(en euros)
Évaluation
pour 2025
1. Recettes fiscales
392 041 732 625
1. Impôt net sur le revenu
91 185 255 283
1101-Net
Impôt net sur le revenu
91 185 255 283
3. Impôt net sur les sociétés
85 914 626 067
1301-Net
Impôt net sur les sociétés
85 914 626 067
4. Autres impôts directs et taxes assimilées
34 998 076 658
1430
Taxe sur les services numériques
1 224 000 000
1440
Contribution différentielle applicable à certains contribuables titulaires de très hauts revenus
2 350 000 000
1441
Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises
-
1497
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
6 184 859 056
1499
Recettes diverses
817 757 508
5. Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques nette
16 555 914 417
1501-Net
Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques nette
16 555 914 417
6. Taxe sur la valeur ajoutée nette
99 266 580 696
1601-Net
Taxe sur la valeur ajoutée nette
99 266 580 696
7. Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes
66 926 397 701
1726
Produit de la taxe additionnelle à la taxe sur les certifications d'immatriculation des véhicules
1 084 347 815
1753
Autres taxes intérieures
9 413 755 967
1769
Autres droits et recettes à différents titres
185 846 375
1786
Prélèvements sur le produit des jeux dans les casinos
983 694 127
1788
Prélèvement sur les paris sportifs
838 511 690
1797
Taxe sur les transactions financières
4 868 000 000
1799
Autres taxes
17 916 000 000
2. Recettes non fiscales
6. Divers
6 446 437 787
2698
Produits divers
517 741 018
3. Prélèvements sur les recettes de l'État
1. Prélèvements sur les recettes de l'État au profit des collectivités territoriales
45 993 897 951
3101
Prélèvement sur les recettes de l'État au titre de la dotation globale de fonctionnement
27 735 686 833
3106
Prélèvement sur les recettes de l'État au profit du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA)
7 644 000 000
3109
Prélèvement sur les recettes de l'État au profit de la collectivité territoriale de Corse
92 946 742
3164
Prélèvement sur les recettes de l'État visant à abonder le fonds de sauvegarde des départements pour l'année 2025
466 000 000
2. Prélèvement sur les recettes de l'État au profit de l'Union européenne
-
3201
Prélèvement sur les recettes de l'État au profit du budget de l'Union européenne
-
Récapitulation des recettes du budget général
(en euros)
N°
de ligne
Intitulé de la recette
Évaluation
pour 2025
1. Recettes fiscales
392 041 732 625
1
Impôt net sur le revenu
91 185 255 283
3
Impôt net sur les sociétés
85 914 626 067
4
Autres impôts directs et taxes assimilées
34 998 076 658
5
Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques nette
16 555 914 417
6
Taxe sur la valeur ajoutée nette
99 266 580 696
7
Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes
66 926 397 701
2. Recettes non fiscales
20 568 548 212
6
Divers
6 446 437 787
Total des recettes fiscales et non fiscales (I)
412 610 280 837
3. Prélèvements sur les recettes de l'État
45 993 897 951
1
Prélèvements sur les recettes de l'État au profit des collectivités territoriales
45 993 897 951
2
Prélèvement sur les recettes de l'État au profit de l'Union européenne
-
Total des recettes (I), nettes des prélèvements
366 616 382 886
III. Comptes d’affectation spéciale
(en euros)
N°
de ligne
Intitulé de la recette
Évaluation
pour 2025
Participations financières de l'État
10 568 980 084
1
Produit des cessions, par l'État, de titres, parts ou droits de sociétés détenus directement
1 728 000 000
Total des recettes
80 717 746 615
II. – Rédiger ainsi le tableau de l'alinéa 1 :
(En millions d'euros*)
RESSOURCES
CHARGES
SOLDE
dont
fonction-
nement
dont
fonction-
nement
dont
inves-
tissement
dont
inves-
tissement
Budget général
Recettes fiscales** / dépenses***
392 042
392 042
0
451 294
421 628
29 667
Recettes non fiscales
20 569
13 348
7 220
Recettes totales nettes / dépenses nettes
412 610
405 390
7 220
451 294
421 628
29 667
A déduire : Prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et de l'Union européenne
45 994
45 994
Montants nets pour le budget général
366 616
359 396
7 220
451 294
421 628
29 667
-84 678
Évaluation des fonds de concours et crédits correspondants
6 150
4 446
1 704
6 150
4 446
1 704
Montants nets pour le budget général, y compris fonds de concours
372 767
363 842
8 924
457 445
426 074
31 371
Budgets annexes
Contrôle et exploitation aériens
2 656
2 656
0
2 364
2 089
276
+292
Publications officielles et information administrative
181
181
0
151
135
15
+30
Totaux pour les budgets annexes
2 837
2 837
0
2 515
2 224
291
+323
Évaluation des fonds de concours et crédits correspondants :
Contrôle et exploitation aériens
19
15
4
19
15
4
Publications officielles et information administrative
0
0
0
0
0
0
Totaux pour les budgets annexes, y compris fonds de concours
2 857
2 853
4
2 534
2 239
295
Comptes spéciaux
Comptes d'affectation spéciale
80 718
70 149
10 569
80 763
70 905
9 858
-45
Comptes de concours financiers
145 499
0
145 499
145 730
0
145 730
-232
Comptes de commerce (solde)
-564
Comptes d'opérations monétaires (solde)
+96
Solde pour les comptes spéciaux
-745
Solde général
-85 100
* Les montants figurant dans le présent tableau sont arrondis au million d'euros le plus proche ; il résulte de l'application de ce principe que le montant arrondi des totaux et sous-totaux peut ne pas être égal à la somme des montants arrondis entrant dans son calcul.
** Recettes fiscales brutes, minorées des remboursements et dégrèvements d’impôts d’État (cf. état B, mission "Remboursements et dégrèvements", programme 200).
*** Dépenses budgétaires brutes, minorées des remboursements et dégrèvements d’impôts d’État (cf. état B, mission "Remboursements et dégrèvements", programme 200).
III. – Rédiger ainsi le tableau de l'alinéa 4 :
(en milliards d’euros)
Besoin de financement
Amortissement de la dette à moyen et long termes
172,0
Dont remboursement du nominal à valeur faciale
169,9
Dont suppléments d'indexation versés à l'échéance (titres indexés)
2,1
Amortissement de la dette reprise de SNCF Réseau
1,1
Amortissement des autres dettes reprises
0,0
Déficit à financer
85,1
Autres besoins de trésorerie
-4,8
Total
253,4
Ressources de financement
Émissions de dette à moyen et long termes nettes des rachats
300,0
Ressources affectées à la Caisse de la dette publique et consacrées au désendettement
5,2
Variation nette de l'encours de titres d'État à court terme
-54,8
Variation des dépôts des correspondants
0,0
Variation des disponibilités du Trésor à la Banque de France et des placements de trésorerie de l'État
0,0
Autres ressources de trésorerie
3,0
Total
253,4
IV. - En conséquence, à l'alinéa 11, le montant :
"127,3"
est remplacé par le montant :
''130,1''
Le présent amendement a pour objet de traduire, dans le tableau relatif à l’équilibre du budget de l’État, l’incidence des amendements retenus dans le cadre de la première partie du projet de loi de finances pour 2025 à l’Assemblée nationale.
Dans le PLF pour 2025, le solde budgétaire s’établissait à -142,1 Md€. À l’issue de la première partie du PLF à l’Assemblée nationale, le solde budgétaire de l’État est porté à -85,1 Md€, en amélioration de +57,0 Md€ par rapport au texte déposé.
Cette évolution résulte des mouvements suivants :
· une hausse des recettes fiscales nettes de +34,4 Md€ ;
· la suppression du prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne, à hauteur de -23,3 Md€ ;
· la majoration des prélèvements sur recettes au profit des collectivités, à hauteur de 1,8 Md€ ;
· une hausse des recettes non fiscales de +20 M€
· une hausse des recettes des comptes spéciaux de 1 Md€.
Le déficit budgétaire en résultant dans le tableau de financement de l’État, estimé à -142,1 Md€ dans le texte déposé, s’élève en conséquence à -85,1 Md€ à l’issue de la première partie du PLF pour 2025. Cette amélioration du solde à hauteur de +57,0 Md€ se traduit, une fois tenu compte d’une actualisation des remboursements du nominal à effectuer en 2025 (-2,8 Md€), par une moindre mobilisation des ressources tirées des titres d’État à court terme, à hauteur de -59,8 Md€ et porte sa variation dans le tableau de financement à -54,8 Md€. Les amortissements de titres d’État à moyen/long terme en 2025 diminuent en raison des rachats de titres effectués depuis le dépôt du PLF.
Les recettes fiscales nettes sont majorées de +34,4 Md€ (hors prélèvements sur recettes).
Les recettes nettes d’impôt sur le revenu (ligne 1101-Net) sont minorées de -2,6 Md€, compte tenu de :
· l’amendement n° 95 (et identiques) qui rétablit la demi-part fiscale pour les veufs et veuves ayant eu un enfant à compter de 2014, entrainant une perte de recettes de -2 600 M€ ;
· l’amendement n° 1909 (et identiques) qui rehausse jusqu’à 15 000 euros le taux d’abattement du régime microfoncier à 30 % pour encourager la remise sur le marché de locations nues, entrainant une perte de recettes de -430 M€ ;
· l’amendement n° 1919 (et identiques) qui baisse au taux de 30 % les abattements fiscaux relatifs aux meublés de tourisme, entrainant une majoration de recettes de +400 M€ ;
· l’amendement n° 3028 qui réforme le régime fiscal des prestations compensatoires versées sur une période supérieure à douze mois, entrainant une hausse des recettes de + 350 M€ ;
· l’amendement n° 2630 qui module la niche dite « Copé » en fixant le taux pour le calcul de la quote-part pour frais et charges financières à 40 % jusqu’à 1 000 000 euros et 20 % au-delà à compter de l’exercice 2025, entrainant une majoration de recettes de +250 M€ ;
· l’amendement n° 770 qui conduit à défiscaliser les pensions alimentaires reçues par le parent ayant la garde de l’enfant et à supprimer l’avantage fiscal dont bénéficie le parent qui les verse, conduisant à une minoration des recettes de -180 M€ ;
· l’amendement n° 3566 qui modifie l’article 24 afin qu’il ne s’applique pas aux cessions d’immeubles loués en meublé avant le 1er octobre 2024 dans le cadre d’une activité exercée à titre non professionnel, conduisant à une minoration des recettes de -180 M€ ;
· l’amendement n° 3590 qui modifie les modalités de calcul de l’impôt sur les plus-values en cas de cession de titres qui avaient étés antérieurement acquis dans le cadre du pacte Dutreil, entrainant une hausse des recettes de +150 M€ ;
· l’amendement n° 291 qui modifie l’article 24 en excluant les amortissements admis en déduction de l’assiette de la plus-value imposable lors de la cession de locaux loués meublés à titre non professionnel, conduisant à une minoration des recettes de -140 M€ ;
· l’amendement n° 1875 (et identiques) qui crée un crédit d’impôt d’accompagnement à la transmission d’un montant de 5 000 € par an, reconductible sur 5 ans, pour encourager les agriculteurs à anticiper leur transmission, entrainant une perte de recettes de -100 M€ ;
· l’amendement n° 671 qui rétablit la défiscalisation totale des heures supplémentaires, en supprimant les charges patronales, la CSG et la CRDS, et en portant le plafond de défiscalisation à au moins 7 500 euros, entrainant une perte de recettes de -74 M€ ;
· l’amendement n° 2780 qui exonère fiscalement les indemnités perçues par les exploitants agricoles victimes de crises sanitaires, sous réserve de réinvestissement, et étend le dispositif d’étalement fiscal des revenus exceptionnels à toutes sommes perçues pour compenser la valeur marchande des animaux abattus, entrainant une perte de recettes de -40 M€ ;
· l’amendement n° 1582 qui prolonge jusqu’en 2027 et revalorise à 5 500 euros le crédit d’impôt bénéficiant aux exploitations en agriculture biologique, entrainant une perte de recettes de -32 M€ ;
· l’amendement n° 719 qui rétablit le régime de l’exit tax en abrogeant l’article 112 de la loi de finances pour 2019, entrainant une hausse de recettes de +25 M€ ;
· l’amendement n° 2833 qui renforce le crédit d’impôt pour les dépenses de remplacement pour congé des exploitants agricoles, entrainant une perte de recettes de -8 M€ ;
· l’amendement n° 3259 qui porte de 17 à 21 le nombre de jours de congés pouvant bénéficier du crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour certains exploitants agricoles, entrainant une perte de recettes de -3 M€.
Les recettes nettes d’impôt sur les sociétés (ligne 1301-Net) sont majorées de +29,7 Md€ compte tenu de :
· l’amendement n° 2358 qui instaure une taxation des multinationales à hauteur de leur chiffre d’affaires réellement réalisé sur le territoire national, majorant les recettes de +26 000 M€ ;
· l’amendement n° 2332 qui soumet les holdings au régime d’imposition des sociétés en les excluant du régime fiscal des sociétés mères, entrainant une hausse des recettes de +1 500 M€ ;
· l’amendement n° 3426 qui réforme le régime des sociétés mère-fille en limitant les déductions de bases imposables pour les filiales étrangères hors Union européenne et en instaurant un mécanisme de crédit d’impôt plafonné pour éviter les mécanismes d’optimisation fiscale, entrainant une hausse des recettes de +1 000 M€ ;
· l’amendement n° 2614 qui limite à 500 millions d’euros au maximum l’avantage fiscal dont peuvent bénéficier les entreprises au titre de la taxe au tonnage, majorant les recettes de +875 M€ ;
· l’amendement n° 74 (et identiques) qui supprime l’article 7 relatif aux tarifs d’accise sur l’électricité, entrainant une hausse des recettes de +220 M€ ;
· l’amendement n° 3610 (et identiques) qui supprime le crédit d’impôt recherche pour les dépenses de R&D supérieures à 100 millions d’euros, majorant les recettes de +50 M€.
· l’amendement n° 250 (et identiques) qui exclut les dépenses de veille technologique du crédit d’impôt recherche, majorant les recettes de +24 M€.
Les recettes nettes de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (ligne 1501-Net) sont majorées de +60 M€ compte tenu de l’amendement n° 3742 qui diminue le plafond d’affectation de cette taxe à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).
Les recettes nettes de taxe sur la valeur ajoutée (ligne 1601-Net) sont minorées de -7,0 Md€ compte tenu de :
· le rejet de l’article 38, entraînant une minoration des recettes de -2,6 Md€ ;
· l’amendement n° 74 (et identiques) qui supprime l’article 7 relatif aux tarifs d’accise sur l’électricité, entraînant une perte de recettes de -1 380 M€ ;
· l’amendement n° 962 qui baisse à 5,5 % le taux de TVA sur les produits d’alimentation, d’hygiène, de loisirs des animaux de compagnie ainsi que sur les produits et prestations vétérinaires, entraînant une perte de recettes de -1 000 M€ ;
· l’amendement n° 1128 qui prévoit que le montant de la fraction de TVA affectée aux régions sera égal à celui de l’année 2021, majorant les recettes +718 M€ ;
· l’amendement n° 486 qui instaure un taux de TVA réduit pour les transports de voyageurs, à l’exclusion du transport aérien, entraînant une perte de recettes de -700 M€ ;
· l’amendement n° 1727 qui exclut les départements du dispositif de stabilisation du versement de la TVA, entraînant une perte de recettes de -622 M€ ;
· l’amendement n° 2997 qui étend le principe de non application de la TVA à l’ensemble des DROM, entrainant une perte de recettes de -600 M€ ;
· l’amendement n° 1473 qui introduit un taux réduit de TVA de 5,5 % sur les activités de réparation de cycles, chaussures et articles en cuir et retouches textiles, entrainant une perte de recettes de -350 M€ ;
· l’amendement n° 2046 qui rétablit le taux réduit de TVA à 5,5 % pour les constructions neuves de logements sociaux et les travaux de rénovation dans les logements sociaux existants, entrainant une perte de recettes de -315 M€ ;
· l’amendement n° 2691 qui exonère de TVA les produits inscrits dans le bouclier qualité prix (BQP) pour lutter contre la vie chère dans les territoires ultramarins, entrainant une perte de recettes de -100 M€ ;
· l’amendement n° 1755 qui fixe un taux réduit de TVA de 5,5 % pour les prothèses pour la pratique du handisport, entraînant une perte de recettes de -7 M€.
Les autres recettes fiscales nettes sont majorées de +14,3 Md€ :
· Le rejet de l’article 11 entraîne la suppression de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (ligne 1441), conduisant à une perte de recettes de -8 000 M€ ;
· L’amendement n° 2359 institue une contribution additionnelle sur les bénéfices exceptionnels des grandes entreprises, entrainant une majoration des recettes de +5 800 M€ (ligne 1799) ;
· L’amendement n° 2013 instaure une contribution exceptionnelle de 10 % sur les dividendes distribués par les entreprises du CAC40, entrainant une majoration des recettes de +5 000 M€ (ligne 1799) ;
· Les recettes de la taxe sur les transactions financières (ligne (1797) sont majorées de +3 000 M€ compte tenu de l’amendement n° 2525 qui élargit son assiette, augmente son taux à 0,6 % et centralise son recouvrement par la DGFiP ;
· Les recettes de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (ligne 1497) sont majorées de +2 200 M€ compte tenu de l’amendement n° 2520 qui rétablit graduellement cette imposition pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros ;
· Les autres taxes intérieures (ligne 1753) sont majorées de +1 600 M€ compte tenu des amendements n° 74 et identiques qui suppriment l’article 7 relatif aux tarifs d’accise sur l’électricité ;
· Les recettes de la taxe sur les rachats d’actions (ligne 1796) sont majorées de +1 500 M€ compte tenu de l’amendement n° 2393 qui relève son taux à 10 % ;
· Les recettes des autres taxes (ligne 1799) sont majorées de +1 000 M€ compte tenu de l’amendement n° 3630 qui augmente les tarifs de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers (TTAP) ;
· Les recettes des autres taxes (ligne 1799) sont majorées de +1 000 M€ compte tenu de l’amendement n° 2527 qui institue une taxe les superprofits des grandes entreprises en fonction des dividendes versés à leurs actionnaires ;
· L’amendement n° 921 institue une redevance sur les installations hydrauliques qui n’appartiennent pas à EDF, entrainant une majoration des recettes de +470 M€ (ligne 1799) ;
· Les recettes de la taxe sur les services numériques (ligne 1430) sont majorées de +450 M€ compte tenu de l’amendement n° 1227 qui relève son taux de 3 à 5 % ;
· Les recettes de la contribution différentielle sur les très hauts revenus (CDHR, ligne 1440) sont majorées de +350 M€ compte tenu de l’amendement n° 2948 qui simplifie les règles d’assujettissement et de calcul de cette contribution ;
· Les recettes diverses (ligne 1499) sont minorées de -340 M€ compte tenu de l’amendement n° 2365 qui fusionne les taxes sur les logements vacants et affecte une partie de cette ressource aux collectivités territoriales ;
· Les recettes de la taxe additionnelle à la taxe sur les certifications d’immatriculation des véhicules (ligne 1726) sont minorées de -300 M€ compte tenu de l’amendement n° 530 qui supprime l’article 8 relatif au malus automobile ;
· Les recettes de la taxe sur les rachats d’actions (ligne 1796) sont majorées de +270 M€ compte tenu de l’amendement n° 872 qui assoit cette taxe sur la valeur de rachat des titres annulés et non sur leur valeur comptable ;
· L’amendement n° 2931 institue une taxe sur les opérations spéculatives d’achat revente d’électricité, entrainant une majoration des recettes de +270 M€ (ligne 1799) ;
· Les recettes de la taxe sur les rachats d’actions (ligne 1796) sont majorées de +170 M€ compte tenu de l’amendement n° 2369 qui étend le fait générateur de cette taxe à l’ensemble de l’année 2024 ;
· Les recettes de prélèvement sur les paris sportifs (ligne 1788) sont minorées de -116 M€ compte tenu de l’amendement n° 974 qui rehausse le plafond d’affectation de cette taxe à l’Agence nationale du sport (ANS) ;
· Les recettes (ligne 1769) sont majorées de +68 M€ compte tenu de l’amendement n° 3444 qui supprime l’affectation de 0,5 % du produit de l’accise sur les tabacs au régime d’allocations viagères des gérants de débit de tabac (RAVGDT) ;
· Les recettes diverses (ligne 1499) sont minorées de -50 M€ compte tenu de l’amendement n° 513 qui prévoit la suppression du plafond de la contribution affectée à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH) ;
· Les recettes de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (ligne 1497) sont minorées de -40 M€ compte tenu de l’amendement
· Les recettes des autres taxes (ligne 1799) sont minorées de -30 M€ compte tenu de l’amendement n° 3725 qui exclut les territoires insulaires et ultramarins de la disposition portant à la hausse les tarifs de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers (TTAP) ;
· Les recettes du prélèvement sur le produit des jeux dans les casinos (ligne 1786) sont majorées de +10 M€ compte tenu de l’amendement n° 2768 qui limite dans le temps le crédit d’impôt accordé aux casinos pour les manifestations artistiques de qualité organisées durant la saison des jeux ;
· Les recettes diverses (ligne 1499) sont minorées de -7 M€ compte tenu de l’amendement n° 1475 qui rehausse le plafond de la taxe pour frais de chambre de métiers et de l’artisanat (TFCMA) affectée aux chambres de métiers et d’artisanat (CRMA) ;
· Les recettes de la taxe additionnelle à la taxe sur les certifications d’immatriculation des véhicules (ligne 1726) sont minorées de -2 M€ compte tenu de l’amendement n° 482 qui exempte la Guyane de l’application de cette taxe.
Le prélèvement sur recettes (PSR) au profit de l’Union européenne est supprimé, entraînant un supplément de recettes de -23,3 Md€.
Les prélèvements sur recettes (PSR) au profit des collectivités sont majorés de +1,8 Md€ compte tenu de :
· L’amendement n° 3091 qui créé un fond de sauvegarde des départements pour 2025 ;
.
Les recettes non fiscales sont majorées de +20 M€ compte tenu de l’amendement n° 2968 (et identiques) qui majore les produits divers (ligne 2698) par la mise en place d’un prélèvement sur les fonds de roulement du réseau des chambres de commerce et d’industrie.
Les recettes des comptes spéciaux sont majorées de 1 Md€ compte tenu de l’amendement n° 2813.
Il est précisé que certains des amendements précités n’ont pas pu être chiffrés par les administrations en raison de l’absence de données. Par défaut et compte tenu de l’effet de ces amendements sur les recettes, le Gouvernement a donc choisi de retenir les estimations publiques disponibles :
· le chiffrage de l’amendement n° 2358, instaurant une taxation des multinationales à hauteur de leur chiffre d’affaires réellement réalisé sur le territoire national, est issu des propositions macroéconomiques du programme du Nouveau Front Populaire ;
· le chiffrage de l’amendement n° 2332, qui soumet les holdings au régime d’imposition des sociétés en les excluant du régime fiscal des sociétés mères, est issu de la note de M. le rapporteur général Charles de Courson à l’attention des membres de la commission des finances en date du 31 octobre 2024 ;
· le chiffrage de l’amendement n° 3426, qui réforme le régime des sociétés mère-fille en limitant les déductions de bases imposables pour les filiales étrangères hors Union européenne et en instaurant un mécanisme de crédit d’impôt plafonné pour éviter les mécanismes d’optimisation fiscale, est issu de la note de M. le rapporteur général Charles de Courson à l’attention des membres de la commission des finances en date du 31 octobre 2024 ;
· le chiffrage de ’amendement n° 2525, qui vise à augmenter le taux et élargir l’assiette de la taxe sur les transactions financières (TTF), est issu des propositions macroéconomiques du programme du Nouveau Front Populaire.
· les amendements 719, 1823, 3028, 2931 et3590 sont également issus de la note de M. le rapporteur général Charles de Courson à l’attention des membres de la commission des finances en date du 31 octobre 2024.
Enfin, les amendements suivants sont susceptibles d’avoir un effet significatif sur les recettes. Cependant, ils ne font l’objet d’aucune estimation publique et n’ont pas pu être chiffrés par le Gouvernement. Il s’agit de :
· l’amendement n° 2469 visant à instaurer une taxe sur les grandes sociétés du numériques ;
· l’amendement n° 2630 visant à moduler le taux préférentiel sur les plus-values de long terme tirées de cessions de titres de sociétés dans le cas de holding.
Cependant, ces amendements sont susceptibles d’être contraires au droit européen, aux conventions fiscales internationales entre États ou à la jurisprudence du Conseil constitutionnel.
Vote par lequel un député choisit de ne se prononcer ni pour ni contre un texte ou un amendement. L'abstention est comptabilisée séparément et n'entre pas dans le calcul de la majorité.
Modification proposée à un texte de loi en cours de discussion. Un amendement peut être déposé par un député, un groupe parlementaire, une commission ou le Gouvernement. Il peut viser à ajouter, supprimer ou modifier un ou plusieurs articles du texte.
Chambre basse du Parlement français, composée de 577 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Elle vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Elle siège au Palais Bourbon à Paris.
Article de la Constitution interdisant aux parlementaires de proposer des amendements ou propositions de loi entraînant une diminution des ressources publiques ou une augmentation des charges. Le Président de la commission des Finances veille à son application.
Le Gouvernement peut demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement. Cette procédure est appelée « vote bloqué ».
Situation dans laquelle aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour d'une élection. Un second tour est alors organisé où seuls se maintiennent les candidats ayant recueilli un nombre suffisant de voix.
Système parlementaire à deux chambres : l'Assemblée nationale (chambre basse) et le Sénat (chambre haute). En France, le bicamérisme est dit « inégalitaire » car l'Assemblée peut avoir le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.
Organe directeur de l'Assemblée nationale composé du Président, des vice-présidents, des questeurs et des secrétaires. Il organise et dirige les travaux de l'Assemblée, statue sur les demandes de levée d'immunité et gère le budget interne.
Document retraçant l'ensemble des recettes et des dépenses de l'État pour une année civile. Il est présenté dans le projet de loi de finances (PLF) et voté chaque automne par le Parlement. Son exécution est contrôlée a posteriori par la loi de règlement.
Disposition insérée dans une loi qui n'a aucun lien avec le texte en discussion. Les cavaliers législatifs peuvent être censurés par le Conseil constitutionnel au titre de l'article 45 de la Constitution.
Décision du Conseil constitutionnel déclarant une disposition législative contraire à la Constitution. La disposition censurée ne peut être promulguée. La censure peut être totale (toute la loi) ou partielle (certains articles).
Division géographique dans laquelle est élu un député. La France compte 577 circonscriptions législatives. Chaque circonscription élit un seul député au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Situation institutionnelle dans laquelle le Président de la République et le Premier ministre appartiennent à des majorités politiques opposées. La France a connu trois cohabitations : 1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002.
Organe de travail permanent de l'Assemblée (8 commissions : Lois, Finances, Affaires sociales, Affaires étrangères, Défense, Affaires culturelles, Développement durable, Affaires économiques). Les commissions examinent les textes de loi avant leur discussion en séance.
Commission temporaire créée pour recueillir des informations sur des faits déterminés ou sur la gestion d'un service public. Ses travaux durent au maximum 6 mois et ses auditions peuvent être publiques. Elle dispose de pouvoirs d'investigation étendus.
Commission composée de 7 députés et 7 sénateurs, réunie pour trouver un texte de compromis lorsque l'Assemblée et le Sénat n'arrivent pas à un accord sur un projet ou une proposition de loi après deux lectures.
Transcription intégrale ou analytique des débats ayant eu lieu en séance publique ou en commission. Les comptes rendus intégraux sont publiés au Journal officiel et consultables en ligne.
Réunion hebdomadaire rassemblant le Président de l'Assemblée, les vice-présidents, les présidents de groupes, les présidents de commissions et le membre du Gouvernement chargé des relations avec le Parlement. Elle fixe l'ordre du jour des travaux.
Réunion conjointe de l'Assemblée nationale et du Sénat à Versailles, convoquée par le Président de la République pour voter une révision constitutionnelle. L'adoption requiert une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
Institution composée de 9 membres (3 nommés par le Président de la République, 3 par le président du Sénat, 3 par le président de l'Assemblée) chargée de vérifier la conformité des lois à la Constitution. Il peut être saisi avant promulgation ou par QPC.
Réunion hebdomadaire du Gouvernement sous la présidence du Président de la République, chaque mercredi à l'Élysée. C'est là que sont adoptés les projets de loi, les ordonnances, les décrets et les nominations importantes.
Plus haute juridiction administrative française. Il est obligatoirement consulté sur les projets de loi et d'ordonnance avant leur examen par le Parlement. Son avis porte sur la qualité juridique du texte et sa conformité aux normes supérieures.
Loi fondamentale de la République française, adoptée le 4 octobre 1958. Elle définit l'organisation des pouvoirs publics, les droits et libertés des citoyens, et les rapports entre le Parlement, le Gouvernement et le Président de la République.
Vote exprimé en opposition à un texte, un amendement ou une motion. Les votes « contre » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.
Juridiction financière indépendante chargée de contrôler la gestion des fonds publics. Elle assiste le Parlement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances et publie un rapport annuel public.
Débat organisé en séance publique sans vote à la clef, permettant aux députés d'exprimer leurs positions sur un sujet de politique générale, budgétaire ou européenne avant que le Gouvernement n'arrête ses choix.
Acte réglementaire pris par le Président de la République ou le Premier ministre. Les décrets d'application précisent les modalités d'exécution d'une loi. Certains décrets sont délibérés en Conseil des ministres.
Organisme permanent de l'Assemblée chargé d'informer les députés sur un domaine spécifique : droits des femmes, outre-mer, renseignement, collectivités territoriales, etc. Les délégations n'ont pas de pouvoir législatif direct.
Personnalité indépendante chargée de veiller au respect du code de déontologie par les députés : déclarations d'intérêts, prévention des conflits d'intérêts, cadeaux et invitations. Il peut être saisi par tout député ou citoyen.
Décision d'un député de ne pas participer à un vote ou à des travaux parlementaires en raison d'un conflit d'intérêts. Le déport est déclaré auprès du déontologue et publié. C'est une mesure de transparence et de probité.
Élu de la Nation siégeant à l'Assemblée nationale. Le député vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement, peut poser des questions et déposer des propositions de loi. Son mandat dure 5 ans (sauf dissolution).
Acte par lequel le Président de la République met fin au mandat de l'Assemblée nationale avant son terme, provoquant de nouvelles élections législatives dans les 20 à 40 jours. Une nouvelle dissolution ne peut avoir lieu dans l'année qui suit.
Ensemble des documents et actes liés à l'examen d'un texte de loi : dépôt, renvoi en commission, rapport, discussion en séance, amendements, vote, navette avec le Sénat, promulgation.
Droit reconnu à chaque parlementaire et au Gouvernement de proposer des modifications à un texte de loi en cours de discussion. Ce droit est garanti par la Constitution (article 44) mais encadré par des règles de recevabilité.
Scrutin uninominal majoritaire à deux tours permettant d'élire les 577 députés de l'Assemblée nationale. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue et au moins 25 % des inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit.
Régime d'exception déclaré par décret en Conseil des ministres en cas de péril imminent ou de calamité publique. Sa prolongation au-delà de 12 jours nécessite une autorisation du Parlement. Il renforce temporairement les pouvoirs de l'exécutif.
Phase de la procédure législative durant laquelle une commission permanente étudie un texte article par article, auditionne le rapporteur et vote des amendements avant la discussion en séance publique.
Motion de procédure par laquelle un député demande le rejet d'un texte au motif qu'il est contraire à la Constitution. Son adoption entraîne le rejet du texte. C'est le seul moyen de soulever l'inconstitutionnalité pendant les débats.
Prise de parole brève autorisée en fin de séance lorsqu'un député estime que ses propos ont été déformés ou qu'il a été mis en cause personnellement au cours des débats.
Journée réservée dans le calendrier parlementaire à un groupe d'opposition ou minoritaire pour inscrire à l'ordre du jour les textes de son choix. Chaque groupe dispose d'une journée par session ordinaire.
Organe exécutif dirigé par le Premier ministre, composé des ministres, ministres délégués et secrétaires d'État. Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.
Regroupement d'au moins 15 députés partageant des affinités politiques. Chaque groupe dispose d'un temps de parole, de postes en commission et de moyens matériels. Un groupe peut être déclaré d'opposition ou minoritaire.
Groupe informel de députés qui se réunissent autour d'un thème d'intérêt commun (viticulture, espace, numérique…). Les groupes d'études permettent de travailler sur des sujets transversaux au-delà des clivages partisans.
Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autorité administrative indépendante chargée de contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêts des élus et hauts fonctionnaires, et de prévenir les conflits d'intérêts.
Salle en forme de demi-cercle où siègent les députés au Palais Bourbon. Les places sont réparties de gauche à droite selon les affinités politiques. Le Président de l'Assemblée siège au « perchoir », point le plus élevé.
Protection juridique dont bénéficient les parlementaires. L'irresponsabilité couvre les opinions et votes émis dans l'exercice des fonctions. L'inviolabilité interdit l'arrestation sans autorisation du Bureau sauf flagrant délit.
Interdiction de cumuler le mandat de député avec certaines fonctions ou activités (fonctionnaire en activité, dirigeant d'entreprise publique, membre du Gouvernement, sénateur, député européen…). Le député doit choisir sous 30 jours.
Droit de proposer un texte de loi. L'initiative appartient concurremment au Premier ministre (projets de loi) et aux membres du Parlement (propositions de loi). En pratique, la majorité des lois adoptées sont d'origine gouvernementale.
Décision de rejeter un amendement ou une proposition de loi pour des raisons de forme (article 40 : charge financière, article 45 : cavalier législatif, article 41 : domaine réglementaire) sans examen sur le fond.
Publication officielle de la République française dans laquelle sont publiés les lois, décrets, arrêtés, comptes rendus des débats parlementaires, questions écrites et réponses ministérielles. Il est consultable gratuitement en ligne.
Période de 5 ans correspondant au mandat d'une Assemblée nationale. La législature actuelle est la 17ᵉ (depuis 2024). Chaque législature est divisée en sessions ordinaires et extraordinaires.
Chaque passage d'un texte devant une chambre (Assemblée ou Sénat) constitue une « lecture ». La navette peut comporter plusieurs lectures. En cas de désaccord persistant, le Gouvernement peut demander une lecture définitive à l'Assemblée.
Loi qui détermine chaque année les recettes et les dépenses de l'État. Le projet de loi de finances est déposé en octobre, examiné en priorité par l'Assemblée (40 jours), puis par le Sénat (20 jours). Il doit être adopté avant le 31 décembre.
Loi de rang supérieur aux lois ordinaires qui précise l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics prévus par la Constitution. Son adoption requiert des conditions plus strictes et elle est automatiquement soumise au Conseil constitutionnel.
Loi fixant des objectifs et des moyens sur plusieurs années dans un domaine (défense, justice, recherche, finances publiques). Elle n'a pas de portée contraignante mais traduit les orientations à moyen terme du Gouvernement.
Nombre de voix nécessaires pour adopter un texte. La majorité simple (plus de la moitié des suffrages exprimés) est la règle générale. Certains votes (motion de censure, révision constitutionnelle) requièrent une majorité qualifiée.
Plus de la moitié des membres composant l'Assemblée, soit 289 voix sur 577. Requise notamment pour l'adoption d'une motion de censure ou pour l'investiture du Gouvernement. À distinguer de la majorité simple des suffrages exprimés.
Mission confiée par les électeurs à un député pour les représenter. Le mandat est de 5 ans, national (le député représente toute la Nation et non sa seule circonscription) et non impératif (il vote librement selon sa conscience).
Groupe de travail temporaire créé par une commission permanente ou la Conférence des présidents pour étudier un sujet spécifique. Moins formelle qu'une commission d'enquête, elle ne dispose pas de pouvoirs de contrainte mais publie un rapport.
Procédure par laquelle l'Assemblée nationale peut renverser le Gouvernement. Elle doit être signée par au moins 58 députés (1/10ᵉ) et adoptée à la majorité absolue (289 voix). Seuls les votes « pour » sont comptabilisés.
Motion de procédure par laquelle l'Assemblée peut décider de renvoyer un texte en commission pour un examen complémentaire. Son adoption suspend la discussion du texte jusqu'à un nouvel examen en commission.
Va-et-vient d'un texte entre l'Assemblée nationale et le Sénat jusqu'à son adoption dans les mêmes termes. Si le désaccord persiste après deux lectures, une CMP est convoquée ou l'Assemblée peut statuer définitivement.
Député n'appartenant à aucun groupe parlementaire. Les non-inscrits bénéficient de droits individuels (vote, amendement, question) mais disposent d'un temps de parole réduit et d'une représentation limitée en commission.
Stratégie consistant à multiplier les amendements, les rappels au règlement ou les demandes de scrutin pour retarder ou bloquer l'adoption d'un texte. L'obstruction est une arme classique de l'opposition.
Texte pris par le Gouvernement dans le domaine de la loi, après habilitation du Parlement (article 38 de la Constitution). Les ordonnances doivent être ratifiées par le Parlement dans un délai fixé par la loi d'habilitation.
Liste des sujets devant être examinés lors d'une séance ou d'une réunion de commission. L'ordre du jour est fixé par la Conférence des présidents. Le Gouvernement dispose d'un droit de priorité pour y inscrire ses textes.
Siège de l'Assemblée nationale, situé sur la rive gauche de la Seine à Paris (7ᵉ arrondissement). Le bâtiment, construit au XVIIIᵉ siècle, abrite l'hémicycle, les salles de commission, les bureaux des députés et la bibliothèque.
Institution bicamérale composée de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Parlement vote la loi, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Il peut se réunir en Congrès pour réviser la Constitution.
Nom donné familièrement au siège du Président de l'Assemblée nationale, situé au point le plus élevé de l'hémicycle. Par extension, « décrocher le perchoir » signifie être élu Président de l'Assemblée.
Vote exprimé en faveur d'un texte, d'un amendement ou d'une motion. Les votes « pour » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.
Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. Il dirige l'action du Gouvernement, assure l'exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.
Quatrième personnage de l'État, élu par les députés au début de chaque législature. Il dirige les débats, assure le respect du règlement, peut saisir le Conseil constitutionnel et supplée le Président de la République en cas de vacance.
Chef de l'État élu au suffrage universel direct pour 5 ans. Il nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres, promulgue les lois, peut dissoudre l'Assemblée et exercer les pouvoirs exceptionnels de l'article 16.
Procédure permettant de réduire la navette parlementaire à une seule lecture par chambre avant réunion éventuelle d'une CMP. Elle est décidée par le Gouvernement ou par la Conférence des présidents.
Texte de loi déposé par le Gouvernement (Premier ministre). Les projets de loi passent obligatoirement par le Conseil d'État pour avis et sont accompagnés d'une étude d'impact. À ne pas confondre avec la proposition de loi.
Acte par lequel le Président de la République atteste l'existence de la loi et ordonne son exécution. Elle intervient dans les 15 jours suivant la transmission de la loi définitivement adoptée, sauf saisine du Conseil constitutionnel.
Texte de loi déposé par un ou plusieurs parlementaires (députés ou sénateurs), par opposition au projet de loi qui émane du Gouvernement. Elle n'est pas soumise à l'avis du Conseil d'État ni à l'obligation d'étude d'impact.
Texte par lequel l'Assemblée exprime un avis, un souhait ou une recommandation sans valeur contraignante. Depuis 2008, les résolutions peuvent porter sur tout sujet. Elles ne sont pas transmises au Sénat et ne sont pas promulguées.
Procédure permettant à tout justiciable de contester la conformité d'une loi déjà en vigueur aux droits et libertés garantis par la Constitution. La QPC est transmise au Conseil constitutionnel par le Conseil d'État ou la Cour de cassation.
Question adressée par écrit par un député à un ministre. Le ministre dispose normalement de deux mois pour répondre. Les questions et réponses sont publiées au Journal officiel.
Question orale posée en séance publique chaque mardi et mercredi. Le député dispose de 2 minutes, le ministre répond en 2 minutes. C'est le moment le plus médiatique de la vie parlementaire, retransmis en direct à la télévision.
Membre du Bureau de l'Assemblée chargé de la gestion financière et administrative de l'institution : budget, personnel, sécurité, logistique. Il y a trois questeurs : deux de la majorité et un de l'opposition.
Nombre minimum de députés devant être présents pour qu'un vote soit valide. En règle générale, il n'y a pas de quorum à l'Assemblée pour les votes ordinaires, mais la Constitution l'exige pour certains votes spéciaux.
Prise de parole par laquelle un député signale une violation du règlement de l'Assemblée au cours d'un débat. Le Président peut accorder 2 minutes au député. C'est souvent utilisé de manière tactique pour intervenir dans les débats.
Député désigné par une commission pour étudier un texte de loi, rédiger un rapport et présenter les conclusions de la commission en séance. Le rapporteur auditionne les parties prenantes et propose des amendements.
Député membre de la commission des Finances chargé de suivre l'ensemble des lois de finances. Il dispose de pouvoirs étendus de contrôle sur pièces et sur place dans les administrations et peut accéder à tout document fiscal.
Consultation directe des citoyens sur un projet de loi (article 11 de la Constitution) ou une révision constitutionnelle (article 89). Le Président peut soumettre un texte au référendum sur proposition du Gouvernement ou du Parlement.
Texte fixant l'organisation interne et les règles de procédure de l'Assemblée nationale : temps de parole, dépôt d'amendements, conditions de vote, discipline en séance. Il est soumis au contrôle du Conseil constitutionnel.
Enveloppe budgétaire autrefois attribuée à chaque parlementaire pour financer des projets locaux (associations, collectivités). Supprimée par la loi de confiance dans la vie politique de 2017 en raison de son opacité.
Rencontre de travail d'un organe parlementaire (commission, délégation, mission d'information…). Les réunions ont un ordre du jour, des participants et peuvent donner lieu à un compte rendu.
Procédure de vote par laquelle les députés se prononcent sur un texte, un article, un amendement ou une motion. Un scrutin public enregistre la position de chaque député (pour, contre, abstention, non-votant) et publie les résultats de manière nominative.
Type de scrutin public utilisé pour les votes les plus importants (souvent le vote sur l'ensemble d'un texte, ou certaines motions majeures). Le vote est nominatif et publié, ce qui permet de connaître précisément la position de chaque député.
Réunion plénière de l'Assemblée dans l'hémicycle, ouverte au public et retransmise en direct. C'est en séance que se déroulent les discussions générales, l'examen des amendements et les votes solennels.
Chambre haute du Parlement français, composée de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect pour 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans. Le Sénat siège au Palais du Luxembourg et représente les collectivités territoriales.
Période pendant laquelle le Parlement siège. La session ordinaire unique va d'octobre à juin (170 jours max). Des sessions extraordinaires peuvent être convoquées par le Président de la République.
Modification apportée à un amendement lui-même. Le sous-amendement ne peut contredire l'objet de l'amendement principal. Il est discuté et voté avant l'amendement qu'il modifie.
Vote « pour » ou « contre ». Les abstentions et les non-votants ne sont pas comptés dans les suffrages exprimés. La majorité requise se calcule sur les seuls suffrages exprimés, sauf dispositions constitutionnelles contraires.
Personne élue en même temps que le député pour le remplacer en cas de vacance du siège (nomination au Gouvernement, décès, démission, etc.). Le suppléant ne siège pas tant que le titulaire est en fonction.
Procédure fixant à l'avance la durée globale de discussion d'un texte en séance. Le temps est réparti entre les groupes proportionnellement à leur importance numérique. Elle permet de maîtriser le calendrier face à l'obstruction.
Document contenant les dispositions législatives soumises à l'examen du Parlement. Un texte peut être un projet de loi (Gouvernement) ou une proposition de loi (parlementaire).
Second tour d'une élection législative opposant trois candidats (au lieu de deux). Pour se maintenir au second tour, un candidat doit avoir obtenu au moins 12,5 % des inscrits au premier tour.
Régime politique actuel de la France, instauré par la Constitution du 4 octobre 1958 à l'initiative du général de Gaulle. Il se caractérise par un exécutif fort (président élu au suffrage universel) et un parlementarisme rationalisé.
Acte par lequel les députés expriment leur position sur un texte. Les principaux modes sont : à main levée, par assis et levé, au scrutin public ordinaire (électronique) et au scrutin public à la tribune.
Vote par lequel l'Assemblée nationale approuve le programme ou la déclaration de politique générale du Gouvernement (article 49 alinéa 1). Le Gouvernement n'est pas obligé de solliciter la confiance mais il est d'usage de le faire.
Principe constitutionnel selon lequel le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La délégation de vote n'est autorisée que dans des cas limitativement énumérés par une loi organique (maladie, mission…).
Député ayant participé à un scrutin, qu'il ait voté pour, contre ou se soit abstenu. Le nombre de votants inclut les abstentions, contrairement aux suffrages exprimés.
Forme de texte législatif composé d'un seul article. Elle est fréquente pour des lois courtes de ratification, de prorogation ou de validation.
Déclaration faite par le Premier ministre devant l'Assemblée nationale pour présenter les orientations du Gouvernement. Elle peut être suivie d'un vote de confiance (article 49 alinéa 1).
En cas de désaccord persistant avec le Sénat après la navette, le Gouvernement peut demander à l'Assemblée nationale de statuer définitivement. C'est le mécanisme du « dernier mot ».
Droit reconnu notamment aux groupes d'opposition ou minoritaires pour obtenir l'inscription de certains travaux à l'ordre du jour, comme la création d'une commission d'enquête.
Partie introductive d'un projet ou d'une proposition de loi qui explique les objectifs du texte, son contexte et les raisons des dispositions proposées.
Dernier examen d'un texte par l'Assemblée nationale lorsque le désaccord avec le Sénat n'a pas pu être surmonté. Elle intervient dans le cadre du dernier mot.
Loi qui modifie la Constitution. Elle est adoptée soit par référendum, soit par le Parlement réuni en Congrès à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
Loi annuelle qui fixe les objectifs de dépenses et les conditions d'équilibre financier de la Sécurité sociale. Son examen suit une procédure encadrée par des délais constitutionnels.
Catégorie générale des lois votées par le Parlement hors lois organiques, constitutionnelles et financières. Elle intervient dans le domaine défini par l'article 34 de la Constitution.
Situation dans laquelle une option obtient plus de voix que les autres sans atteindre la majorité absolue. Elle suffit dans certains scrutins, notamment au second tour des législatives.
Motion de procédure tendant à proposer qu'un texte soit soumis au référendum. Si elle est adoptée, la poursuite de l'examen parlementaire du texte est interrompue.
Motion visant à décider qu'il n'y a pas lieu de délibérer sur un texte. Son adoption entraîne le rejet du texte avant l'examen des articles.
Pratique politique informelle par laquelle deux députés de bords opposés conviennent de s'abstenir simultanément lors d'un vote afin de neutraliser leurs absences respectives.
Étape de diffusion officielle de la loi promulguée au Journal officiel. Sauf disposition contraire, l'entrée en vigueur intervient le lendemain de cette publication.
Motion de procédure ayant le même effet qu'une motion de rejet : elle permet à l'Assemblée de décider qu'il n'y a pas lieu de poursuivre la discussion d'un texte.
Document rédigé par un rapporteur au nom d'une commission. Il présente l'analyse du texte, les auditions, les amendements adoptés en commission et les recommandations.
Acte par lequel les autorités habilitées (Président de la République, Premier ministre, présidents des assemblées, ou 60 députés/sénateurs) demandent le contrôle de constitutionnalité d'une loi avant sa promulgation.
Nouvel examen, demandé en cours de discussion, de tout ou partie d'un texte déjà voté afin de modifier la rédaction adoptée après un premier vote.
Période de réunion du Parlement en dehors de la session ordinaire, convoquée par décret du Président de la République sur un ordre du jour déterminé.
Période annuelle principale des travaux parlementaires, qui s'étend d'octobre à juin dans la limite constitutionnelle de jours de séance.
Adoption d'un texte par une chambre dans les mêmes termes que l'autre chambre, sans modification. Le texte est alors définitivement adopté, hors contrôle éventuel du Conseil constitutionnel.
Dérogation au principe du vote personnel permettant à un député de déléguer son vote dans des cas strictement encadrés par les textes.
Disposition constitutionnelle permettant au Premier ministre d'engager la responsabilité du Gouvernement sur un texte de loi. Le texte est considéré comme adopté sans vote, sauf si une motion de censure est déposée et votée dans les 24 heures.