi 16 mai :
À Nouméa
Rencontre avec l’association des Citoyens du Mont-Dore :
- Délégation d’une douzaine de personnes.
Rencontre avec l’association des Voisins vigilants :
- Délégation d’une dizaine de personnes conduite par M. Philippe Blaise, premier vice-président de la province Sud.
Rencontre avec un policier sanctionné après les évènements de mai 2024
- M. Henri Drowa, commissaire de police suspendu de ses fonctions ;
- Mme Alexandrine Drowa, son épouse, officier de police ;
- M. André Hnawang ;
- M. Rock Haocas ;
- M. Nojy Wahnyamala.
B. Audition réalisée le 4 juin 2025 À l’Assemblée nationale
- Mme Sonia Backès, ancienne secrétaire d’État, présidente de la province Sud.
II. Document de travail soumis par le ministre d’État, ministre des outre-mer, Manuel Valls, aux responsables politiques nÉo-calÉdoniens lors du « conclave » de Deva
([1]) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/organes/delegations-comites-offices/dom/actualites/avenir-institutionnel-des-outre-mer-presentation-d-une-communication-de-la-mission-d-information
([2]) Les Austronésiens forment un groupe ethnolinguistique considérable dispersé de Madagascar aux îles Hawaii et recouvrant la totalité de l'Indonésie, de la Malaisie et des Philippines, la quasi-totalité de la Mélanésie et de Formose, et enfin la Micronésie et la Polynésie.
([3]) Rapport d’information n° 774 publié le 15 janvier 2025 au nom de la Délégation aux outre-mer, sur l’avenir institutionnel des outre-mer par MM. Philippe Gosselin et Davy Rimane.
([4]) Fondé en 1977 sous la houlette de Jacques Chirac, le Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) s’appelle, de nos jours, Le Rassemblement.
([5]) Nouvelle-Calédonie : « on assiste au détricotage des principes qui avaient assuré la paix civile » Jean-François Merle, Tribune publiée par le journal Le Monde, le 23 mars 2024.
([6]) CEDH, 11 janvier 2005, n° 66289/01, Py c./ France.
([7]) Cour de cassation, 22 juin 2023, n° 23-60.095 ; 23-60.094 ; 23-60.093 ; 23-60.092.
([8]) M. Gérald Darmanin, JO des débats du Sénat (p. 5 069) le 26 mars 2024.
([9]) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/organes/delegations-comites-offices/dom/actualites/avenir-institutionnel-des-outre-mer-presentation-d-une-communication-de-la-mission-d-information
([10]) Rapport n° 525 de MM. Florent Boudié et Arthur Delaporte au nom de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République sur la proposition de loi organique visant à reporter le renouvellement général des membres du Congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie (30 octobre 2024).
([11]) Rapport n° 525 de MM. Florent Boudié et Arthur Delaporte op. cit.
([12]) Le Monde des 10-11-12 novembre 2024, page 14.
([13]) Op. Cit.
([14]) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/organes/delegations-comites-offices/dom/actualites/avenir-institutionnel-des-outre-mer-presentation-d-une-communication-de-la-mission-d-information
([15]) 5 septembre – 13 décembre 2024.
([16]) ISEE : Institut de la statistique et des études économiques de Nouvelle-Calédonie.
([17]) IEOM : Institut d’émission d’outre-mer, organisme qui dépend de la Banque de France.
([18]) AFD : Agence française de développement.
([19]) https://www.ieom.fr/L-economie-de-la-Nouvelle-Caledonie-en-2024
([20]) https://www.isee.nc/publications/conjoncture
([21]) Cafat : Caisse d’Allocations Familiales et des Accidents du Travail de Nouvelle-Calédonie créée en 1958. Ayant vu ses compétences élargies au fil du temps, l’organisme est officiellement devenu la Caisse de Compensation des Prestations Familiales, des Accidents du Travail et de Prévoyance des travailleurs de Nouvelle-Calédonie mais continue à porter son nom historique de Cafat.
([22]) https://la1ere.franceinfo.fr/nouvellecaledonie/province-nord/un-habitant-de-koumac-est-decede-devant-l-hopital-ferme-pendant-le-week-end-de-l-ascension-1591899.html
([23]) Le Groupement agricole des producteurs de la côte Est (GAPCE) et le groupement d’intérêt économique (GIE) de Merü.
([24]) Ce dernier a été refusé par les élus de Calédonie Ensemble et de l’Union Calédonienne malgré le soutien apporté à l’époque par le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Louis Mapou (UNI), et des membres des groupes UNI et Loyalistes-Rassemblement au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
([25]) NHC : nickel hydroxyde cake. Il s’agit d’un produit intermédiaire en poudre de nickel et de cobalt, destiné notamment à la fabrication de batteries automobiles.
([26]) - « 25 ans de politique de réduction des inégalités : quels impacts sur l’accès aux diplômes ? » https://shs.cairn.info/article/MOUV_091_0089/pdf?lang=fr
- « À la recherche du point de basculement sur le marché du logement : les résultats d’une expérience terrain. » https://shs.cairn.info/article/RECO_PR2_0182/pdf?lang=fr
- « Rééquilibrage dans l’emploi » https://larje.unc.nc/fr/colloque-reequilibrage-dans-l-emploi/
([27]) Le Service militaire adapté est un dispositif militaire d’insertion socio-professionnelle pour les jeunes de 16 à 25 ans éloignés de l’emploi et résidant en outre-mer. Plus de 500 jeunes en bénéficient chaque année avec un taux d’emploi supérieur à 70 %.
([28]) Art. 172-1 de la loi n° 99-209 organique du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie.
([29]) Art. 187-2 de la même loi.
([30]) « Fiche d'information No.9 (Rev.1) Les droits des peuples autochtones », Haut-Commissaire aux droits de l'homme/Centre pour les droits de l'homme.
([31]) Viginum est le service technique et opérationnel de l’État chargé de la vigilance et de la protection contre les ingérences numériques étrangères.
([32]) Le succès de la chanson de Gurejele « C’est qui qui paye ? », sortie en 2005, est particulièrement révélateur.