Scrutin n°4236

l'amendement n° 4097 du Gouvernement à l'article 48 et État A du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

17e législature 21/11/2025 2026 – session ordinaire 1 scrutin public ordinaire
Tous les scrutins
Adopté
résultat
195
Pour
102
Contre
9
Abstention
Participation au scrutin
307 / 577 députés (53.2%)
Informations
Date
Vendredi 21 novembre 2025
Législature
17e législature
Type de vote
scrutin public ordinaire
Mode de publication
DecompteNominatif
Session
2026 – session ordinaire 1
Catégorie
amendement
Demandé par
Président du groupe "Ensemble pour la République"
Dossier législatif
Sort
adopté
Titre
l'amendement n° 4097 du Gouvernement à l'article 48 et État A du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
Lecture
Première lecture
Amendement
n° 4097
Référence
VTANR5L17V4236

Amendement n° I-4097

Adopté
Auteur
Gouvernement
Article visé
ARTICLE 48 — Article 48
Alinéa
Alinéa 1
Déposé le
Vendredi 21 novembre 2025
Signataires
le Gouvernement
Référence
AMANR5L17PO838901B1906P1D1N004097
Exposé des motifs

Le présent amendement a pour objet, à titre principal, de traduire, dans le tableau relatif à l’équilibre du budget de l’État, l’incidence des amendements adoptés dans le cadre de la première partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2026.

Au-delà de la prise en compte de cette incidence, et en vertu du principe de sincérité qui consiste à éclairer le vote de façon complète à chaque étape du débat, le présent amendement intègre l’ensemble des informations nouvelles disponibles à date. Cela conduit à des ajustements à deux titres : d’une part, l’actualisation, à l’état A, des prévisions de recettes, en lien avec les informations nouvelles connues et intégrées au projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) pour 2025, tel que présenté par le Gouvernement postérieurement au dépôt du présent PLF pour 2026 ; d’autre part, l’ajustement des prévisions de recettes au titre de l’impact des dispositions du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, tel qu’il résulte de son examen par l’Assemblée nationale et a été transmis pour examen au Sénat le 13 novembre 2025. Il n’est en revanche pas tenu compte des éventuels ajustements en crédits qui pourraient intervenir en seconde partie du PLF pour 2026, en lien avec les dispositions adoptées en PLFSS, dès lors qu’ils n’ont pas encore été discutés.

Dans le PLF pour 2026, le solde budgétaire s’établissait à -124,4 Md€. À l’issue de la première partie du PLF à l’Assemblée nationale, le solde budgétaire de l’État est porté à -94,6 Md€, en amélioration de +29,8 Md€ par rapport au texte déposé.

 

Cette évolution résulte des mouvements suivants :

·        une hausse des recettes fiscales nettes de +25,5 Md€ ;

·        une stabilité des recettes non fiscales ;

·        une hausse des recettes des comptes spéciaux de +0,9 Md€ ;

·        une baisse des prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales de - 3,4 Md€.

 

Dans le tableau de financement de l’État, cette amélioration du solde se traduit, une fois tenu compte d’une actualisation des remboursements du nominal à effectuer en 2026 (-0,7 Md€), par une moindre mobilisation des ressources tirées des titres d’État à court terme qui porte sa variation dans le tableau de financement à -32,8 Md€. Les amortissements de titres d’État à moyen et long termes en 2026 diminuent en raison des rachats de titres effectués depuis le dépôt du PLF.

Les recettes fiscales nettes sont majorées de +25,5 Md€ (hors prélèvements sur recettes).

Les recettes nettes d’impôt sur le revenu (ligne 1101-Net) sont minorées de -4,7 Md€, compte tenu de :

·        l’amendement n° 269 qui indexe sur l’indice des prix à la consommation les tranches du barème de l’impôt sur le revenu et les seuils et limites qui lui sont associés, entraînant une minoration de recettes de – 2 090 M€ ;

·        l’amendement n° 70 qui supprime l’article 6 relatif à la création d’un abattement forfaitaire en faveur des personnes retraitées, entraînant une minoration de recettes de – 1 200 M€ ;

·        l’amendement n° 1374 qui supprime la fiscalisation des indemnités journalières des affections longues durées, exonérées d’impôt sur le revenu, pour les personnes atteintes de maladies chroniques ou graves, entraînant une minoration de recettes de -828 M€ ;

·        l’amendement n° 2025 qui exonère d’impôt sur le revenu la pension alimentaire perçue par le créancier pour l’entretien d’un enfant dans la limite de plafonds et supprime la déduction de la pension chez le débiteur, entraînant une majoration de recettes de +660 M€ ;

·        l’amendement n° 1375 qui maintient la réduction d’impôt sur le revenu dont bénéficient les familles ayant à charge des enfants scolarisés dans le secondaire ou le supérieur, entraînant une minoration de recettes de -454 M€ ;

·        l’amendement n° 1960 qui modifie le calcul du taux d’abattement du régime micro-foncier, entraînant une minoration de recettes de – 430 M€ ;

·        l’amendement n° 377 qui réduit de vingt-deux ans à dix-sept ans la durée de détention du bien pour obtenir une exonération totale d’imposition de plus-value de cession immobilière à l’impôt sur le revenu, entraînant une minoration de recettes de -230 M€ ;

·        l’amendement n° 618 qui supprime le plafond annuel d’exonération d’impôt sur le revenu des rémunérations versées à raison des heures supplémentaires, entraînant une minoration de – 217 M€ ;

·        la suppression, lors de l’examen du PLFSS pour 2026 en première lecture par l’Assemblée nationale, de la mesure relative à l’instauration d’un gel des prestations sociales, entraînant une majoration de recettes de +176 M€ ;

·        l’amendement n° 771 qui exclut les gîtes ruraux du champ d’application des dispositions de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale, entraînant une minoration de recettes de – 85 M€ ;

·        l’amendement n° 3521 qui modifie le régime de l’apport-cession, entraînant une majoration de recettes de +100 M€ ;

·        l’amendement n° 25 qui revient sur la réforme du régime d’aide fiscale à l’investissement productif outre-mer, entraînant une minoration de recettes de – 75 M€ ;

·        l’amendement n° 1275 qui modifie les modalités de calcul de la contribution différentielle sur les hauts revenus, entraînant une majoration de recettes de +64 M€ ;

·        l’amendement n° 1276 qui augmente le plafond du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique, entraînant une minoration de recettes de – 53 M€ ;

·        l’amendement n° 1313 qui transforme la réduction d’impôt pour don des particuliers en faveur des organismes d’aide aux plus démunis dite « niche Coluche » en un crédit d’impôt, entraînant une minoration des recettes de – 40 M€ ;

·        l’amendement n° 3458 qui abaisse les plafonds de dépenses éligibles au crédit d’impôt pour les services à la personne, entraînant une majoration de recettes de +30 M€ ;

·        l’amendement n° 1615 qui modifie le traitement fiscal des prestations compensatoires en cas de divorce versées sur une période supérieure à douze mois, en exonérant d’impôt sur le revenu le créancier et supprimant la déduction de cette prestation chez le débiteur, entraînant une minoration de recettes de  - 30 M€ ;

·        l’amendement n° 742 qui abaisse le taux de la réintégration des revenus, en cas de sinistre, dans le cadre de la déduction pour épargne de précaution, entraînant une minoration de recettes de – 20 M€ ;

·        l’amendement n° 999 qui modifie les modalités de calcul du crédit d’impôt pour dépenses de remplacement temporaire de l’exploitant agricole, entraînant une minoration de recettes de – 14 M€ ;

·        l’amendement n° 1058 qui maintient l’exonération d’impôt sur le revenu des gratifications allouées aux bénéficiaires de la médaille d’honneur du travail, entraînant une minoration de recettes de -11 M€ ;

·        l’amendement n° 3959 qui abaisse les seuils du dispositif d’exonération des plus-values de cession sous-condition de recettes afférent à l’exercice d’une activité agricole, entraînant une majoration de recettes de +3 M€ ;

·        l’amendement n° 3607 qui étend une exonération d’impôt sur le revenu aux navigants embarqués sur les navires immatriculés au registre de Mata Utu, entraînant une minoration de recettes de -1 M€.

Les recettes nettes de taxe sur la valeur ajoutée (ligne 1601-Net) sont minorées de -8,4 Md€, compte tenu de :

·        l’amendement n° 3197 qui supprime la rebudgétisation de la fraction de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) affectée aux régions au titre de leur ancienne dotation globale de fonctionnement, entraînant une minoration de recettes de -5 172 M€ ;

·        l’amendement n° 3449 qui étend le taux réduit de 5,5 % de TVA aux opérations de réparation d’un ensemble élargi de biens du quotidien, entraînant une minoration de recettes de – 945 M€ ;

·        l’amendement n° 2850 qui modifie les modalités de calcul de la compensation, par une fraction de TVA, de la suppression de la fraction de CVAE versée aux collectivités territoriales, entraînant une minoration de recettes de -526 M€ ;

·        l’amendement n° 599 qui rétablit le taux réduit de 5,5 % de TVA pour les abonnements d’électricité, entraînant une minoration de recettes de – 560 M€ ;

·        l’amendement n° 544 qui étend le taux réduit de 5,5 % de TVA aux différentes catégories de pompes à chaleur, entraînant une minoration de recettes de – 392 M€ ;

·        l’amendement n° 4093 du Gouvernement qui affecte de la TVA supplémentaire au fonds de sauvegarde des départements, entraînant une minoration de recettes de -362 M€ ;

·        l’amendement n° 2862 qui rehausse le taux de TVA applicable sur la vente d’eau et de boissons non alcoolisées à l’exception du lait, contenues dans une bouteille à usage unique, au taux normal de 20 % au lieu de 5,5 %, entraînant une majoration de recettes de +280 M€ ;

·        l’amendement n° 444 qui restaure le régime de franchise en base de TVA dans sa version antérieure à la loi de finances initiale pour 2025, entraînant une minoration de recettes de – 210 M€ ;

·        l’amendement n° 3124 qui applique un taux de TVA réduit de 2,1 % pour la vente de produits transformés par un exploitant agricole à partir des produits bruts issus de son exploitation et vendus sur place, entraînant une minoration de recettes de – 105 M€ ;

·        l’amendement n° 3635 qui supprime l’article 21 du PLF pour 2026 relatif au verdissement de la fiscalité des déchets, entraînant une majoration de recettes de +43 M€ ;

·        l’amendement n° 485 qui inscrit dans le code général des impôts l’exclusion de l’octroi de mer et l’octroi de mer régional de la base d’imposition de la TVA pour éviter une double taxation, entraînant une minoration de recettes de – 46 M€ ;

·        l’amendement n° 4094 qui aligne les modalités de versement de TVA aux régions sur celles des autres fractions, entraînant une majoration de recettes de +32 M€ ;

·        l’amendement n° 2526 qui rehausse le taux de TVA à 10 % pour les entrées des parcs zoologiques, entraînant une majoration de recettes de +7 M€ ;

·        l’amendement n° 1277 qui supprime l’article 23 du PLF pour 2026 relatif à la fiscalisation de l’ensemble des produits à fumer, entraînant une minoration de -3 M€ ;

·        l’amendement n° 2327 qui applique un taux de 0 % de TVA aux opérations de transports aériens et maritimes de marchandises effectuées entre les collectivités d’Outre-mer ainsi qu’à l’intérieur de ces collectivités, entraînant une minoration de recettes de – 0,35 M€ ;

·        l’actualisation des prévisions de TVA entraînant une diminution des recettes de - 435 M€, en raison de la reprise en base 2026 des prévisions sous-jacentes au PLFG pour 2025 tel que déposé au Parlement.

Les recettes nettes d’impôt sur les sociétés (ligne 1301-Net) sont minorées de -1,6 Md€, compte tenu de :

·        l’amendement n° 2531 qui réduit l’impôt sur les sociétés des PME, en élargissant l’assiette du bénéfice imposable donnant droit à un taux réduit de 15%, entraînant une minoration de recettes de -1 820 M€ ;

·        la suppression, lors de l’examen du PLFSS pour 2026 en première lecture par l’Assemblée nationale, de l’article 8 relatif à l’instauration d’une contribution patronale sur les compléments de salaires, entraînant une majoration de recettes de +200 M€ ;

·        l’amendement n° 3996 qui majore la prise en compte des dépenses de personnel liées aux jeunes docteurs dans le cadre du crédit d’impôt recherche, entraînant une majoration de recettes de +54 M€ ;

·        l’amendement n° 25 qui revient sur la réforme du régime d’aide fiscale à l’investissement productif outre-mer, entraînant une minoration de recettes de – 8 M€ ;

·        l’amendement n° 2346 qui augmente le plafond du crédit d’impôt audiovisuel pour les œuvres d’animation afin de l’aligner sur celui pour les œuvres de fiction, entraînant une minoration de recettes de -4 M€ ;

·        l’amendement n° 1276 qui augmente le plafond du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique, entraînant une minoration de recettes de – 3 M€.

Les recettes d’accises sur les énergies (ligne 15) sont majorées de +1,0 Md€, compte tenu de :

·        le rejet de l’article 42 qui affecte une fraction de recettes de l’accise sur les carburants au financement des charges de service public de l’énergie, pour leur part liée à la cogénération et au biométhane, entraînant une minoration + 1 151 M€ (ligne 1501) ;

·        la prise en compte de l’ensemble des amendements à l’article 36 relatif à l’affectation de ressources à des tiers, entraînant une augmentation de recettes de +398 M€ (ligne 1501) ;

·        l’amendement n° 22 (et identiques) qui supprime la hausse de la fiscalité applicable aux biocarburants d’origine agricole, entraînant une minoration de recettes de -289 M€ (ligne 1501) ;

·        l’amendement n° 1754 qui prolonge en 2026 la compensation pour l’augmentation des capacités de formations infirmières, entraînant une minoration de recettes de -215 M€ (ligne 1501).

Les autres recettes fiscales nettes sont majorées de +39,2 Md€, compte tenu de :

·        l’amendement n° 1938 qui instaure une taxation sur les bénéfices des multinationales proportionnellement à leur activité réellement réalisée en France, entraînant une majoration de recettes de +26 000 M€ (ligne 1443). Le chiffrage, est issu des propositions macroéconomiques du programme du Nouveau Front Populaire. Le Gouvernement n’a pas pu réaliser de contre-chiffrage. Au-delà, cet amendement est fortement susceptible d’être contraire au droit européen et aux conventions fiscales ;

·        l’amendement n° 105 qui réhausse le taux de la taxe sur les rachats d’actions, entraînant une majoration de recettes de +6 500 M€ (ligne 1796). Cet amendement est susceptible d’être contraire au droit européen ;

·        l’amendement n° 2392 qui instaure une contribution sur les dividendes exceptionnels des grandes entreprises, entraînant une majoration de recettes de +4 800 M€ (ligne 1795). Cet amendement est susceptible d’être contraire au droit européen ;

·        l’amendement n° 3838 qui modifie les modalités de calcul de la contribution exceptionnelle sur le bénéfice des grandes entreprises, entraînant une majoration des recettes de + 2 280 M€ (ligne 1441) ;

·        l’amendement n° 3052 qui modifie l’assiette de la taxe sur les holdings patrimoniales, entraînant une minoration des recettes de -900 M€ ;

·        l’amendement n° 655 qui réhausse le taux de la taxe sur les services numériques, entraînant une majoration de recettes de +650 M€ (ligne 1430) ;

·        l’amendement n° 1176 qui augmente le taux de la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance, entraînant une majoration de recettes de +580 M€ (ligne 1429) ;

·        l’amendement n° 3379 qui instaure un impôt sur la fortune improductive, entraînant une majoration de recettes de +500 M€ (ligne 1406 dont l’intitulé est modifié en cohérence) ;

·        l’amendement n° 918 qui augmente la fraction des cotisations versées par les organismes de logement social à la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) affectée au Fonds national des aides à la pierre, entraînant une minoration de recettes de -500 M€ (ligne 1499) ;

·        la prise en compte de l’ensemble des amendements à l’article 36 relatif à l’affectation de ressources à des tiers, entraînant une baisse de recettes de -100 M€ (lignes 1407, 1411, 1499, 1785, 1787, 1797, 1798, 1799) ;

·        l’amendement n° 1590 qui crée une contribution unifiée sur les logements non affectés à la résidence principale en fusionnant la taxe sur les logements vacants et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, entraînant une minoration de recettes de – 291 M€ ;

·        le rejet de l’article 30 du PLF pour 2026, entraînant une minoration de recettes de - 205 M€ (ligne 1721) ;

·        l’amendement n° 3635 qui supprime l’article 21 du PLF pour 2026 relatif au verdissement de la fiscalité des déchets, entraînant une minoration de recettes de -71 M€ (ligne 1756) ;

·        l’amendement n° 2912 qui modifie le calcul et l’affectation de la taxe sur la publicité diffusée au moyen de services d’accès à des contenus audiovisuels à la demande, entraînant une majoration de recettes de +45 M€ (ligne 1799) ;

·        l’amendement n° 2688 qui étend l’exonération du malus masse à l’ensemble des véhicules électriques et hydrogènes, entraînant une minoration de recettes de -17 M€ (ligne 1726) ;

·        l’amendement n° 1399 qui proroge pour trois ans la déduction spéciale en faveur des entreprises qui achètent des œuvres originales d’artistes vivants ou des instruments de musique, entraînant une minoration de recettes de -0,5 M€ ;

·        l’amendement n° 3787 qui actualise les plafonds des droits perçus au profit de l’Institut national de l’origine et de la qualité, entraînant une minoration de recettes de -0,2 M€ (ligne 1799) ;

·        l’actualisation des prévisions des autres recettes fiscales nettes entraînant une diminution des recettes de - 115 M€, en raison des nouvelles prévisions sous-jacentes au PLFG pour 2025 tel que déposé au Parlement. Cette révision s’explique par une baisse des recettes brutes de la taxe sur les logements vacants de – 400 M€ (ligne 1499), compensée par une baisse, en miroir, des dépenses de remboursements et dégrèvements de – 275 M€ (ligne 200-13-06), ainsi que par une révision à la hausse de la ligne « Taxe et droits sur la consommation de tabac » de +11 M€ (ligne 1761).

Les recettes non fiscales sont globalement stables compte tenu de :

·        le rejet de l’article 43, qui supprime le prélèvement exceptionnel des soldes excédentaires de la taxe sur les nuisances sonores aériennes de -80 M€ (ligne 2698)

·        le rejet de l’article 46 qui supprime la mise de tout ou partie des frais d’enquête pénale à la charge de la personne condamnée, entraînant une minoration de recettes de - 80 M€ (ligne 2511) ;

·        l’actualisation des prévisions, réalisée à l’occasion du dépôt du PLFG pour 2025, entraînant une hausse des recettes de +204 M€, en raison, principalement, de l’augmentation de la prévision de prélèvement sur les fonds d’épargne gérés par la Caisse des dépôts et consignations de +194 M€ (ligne 2603).

 

Les prélèvements sur recettes (PSR) au profit des collectivités sont minorés de -3,4 Md€, compte tenu de :

 

·        l’amendement n° 3197 qui supprime la rebudgétisation de la fraction de TVA affectée aux régions au titre de leur ancienne dotation globale de fonctionnement, entraînant une minoration des PSR de -5 172 M€ (ligne 3101) ;

·        l’amendement n° 1525 qui crée un nouveau PSR destiné à financer le fonds de mobilisation départementale pour les jeunes majeurs de la protection de l’enfance, entraînant une majoration des PSR de +800 M€ (ligne 3166) ;

·        l’amendement n° 3465 qui modifie les mesures d’assiette et de calendrier du FCTVA, entraînant une majoration des PSR de +735 M€ (ligne 3106) ;

·        l’amendement n° 3542 qui crée un nouveau PSR compensant les charges supportées par les régions pour les formations sanitaires et sociales, entraînant une majoration des PSR de +220 M€ (ligne 3167) ;

·        l’amendement n° 3402 qui maintient les compensations relatives à la taxe sur les spectacles et aux droits de mutation sur les cessions de fonds de commerce, entraînant une majoration des PSR de +30 M€ (ligne 3107).

 

Les recettes des comptes spéciaux sont majorées de +0,9 Md€ compte tenu de :

·        l’amendement n° 2850 qui modifie les modalités de calcul de la compensation, par une fraction de TVA, de la suppression de la fraction de CVAE versée aux collectivités territoriales, entraînant une majoration des recettes du compte de concours financiers « Avances aux collectivités territoriales » de +526 M€ ;

·        l’amendement n° 4093 du Gouvernement qui affecte de la TVA supplémentaire au fonds de sauvegarde des départements, entraînant une majoration de recettes du compte de concours financiers « Avances aux collectivités territoriales » de +362 M€.

 

Il est par ailleurs procédé à une correction technique, relative à la ligne 3122 de l’état A afin de préciser, par cohérence avec l’article 35 du PLF, que la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle, objet de la ligne de prélèvement sur recettes en question, est destinée aux communes.

 

En outre, il est précisé que l’amendement précité n° 1938, qui instaure une taxation sur les bénéfices des multinationales proportionnellement à leur activité réellement réalisée en France, n’a pas pu être chiffré par les administrations en raison de l’absence de données. Par défaut et compte tenu de l’effet significatif attendu par les auteurs de cet amendement sur les recettes, le Gouvernement a donc choisi de retenir l’estimation disponible dans le débat public.

 

Enfin, les amendements n° 1938, n° 105 et n° 2392 sont susceptibles d’être contraires au droit européen, aux conventions fiscales internationales entre États ou à la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Ils sont de plus susceptibles de donner lieu à un remboursement en cas de contentieux. En excluant les recettes issues de ces amendements, le solde budgétaire pour 2026 se retrouverait dégradé de -7,5 Md€ par rapport au texte initial et s’établirait à - 131,9 Md€.

 

Dispositif

I. - Rédiger ainsi les lignes suivantes de l’état A annexé :

 
   

I. Budget général

 
  

(en euros)

N°  de ligne

 

Évaluation
pour 2026

 

1. Recettes fiscales

 

 

1. Impôt net sur le revenu

99291208951

1101-Net

Impôt net sur le revenu

99 291 208 951

 

3. Impôt net sur les sociétés

57415438886

1301-Net

Impôt net sur les sociétés

57 415 438 886

 

4. Autres impôts directs et taxes assimilées

66546437080

1406

Impôt sur la fortune improductive

3 594 517 338

1407

Taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux et de stockage

78 909 473

1411

Cotisations perçues au titre de la participation des employeurs à l’effort de construction

155 451 462

1429

Taxe sur les gestionnaires d’infrastructures de transport (écrêtement)

580 000 000

1430

Taxe sur les services numériques

1 531 600 000

1439

Taxe sur le patrimoine financier

100 000 000

1441

Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises

6 280 000 000

1443

Taxe sur les bénéfices des multinationales réalisés en France (ligne nouvelle)

26 000 000 000

1499

Recettes diverses

1 178 028 993

 

5. Accises sur les énergies

25726284892

1501

Accises sur les énergies (ex-TICPE)

17 884 284 892

 

6. Taxe sur la valeur ajoutée nette

100727500784

1601-Net

Taxe sur la valeur ajoutée nette

100 727 500 784

 

7. Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes

53446905226

1721

Timbre unique

362 000 000

1726

Produit de la taxe additionnelle à la taxe sur les certifications d’immatriculation des véhicules

1 253 000 000

1756

Taxe générale sur les activités polluantes

1 285 000 000

1761

Taxe et droits de consommation sur les tabacs

78 000 000

1785

Produits des jeux exploités par la Française des jeux (hors paris sportifs)

3 233 000 000

1787

Prélèvement sur le produit brut des paris hippiques

442 832 142

1795

Contribution sur les dividendes exceptionnels des grandes entreprises (ligne nouvelle)

4 800 000 000

1796

Taxe sur les rachats d’actions

6 700 000 000

1797

Taxe sur les transactions financières

2 102 000 000

1798

Impositions forfaitaires sur les entreprises de réseaux (affectation temporaire à l’Etat en 2010)

881 410

1799

Autres taxes

4 817 059 969

 

8. Autres remboursements et dégrèvements d’impôts d’État

-9461709884

200NR

Remboursements et dégrèvements d’impôts d’État, autres que ceux s’appliquant à l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés et la taxe sur la valeur ajoutée

-9 461 709 884

 

2. Recettes non fiscales

 

 

1. Dividendes et recettes assimilées

5175212568

2116

Produits des participations de l’État dans des entreprises non financières et bénéfices des établissements publics non financiers

3 911 700 000

 

4. Remboursements et intérêts des prêts, avances et autres immobilisations financières

7863713960

2403

Prêts et avances à divers services de l’État ou organismes gérant des services publics

46 259 645

2409

Intérêts des autres prêts et avances

163 242 000

2499

Autres remboursements d’avances, de prêts et d’autres créances immobilisées

7 213 917 997

 

5. Amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites

2615870585

2511

Frais de justice et d’instance

-72 496 589

 

6. Divers

9250348936

2603

Prélèvements sur les fonds d’épargne gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations

790 000 000

2604

Divers produits de la rémunération de la garantie de l’État

329 720 000

2698

Produits divers

76 000 000

 

3. Prélèvements sur les recettes de l’État

 

 

1. Prélèvements sur les recettes de l’État au profit des collectivités territoriales

46127912424

3101

Prélèvement sur les recettes de l’État au titre de la dotation globale de fonctionnement

27 405 973 591

3106

Prélèvement sur les recettes de l’État au profit du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA)

8 602 129 528

3107

Prélèvement sur les recettes de l’État au titre de la compensation d’exonérations relatives à la fiscalité locale

926 979 349

3122

Dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (communes)

59 537 455

3166

Prélèvement sur les recettes de l’État destiné à financer le fonds de mobilisation départementale pour les jeunes majeurs de la protection de l’enfance (ligne nouvelle)

800 000 000

3167

Prélèvement sur les recettes de l’État compensant les charges supportées par les régions pour les formations sanitaires et sociales (ligne nouvelle)

220 200 000

   

Récapitulation des recettes du budget général

 
  

(en euros)

N° 
de ligne

Intitulé de la recette

Évaluation
pour 2026

 

1. Recettes fiscales

398391365935

1

Impôt net sur le revenu

99 291 208 951

3

Impôt net sur les sociétés

57 415 438 886

4

Autres impôts directs et taxes assimilées

66 546 437 080

5

Accises sur les énergies

25 726 284 892

6

Taxe sur la valeur ajoutée nette

100 727 500 784

7

Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes

53 446 905 226

8

Autres remboursements et dégrèvements d’impôts d’État

-9 461 709 884

 

2. Recettes non fiscales

28740104103

1

Dividendes et recettes assimilées

5 175 212 568

4

Remboursements et intérêts des prêts, avances et autres immobilisations financières

7 863 713 960

5

Amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites

2 615 870 585

6

Divers

9 250 348 936

 

Total des recettes fiscales et non fiscales (I)

427131470038

 

3. Prélèvements sur les recettes de l’État

74908937435

1

Prélèvements sur les recettes de l’État au profit des collectivités territoriales

46 127 912 424

 

Total des recettes (I), nettes des prélèvements

352222532603

   

IV. Comptes de concours financiers

 
  

(en euros)

Numéro
de ligne

Intitulé de la recette

Évaluation
pour 2026

 

Avances aux collectivités territoriales

136094890629

 

Avances sur le montant des impositions revenant aux régions, départements, communes, établissements et divers organismes

136094890629

05

Recettes diverses

63 229 415 738

 

Total des recettes

150306799653

 

 

 

II. – Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 1 :

      
        

(en millions d’euros*)  

 RESSOURCES

 CHARGES

 SOLDE

dont fonctionnement

dont fonctionnement

dont investissement

dont investissement

Budget général

 

 

 

 

 

 

 

Recettes fiscales** / dépenses***

398 391

398 391

 

447 414

417 423

29 990

 

Recettes non fiscales

28 740

15 701

13 039

 

 

 

 

Recettes totales / dépenses totales

427 131

414 093

13 039

447 414

417 423

29 990

 

À déduire : Prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales et de l’Union européenne

74909

74909

 

 

 

 

 

Montants nets pour le budget général

352223

339184

13039

447414

417423

29990

-95191

Évaluation des fonds de concours et des attributions de produits

6 143

4 873

1 269

6 143

4 873

1 269

 

Montants nets pour le budget général, y compris fonds de concours

358365

344057

14308

453556

422297

31260

 

Budgets annexes

 

 

 

 

 

 

 

Contrôle et exploitation aériens

2 774

2 774

 

2 426

2 149

277

+349

Publications officielles et information administrative

175

175

 

147

130

17

+28

Totaux pour les budgets annexes

2949

2949

 

2573

2279

293

+376

Évaluation des fonds de concours et des attributions de produits :

 

 

 

 

 

 

 

  - Contrôle et exploitation aériens

45

33

13

45

33

13

 

  - Publications officielles et information

 

 

 

 

 

 

 

    administrative

 

 

 

 

 

 

Totaux pour les budgets annexes y compris fonds de concours

2995

2982

13

2618

2312

306

 

Comptes spéciaux

 

 

 

 

 

 

 

Comptes d’affectation spéciale

77 513

72 092

5 421

77 535

71 834

5 700

-21

Comptes de concours financiers

150 307

 

150 307

150 140

3 878

146 262

+167

Comptes de commerce (solde)

 

 

 

 

 

 

+1

Comptes d’opérations monétaires (solde)

 

 

 

 

 

 

+110

Solde pour les comptes spéciaux

 

 

 

 

 

 

+256

Solde général

 

 

 

 

 

 

-94559

 

 

 

III. – Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 4 :

 

(en milliards d’euros)

Besoin de financement

 

Amortissement de la dette à moyen et long termes

175,1

          Dont remboursement du nominal à valeur faciale

172,7

          Dont suppléments d’indexation versés à l’échéance (titres indexés)

2,4

Amortissement de la dette reprise de SNCF Réseau

2,5

Amortissement des autres dettes reprises

0,0

Déficit à financer

94,6

Autres besoins de trésorerie

3,0

       Total

275,2

Ressources de financement

 

Émissions de dette à moyen et long termes nettes des rachats

310,0

Ressources affectées à la Caisse de la dette publique et consacrées au désendettement

0,0

Variation nette de l’encours de titres d’État à court terme

-32,8

Variation des dépôts des correspondants

0,0

Variation des disponibilités du Trésor à la Banque de France et des placements de trésorerie de l’État

0,0

Autres ressources de trésorerie

-2,0

       Total

275,2

 

 

 

IV. – En conséquence, à l’alinéa 11, substituer au montant :

« 136,6 »

 le montant :

« 137,3 ».

 

 

 

Répartition des votes

Votes par député

Glossaire
Abstention

Vote par lequel un député choisit de ne se prononcer ni pour ni contre un texte ou un amendement. L'abstention est comptabilisée séparément et n'entre pas dans le calcul de la majorité.

Amendement

Modification proposée à un texte de loi en cours de discussion. Un amendement peut être déposé par un député, un groupe parlementaire, une commission ou le Gouvernement. Il peut viser à ajouter, supprimer ou modifier un ou plusieurs articles du texte.

Assemblée nationale

Chambre basse du Parlement français, composée de 577 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Elle vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Elle siège au Palais Bourbon à Paris.

Article 40

Article de la Constitution interdisant aux parlementaires de proposer des amendements ou propositions de loi entraînant une diminution des ressources publiques ou une augmentation des charges. Le Président de la commission des Finances veille à son application.

Article 44 alinéa 3 (vote bloqué)

Le Gouvernement peut demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement. Cette procédure est appelée « vote bloqué ».

Ballottage

Situation dans laquelle aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour d'une élection. Un second tour est alors organisé où seuls se maintiennent les candidats ayant recueilli un nombre suffisant de voix.

Bicamérisme

Système parlementaire à deux chambres : l'Assemblée nationale (chambre basse) et le Sénat (chambre haute). En France, le bicamérisme est dit « inégalitaire » car l'Assemblée peut avoir le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.

Bureau de l'Assemblée

Organe directeur de l'Assemblée nationale composé du Président, des vice-présidents, des questeurs et des secrétaires. Il organise et dirige les travaux de l'Assemblée, statue sur les demandes de levée d'immunité et gère le budget interne.

Budget de l'État

Document retraçant l'ensemble des recettes et des dépenses de l'État pour une année civile. Il est présenté dans le projet de loi de finances (PLF) et voté chaque automne par le Parlement. Son exécution est contrôlée a posteriori par la loi de règlement.

Cavalier législatif

Disposition insérée dans une loi qui n'a aucun lien avec le texte en discussion. Les cavaliers législatifs peuvent être censurés par le Conseil constitutionnel au titre de l'article 45 de la Constitution.

Censure (constitutionnelle)

Décision du Conseil constitutionnel déclarant une disposition législative contraire à la Constitution. La disposition censurée ne peut être promulguée. La censure peut être totale (toute la loi) ou partielle (certains articles).

Circonscription

Division géographique dans laquelle est élu un député. La France compte 577 circonscriptions législatives. Chaque circonscription élit un seul député au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Cohabitation

Situation institutionnelle dans laquelle le Président de la République et le Premier ministre appartiennent à des majorités politiques opposées. La France a connu trois cohabitations : 1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002.

Commission permanente

Organe de travail permanent de l'Assemblée (8 commissions : Lois, Finances, Affaires sociales, Affaires étrangères, Défense, Affaires culturelles, Développement durable, Affaires économiques). Les commissions examinent les textes de loi avant leur discussion en séance.

Commission d'enquête

Commission temporaire créée pour recueillir des informations sur des faits déterminés ou sur la gestion d'un service public. Ses travaux durent au maximum 6 mois et ses auditions peuvent être publiques. Elle dispose de pouvoirs d'investigation étendus.

Commission mixte paritaire (CMP)

Commission composée de 7 députés et 7 sénateurs, réunie pour trouver un texte de compromis lorsque l'Assemblée et le Sénat n'arrivent pas à un accord sur un projet ou une proposition de loi après deux lectures.

Compte rendu

Transcription intégrale ou analytique des débats ayant eu lieu en séance publique ou en commission. Les comptes rendus intégraux sont publiés au Journal officiel et consultables en ligne.

Conférence des présidents

Réunion hebdomadaire rassemblant le Président de l'Assemblée, les vice-présidents, les présidents de groupes, les présidents de commissions et le membre du Gouvernement chargé des relations avec le Parlement. Elle fixe l'ordre du jour des travaux.

Congrès du Parlement

Réunion conjointe de l'Assemblée nationale et du Sénat à Versailles, convoquée par le Président de la République pour voter une révision constitutionnelle. L'adoption requiert une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Conseil constitutionnel

Institution composée de 9 membres (3 nommés par le Président de la République, 3 par le président du Sénat, 3 par le président de l'Assemblée) chargée de vérifier la conformité des lois à la Constitution. Il peut être saisi avant promulgation ou par QPC.

Conseil des ministres

Réunion hebdomadaire du Gouvernement sous la présidence du Président de la République, chaque mercredi à l'Élysée. C'est là que sont adoptés les projets de loi, les ordonnances, les décrets et les nominations importantes.

Conseil d'État

Plus haute juridiction administrative française. Il est obligatoirement consulté sur les projets de loi et d'ordonnance avant leur examen par le Parlement. Son avis porte sur la qualité juridique du texte et sa conformité aux normes supérieures.

Constitution

Loi fondamentale de la République française, adoptée le 4 octobre 1958. Elle définit l'organisation des pouvoirs publics, les droits et libertés des citoyens, et les rapports entre le Parlement, le Gouvernement et le Président de la République.

Contre (vote)

Vote exprimé en opposition à un texte, un amendement ou une motion. Les votes « contre » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Cour des comptes

Juridiction financière indépendante chargée de contrôler la gestion des fonds publics. Elle assiste le Parlement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances et publie un rapport annuel public.

Débat d'orientation

Débat organisé en séance publique sans vote à la clef, permettant aux députés d'exprimer leurs positions sur un sujet de politique générale, budgétaire ou européenne avant que le Gouvernement n'arrête ses choix.

Décret

Acte réglementaire pris par le Président de la République ou le Premier ministre. Les décrets d'application précisent les modalités d'exécution d'une loi. Certains décrets sont délibérés en Conseil des ministres.

Délégation parlementaire

Organisme permanent de l'Assemblée chargé d'informer les députés sur un domaine spécifique : droits des femmes, outre-mer, renseignement, collectivités territoriales, etc. Les délégations n'ont pas de pouvoir législatif direct.

Déontologue de l'Assemblée

Personnalité indépendante chargée de veiller au respect du code de déontologie par les députés : déclarations d'intérêts, prévention des conflits d'intérêts, cadeaux et invitations. Il peut être saisi par tout député ou citoyen.

Déport

Décision d'un député de ne pas participer à un vote ou à des travaux parlementaires en raison d'un conflit d'intérêts. Le déport est déclaré auprès du déontologue et publié. C'est une mesure de transparence et de probité.

Député

Élu de la Nation siégeant à l'Assemblée nationale. Le député vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement, peut poser des questions et déposer des propositions de loi. Son mandat dure 5 ans (sauf dissolution).

Dissolution

Acte par lequel le Président de la République met fin au mandat de l'Assemblée nationale avant son terme, provoquant de nouvelles élections législatives dans les 20 à 40 jours. Une nouvelle dissolution ne peut avoir lieu dans l'année qui suit.

Dossier législatif

Ensemble des documents et actes liés à l'examen d'un texte de loi : dépôt, renvoi en commission, rapport, discussion en séance, amendements, vote, navette avec le Sénat, promulgation.

Droit d'amendement

Droit reconnu à chaque parlementaire et au Gouvernement de proposer des modifications à un texte de loi en cours de discussion. Ce droit est garanti par la Constitution (article 44) mais encadré par des règles de recevabilité.

Élections législatives

Scrutin uninominal majoritaire à deux tours permettant d'élire les 577 députés de l'Assemblée nationale. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue et au moins 25 % des inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit.

État d'urgence

Régime d'exception déclaré par décret en Conseil des ministres en cas de péril imminent ou de calamité publique. Sa prolongation au-delà de 12 jours nécessite une autorisation du Parlement. Il renforce temporairement les pouvoirs de l'exécutif.

Examen en commission

Phase de la procédure législative durant laquelle une commission permanente étudie un texte article par article, auditionne le rapporteur et vote des amendements avant la discussion en séance publique.

Exception d'irrecevabilité

Motion de procédure par laquelle un député demande le rejet d'un texte au motif qu'il est contraire à la Constitution. Son adoption entraîne le rejet du texte. C'est le seul moyen de soulever l'inconstitutionnalité pendant les débats.

Fait personnel

Prise de parole brève autorisée en fin de séance lorsqu'un député estime que ses propos ont été déformés ou qu'il a été mis en cause personnellement au cours des débats.

Fenêtre parlementaire (niche)

Journée réservée dans le calendrier parlementaire à un groupe d'opposition ou minoritaire pour inscrire à l'ordre du jour les textes de son choix. Chaque groupe dispose d'une journée par session ordinaire.

Gouvernement

Organe exécutif dirigé par le Premier ministre, composé des ministres, ministres délégués et secrétaires d'État. Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Groupe parlementaire

Regroupement d'au moins 15 députés partageant des affinités politiques. Chaque groupe dispose d'un temps de parole, de postes en commission et de moyens matériels. Un groupe peut être déclaré d'opposition ou minoritaire.

Groupe d'études

Groupe informel de députés qui se réunissent autour d'un thème d'intérêt commun (viticulture, espace, numérique…). Les groupes d'études permettent de travailler sur des sujets transversaux au-delà des clivages partisans.

HATVP

Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autorité administrative indépendante chargée de contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêts des élus et hauts fonctionnaires, et de prévenir les conflits d'intérêts.

Hémicycle

Salle en forme de demi-cercle où siègent les députés au Palais Bourbon. Les places sont réparties de gauche à droite selon les affinités politiques. Le Président de l'Assemblée siège au « perchoir », point le plus élevé.

Immunité parlementaire

Protection juridique dont bénéficient les parlementaires. L'irresponsabilité couvre les opinions et votes émis dans l'exercice des fonctions. L'inviolabilité interdit l'arrestation sans autorisation du Bureau sauf flagrant délit.

Incompatibilité

Interdiction de cumuler le mandat de député avec certaines fonctions ou activités (fonctionnaire en activité, dirigeant d'entreprise publique, membre du Gouvernement, sénateur, député européen…). Le député doit choisir sous 30 jours.

Initiative législative

Droit de proposer un texte de loi. L'initiative appartient concurremment au Premier ministre (projets de loi) et aux membres du Parlement (propositions de loi). En pratique, la majorité des lois adoptées sont d'origine gouvernementale.

Irrecevabilité

Décision de rejeter un amendement ou une proposition de loi pour des raisons de forme (article 40 : charge financière, article 45 : cavalier législatif, article 41 : domaine réglementaire) sans examen sur le fond.

Journal officiel (JO)

Publication officielle de la République française dans laquelle sont publiés les lois, décrets, arrêtés, comptes rendus des débats parlementaires, questions écrites et réponses ministérielles. Il est consultable gratuitement en ligne.

Législature

Période de 5 ans correspondant au mandat d'une Assemblée nationale. La législature actuelle est la 17ᵉ (depuis 2024). Chaque législature est divisée en sessions ordinaires et extraordinaires.

Lecture

Chaque passage d'un texte devant une chambre (Assemblée ou Sénat) constitue une « lecture ». La navette peut comporter plusieurs lectures. En cas de désaccord persistant, le Gouvernement peut demander une lecture définitive à l'Assemblée.

Loi de finances (PLF)

Loi qui détermine chaque année les recettes et les dépenses de l'État. Le projet de loi de finances est déposé en octobre, examiné en priorité par l'Assemblée (40 jours), puis par le Sénat (20 jours). Il doit être adopté avant le 31 décembre.

Loi organique

Loi de rang supérieur aux lois ordinaires qui précise l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics prévus par la Constitution. Son adoption requiert des conditions plus strictes et elle est automatiquement soumise au Conseil constitutionnel.

Loi de programmation

Loi fixant des objectifs et des moyens sur plusieurs années dans un domaine (défense, justice, recherche, finances publiques). Elle n'a pas de portée contraignante mais traduit les orientations à moyen terme du Gouvernement.

Majorité

Nombre de voix nécessaires pour adopter un texte. La majorité simple (plus de la moitié des suffrages exprimés) est la règle générale. Certains votes (motion de censure, révision constitutionnelle) requièrent une majorité qualifiée.

Majorité absolue

Plus de la moitié des membres composant l'Assemblée, soit 289 voix sur 577. Requise notamment pour l'adoption d'une motion de censure ou pour l'investiture du Gouvernement. À distinguer de la majorité simple des suffrages exprimés.

Mandat parlementaire

Mission confiée par les électeurs à un député pour les représenter. Le mandat est de 5 ans, national (le député représente toute la Nation et non sa seule circonscription) et non impératif (il vote librement selon sa conscience).

Mission d'information

Groupe de travail temporaire créé par une commission permanente ou la Conférence des présidents pour étudier un sujet spécifique. Moins formelle qu'une commission d'enquête, elle ne dispose pas de pouvoirs de contrainte mais publie un rapport.

Motion de censure

Procédure par laquelle l'Assemblée nationale peut renverser le Gouvernement. Elle doit être signée par au moins 58 députés (1/10ᵉ) et adoptée à la majorité absolue (289 voix). Seuls les votes « pour » sont comptabilisés.

Motion de renvoi en commission

Motion de procédure par laquelle l'Assemblée peut décider de renvoyer un texte en commission pour un examen complémentaire. Son adoption suspend la discussion du texte jusqu'à un nouvel examen en commission.

Navette parlementaire

Va-et-vient d'un texte entre l'Assemblée nationale et le Sénat jusqu'à son adoption dans les mêmes termes. Si le désaccord persiste après deux lectures, une CMP est convoquée ou l'Assemblée peut statuer définitivement.

Non-inscrit

Député n'appartenant à aucun groupe parlementaire. Les non-inscrits bénéficient de droits individuels (vote, amendement, question) mais disposent d'un temps de parole réduit et d'une représentation limitée en commission.

Obstruction parlementaire

Stratégie consistant à multiplier les amendements, les rappels au règlement ou les demandes de scrutin pour retarder ou bloquer l'adoption d'un texte. L'obstruction est une arme classique de l'opposition.

Ordonnance

Texte pris par le Gouvernement dans le domaine de la loi, après habilitation du Parlement (article 38 de la Constitution). Les ordonnances doivent être ratifiées par le Parlement dans un délai fixé par la loi d'habilitation.

Ordre du jour (ODJ)

Liste des sujets devant être examinés lors d'une séance ou d'une réunion de commission. L'ordre du jour est fixé par la Conférence des présidents. Le Gouvernement dispose d'un droit de priorité pour y inscrire ses textes.

Palais Bourbon

Siège de l'Assemblée nationale, situé sur la rive gauche de la Seine à Paris (7ᵉ arrondissement). Le bâtiment, construit au XVIIIᵉ siècle, abrite l'hémicycle, les salles de commission, les bureaux des députés et la bibliothèque.

Parlement

Institution bicamérale composée de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Parlement vote la loi, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Il peut se réunir en Congrès pour réviser la Constitution.

Perchoir

Nom donné familièrement au siège du Président de l'Assemblée nationale, situé au point le plus élevé de l'hémicycle. Par extension, « décrocher le perchoir » signifie être élu Président de l'Assemblée.

Pour (vote)

Vote exprimé en faveur d'un texte, d'un amendement ou d'une motion. Les votes « pour » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Premier ministre

Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. Il dirige l'action du Gouvernement, assure l'exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Président de l'Assemblée nationale

Quatrième personnage de l'État, élu par les députés au début de chaque législature. Il dirige les débats, assure le respect du règlement, peut saisir le Conseil constitutionnel et supplée le Président de la République en cas de vacance.

Président de la République

Chef de l'État élu au suffrage universel direct pour 5 ans. Il nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres, promulgue les lois, peut dissoudre l'Assemblée et exercer les pouvoirs exceptionnels de l'article 16.

Procédure accélérée

Procédure permettant de réduire la navette parlementaire à une seule lecture par chambre avant réunion éventuelle d'une CMP. Elle est décidée par le Gouvernement ou par la Conférence des présidents.

Projet de loi

Texte de loi déposé par le Gouvernement (Premier ministre). Les projets de loi passent obligatoirement par le Conseil d'État pour avis et sont accompagnés d'une étude d'impact. À ne pas confondre avec la proposition de loi.

Promulgation

Acte par lequel le Président de la République atteste l'existence de la loi et ordonne son exécution. Elle intervient dans les 15 jours suivant la transmission de la loi définitivement adoptée, sauf saisine du Conseil constitutionnel.

Proposition de loi

Texte de loi déposé par un ou plusieurs parlementaires (députés ou sénateurs), par opposition au projet de loi qui émane du Gouvernement. Elle n'est pas soumise à l'avis du Conseil d'État ni à l'obligation d'étude d'impact.

Proposition de résolution

Texte par lequel l'Assemblée exprime un avis, un souhait ou une recommandation sans valeur contraignante. Depuis 2008, les résolutions peuvent porter sur tout sujet. Elles ne sont pas transmises au Sénat et ne sont pas promulguées.

Question prioritaire de constitutionnalité (QPC)

Procédure permettant à tout justiciable de contester la conformité d'une loi déjà en vigueur aux droits et libertés garantis par la Constitution. La QPC est transmise au Conseil constitutionnel par le Conseil d'État ou la Cour de cassation.

Question écrite (QE)

Question adressée par écrit par un député à un ministre. Le ministre dispose normalement de deux mois pour répondre. Les questions et réponses sont publiées au Journal officiel.

Question au Gouvernement (QAG)

Question orale posée en séance publique chaque mardi et mercredi. Le député dispose de 2 minutes, le ministre répond en 2 minutes. C'est le moment le plus médiatique de la vie parlementaire, retransmis en direct à la télévision.

Questeur

Membre du Bureau de l'Assemblée chargé de la gestion financière et administrative de l'institution : budget, personnel, sécurité, logistique. Il y a trois questeurs : deux de la majorité et un de l'opposition.

Quorum

Nombre minimum de députés devant être présents pour qu'un vote soit valide. En règle générale, il n'y a pas de quorum à l'Assemblée pour les votes ordinaires, mais la Constitution l'exige pour certains votes spéciaux.

Rappel au règlement

Prise de parole par laquelle un député signale une violation du règlement de l'Assemblée au cours d'un débat. Le Président peut accorder 2 minutes au député. C'est souvent utilisé de manière tactique pour intervenir dans les débats.

Rapporteur

Député désigné par une commission pour étudier un texte de loi, rédiger un rapport et présenter les conclusions de la commission en séance. Le rapporteur auditionne les parties prenantes et propose des amendements.

Rapporteur général du budget

Député membre de la commission des Finances chargé de suivre l'ensemble des lois de finances. Il dispose de pouvoirs étendus de contrôle sur pièces et sur place dans les administrations et peut accéder à tout document fiscal.

Référendum

Consultation directe des citoyens sur un projet de loi (article 11 de la Constitution) ou une révision constitutionnelle (article 89). Le Président peut soumettre un texte au référendum sur proposition du Gouvernement ou du Parlement.

Règlement de l'Assemblée

Texte fixant l'organisation interne et les règles de procédure de l'Assemblée nationale : temps de parole, dépôt d'amendements, conditions de vote, discipline en séance. Il est soumis au contrôle du Conseil constitutionnel.

Réserve parlementaire (supprimée)

Enveloppe budgétaire autrefois attribuée à chaque parlementaire pour financer des projets locaux (associations, collectivités). Supprimée par la loi de confiance dans la vie politique de 2017 en raison de son opacité.

Réunion

Rencontre de travail d'un organe parlementaire (commission, délégation, mission d'information…). Les réunions ont un ordre du jour, des participants et peuvent donner lieu à un compte rendu.

Scrutin

Vote solennel et public par lequel les députés se prononcent sur un texte, un amendement ou une motion. Au scrutin public, chaque député enregistre son vote (pour, contre, abstention) et les résultats sont nominatifs.

Séance publique

Réunion plénière de l'Assemblée dans l'hémicycle, ouverte au public et retransmise en direct. C'est en séance que se déroulent les discussions générales, l'examen des amendements et les votes solennels.

Sénat

Chambre haute du Parlement français, composée de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect pour 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans. Le Sénat siège au Palais du Luxembourg et représente les collectivités territoriales.

Session parlementaire

Période pendant laquelle le Parlement siège. La session ordinaire unique va d'octobre à juin (170 jours max). Des sessions extraordinaires peuvent être convoquées par le Président de la République.

Sous-amendement

Modification apportée à un amendement lui-même. Le sous-amendement ne peut contredire l'objet de l'amendement principal. Il est discuté et voté avant l'amendement qu'il modifie.

Suffrage exprimé

Vote « pour » ou « contre ». Les abstentions et les non-votants ne sont pas comptés dans les suffrages exprimés. La majorité requise se calcule sur les seuls suffrages exprimés, sauf dispositions constitutionnelles contraires.

Suppléant

Personne élue en même temps que le député pour le remplacer en cas de vacance du siège (nomination au Gouvernement, décès, démission, etc.). Le suppléant ne siège pas tant que le titulaire est en fonction.

Temps législatif programmé

Procédure fixant à l'avance la durée globale de discussion d'un texte en séance. Le temps est réparti entre les groupes proportionnellement à leur importance numérique. Elle permet de maîtriser le calendrier face à l'obstruction.

Texte de loi

Document contenant les dispositions législatives soumises à l'examen du Parlement. Un texte peut être un projet de loi (Gouvernement) ou une proposition de loi (parlementaire).

Triangulaire

Second tour d'une élection législative opposant trois candidats (au lieu de deux). Pour se maintenir au second tour, un candidat doit avoir obtenu au moins 12,5 % des inscrits au premier tour.

Vᵉ République

Régime politique actuel de la France, instauré par la Constitution du 4 octobre 1958 à l'initiative du général de Gaulle. Il se caractérise par un exécutif fort (président élu au suffrage universel) et un parlementarisme rationalisé.

Vote

Acte par lequel les députés expriment leur position sur un texte. Les principaux modes sont : à main levée, par assis et levé, au scrutin public ordinaire (électronique) et au scrutin public à la tribune.

Vote de confiance

Vote par lequel l'Assemblée nationale approuve le programme ou la déclaration de politique générale du Gouvernement (article 49 alinéa 1). Le Gouvernement n'est pas obligé de solliciter la confiance mais il est d'usage de le faire.

Vote personnel

Principe constitutionnel selon lequel le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La délégation de vote n'est autorisée que dans des cas limitativement énumérés par une loi organique (maladie, mission…).

Votant

Député ayant participé à un scrutin, qu'il ait voté pour, contre ou se soit abstenu. Le nombre de votants inclut les abstentions, contrairement aux suffrages exprimés.

Article 49 alinéa 3

Disposition constitutionnelle permettant au Premier ministre d'engager la responsabilité du Gouvernement sur un texte de loi. Le texte est considéré comme adopté sans vote, sauf si une motion de censure est déposée et votée dans les 24 heures.

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