Article unique
(autorisation de l’approbation de la convention d’extradition entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Colombie)
La commission adopte l’article unique non modifié.
L’ensemble du projet de loi est ainsi adopté.
Annexe 1 :
texte de la commission des Affaires étrangères
Article unique
Est autorisée l’approbation de la convention d’extradition entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Colombie, signée à Paris le 11 novembre 2024, et dont le texte est annexé à la présente loi.
N.B. : Le texte de la convention figure en annexe au projet de loi (n° 2509).
Annexe 2 :
liste des personnes auditionnées par le rapporteur
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Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
M. Thibault Samson, sous-directeur de l’Amérique du Sud à la direction des Amériques et des Caraïbes ;
Mme Stéphanie Tacheau, magistrate, chargée de mission auprès du chef du service des conventions, des affaires civiles et de l’entraide judiciaire de la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire ;
M. François Mattret, conseiller juridique à la mission des accords et traités de la direction des affaires juridiques ;
M. Alain Grellet, magistrat de liaison auprès de l’ambassadeur de France en Colombie ;
Mme Marion Giacobbi, conseillère politique à l’ambassade de France en Colombie.
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Ministère de la justice
Mme Joséphine Pibault, rédactrice au bureau de la négociation pénale européenne et internationale de la direction des affaires criminelles et des grâces.
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Fédération internationale des droits humains (FIDH)
Mme Jimena Reyes, responsable du bureau des Amériques.
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Réseau France Colombie Solidarités
M. Joël Da Costa, chargé de partenariats au pôle Amérique latine et Caraïbes.
([1]) Convention pour l’extradition réciproque des criminels signée à Bogotá le 9 avril 1850 entre la République française et la République de la Nouvelle-Grenade.
([2]) Voir notamment les articles respectivement publiés le 19 octobre 2025 et le 6 janvier 2026 par le quotidien El País : Trump acusa a Petro de ser un líder del narcotráfico et Las amenazas de Trump a Petro ponen en duda la ventaja de la izquierda para las elecciones.
([3]) Office français de protection des réfugiés et apatrides, rapport d’activité 2024, p. 151.
([4]) Office français de protection des réfugiés et apatrides, rapport d’activité 2017, p. 123.
([5]) Le Monde diplomatique, Iván Cepeda Castro, Claudia Girón Ortiz, Comment des milliers de militants ont été liquidés en Colombie, mai 2005, pp. 26-27.
([6]) Service de renseignement colombien dépendant directement de la présidence, dont le niveau de coopération avec le paramilitarisme a justifié la dissolution de 2011.
([7]) Comisión para el Esclarecimiento de la Verdad, la Convivencia y la No repetición, Hay futuro si hay verdad : Informe Final, « Fuera de Colombia : las verdades del exilio », Bogotá, 2022, pp. 127-129.
([8]) Ancien guérillero du mouvement M-19 dissout en 1991, sénateur puis maire de Bogotá, Gustavo Petro était depuis plusieurs années le pilier de l’opposition de gauche à la classe politique conservatrice. Sa vice-présidente, Francia Marquez, est la première femme afrodescendante et issue de la société civile à occuper cette fonction.
([9]) Le projet de « Paz Total » de Gustavo Petro consiste à mettre en œuvre de manière intégrale l’Accord de paix, négocier avec les autres groupes armés (comme l’Armée de Libération nationale-ELN et les dissidences des FARC-EP, l’« Estado Mayor Central » et la « Segunda Marquetalia ») et proposer une soumission à la justice des groupes criminels liés au narcotrafic.
([10]) L’ex-président colombien d’extrême droite Álvaro Uribe a été accusé de nombreux crimes : ascension politique soutenue par des réseaux narcotrafiquants, lien avec des groupes paramilitaires commettant des exécutions extrajudiciaires, manipulation de témoins dans des affaires le concernant, destruction de preuves. À l’heure actuelle, une plainte est en cours d’instruction en Argentine, au titre de la juridiction universelle, pour son implication soupçonnée dans plus de 5 000 exécutions et disparitions forcées par l’armée colombienne sous son commandement présidentiel.
([11]) Selon le ministère de la défense nationale colombien, le nombre d’homicides pour 100 000 habitants est passé de 40,5 en 2005 à 25,9 en 2025.
([12]) Depuis le début de l’année 2026, ils sont déjà 23 à avoir perdu la vie.
([13]) Comité International de la Croix Rouge, El costo humano de los conflictos armados en Colombia, 3 avril 2024.
([14]) Question écrite n° 6635 du député Hadrien Clouet publiée le 13 mai 2025.
([15]) Fundación Ideas para la Paz (FIP), La ofensiva contre grupos ilegales aumentó 34,5 %, pero no será suficiente, 13 avril 2026.
([16]) Organisation des Nations unies, Un año de drama en el Catatumbo, 16 janvier 2026.
([17]) Une dissidence des ex-FARC.
([18]) Ejército de Colombia, Un año de la Operación Catatumbo, presencia permanente del Ejército para proteger a la población civil, 16 janvier 2026.
([19]) Organisation criminelle anciennement dénommée « Autodefensas Gaitanistas de Colombia (AGC) » héritière de l’ex-organisation paramilitaire anticommuniste des « Autodefensas Unidas de Colombia (AUC) », démobilisée en 2006 et impliquée dans le conflit armé colombien. L’organisation continue de cibler des militants sociaux et politiques de gauche ainsi que des leaders environnementaux.
([20]) Infodefensa, Un nuevo ataque del ELN con drones en Colombia deja un soldado muerto y cuatro heridos, 24 janvier 2026.
([21]) Les élections législatives et sénatoriales du 8 mars dernier n’ont pas modifié en profondeur les équilibres partisans au sein du Congrès, où aucune coalition ne détient de majorité absolue.
([22]) France 24, US, Colombia recall top diplomats as rift deepens over alleged assassination plot, 4 juillet 2025.
([23]) El País, Estados Unidos revoca la visa de Petro tras su protesta en favor de Palestina : “Sus acciones son imprudentes e incendiarias”, 27 septembre 2025.
([24]) The New York Times, Trump Suggests U.S. Could Take Action Against More Countries, 4 janvier 2026.
([25]) Courrier International, La stupéfiante réconciliation entre Trump et Petro à la Maison-Blanche, 4 février 2026.
([26]) Stevan Dojčinović, Nathan Jaccard, Dragana Pećo, Brian Fitzpatrick, Kevin G. Hall, Cocaine and Bananas : How Balkan Traffickers Used Fruit Shipments From the Ecuadorian President's Family Firm to Smuggle Drugs, Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), 2025.
([27]) El País, Ecuador sube al 100 % los aranceles a Colombia y profundiza la guerra comercial, 10 avril 2026.
([28]) UNODC, Colombia : potential cocaine production increased by 53 per cent in 2023 according to UNODC survey, 18 octobre 2024.
([29]) Production, transformation, transport international, stockage, distribution et blanchiment des profits.
([30]) Présidence de la Colombie, Fuerzas Militares neutralizaron a 13 971 integrantes de estructuras criminales, 28 décembre 2025.
([31]) El Tiempo, El 2025 fue el año más violento para la Fuerza Pública en la última década con 202 integrantes asesinados, 1er janvier 2026.
([32]) Ricardo Vargas, Drogas, conflicto armado y desarrollo alternativo : una perspectiva desde el sur de Colombia, Acción Andina Colombia, 2003.
([33]) Jacobo Grajales, Agrarian Capitalism, War and Peace in Colombia : Beyond Dispossession, Routledge, 2021.
([34]) L’opération Southern Spear est une opération militaire menée par l’U.S. Southern Command (SOUTHCOM) sur des embarcations rapides soupçonnées de transporter de la drogue dans la mer des Caraïbes et le Pacifique, sans qu’aucune preuve n’ait été rendue publique à ce jour. Le modus operandi des États-Unis d’Amérique (neutralisation des embarcations par des frappes aériennes s’apparentant à des exécutions extra-judiciaires au regard du droit international et américain) ne correspond pas à celui de la marine colombienne, qui intercepte les embarcations suspectes avant de les judiciariser.
([35]) Le Monde, Drogue : saisie inédite en Colombie d’un sous-marin autonome équipé de Starlink destiné au trafic, 3 juillet 2025.
([36]) El País, El Clan del Golfo domina el tráfico de migrantes en el Darién, 13 décembre 2022.
([37]) Le Tapón del Darién est une jungle située à la frontière entre la Colombie et le Panama. Elle est une zone de transit obligatoire des flux migratoires terrestres, depuis l’Amérique du Sud, vers l’Amérique centrale et du Nord.
([38]) En témoigne la première commande en 1971 seulement, bien après les autres pays latino-américains, de matériel militaire auprès de la France (Mirages III et V) et de l’Allemagne (sous-marins). Voir l’article de Cécilia Cadena, Une « démocratie » fortement militarisée, Le Monde diplomatique, juillet 1975, p. 13.
([39]) Mission permanente de la France auprès des Nations unies à New York, « La France continue d’apporter tout son soutien au processus de paix en Colombie, le 9 avril 2024.
([40]) L’année France-Colombie en 2017 a marqué un temps très fort du partenariat bilatéral, d’autant qu’il s’agissait du premier évènement de la sorte organisé avec un pays hispanophone et le second avec un pays latino-américain, après le Brésil.
([41]) Du 21 octobre au 1er novembre 2024.
([42]) Ministère de l’environnement de la République de Colombie, Colombia, primer país en declarar la Amazonía como zona libre de gran minería e hidrocarburos, 13 novembre 2025.
([43]) CCI France Colombia, Club Verde.
([44]) Réponse ministérielle du MEAE à la question écrite n° 6634 du député Hadrien Clouet, 16 décembre 2025.
([45]) Derrière le Brésil, pays le plus riche en biodiversité au monde.
([46]) Soit une baisse de 31 % par rapport à 2023, en raison essentiellement de la chute des ventes d’aéronefs à hauteur de - 60 %.
([47]) Soit une baisse de 22 % par rapport à 2023. Ce repli est majoritairement dû au secteur des hydrocarbures naturels et autres produits des industries extractives, enregistrant une baisse de ‑ 55 %.
([48]) Notre chambre de commerce bilatérale a fêté ses 100 ans en 2017.
([49]) Édouard Bailby, La Colombie est un pays jeune qui a besoin de renouveler ses structures, Le Monde diplomatique, octobre 1966, p. 15.
([50]) 9e bénéficiaire en 2021, avec 179,7 millions d’euros.
([51]) Basé à Fort-de-France en Martinique, il a pour mission d’organiser des formations et séminaires spécialisés en matière de lutte contre les stupéfiants. Il est plus particulièrement chargé de renforcer les capacités des États situés le long de la route de la cocaïne en diffusant le savoir-faire des administrations françaises auprès de leurs homologues des pays de l’arc caribéen et d’Amérique latine.
([52]) Le Monde, Lutte contre le trafic de drogue : la France propose « un régime transversal » de sanctions européennes, 18 novembre 2025.
([53]) La Marine nationale colombienne, dont le commandement pour la zone Caraïbes est basé à Carthagène-des-Indes.
([54]) Programa de Asistencia Contra el Crimen Transnacional Organizado en América Latina.
([55]) Agence de l’UE pour la coopération judiciaire en matière pénale.
([56]) Agence de l’UE pour la coopération policière.
([57]) Le bureau de l’entraide pénale internationale de la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la justice pour la France, la délégation des affaires internationales du Parquet général de la Nation pour la Colombie.
([58]) 40 demandes.
([59]) 24 demandes.
([60]) 17 demandes.
([61]) 16 demandes.
([62]) 16 demandes.
([63]) Notamment grâce à la systématisation de l’organisation de réunions de coordination dans les semaines qui suivent l’envoi des demandes d’entraide pénale françaises et la désignation, par le parquet général de la Nation, du procureur colombien en charge de son exécution.
([64]) L’une a abouti à la remise effective de la personne concernée à la Colombie et l’autre est en cours d’examen par les autorités françaises.
([65]) 15 demandes ont abouti à la remise à la France des personnes réclamées. 10 dossiers d’extradition sont en cours (neuf actifs et un passif).
([66]) Tels que l’Argentine, le Brésil, le Mexique, le Costa Rica, le Panama, le Paraguay, le Pérou, Cuba, l’Uruguay, le Suriname, Sainte-Lucie, le Venezuela et la République dominicaine.
([67]) Les conventions des Nations unies sur les stupéfiants du 30 mars 1961 et contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes du 19 décembre 1988, ainsi que la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée du 15 novembre 2000 ne fournissent aucune précision relative aux modalités de déroulement des procédures.
([68]) Selon le MEAE et le ministère de la justice, une procédure de ré-extradition d’un individu remis par les autorités colombiennes à la France, réextradé vers la Belgique, a récemment été contestée devant les juridictions françaises et l’est à nouveau actuellement devant les instances belges.
([69]) Afin d’être admise par la partie colombienne.
([70]) Ou traduites « par courtoisie » en l’absence de recours à des traducteurs agréés.
([71]) En outre, dans le cas d’une extradition sollicitée aux fins d’exécution d’une peine, la durée de la peine restant à subir doit être au minimum d’un an. Les infractions en matière fiscale, douanière ou de change sont expressément incluses dans le champ de la convention.
([72]) Cependant, l’attentat ou la tentative d’attentat contre un chef d’État ou un membre de sa famille, le génocide, les crimes de guerre ou les crimes contre l’humanité et les infractions pour lesquelles les deux parties ont l’obligation, en vertu d’un traité multilatéral, de soumettre le cas à leurs autorités compétentes pour décider des poursuites ou d’accorder l’extradition ne sont pas considérés comme des infractions politiques.
([73]) Les actes interruptifs ou suspensifs de prescription intervenus dans la partie requérante doivent cependant être pris en considération par la partie requise, dans la mesure où sa législation le permet.
([74]) Mécanisme ad hoc de justice transitionnelle mis en place en Colombie à la suite de la conclusion de l’accord de paix de décembre 2016 afin de juger les anciens membres de groupes armés.
([75]) La Colombie pratique régulièrement l’extradition de ses nationaux vers l’Espagne ou les États-Unis.
([76]) La remise peut également être refusée si la personne a été définitivement condamnée ou a bénéficié d’une décision de relaxe ou d’acquittement dans un État tiers pour les infractions objet de la demande d’extradition.
([77]) L’extradition des mineurs ne fait pas l’objet d’un régime spécifique au titre de la convention. Toutefois, le transfert d’un mineur vers un État étranger pour qu’il y soit jugé ou qu’il y purge une peine est strictement encadré. Ainsi, la Convention européenne d’extradition de 1957 autorise l’extradition des mineurs, mais de nombreux États membres, dont la France, ont ajouté des réserves pour protéger leurs propres ressortissants ainsi que les personnes pour qui l’extradition aurait des conséquences d’une gravité exceptionnelle, en raison de leur âge.
([78]) Il s’agit notamment des modalités de transmission des demandes et des indications (objet, qualification des faits infractionnels, peines encourues, règles de prescription, authentification des documents, compléments d’information…) qui doivent y figurer.
([79]) Dans le cas contraire, la personne concernée est remise en liberté et la partie requise peut par la suite refuser son extradition pour les mêmes faits.
([80]) La Colombie a aboli la peine de mort dès 1910.
([81]) Sauf à ce que la partie requérante donne des assurances suffisantes à la partie requise en s’engageant à ce que la peine de mort ne soit ni prononcée ni exécutée.
([82]) Des exceptions sont néanmoins prévues à ce principe lorsque la partie requise y consent ou lorsque la personne réclamée, ayant eu la possibilité de quitter le territoire de la partie à laquelle elle a été livrée, ne l’a pas quitté dans un délai de trente jours suivant sa libération définitive ou y est retournée après l’avoir quitté. Cependant, la jurisprudence de la Cour de cassation colombienne considère que le principe de spécialité s’applique de manière stricte, ce qui implique que les poursuites engagées par la partie requérante à l’encontre des personnes extradées doivent correspondre aux seules infractions ayant motivé leur extradition.
([83]) À la condition expresse que la personne sera maintenue en détention et renvoyée à la partie requise à l’issue de la période convenue
([84]) Si les biens sont susceptibles de saisie ou de confiscation sur le territoire de la partie requise, elle peut aux fins d’une procédure pénale en cours, les garder temporairement ou les remettre sous-condition de restitution.
([85]) À ce jour, la Colombie n’a pas fait l’objet d’une décision d’adéquation prise par la Commission européenne reconnaissant l’existence d’un niveau de protection équivalent de donnée personnelles à celui applicable dans l’UE conformément à l’article 45 du règlement 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016.
([86]) Aucune application provisoire des stipulations de la convention n’est prévue avant l’accomplissement de procédures internes de ratification propres à chaque partie.
([87]) À l’instar de l’interdiction de la peine capitale prévue par l’article 66-1 de la Constitution.
([88]) Dans son arrêt Soering contre Royaume-Uni rendu le 7 juillet 1989, la Cour européenne des droits de l’homme considère que l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales interdit l’extradition de personnes susceptibles de faire l’objet de traitements inhumains ou dégradants.
([89]) En application du principe de non bis in idem, l’article 694-4 du code de procédure pénale interdit l’extradition vers la partie requérante si un jugement définitif de condamnation, d’acquittement ou de relaxe a été prononcé par une juridiction de la partie requise à raison de l’infraction pour laquelle la remise est demandée.
([90]) Dans son arrêt Koné rendu le 3 juillet 1996, le Conseil d’État érige au rang de principe fondamental reconnu par les lois de la République le refus de procéder à l’extradition d’un ressortissant pour des motifs politiques.
([91]) Conseils communautaires, partis politiques, organisations syndicales.
([92]) Par ailleurs, à l’image de la France, la Colombie consacre le principe de la proportionnalité et de l’individualisation des peines. Le cumul des peines est envisageable, dans la limite de soixante années. Les peines prononcées par les juridictions colombiennes sont particulièrement lourdes en matière de trafic de stupéfiants, d’homicides aggravés et d’enlèvement. En cas de plaider-coupable les peines encourues diminuent de moitié. Enfin, la libération conditionnelle des détenus peut par principe être envisagée aux trois cinquièmes de la durée de l’exécution de sa peine.