Question écrite n° 16824

Arts et spectacles — Modèle économique du spectacle vivant

Posée le Mardi 14 juillet 2026 Culture 17e législature
Réponse publiée
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Ministère interrogé
Culture
Ministère de la culture
Chronologie
Question posée 14/07/2026
49 jours
Réponse publiée 01/09/2026
Mme Marietta Karamanli attire l'attention de Mme la ministre de la culture sur le modèle économique du spectacle vivant. Plusieurs entreprises contrôlent désormais simultanément la production de spectacles, le management d'artistes, l'exploitation de salles et parfois les dispositifs de billetterie. Cette intégration verticale, signalée par les organisations professionnelles, crée des situations de dépendance et de non-concurrence : accès plus difficile aux scènes pour les artistes indépendants, réduction de la pluralité des programmations et affaiblissement du pouvoir de négociation des structures non intégrées. Elle demande quelles actions le Gouvernement envisage pour garantir une réelle concurrence, limiter les situations de monopole et prévenir les situations de domination économique afin de préserver la diversité culturelle, indispensable à la vitalité du spectacle vivant. Elle souhaite également connaître les mesures qu'elle entend prendre pour soutenir les structures indépendantes.
Les évolutions observées dans le secteur du spectacle vivant musical, marquées par des stratégies de diversification et d'intégration de certains groupes présents à plusieurs niveaux de la chaîne de valeur, font l'objet d'un suivi attentif de la part du ministère de la culture. Dès 2014, puis en 2018, la direction générale de la création artistique (DGCA) a conduit plusieurs travaux sur les phénomènes de concentration dans les musiques actuelles, complétés par l'avis rendu en 2021 par l'Autorité de la concurrence. Afin de disposer d'une connaissance actualisée de ces évolutions, le centre national de la musique (CNM) conduit actuellement une étude sur l'économie du spectacle vivant musical. Parallèlement, la DGCA a engagé une mission nationale sur le développement des salles de grande capacité, afin d'en mesurer les effets sur les équilibres de la diffusion musicale. Les opérations de concentration relèvent, lorsqu'elles atteignent les seuils prévus par la loi, du contrôle de l'Autorité de la concurrence. Pour sa part, le ministère de la culture demeure particulièrement attentif à leurs conséquences sur la diversité culturelle, le pluralisme de l'offre et les conditions d'activité des acteurs indépendants. Enfin, le soutien aux structures indépendantes constitue une priorité de l'action du ministère. Les aides mises en uvre par les directions régionales des affaires culturelles et par le CNM visent à favoriser la diversité des acteurs, l'émergence artistique, la structuration de la filière et le maillage territorial. Ces dispositifs font l'objet d'une évaluation régulière afin de garantir leur adaptation aux évolutions du secteur.
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