Question écrite n° 4319

Sécurité des biens et des personnes — Urgence du déploiement de la vidéoprotection à Marseille

Posée le Mardi 18 février 2025 Intérieur 17e législature
Réponse publiée
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Auteur
Photo de Monique Griseti
RN · 1 - Bouches-du-Rhône
Ministère interrogé
Intérieur
Ministère de l'intérieur
Chronologie
Question posée 18/02/2025
560 jours
Réponse publiée 01/09/2026
Mme Monique Griseti interroge M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, sur l'urgence d'un déploiement massif de la vidéoprotection à Marseille, deuxième ville de France, où l'inaction des autorités locales contribue à aggraver l'insécurité du quotidien. Alors que la vidéoprotection a démontré son efficacité à de nombreuses reprises, notamment lors des Jeux olympiques et paralympiques de l'été 2024, Marseille reste sous-équipée en la matière. Le nombre de caméras n'aura en effet quasiment pas évolué depuis 2020. En 2025, il n'y a qu'une caméra pour 545 habitants, un ratio très insuffisant, notamment comparé à une ville comme Nice où une caméra est en fonction pour 87 habitants ! Cette situation est d'autant plus préoccupante que la délinquance, la criminalité et les incivilités du quotidien sont devenues systémiques dans la cité phocéenne, alimentées par des trafics de stupéfiants et une violence qui empoisonnent la vie des Marseillais. L'État ne peut rester passif face au manque d'initiatives locales, d'autant plus que l'article L. 252-1 du Code de la sécurité intérieure prévoit la mise en place de systèmes de vidéoprotection sur la voie publique dans les zones particulièrement exposées aux infractions. Aussi, Mme la députée demande à M. le ministre quelles mesures il entend prendre pour pallier l'inaction municipale et provoquer enfin un véritable plan ambitieux de déploiement de la vidéoprotection à Marseille. Elle souhaite savoir s'il envisage d'édicter une doctrine claire à destination des représentants de l'État pour généraliser ce dispositif. Elle lui demande de s'inspirer du plan « Marseille en ordre », qui prévoit l'installation de 3 000 caméras en six ans, afin d'inciter fortement la deuxième ville de France à se doter des moyens de sécurité que ses habitants méritent.
Les dispositifs de vidéo-protection de voie publique déployés par les collectivités territoriales ou les bailleurs sociaux jouent un rôle particulièrement structurant dans le renforcement du continuum de sécurité et, par conséquent, dans la lutte contre la délinquance qui sont des priorités fortes du ministre de l'intérieur.  Marseille dispose d'un dispositif de vidéoprotection dont les premières installations remontent à 2011. Face à une technologie coûteuse, les dispositifs ont évolué au fil des ans de façon modeste mais toujours avec un soutien de l'État, portant le parc à 1545 caméras. Afin de renforcer la sécurité au sein de la deuxième ville de France, le Président de la République a annoncé, le 2 septembre 2021, la mise en œuvre du plan « Marseille en grand ». Pour son volet sécurité, et outre les mesures de renforcement des effectifs et des moyens des forces de l'ordre à Marseille, ce plan consiste en une participation importante de l'État à l'installation de 500 caméras destinées à renforcer le dispositif existant. À ce jour, ce plan a permis l'installation de 441 caméras complémentaires portant le parc à 1995 caméras. En 2025, 180 caméras supplémentaires ont été installées tandis qu'il est déjà programmé d'en ajouter 130 en 2026. Aux termes de ces programmations, ce plan, dont le ministère de l'intérieur veille à accompagner la mise en œuvre, permettra à Marseille de disposer d'un parc total de 2059 caméras, soit une évolution de la couverture s'inscrivant dans des proportions analogues aux développements observés à Paris. Ces installations réalisées en tenant compte des réalités locales permettent un maillage efficace de la ville de Marseille et garantissent la mission essentielle assignée à la vidéoprotection, à savoir une aide aux forces de l'ordre pour lutter efficacement contre les atteintes aux biens et aux personnes et pour la résolution des enquêtes. En effet, les caméras, seules, ne permettent pas un abaissement significatif des cas de violences contre les personnes ou des affaires de trafic sur une zone géographique donnée. Elles doivent être couplées au travail de terrain des agents. Les caméras de vidéo-surveillance contribuent enfin à améliorer l'image de ces quartiers en tranquillisant les habitants et en faisant baisser la petite délinquance de rue, de façon à rassurer les investisseurs et redynamiser l'activité économique locale. Partout en France, les élus locaux et les collectivités territoriales doivent être au rendez-vous de cet objectif.  Le ministre de l'intérieur, est pleinement mobilisé pour le déploiement de la vidéo-surveillance, et plus largement pour la protection de la sécurité de nos concitoyens.
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