Séance plénière Vidéo Presse
Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Mercredi 1 avril 2026 21:30 – 22:15 45 min Assemblée nationale Supprimé Créée le 16/02/2026 PO838901
1
Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
2
Suite de la discussion du projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie
Suite de la discussion Supprimé
3
Suite de la discussion du projet de loi constitutionnelle, adopté par le Sénat, relatif à la Nouvelle-Calédonie
Suite de la discussion Supprimé
Source de référence séance

Débats officiels structurés de la séance

Cette vue s'appuie sur le flux XML officiel des débats en séance publique : c'est la version la plus complète de la notice de cette réunion (sections, amendements, ordre des prises de parole). Le fil ci-dessous affiche l'intégralité des interventions chargées pour cette séance.

240 Interventions sur l'ensemble de la séance
75 Orateurs distincts repérés
25 Séquences détectées dans le débat
78 Amendements cités à l'oral

Contenu affiché sur cette page: 240 interventions sur 240 pour l'ensemble de la séance.

Sommaire de la séance

1 texte débattu ce jour-là

Une séance plénière enchaîne plusieurs textes. Choisissez ci-dessous celui qui vous intéresse pour aller directement à son débat. La barre indique la part des prises de parole consacrées à ce texte sur l'ensemble de la séance.

Amendements les plus cités

Amdt 277 3 mentions Amdt 386 3 mentions Amdt 450 3 mentions 554 (Rect) 3 mentions Amdt 587 3 mentions Amdt 589 3 mentions Amdt 884 3 mentions Amdt 987 3 mentions
Photo de M. le président
Ouverture de seance
M. le président Sébastien Chenu RN

La séance est ouverte.

II
Ouverture de seance
Intervenant non identifié

(La séance est ouverte à vingt et une heures trente.)

Photo de M. le président
Suite de la discussion d’un projet de loi
M. le président Sébastien Chenu RN

L’ordre du jour appelle la discussion du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (nos 2115, 2250 rectifié).

Photo de M. le président
Discussion des articles (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Cet après-midi, l’Assemblée a poursuivi la discussion des articles du projet de loi, s’arrêtant à l’article 22 bis A. Sur l’amendement no 373, je suis saisi par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Photo de M. le président
Article 22 bis A
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Patrick Hetzel, rapporteur de la commission des affaires sociales, pour soutenir l’amendement no 774.

Amdt 774 Adopté
Photo de M. Patrick Hetzel
Article 22 bis A
M. Patrick Hetzel rapporteur de la commission des affaires sociales DR

Il est rédactionnel, monsieur le président.

Photo de M. le président
Article 22 bis A
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, pour donner l’avis du gouvernement.

Photo de Mme Stéphanie Rist
Article 22 bis A
Mme Stéphanie Rist ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

Avis favorable.

II
Article 22 bis A
Intervenant non identifié

(L’amendement no 774 est adopté.)

Amdt 774 Adopté
II
Article 22 bis A
Intervenant non identifié

(L’article 22 bis A, amendé, est adopté.)

II
Article 22 bis
Intervenant non identifié

(L’article 22 bis est adopté.)

Photo de M. le président
Après l’article 22 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de deux amendements, nos 74 et 373, portant article additionnel après l’article 22 bis et pouvant être soumis à une discussion commune. La parole est à M. Arnaud Simion, pour soutenir l’amendement no 74.

Amdt 74 Adopté
Photo de M. Arnaud Simion
Après l’article 22 bis
M. Arnaud Simion Arnaud Simion SOC

Cet article a pour objet de renforcer les sanctions administratives et pénales contre le travail dissimulé. L’ampleur de la fraude aux cotisations sociales, estimée entre 7 et 8 milliards d’euros par an, exige un arsenal juridique renforcé. Cet amendement devrait réunir l’ensemble des forces politiques qui souhaitent combattre sincèrement le travail illégal.

Photo de M. le président
Après l’article 22 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 373 de M. Louis Boyard est défendu.

Amdt 373 Tombé
Photo de M. le président
Après l’article 22 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 22 bis
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Votre amendement tend à renforcer le caractère dissuasif des sanctions déjà prévues par le code du travail. Il faut que l’arsenal soit dissuasif, mais aussi qu’il permette d’assurer le recouvrement. Je suis convaincu par la stratégie qui consiste à prendre les fraudeurs de vitesse et à attaquer la rentabilité des fraudes organisées. Elle permettra de nuire aux stratégies de fraude plus sûrement que les sanctions pénales. Nous avons déjà abordé cette question au sujet d’amendements précédents. Avis défavorable sur les deux amendements.

Photo de M. le président
Après l’article 22 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Après l’article 22 bis
Mme Stéphanie Rist ministre

Défavorable sur les deux amendements.

II
Après l’article 22 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 74 est adopté ; en conséquence, l’amendement n° 373 tombe.)

Amdt 74 Adopté
II
Article 22 ter
Intervenant non identifié

(L’article 22 ter est adopté.)

Photo de M. le président
Article 22 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur l’amendement n° 367, je suis saisi par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme Mathilde Feld, pour soutenir l’amendement no 367.

Photo de Mme Mathilde Feld
Article 22 quater
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

Nous souhaitons supprimer la possibilité donnée à l’office national antifraude (Onaf) de mener des contrôles sans réquisition du procureur. Il est évident que cette disposition, introduite par un amendement du rapporteur, membre du groupe de la Droite dite républicaine, prend pour cible les travailleurs étrangers et migrants davantage que les employeurs coupables de fraudes aux cotisations sociales. à l’origine. L’exposé des motifs de l’amendement dont sont issus les alinéas 8 à 11 évoquait notamment des contrôles de l’Onaf « en matière d’infraction à l’interdiction de travail dissimulé et d’emploi d’un étranger non autorisé à travailler ». Nous connaissons trop bien les obsessions xénophobes de la droite et de l’extrême droite pour ne pas nous inquiéter que la balance penche sévèrement du côté du second motif. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Alexandre Dufosset
Article 22 quater
M. Alexandre Dufosset Alexandre Dufosset RN

Quelle caricature !

Photo de M. le président
Article 22 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 22 quater
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Ces dispositions permettent de substituer à la réquisition préalable par le parquet une autorisation sur simple information du parquet, qui conserve évidemment l’intégralité de ses compétences. J’ai échangé avec des représentants de l’Onaf, qui m’ont indiqué qu’il s’agissait aussi d’une question d’efficacité, afin d’agir plus rapidement. Cela ne remet absolument pas en cause les prérogatives du parquet. Cet amendement a été repoussé par la commission. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Article 22 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Article 22 quater
Mme Stéphanie Rist ministre

Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

Photo de M. le président
Article 22 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Théo Bernhardt.

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 22 quater
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Chers collègues de La France insoumise, nous avions proposé un amendement pour alourdir les sanctions contre les employeurs qui ont recours aux travailleurs dépourvus de papiers et privés du droit de travailler en France. Vous dites que la droite et l’extrême droite – entre guillemets – sont opposées à une telle mesure, mais nous vous l’avions proposée et vous ne l’avez pas soutenue !

Photo de M. le président
Article 22 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme Mathilde Feld.

Photo de Mme Mathilde Feld
Article 22 quater
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

Je ne mets pas de guillemets à l’extrême droite, elle est extrême. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 22 quater
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Et vous, vous êtes l’extrême gauche extrême !

Photo de Mme Mathilde Feld
Article 22 quater
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

Monsieur Hetzel, en l’état, l’article permet à l’Onaf de mener des contrôles sans réquisition explicite du procureur, ce qui n’est pas la même chose.

Photo de M. le président
Article 22 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 367.

Amdt 367 Rejeté
II
Article 22 quater
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 22 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 54 Nombre de suffrages exprimés 54 Majorité absolue 28 Pour l’adoption 26 Contre 28

II
Article 22 quater
Intervenant non identifié

(L’amendement no 367 n’est pas adopté.)

Amdt 367 Rejeté
Photo de M. le président
Article 22 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 773 de M. le rapporteur est un amendement de coordination.

Amdt 773 Adopté
II
Article 22 quater
Intervenant non identifié

(L’amendement no 773, accepté par le gouvernement, est adopté.)

Amdt 773 Adopté
II
Article 22 quater
Intervenant non identifié

(L’article 22 quater, amendé, est adopté.)

II
Articles 23 et 23 bis
Intervenant non identifié

(Les articles 23 et 23 bis sont successivement adoptés.)

Photo de M. le président
Après l’article 23 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Nous en venons à deux amendements portant article additionnel après l’article 23 bis. L’amendement no 97 de M. Inaki Echaniz est défendu.

Amdt 97 Adopté
II
Après l’article 23 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 97, accepté par la commission et le gouvernement, est adopté.)

Amdt 97 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 23 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Daniel Labaronne, rapporteur pour avis de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, à laquelle la commission des affaires sociales a délégué l’examen des articles 1er, 1er bis, 3 à 3 ter, 9, 9 bis, 14, 15, 18 à 20 quater et 23 à 23 ter, pour soutenir l’amendement no 1010.

Amdt 1010 Adopté
Photo de M. Daniel Labaronne
Après l’article 23 bis
M. Daniel Labaronne rapporteur pour avis de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire EPR

Il est proposé de permettre à l’autorité administrative de prononcer la dissolution d’un fonds de dotation après deux années d’inactivité afin de renforcer la lutte contre la fraude et d’améliorer la surveillance du secteur de la philanthropie. De nombreuses fraudes associées à ces fonds de dotation sont en effet constatées.

II
Après l’article 23 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1010, accepté par le gouvernement, est adopté.)

Amdt 1010 Adopté
Photo de M. le président
Article 23 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 512 de M. le rapporteur pour avis est un amendement de précision.

Amdt 512 Adopté
II
Article 23 ter
Intervenant non identifié

(L’amendement no 512, accepté par le gouvernement, est adopté.)

Amdt 512 Adopté
II
Article 23 ter
Intervenant non identifié

(L’article 23 ter, amendé, est adopté.)

II
Article 24
Intervenant non identifié

(L’article 24 est adopté.)

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de deux demandes de scrutin public : sur les amendements identiques nos 77, 450 et 987, par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire ; sur l’article 24 bis, par le groupe Ensemble pour la République. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Nous en venons aux trois amendements identiques, nos 77, 450 et 987, tendant à supprimer l’article 24 bis. La parole est à M. Arnaud Simion, pour soutenir le premier.

Photo de M. Arnaud Simion
Article 24 bis
M. Arnaud Simion Arnaud Simion SOC

Nous souhaitons supprimer cet article qui risque de pénaliser excessivement les allocataires du RSA surendettés. Il rend non recevables, dans les procédures d’effacement de dettes, les sommes versées au titre du RSA et suivies d’une sanction du département. Il va donc entraîner une aggravation du surendettement des plus défavorisés. Les députés du groupe Socialistes et apparentés appellent plutôt à une refonte du régime de sanctions des allocataires du RSA, excessivement variables selon les départements.

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Louis Boyard, pour soutenir l’amendement no 450.

Amdt 450 Rejeté
Photo de M. Louis Boyard
Article 24 bis
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Il est parfois nécessaire de rappeler des évidences : nos votes ont des conséquences très concrètes sur la vie des gens. Or l’article 2 bis aura de lourdes conséquences. Aujourd’hui, lorsqu’il est reconnu qu’une personne a commis une fraude au RSA, il est possible de procéder à un rééchelonnement ou à un effacement de sa dette si elle est surendettée. Cet article empêchera de procéder à ce rééchelonnement. On nous propose de voter pour que des personnes surendettées, incapables de rembourser, soient tout de même obligées de le faire ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Alexandre Dufosset
Article 24 bis
M. Alexandre Dufosset Alexandre Dufosset RN

Il ne faut pas frauder !

Photo de M. Louis Boyard
Article 24 bis
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Cette mesure ne rapportera pas d’argent. Ces gens n’ont pas les moyens de rembourser, précisément parce qu’ils sont surendettés. On me dira que ces personnes n’avaient qu’à s’abstenir de frauder…

Photo de M. Alexandre Dufosset
Article 24 bis
M. Alexandre Dufosset Alexandre Dufosset RN

Exactement !

Photo de M. Louis Boyard
Article 24 bis
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Mais à quoi condamne-t-on ces personnes ? À ne pas pouvoir payer le loyer, l’électricité, la nourriture ? Globalement, vous les condamnez à la précarité extrême pour des années et des années. Est-ce une peine proportionnée pour une fraude au RSA ?

Photo de M. Alexandre Dufosset
Article 24 bis
M. Alexandre Dufosset Alexandre Dufosset RN

Il faut travailler !

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 987 de Mme Sophie Taillé-Polian est défendu. Quel est l’avis de la commission sur ces amendements de suppression ?

Amdt 987 Rejeté
Photo de M. Patrick Hetzel
Article 24 bis
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

L’article 24 bis a été introduit au Sénat en réponse à une préoccupation des départements depuis une décision rendue par le Conseil d’État, en 2023, sur la recevabilité des indus de RSA dans le cadre d’une procédure de rétablissement personnel. Il est simplement calqué sur le régime de recevabilité des indus frauduleux qui existe s’agissant des autres dettes des organismes de sécurité sociale dans le cadre d’une procédure de rétablissement personnel. Inclure le RSA dans ce dispositif est un alignement, ni plus ni moins. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Article 24 bis
Mme Stéphanie Rist ministre

Même avis.

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jocelyn Dessigny.

Photo de M. Jocelyn Dessigny
Article 24 bis
M. Jocelyn Dessigny Jocelyn Dessigny RN

Systématiquement, l’extrême gauche défend les truands, les fraudeurs et les malfrats ! (Mme Mathilde Feld s’exclame.) Elle nous explique que les pauvres petits ne pourront pas payer leur loyer à cause de ce texte, mais comment doivent faire les honnêtes citoyens qui travaillent et qui ne peuvent pas payer leur loyer ? Eux ne peuvent pas bénéficier des aides auxquelles ils devraient avoir droit parce que, justement, vos amis les délinquants et les fraudeurs bénéficient d’aides qu’ils ne devraient pas toucher ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme Mathilde Feld
Article 24 bis
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

N’importe quoi ! Cela n’a rien à voir !

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Louis Boyard.

Photo de M. Louis Boyard
Article 24 bis
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Monsieur Dessigny, une personne qui n’est pas capable de rembourser ce qu’elle doit ne rapportera aucun argent aux honnêtes citoyens dont vous parlez ! Il y a là un débat de fond. Si vous avez été condamné pour fraude, faut-il vous condamner à une peine de mort sociale ? J’utilise ce terme volontairement, car j’ai souvenir d’une personne condamnée pour fraude qui parlait de peine de mort politique… C’était Marine Le Pen ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Quand Marine Le Pen fraude et est condamnée à une peine d’inéligibilité, vous la défendez. Quand il s’agit de personnes incapables de payer et qui vont se retrouver condamnées à la mort sociale, c’est acceptable à vos yeux. Ce « deux poids, deux mesures » vous caricature et nous motive encore davantage à supprimer l’article 24 bis ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jocelyn Dessigny, pour un rappel au règlement.

Photo de M. Jocelyn Dessigny
Rappel au règlement
M. Jocelyn Dessigny Jocelyn Dessigny RN

Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3, pour mise en cause personnelle de la présidente Marine Le Pen. Monsieur Boyard, connaissez-vous la présomption d’innocence ?

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

Ce n’est pas un rappel au règlement !

Photo de M. le président
Article 24 bis (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix les amendements identiques nos 77, 450 et 987.

Amdt 77 Rejeté Amdt 450 Rejeté Amdt 987 Rejeté
II
Article 24 bis (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 24 bis (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 85 Nombre de suffrages exprimés 85 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 27 Contre 58

II
Article 24 bis (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 77, 450 et 987 ne sont pas adoptés.)

Amdt 77 Rejeté Amdt 450 Rejeté Amdt 987 Rejeté
Photo de M. le président
Article 24 bis (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme Christine Arrighi, pour soutenir les amendements nos 768 et 769, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

Amdt 768 Rejeté Amdt 769 Rejeté
Photo de Mme Christine Arrighi
Article 24 bis (suite)
Mme Christine Arrighi Christine Arrighi EcoS

L’amendement no 768 vise à supprimer l’alinéa 2, afin que, s’agissant des prestations sociales versées par les collectivités territoriales, les dettes des allocataires continuent à relever du droit commun de l’exécution. L’amendement no 769 vise à supprimer l’alinéa 3, pour qu’il en soit de même en ce qui concerne le RSA.

Photo de M. le président
Article 24 bis (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission sur ces deux amendements ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 24 bis (suite)
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

La suppression des alinéas 2 et 3 rendrait l’article 24 bis très largement inopérant.

Photo de Mme Christine Arrighi
Article 24 bis (suite)
Mme Christine Arrighi Christine Arrighi EcoS

C’est l’objectif !

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 24 bis (suite)
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Je l’ai bien compris, d’où mon avis défavorable. Je précise que ces amendements ont été repoussés par la commission.

Photo de M. le président
Article 24 bis (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Article 24 bis (suite)
Mme Stéphanie Rist ministre

Même avis.

Photo de M. le président
Article 24 bis (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Louis Boyard.

Photo de M. Louis Boyard
Article 24 bis (suite)
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

D’après ce que nous a expliqué M. le rapporteur, il s’agit d’aligner les dispositions applicables aux dettes en matière de RSA sur celles qui sont applicables aux dettes à l’égard d’autres organismes de protection sociale. Or ce n’est pas la question ! On raisonne ici d’un point de vue administratif, je dirais même comme des bureaucrates déconnectés de la réalité quotidienne de nos concitoyens, alors que nos votes ont des conséquences sur des vies humaines ! Je vous l’ai expliqué, l’article 24 bis ne rapportera pas d’argent, d’abord parce que le nombre de cas est minime, ensuite parce que les personnes concernées sont dans l’incapacité de payer. Par contre, il plongera ces personnes encore davantage dans la précarité extrême. Certes, elles ont fraudé, mais elles ne méritent pas pour autant une peine de mort sociale ! Par l’amendement no 768, monsieur le rapporteur, nous vous rappelons qu’il existe un droit commun de l’exécution, ce qui invalide votre argument. Surtout, quelle sera, selon vous, la conséquence sociale d’un tel article ?

II
Article 24 bis (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 768 et 769, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 768 Rejeté Amdt 769 Rejeté
Photo de M. le président
Article 24 bis (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de plusieurs demandes de scrutin public : sur les amendements identiques nos 693 et 988 ainsi que sur l’article 25, par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire ; sur l’amendement no 884, par le groupe Ensemble pour la République. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Je mets aux voix l’article 24 bis.

II
Article 24 bis (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 24 bis (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 86 Nombre de suffrages exprimés 86 Majorité absolue 44 Pour l’adoption 56 Contre 30

II
Article 24 bis (suite)
Intervenant non identifié

(L’article 24 bis est adopté.)

Photo de M. le président
Article 25
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements identiques nos 693 de M. Louis Boyard et 988 de Mme Sophie Taillé-Polian sont défendus. Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 25
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Défavorable.

Photo de M. le président
Article 25
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Article 25
Mme Stéphanie Rist ministre

Défavorable.

Photo de M. le président
Article 25
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix les amendements identiques nos 693 et 988.

Amdt 693 Adopté Amdt 988 Adopté
II
Article 25
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 25
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 83 Nombre de suffrages exprimés 81 Majorité absolue 41 Pour l’adoption 42 Contre 39

II
Article 25
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 693 et 988 sont adoptés.)

Amdt 693 Adopté Amdt 988 Adopté
Photo de M. le président
Article 25
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’article 25, tel qu’il a été amendé.

II
Article 25
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 25
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 89 Nombre de suffrages exprimés 88 Majorité absolue 45 Pour l’adoption 60 Contre 28

II
Article 25
Intervenant non identifié

(L’article 25, amendé, est adopté.)

II
Article 26
Intervenant non identifié

(L’article 26 est adopté.)

Photo de M. le président
Après l’article 27
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme Annie Vidal, pour soutenir l’amendement no 884, portant article additionnel après l’article 27.

Amdt 884 Adopté
Photo de Mme Annie Vidal
Après l’article 27
Mme Annie Vidal Annie Vidal EPR

Cet amendement, qui a été élaboré avec la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), vise à renforcer l’efficacité du recouvrement des indus et des sanctions pécuniaires. Actuellement, face à des fraudes complexes ou organisées, certaines structures se placent rapidement en procédure collective. Les caisses d’assurance maladie passent alors après les créanciers prioritaires, ce qui rend le recouvrement difficile, sinon impossible. Aussi proposons-nous d’accorder à ces caisses un privilège similaire à celui dont jouissent les Urssaf. Il s’agit de doter les organismes sociaux d’un outil juridique adapté aux fraudes à fort enjeu financier et de mieux protéger les finances publiques.

Photo de M. Sylvain Maillard
Après l’article 27
M. Sylvain Maillard Sylvain Maillard EPR

C’est un bon amendement !

Photo de M. le président
Après l’article 27
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 27
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Favorable.

Photo de M. le président
Après l’article 27
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Après l’article 27
Mme Stéphanie Rist ministre

Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

Photo de M. le président
Après l’article 27
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 884.

Amdt 884 Adopté
II
Après l’article 27
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 27
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 96 Nombre de suffrages exprimés 94 Majorité absolue 48 Pour l’adoption 63 Contre 31

II
Après l’article 27
Intervenant non identifié

(L’amendement no 884 est adopté.)

Amdt 884 Adopté
Photo de M. le président
Article 27 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le rapporteur, pour soutenir l’amendement no 750, tendant à supprimer l’article 27 bis.

Amdt 750 Adopté
Photo de M. Patrick Hetzel
Article 27 bis
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

L’article 27 bis vise à rendre applicables aux régimes spéciaux les dispositions du code de la sécurité sociale relatives aux contraintes délivrées par les directeurs de caisse. Or il fait doublon avec l’article 12 bis, introduit à la demande des caisses de ces régimes, qui permet déjà aux directeurs de caisse de délivrer des contraintes, d’ailleurs dans une optique plus étendue. C’est pourquoi je propose de supprimer l’article 27 bis. Je précise que l’amendement a été accepté par la commission.

II
Article 27 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 750, accepté par le gouvernement, est adopté ; en conséquence, l’article 27 bis est supprimé.)

Amdt 750 Adopté
Photo de M. le président
Article 27 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de plusieurs demandes de scrutin public : sur l’amendement no 277, sur l’amendement no 554 rectifié et sur les amendements identiques nos 386 et 1002, par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire ; sur l’article 30, par le groupe Ensemble pour la République. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Nous en venons à des amendements portant article additionnel après l’article 28 ter. La parole est à M. Louis Boyard, pour soutenir l’amendement no 277.

Amdt 277 Rejeté
Photo de M. Louis Boyard
Après l’article 28 ter
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Nous avons beaucoup discuté hier des fuites de données – ou plutôt, j’ai monologué sans obtenir de réponse. Nous proposons ici un amendement qui permettrait d’avancer sur cette question, que nous devrions aborder de manière transpartisane. Nous observons chaque semaine des fuites de données massives qui affectent les services de l’État. L’intelligence artificielle facilite le traitement des données qui ont fait l’objet de ces fuites, d’où une explosion du nombre d’escroqueries dont nos concitoyennes et concitoyens sont victimes. Nous devons toutes et tous reconnaître avec humilité que l’État n’est pas au niveau pour affronter ce phénomène. Face aux fuites de données qui touchent les différents organismes de sécurité sociale, nous proposons de créer, dans chaque branche, un comité d’éthique et de transparence sur les outils de traitement des données. Vous le savez, l’utilisation de certains algorithmes, notamment par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), a fait polémique. Il s’agit non seulement de traiter ce problème, mais aussi de commencer à adapter l’État et nos services aux fuites de données massives. Je vous appelle à adopter cet amendement de consensus et de bon sens.

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 28 ter
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Bien évidemment, il est tout à fait pertinent de se préoccuper de l’éthique et de la transparence en matière de traitement des données. Toutefois, je l’ai dit en commission, votre amendement est très largement satisfait, puisque la Cnaf a installé un tel comité d’éthique, qui a déjà tenu de premières réunions – vous l’indiquez vous-même dans l’exposé sommaire de l’amendement. Il n’est vraiment pas nécessaire d’inscrire dans la loi une telle disposition, qui ne relève pas du niveau législatif. Cela n’aurait guère d’incidence sur la manière dont le sujet est traité. J’émets donc un avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Après l’article 28 ter
Mme Stéphanie Rist ministre

Nous avons déjà débattu de ce sujet hier soir, monsieur Boyard. J’ai évoqué alors le comité d’éthique institué par la Cnaf. Comme l’a dit M. le rapporteur, il n’est pas besoin d’ajouter une telle disposition dans la loi. Je donne donc un avis défavorable à votre amendement.

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Louis Boyard.

Photo de M. Louis Boyard
Après l’article 28 ter
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Je ne parviendrai donc pas à obtenir un avis favorable du gouvernement ou du rapporteur ! Je tiens néanmoins à rappeler au groupe Démocrates que cet amendement est issu d’une recommandation qui figure dans un rapport rédigé par Cyrille Isaac-Sibille. Je suis certain que vous pouvez faire confiance à cet honorable collègue qui siège sur vos bancs ! Le comité d’éthique dont vous parlez, madame la ministre, a été créé après un scandale : on s’est aperçu que, pour détecter les fraudeurs, le Cnaf utilisait un algorithme qui ciblait les personnes précaires, les personnes vivant dans les quartiers défavorisés ou encore les personnes touchant l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Bien sûr, les comités d’éthique que nous proposons de créer ont vocation à traiter ces problèmes, mais aussi la question des fuites de données. S’il y a un sujet sur lequel nous n’avons pas apporté de réponse au cours de nos débats sur les fraudes, c’est bien celui-là, reconnaissons-le ! Or la mutualisation des données à laquelle il a été procédé dans de nombreux services entraînera davantage de fuites de données. Donc, madame la ministre, je vous en conjure : donnez un avis favorable à cet amendement. En l’adoptant, nous poserons une première pierre. L’Assemblée devrait travailler sur ce sujet d’intérêt public dans un cadre transpartisan.

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 277.

Amdt 277 Rejeté
II
Après l’article 28 ter
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 105 Nombre de suffrages exprimés 56 Majorité absolue 29 Pour l’adoption 24 Contre 32

II
Après l’article 28 ter
Intervenant non identifié

(L’amendement no 277 n’est pas adopté.)

Amdt 277 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jocelyn Dessigny, pour soutenir les amendements nos 554 rectifié, 557 et 558 rectifié, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

554 (Rect) Rejeté Amdt 557 Rejeté 558 (Rect) Rejeté
Photo de M. Jocelyn Dessigny
Après l’article 28 ter
M. Jocelyn Dessigny Jocelyn Dessigny RN

Depuis le début de l’examen de ce texte, nous renforçons les outils de détection, aggravons les sanctions pénales et améliorons les capacités de contrôle. Ces avancées sont nécessaires, mais si nous voulons que la lutte contre la fraude sociale soit crédible, elle doit aussi comporter une dimension réellement dissuasive. L’amendement no 554 rectifié s’inscrit dans cette logique : en cas de fraude aux prestations sociales ayant donné lieu à une condamnation pénale définitive, l’organisme débiteur pourrait prononcer l’exclusion temporaire, pour une durée maximale de cinq ans, du bénéfice des prestations sociales non contributives. Il existe aujourd’hui un décalage, perçu très fortement par nos concitoyens : celui qui détourne sciemment des prestations financées par la collectivité peut, une fois condamné, continuer à bénéficier des mêmes dispositifs, sans qu’il y ait de conséquence spécifique sur son accès aux aides non contributives. Cette situation alimente un sentiment d’injustice et fragilise l’adhésion aux principes de solidarité nationale, laquelle repose sur un équilibre entre les droits et les responsabilités. Lorsque cet équilibre est rompu par une fraude pénalement sanctionnée, il est légitime que le législateur offre aux organismes compétents un outil proportionné et encadré pour en tirer les conséquences. Cet amendement ne rompt pas avec les principes fondamentaux : il les renforce en affirmant que la solidarité suppose le respect des règles communes.

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement sur ces trois amendements ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 28 ter
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Plusieurs articles du texte visent déjà à une plus grande fermeté. Ils tendent notamment à sanctionner les bénéficiaires qui ont commis une fraude aux prestations sociales. L’objectif est aussi d’améliorer le recouvrement des indus. Nous rendons ainsi le dispositif plus dissuasif. Dans le souci de préserver l’équilibre du texte, j’émets un avis défavorable sur l’amendement no 554 rectifié. L’amendement no 557 vise à rendre obligatoire la communication des organismes de sécurité sociale auprès de l’autorité administrative compétente en cas de fraude d’une personne sans titre de séjour. Une telle disposition sortirait de la logique de lutte contre la fraude. Je donne donc aussi un avis défavorable à cet amendement. L’amendement no 558 rectifié prévoit qu’en cas de condamnation pénale définitive pour une fraude aux prestations sociales ou pour une infraction relevant du trafic de stupéfiants, l’organisme débiteur puisse exclure temporairement la personne condamnée, pour une durée maximale de cinq ans, du bénéfice des prestations sociales non contributives. Il est analogue à l’amendement no 554 rectifié ; mes arguments pour m’y opposer sont donc les mêmes.

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Après l’article 28 ter
Mme Stéphanie Rist ministre

Défavorable, pour les mêmes raisons que M. le rapporteur.

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jocelyn Dessigny.

Photo de M. Jocelyn Dessigny
Après l’article 28 ter
M. Jocelyn Dessigny Jocelyn Dessigny RN

J’entends ce que vous dites, monsieur le rapporteur, mais, si l’on veut être efficace, il faut prendre des mesures concrètes. Certains articles vont dans le bon sens mais sans aller au bout de la logique. Il faut vraiment envoyer un message fort en ce qui concerne le trafic de stupéfiants : ceux qui vendent de la drogue à nos enfants dans la rue ne doivent pas pouvoir percevoir d’aides sociales. Celles-ci leur permettent, je le signale, d’acheter la marchandise qu’ils revendent ensuite à nos enfants – c’est intolérable ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN – M. Olivier Fayssat applaudit également.)

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 554 rectifié.

554 (Rect) Rejeté
II
Après l’article 28 ter
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 28 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 103 Nombre de suffrages exprimés 103 Majorité absolue 52 Pour l’adoption 38 Contre 65

II
Après l’article 28 ter
Intervenant non identifié

(L’amendement no 554 rectifié n’est pas adopté.)

554 (Rect) Rejeté
II
Après l’article 28 ter
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 557 et 558 rectifié, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 557 Rejeté 558 (Rect) Rejeté
Photo de M. le président
Article 29
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de deux amendements identiques, nos 386 et 1002, tendant à rétablir l’article 29, supprimé par la commission. L’amendement no 386 de M. Vincent Rolland est défendu. La parole est à Mme Edwige Diaz, pour soutenir l’amendement no 1002.

Amdt 386 Rejeté
Photo de Mme Edwige Diaz
Article 29
Mme Edwige Diaz Edwige Diaz RN

Cet amendement de notre collègue Éric Michoux vise à permettre aux organismes de sécurité sociale de suspendre provisoirement le versement d’une prestation sociale dans certains cas précis : en cas de soupçon sérieux de fraude, en cas de manquement du bénéficiaire à ses obligations ou en cas de commission d’une infraction. Il n’y aurait là rien d’arbitraire, bien au contraire,…

Photo de M. Pierre Pribetich
Article 29
M. Pierre Pribetich Pierre Pribetich SOC

Mais non, bien entendu !

Photo de Mme Edwige Diaz
Article 29
Mme Edwige Diaz Edwige Diaz RN

…puisque la décision serait prise par la direction de l’organisme payeur et que la personne concernée bénéficierait de garanties procédurales. Ainsi, l’organisme payeur devrait d’une part motiver sa décision, d’autre part en informer le bénéficiaire ayant commis une infraction ou soupçonné d’infraction ; bien évidemment, il devrait aussi respecter le principe du contradictoire. Tout cela se ferait dans un délai très court. Cet amendement permettrait une action rapide et efficace contre la fraude. Il aurait une portée très dissuasive. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN – M. Olivier Fayssat applaudit également.)

Photo de M. le président
Article 29
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 29
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

J’entends vos arguments, madame Diaz. Certes, lors de ses débats, la commission a souhaité faire en sorte que les sanctions prévues à plusieurs articles du texte soient réelles. Mais elles doivent être fondées sur une fraude avérée et non sur un doute sérieux. En l’occurrence, vous procédez à un glissement en évoquant dans l’exposé sommaire de l’amendement un « doute sérieux concernant des manœuvres frauduleuses ». Dans le respect de notre droit, nous souhaitons que les sanctions ne soient prononcées qu’après s’être assuré que la fraude est avérée. Avis défavorable.

Photo de Mme Christine Arrighi
Article 29
Mme Christine Arrighi Christine Arrighi EcoS

C’est quand même le minimum !

Photo de M. le président
Article 29
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Article 29
Mme Stéphanie Rist ministre

Défavorable.

Photo de M. le président
Article 29
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme Mathilde Feld.

Photo de Mme Mathilde Feld
Article 29
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

C’est la moindre des choses d’y être défavorable ! Il est quand même curieux d’entendre les parangons de la présomption d’innocence défendre un amendement prévoyant des sanctions en cas de simple soupçon.

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 29
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Quel est le rapport ?

Photo de Mme Mathilde Feld
Article 29
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

Avec cet article 29, nous arrivons au pire en matière de répression des pauvres et des précaires.

Photo de M. Emeric Salmon
Article 29
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Des fraudeurs !

Photo de Mme Mathilde Feld
Article 29
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

Il avait heureusement été supprimé en commission et il est bien triste de le voir réapparaître. C’est l’un des pires articles dont nous ayons débattu ! Alors que vous avez refusé de manière systématique de taxer les entreprises et de les punir pour des soupçons de fraude,…

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 29
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

C’est faux !

Photo de Mme Mathilde Feld
Article 29
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

…vous l’acceptez pour des gens qui vivent dans la misère, suspectés sur la base d’algorithmes dont on sait qu’ils sont biaisés pour chercher précisément ces gens-là ! Il est parfaitement abject d’imaginer défendre ce genre d’amendement ou d’article ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. le président
Article 29
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix les amendements identiques nos 386 et 1002.

Amdt 386 Rejeté Amdt 1002 Rejeté
II
Article 29
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 29
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 107 Nombre de suffrages exprimés 107 Majorité absolue 54 Pour l’adoption 40 Contre 67

II
Article 29
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 386 et 1002 ne sont pas adoptés ; en conséquence, l’article 29 demeure supprimé.)

Amdt 386 Rejeté Amdt 1002 Rejeté
Photo de M. le président
Article 29
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur l’amendement n° 589, je suis saisi par le groupe Horizons & indépendants d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Photo de M. le président
Article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 589 de Mme Nathalie Colin-Oesterlé est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 589 Adopté
Photo de M. Patrick Hetzel
Article 30
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Favorable.

Photo de M. le président
Article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Article 30
Mme Stéphanie Rist ministre

Même avis.

Photo de M. le président
Article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 589.

Amdt 589 Adopté
II
Article 30
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 109 Nombre de suffrages exprimés 70 Majorité absolue 36 Pour l’adoption 47 Contre 23

II
Article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 589 est adopté.)

Amdt 589 Adopté
Photo de M. le président
Article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur l’amendement n° 587, je suis saisi par le groupe Horizons & indépendants d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Je mets aux voix l’article 30, tel qu’il a été amendé.

II
Article 30
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 109 Nombre de suffrages exprimés 108 Majorité absolue 55 Pour l’adoption 86 Contre 22

II
Article 30
Intervenant non identifié

(L’article 30, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Nous en venons à plusieurs amendements portant article additionnel après l’article 30. L’amendement no 587 de Mme Nathalie Colin-Oesterlé est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 587 Rejeté
Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 30
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Après l’article 30
Mme Stéphanie Rist ministre

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 587.

Amdt 587 Rejeté
II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 107 Nombre de suffrages exprimés 105 Majorité absolue 53 Pour l’adoption 52 Contre 53

II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 587 n’est pas adopté.)

Amdt 587 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. David Magnier, pour soutenir l’amendement no 776.

Amdt 776 Rejeté
Photo de M. David Magnier
Après l’article 30
M. David Magnier David Magnier RN

Cet amendement poursuit un objectif clair et simple : disposer chaque année d’une vision complète et transparente du coût réel de la fraude et de l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre pour la combattre. Il s’agit d’avoir une vision exhaustive des fraudes, des recouvrements, des coûts de contrôle et des actions correctives entreprises. Nous ne pouvons lutter efficacement contre la fraude sans en avoir une connaissance précise et nous ne pouvons pas davantage piloter nos politiques publiques sans les évaluer objectivement. Nous proposons donc que le gouvernement remette chaque année au Parlement un rapport public consolidé, certifié par la Cour des comptes, détaillant le coût réel de la fraude et de la lutte menée pour la combattre, ce que nous récupérons et les résultats concrets obtenus. Ce rapport, qui doit devenir un véritable outil de pilotage au service du contrôle parlementaire et de la démocratie, fera l’objet d’un débat annuel devant les commissions des finances et des affaires sociales de l’Assemblée nationale et du Sénat. L’objectif est d’obtenir transparence, rigueur et responsabilité dans la gestion des ressources. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 30
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Vous constaterez que toute cette série d’amendements…

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Nous arrivons dans la grande série des demandes de rapports !

Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 30
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

…proposent, en effet, des rapports sur différents sujets en lien avec le texte. Ma position de principe sera la même pour toutes ces demandes : défavorable. Elles ont d’ailleurs toutes été repoussées par la commission.

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Cet avis vaut donc pour l’ensemble des amendements formulant une demande de rapport ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 30
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Oui, monsieur le président.

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Parfait, nous irons vite ! Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Après l’article 30
Mme Stéphanie Rist ministre

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Louis Boyard.

Photo de M. Louis Boyard
Après l’article 30
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Je trouve cette situation peu banale et amusante : ce que vous demandez a été mis en place par Gabriel Attal lorsqu’il était ministre des comptes publics. Chaque année, le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFIPS) remet ce rapport, sur lequel tous nos collègues ont travaillé pour préparer l’examen du projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Le fait que le groupe RN n’ait même pas connaissance de son existence explique une grande partie de ses amendements ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 776 n’est pas adopté.)

Amdt 776 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Peio Dufau, pour soutenir l’amendement no 56.

Amdt 56 Adopté
Photo de M. Peio Dufau
Après l’article 30
M. Peio Dufau Peio Dufau SOC

Gau on, bonsoir ! Cet amendement demande au gouvernement un rapport sur les pistes d’amélioration de la méthodologie employée pour identifier les médecins en situation de surprescription. Les remontées de terrain nous alertent sur des situations d’incompréhension par les médecins, voire d’injustice. Des médecins de bonne foi peuvent être mis en cause, non en raison d’un comportement frauduleux mais parce qu’ils suivent des patientèles particulières – travailleurs exposés à la pénibilité, patients âgés ou souffrant de troubles psychiatriques – ou en raison de leur mode de suivi – visites à domicile. Un rapport serait intéressant pour analyser cela de manière plus fine et éviter qu’ils soient conduits à opérer un tri dans leur patientèle. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.)

II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 56, repoussé par la commission et le gouvernement, est adopté.)

Amdt 56 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 231 de M. Nicolas Ray est défendu.

Amdt 231 Array
II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 231, repoussé par la commission et le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 231 Array
Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur les amendements nos 1032 et 1035, je suis saisi par le groupe Rassemblement national de demandes de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme Karine Lebon, pour soutenir l’amendement no 234.

Photo de Mme Karine Lebon
Après l’article 30
Mme Karine Lebon Karine Lebon GDR

Nous proposons d’instaurer un rendez-vous annuel de vérité sur la fraude fiscale, l’évasion fiscale et les grandes fraudes économiques. Alors qu’on évoque régulièrement des pertes annuelles pour les finances publiques comprises entre 80 et 120 milliards d’euros, le Parlement ne dispose toujours d’aucun document consolidé, stable et transparent pour en apprécier les fondements méthodologiques, les évolutions et les principales composantes. Cette absence de visibilité fragilise le débat démocratique et entretient les approximations quand il faudrait, au contraire, objectiver les montants, identifier les schémas frauduleux et mesurer avec précision les moyens consacrés à la lutte contre ces pratiques. Ce rapport aurait également pour objet d’éclairer le Parlement sur les ressources humaines, matérielles et budgétaires allouées aux différentes directions en charge de la répression des fraudes, dont les bilans d’activité rappellent le rôle central dans la protection des finances publiques. La transparence est une condition de l’efficacité de la lutte contre la fraude et du contrôle parlementaire, raison pour laquelle nous vous invitons à voter en faveur de cette demande de rapport. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Sandra Regol applaudit également.)

II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 234, repoussé par la commission et le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 234 Array
Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme Virginie Duby-Muller, pour soutenir l’amendement no 387.

Amdt 387 Rejeté
Photo de Mme Virginie Duby-Muller
Après l’article 30
Mme Virginie Duby-Muller Virginie Duby-Muller DR

Il prévoit la remise au Parlement d’un rapport évaluant l’ampleur de la fraude sociale liée à l’activité de moniteurs de ski étrangers en France. Les travaux conduits dans le cadre de la mission flash menée par Vincent Rolland et Marie-Noëlle Battistel ont mis en évidence la situation particulière des travailleurs transfrontaliers italiens, dont les revenus sont imposés dans leur pays de résidence en application d’une convention fiscale franco-italienne. Ce régime, plus favorable que le droit français, peut donner lieu à des détournements. Cet amendement d’appel vise à mieux appréhender le phénomène : nous attendons une prise de conscience de la part du gouvernement.

II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 387, repoussé par la commission et le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 387 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de deux amendements identiques, nos 703 et 796. L’amendement no 703 de M. Laurent Baumel est défendu. La parole est à M. Peio Dufau, pour soutenir l’amendement no 796.

Amdt 703 Rejeté Amdt 796 Rejeté
Photo de M. Peio Dufau
Après l’article 30
M. Peio Dufau Peio Dufau SOC

Cet amendement demande la remise d’un rapport pour harmoniser la définition de la résidence principale, actuellement trop floue et éclatée dans notre droit. Sur le terrain, élus et associations alertent sur une fraude importante, notamment dans les zones tendues, qui permet aux propriétaires de résidences secondaires d’échapper à certains prélèvements obligatoires. Je signale un bel article dans Le Figaro immobilier qui explique le mécanisme de cette fraude. Je vous conseille sa lecture : c’est frappant ! L’un des obstacles à une politique de lutte efficace contre cette fraude réside dans l’absence d’une définition claire et unifiée de la résidence principale dans les différents codes.?Nous proposons d’engager un travail d’harmonisation des critères – résidence effective, centre de la vie personnelle et familiale, lien avec l’activité professionnelle – afin de gagner en clarté et en efficacité et de rendre les contrôles pleinement opérationnels.

II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 703 et 796, repoussés par la commission et le gouvernement, ne sont pas adoptés.)

Amdt 703 Rejeté Amdt 796 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Théo Bernhardt, pour soutenir les amendements nos 1032 et 1035, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

Amdt 1032 Rejeté Amdt 1035 Rejeté
Photo de M. Théo Bernhardt
Après l’article 30
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Il s’agit de deux demandes de rapport, le premier sur la fraude aux cotisations et contributions sociales des travailleurs indépendants relevant du régime réel d’imposition et le second sur les pertes de recettes de la taxe sur la valeur ajoutée affectée à la sécurité sociale. Je profite de cette prise de parole pour remercier tous nos collègues de ces débats – un peu en dents de scie entre la commission et la séance – ainsi que les rapporteurs, qui ont été à notre écoute et ont su répondre à nos questions. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Pour ce mot de la fin, ou presque, je tenais à saluer la qualité de nos débats. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 1032, qui a reçu un avis défavorable de la commission et du gouvernement.

Amdt 1032 Rejeté
II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 116 Nombre de suffrages exprimés 116 Majorité absolue 59 Pour l’adoption 42 Contre 74

II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1032 n’est pas adopté.)

Amdt 1032 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 1035, qui a reçu un avis défavorable de la commission et du gouvernement.

Amdt 1035 Rejeté
II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 30
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 107 Nombre de suffrages exprimés 103 Majorité absolue 52 Pour l’adoption 39 Contre 64

II
Après l’article 30
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1035 n’est pas adopté.)

Amdt 1035 Rejeté
Photo de M. le président
Titre
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Arnaud Simion, pour soutenir l’amendement no 89.

Amdt 89 Rejeté
Photo de M. Arnaud Simion
Titre
M. Arnaud Simion Arnaud Simion SOC

Avec cet amendement, nous faisons preuve d’audace en supprimant les deux mots suivants dans le titre : « et fiscales ». Nous pensons que renommer le texte « Projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales » a un sens, dans la mesure où la quasi-totalité des dispositifs ont cette finalité et où les dispositifs qui prétendent lutter contre la fraude fiscale sont cosmétiques. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Sylvain Maillard
Titre
M. Sylvain Maillard Sylvain Maillard EPR

C’est faux !

Photo de M. le président
Titre
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Titre
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Vous avez tenu à déposer cet amendement pour souligner un point de divergence. Je tiens cependant à rappeler, comme nous l’avons déjà fait à de nombreuses reprises, qu’il ne faut pas seulement raisonner à l’aune du nombre d’articles consacrés à ces questions ; il faut aussi prendre en considération la nature des dispositifs. Assurément, certaines dispositions concernant la lutte contre la fraude fiscale étaient déjà en vigueur, mais je vous invite à regarder ce qui a été adopté au cours des derniers mois. Un travail assez important a été accompli en commission des finances dans ce sens.

Photo de Mme Christine Arrighi
Titre
Mme Christine Arrighi Christine Arrighi EcoS

Non, pas du tout !

Photo de M. Patrick Hetzel
Titre
M. Patrick Hetzel rapporteur DR

Par conséquent, considérer que ce texte ne porterait que sur la lutte contre les fraudes sociales revient à porter un regard asymétrique sur la réalité. Les deux volets sont bel et bien traités dans le projet de loi. J’en profite pour saluer l’investissement de mon collègue Labaronne sur ces questions. Il a largement démontré, notamment lors de ses interventions pour exprimer son avis, que la dimension fiscale n’était nullement négligée. Une fraude est une fraude, qu’elle soit fiscale ou sociale. Avis défavorable. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe HOR.)

Photo de M. le président
Titre
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Stéphanie Rist
Titre
Mme Stéphanie Rist ministre

Défavorable. Je remercie l’Assemblée pour la qualité de nos débats, même si ceux-ci ont été morcelés en raison de la suspension des travaux du mois de mars. Je répète que la lutte contre les fraudes, qu’elles soient fiscales ou sociales, est un enjeu de justice sociale et une marque de respect pour ceux qui ne fraudent pas.

Photo de M. le président
Titre
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme Mathilde Feld.

Photo de Mme Mathilde Feld
Titre
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

Avec mon groupe, nous sommes évidemment favorables à cet amendement. Mais au vu de la part ridicule que le texte réserve à la lutte contre la fraude fiscale, nous aurions sans doute plutôt choisi comme titre : « Projet de loi de chasse aux précaires ». (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Jean-Claude Raux applaudit également.)

Photo de M. Emeric Salmon
Titre
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Aux fraudeurs !

Photo de Mme Mathilde Feld
Titre
Mme Mathilde Feld Mathilde Feld LFI-NFP

Je suis tout à fait d’accord pour remercier les collègues des bancs de la gauche. Sans eux, il n’y aurait eu aucun débat dans l’hémicycle ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC.) En effet, les bancs de la droite, censée soutenir le gouvernement, sont restés vides tout au long de la discussion. Ses supplétifs du Rassemblement national l’ont remplacée efficacement. (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.) Comme d’habitude, ils ont été la béquille des macronistes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ce texte est vraiment une catastrophe. Il est bien dommage que nous soyons constamment obligés de voter sur des projets de loi insupportables. Lorsque j’entends à la radio que le Parlement a adopté un texte de ce type, j’ai honte. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

II
Titre
Intervenant non identifié

(L’amendement no 89 n’est pas adopté.)

Amdt 89 Rejeté
Photo de M. le président
Titre
M. le président Sébastien Chenu RN

Je rappelle que la conférence des présidents a décidé que le vote solennel sur l’ensemble du projet de loi aurait lieu le mardi 7 avril, après les questions au gouvernement. La prochaine séance aura lieu demain à 11 heures, avec à l’ordre du jour la proposition de loi de Mme Caroline Yadan… (Murmures.) Poisson d’avril ! (Sourires.) Et puisque Pâques approche… (M. le président fait sonner la cloche posée sur son bureau. – Nouveaux sourires.)

Photo de M. le président
Ordre du jour de la prochaine séance
M. le président Sébastien Chenu RN

Prochaine séance, demain, à 11 heures : Discussion du projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie. La séance est levée.

II
Ordre du jour de la prochaine séance
Intervenant non identifié

(La séance est levée à vingt-deux-heures quinze.)

II
Ordre du jour de la prochaine séance
Intervenant non identifié

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra

Glossaire
Abstention

Vote par lequel un député choisit de ne se prononcer ni pour ni contre un texte ou un amendement. L'abstention est comptabilisée séparément et n'entre pas dans le calcul de la majorité.

Amendement

Modification proposée à un texte de loi en cours de discussion. Un amendement peut être déposé par un député, un groupe parlementaire, une commission ou le Gouvernement. Il peut viser à ajouter, supprimer ou modifier un ou plusieurs articles du texte.

Assemblée nationale

Chambre basse du Parlement français, composée de 577 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Elle vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Elle siège au Palais Bourbon à Paris.

Article 40

Article de la Constitution interdisant aux parlementaires de proposer des amendements ou propositions de loi entraînant une diminution des ressources publiques ou une augmentation des charges. Le Président de la commission des Finances veille à son application.

Article 44 alinéa 3 (vote bloqué)

Le Gouvernement peut demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement. Cette procédure est appelée « vote bloqué ».

Ballottage

Situation dans laquelle aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour d'une élection. Un second tour est alors organisé où seuls se maintiennent les candidats ayant recueilli un nombre suffisant de voix.

Bicamérisme

Système parlementaire à deux chambres : l'Assemblée nationale (chambre basse) et le Sénat (chambre haute). En France, le bicamérisme est dit « inégalitaire » car l'Assemblée peut avoir le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.

Bureau de l'Assemblée

Organe directeur de l'Assemblée nationale composé du Président, des vice-présidents, des questeurs et des secrétaires. Il organise et dirige les travaux de l'Assemblée, statue sur les demandes de levée d'immunité et gère le budget interne.

Budget de l'État

Document retraçant l'ensemble des recettes et des dépenses de l'État pour une année civile. Il est présenté dans le projet de loi de finances (PLF) et voté chaque automne par le Parlement. Son exécution est contrôlée a posteriori par la loi de règlement.

Cavalier législatif

Disposition insérée dans une loi qui n'a aucun lien avec le texte en discussion. Les cavaliers législatifs peuvent être censurés par le Conseil constitutionnel au titre de l'article 45 de la Constitution.

Censure (constitutionnelle)

Décision du Conseil constitutionnel déclarant une disposition législative contraire à la Constitution. La disposition censurée ne peut être promulguée. La censure peut être totale (toute la loi) ou partielle (certains articles).

Circonscription

Division géographique dans laquelle est élu un député. La France compte 577 circonscriptions législatives. Chaque circonscription élit un seul député au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Cohabitation

Situation institutionnelle dans laquelle le Président de la République et le Premier ministre appartiennent à des majorités politiques opposées. La France a connu trois cohabitations : 1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002.

Commission permanente

Organe de travail permanent de l'Assemblée (8 commissions : Lois, Finances, Affaires sociales, Affaires étrangères, Défense, Affaires culturelles, Développement durable, Affaires économiques). Les commissions examinent les textes de loi avant leur discussion en séance.

Commission d'enquête

Commission temporaire créée pour recueillir des informations sur des faits déterminés ou sur la gestion d'un service public. Ses travaux durent au maximum 6 mois et ses auditions peuvent être publiques. Elle dispose de pouvoirs d'investigation étendus.

Commission mixte paritaire (CMP)

Commission composée de 7 députés et 7 sénateurs, réunie pour trouver un texte de compromis lorsque l'Assemblée et le Sénat n'arrivent pas à un accord sur un projet ou une proposition de loi après deux lectures.

Compte rendu

Transcription intégrale ou analytique des débats ayant eu lieu en séance publique ou en commission. Les comptes rendus intégraux sont publiés au Journal officiel et consultables en ligne.

Conférence des présidents

Réunion hebdomadaire rassemblant le Président de l'Assemblée, les vice-présidents, les présidents de groupes, les présidents de commissions et le membre du Gouvernement chargé des relations avec le Parlement. Elle fixe l'ordre du jour des travaux.

Congrès du Parlement

Réunion conjointe de l'Assemblée nationale et du Sénat à Versailles, convoquée par le Président de la République pour voter une révision constitutionnelle. L'adoption requiert une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Conseil constitutionnel

Institution composée de 9 membres (3 nommés par le Président de la République, 3 par le président du Sénat, 3 par le président de l'Assemblée) chargée de vérifier la conformité des lois à la Constitution. Il peut être saisi avant promulgation ou par QPC.

Conseil des ministres

Réunion hebdomadaire du Gouvernement sous la présidence du Président de la République, chaque mercredi à l'Élysée. C'est là que sont adoptés les projets de loi, les ordonnances, les décrets et les nominations importantes.

Conseil d'État

Plus haute juridiction administrative française. Il est obligatoirement consulté sur les projets de loi et d'ordonnance avant leur examen par le Parlement. Son avis porte sur la qualité juridique du texte et sa conformité aux normes supérieures.

Constitution

Loi fondamentale de la République française, adoptée le 4 octobre 1958. Elle définit l'organisation des pouvoirs publics, les droits et libertés des citoyens, et les rapports entre le Parlement, le Gouvernement et le Président de la République.

Contre (vote)

Vote exprimé en opposition à un texte, un amendement ou une motion. Les votes « contre » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Cour des comptes

Juridiction financière indépendante chargée de contrôler la gestion des fonds publics. Elle assiste le Parlement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances et publie un rapport annuel public.

Débat d'orientation

Débat organisé en séance publique sans vote à la clef, permettant aux députés d'exprimer leurs positions sur un sujet de politique générale, budgétaire ou européenne avant que le Gouvernement n'arrête ses choix.

Décret

Acte réglementaire pris par le Président de la République ou le Premier ministre. Les décrets d'application précisent les modalités d'exécution d'une loi. Certains décrets sont délibérés en Conseil des ministres.

Délégation parlementaire

Organisme permanent de l'Assemblée chargé d'informer les députés sur un domaine spécifique : droits des femmes, outre-mer, renseignement, collectivités territoriales, etc. Les délégations n'ont pas de pouvoir législatif direct.

Déontologue de l'Assemblée

Personnalité indépendante chargée de veiller au respect du code de déontologie par les députés : déclarations d'intérêts, prévention des conflits d'intérêts, cadeaux et invitations. Il peut être saisi par tout député ou citoyen.

Déport

Décision d'un député de ne pas participer à un vote ou à des travaux parlementaires en raison d'un conflit d'intérêts. Le déport est déclaré auprès du déontologue et publié. C'est une mesure de transparence et de probité.

Député

Élu de la Nation siégeant à l'Assemblée nationale. Le député vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement, peut poser des questions et déposer des propositions de loi. Son mandat dure 5 ans (sauf dissolution).

Dissolution

Acte par lequel le Président de la République met fin au mandat de l'Assemblée nationale avant son terme, provoquant de nouvelles élections législatives dans les 20 à 40 jours. Une nouvelle dissolution ne peut avoir lieu dans l'année qui suit.

Dossier législatif

Ensemble des documents et actes liés à l'examen d'un texte de loi : dépôt, renvoi en commission, rapport, discussion en séance, amendements, vote, navette avec le Sénat, promulgation.

Droit d'amendement

Droit reconnu à chaque parlementaire et au Gouvernement de proposer des modifications à un texte de loi en cours de discussion. Ce droit est garanti par la Constitution (article 44) mais encadré par des règles de recevabilité.

Élections législatives

Scrutin uninominal majoritaire à deux tours permettant d'élire les 577 députés de l'Assemblée nationale. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue et au moins 25 % des inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit.

État d'urgence

Régime d'exception déclaré par décret en Conseil des ministres en cas de péril imminent ou de calamité publique. Sa prolongation au-delà de 12 jours nécessite une autorisation du Parlement. Il renforce temporairement les pouvoirs de l'exécutif.

Examen en commission

Phase de la procédure législative durant laquelle une commission permanente étudie un texte article par article, auditionne le rapporteur et vote des amendements avant la discussion en séance publique.

Exception d'irrecevabilité

Motion de procédure par laquelle un député demande le rejet d'un texte au motif qu'il est contraire à la Constitution. Son adoption entraîne le rejet du texte. C'est le seul moyen de soulever l'inconstitutionnalité pendant les débats.

Fait personnel

Prise de parole brève autorisée en fin de séance lorsqu'un député estime que ses propos ont été déformés ou qu'il a été mis en cause personnellement au cours des débats.

Fenêtre parlementaire (niche)

Journée réservée dans le calendrier parlementaire à un groupe d'opposition ou minoritaire pour inscrire à l'ordre du jour les textes de son choix. Chaque groupe dispose d'une journée par session ordinaire.

Gouvernement

Organe exécutif dirigé par le Premier ministre, composé des ministres, ministres délégués et secrétaires d'État. Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Groupe parlementaire

Regroupement d'au moins 15 députés partageant des affinités politiques. Chaque groupe dispose d'un temps de parole, de postes en commission et de moyens matériels. Un groupe peut être déclaré d'opposition ou minoritaire.

Groupe d'études

Groupe informel de députés qui se réunissent autour d'un thème d'intérêt commun (viticulture, espace, numérique…). Les groupes d'études permettent de travailler sur des sujets transversaux au-delà des clivages partisans.

HATVP

Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autorité administrative indépendante chargée de contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêts des élus et hauts fonctionnaires, et de prévenir les conflits d'intérêts.

Hémicycle

Salle en forme de demi-cercle où siègent les députés au Palais Bourbon. Les places sont réparties de gauche à droite selon les affinités politiques. Le Président de l'Assemblée siège au « perchoir », point le plus élevé.

Immunité parlementaire

Protection juridique dont bénéficient les parlementaires. L'irresponsabilité couvre les opinions et votes émis dans l'exercice des fonctions. L'inviolabilité interdit l'arrestation sans autorisation du Bureau sauf flagrant délit.

Incompatibilité

Interdiction de cumuler le mandat de député avec certaines fonctions ou activités (fonctionnaire en activité, dirigeant d'entreprise publique, membre du Gouvernement, sénateur, député européen…). Le député doit choisir sous 30 jours.

Initiative législative

Droit de proposer un texte de loi. L'initiative appartient concurremment au Premier ministre (projets de loi) et aux membres du Parlement (propositions de loi). En pratique, la majorité des lois adoptées sont d'origine gouvernementale.

Irrecevabilité

Décision de rejeter un amendement ou une proposition de loi pour des raisons de forme (article 40 : charge financière, article 45 : cavalier législatif, article 41 : domaine réglementaire) sans examen sur le fond.

Journal officiel (JO)

Publication officielle de la République française dans laquelle sont publiés les lois, décrets, arrêtés, comptes rendus des débats parlementaires, questions écrites et réponses ministérielles. Il est consultable gratuitement en ligne.

Législature

Période de 5 ans correspondant au mandat d'une Assemblée nationale. La législature actuelle est la 17ᵉ (depuis 2024). Chaque législature est divisée en sessions ordinaires et extraordinaires.

Lecture

Chaque passage d'un texte devant une chambre (Assemblée ou Sénat) constitue une « lecture ». La navette peut comporter plusieurs lectures. En cas de désaccord persistant, le Gouvernement peut demander une lecture définitive à l'Assemblée.

Loi de finances (PLF)

Loi qui détermine chaque année les recettes et les dépenses de l'État. Le projet de loi de finances est déposé en octobre, examiné en priorité par l'Assemblée (40 jours), puis par le Sénat (20 jours). Il doit être adopté avant le 31 décembre.

Loi organique

Loi de rang supérieur aux lois ordinaires qui précise l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics prévus par la Constitution. Son adoption requiert des conditions plus strictes et elle est automatiquement soumise au Conseil constitutionnel.

Loi de programmation

Loi fixant des objectifs et des moyens sur plusieurs années dans un domaine (défense, justice, recherche, finances publiques). Elle n'a pas de portée contraignante mais traduit les orientations à moyen terme du Gouvernement.

Majorité

Nombre de voix nécessaires pour adopter un texte. La majorité simple (plus de la moitié des suffrages exprimés) est la règle générale. Certains votes (motion de censure, révision constitutionnelle) requièrent une majorité qualifiée.

Majorité absolue

Plus de la moitié des membres composant l'Assemblée, soit 289 voix sur 577. Requise notamment pour l'adoption d'une motion de censure ou pour l'investiture du Gouvernement. À distinguer de la majorité simple des suffrages exprimés.

Mandat parlementaire

Mission confiée par les électeurs à un député pour les représenter. Le mandat est de 5 ans, national (le député représente toute la Nation et non sa seule circonscription) et non impératif (il vote librement selon sa conscience).

Mission d'information

Groupe de travail temporaire créé par une commission permanente ou la Conférence des présidents pour étudier un sujet spécifique. Moins formelle qu'une commission d'enquête, elle ne dispose pas de pouvoirs de contrainte mais publie un rapport.

Motion de censure

Procédure par laquelle l'Assemblée nationale peut renverser le Gouvernement. Elle doit être signée par au moins 58 députés (1/10ᵉ) et adoptée à la majorité absolue (289 voix). Seuls les votes « pour » sont comptabilisés.

Motion de renvoi en commission

Motion de procédure par laquelle l'Assemblée peut décider de renvoyer un texte en commission pour un examen complémentaire. Son adoption suspend la discussion du texte jusqu'à un nouvel examen en commission.

Navette parlementaire

Va-et-vient d'un texte entre l'Assemblée nationale et le Sénat jusqu'à son adoption dans les mêmes termes. Si le désaccord persiste après deux lectures, une CMP est convoquée ou l'Assemblée peut statuer définitivement.

Non-inscrit

Député n'appartenant à aucun groupe parlementaire. Les non-inscrits bénéficient de droits individuels (vote, amendement, question) mais disposent d'un temps de parole réduit et d'une représentation limitée en commission.

Obstruction parlementaire

Stratégie consistant à multiplier les amendements, les rappels au règlement ou les demandes de scrutin pour retarder ou bloquer l'adoption d'un texte. L'obstruction est une arme classique de l'opposition.

Ordonnance

Texte pris par le Gouvernement dans le domaine de la loi, après habilitation du Parlement (article 38 de la Constitution). Les ordonnances doivent être ratifiées par le Parlement dans un délai fixé par la loi d'habilitation.

Ordre du jour (ODJ)

Liste des sujets devant être examinés lors d'une séance ou d'une réunion de commission. L'ordre du jour est fixé par la Conférence des présidents. Le Gouvernement dispose d'un droit de priorité pour y inscrire ses textes.

Palais Bourbon

Siège de l'Assemblée nationale, situé sur la rive gauche de la Seine à Paris (7ᵉ arrondissement). Le bâtiment, construit au XVIIIᵉ siècle, abrite l'hémicycle, les salles de commission, les bureaux des députés et la bibliothèque.

Parlement

Institution bicamérale composée de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Parlement vote la loi, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Il peut se réunir en Congrès pour réviser la Constitution.

Perchoir

Nom donné familièrement au siège du Président de l'Assemblée nationale, situé au point le plus élevé de l'hémicycle. Par extension, « décrocher le perchoir » signifie être élu Président de l'Assemblée.

Pour (vote)

Vote exprimé en faveur d'un texte, d'un amendement ou d'une motion. Les votes « pour » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Premier ministre

Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. Il dirige l'action du Gouvernement, assure l'exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Président de l'Assemblée nationale

Quatrième personnage de l'État, élu par les députés au début de chaque législature. Il dirige les débats, assure le respect du règlement, peut saisir le Conseil constitutionnel et supplée le Président de la République en cas de vacance.

Président de la République

Chef de l'État élu au suffrage universel direct pour 5 ans. Il nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres, promulgue les lois, peut dissoudre l'Assemblée et exercer les pouvoirs exceptionnels de l'article 16.

Procédure accélérée

Procédure permettant de réduire la navette parlementaire à une seule lecture par chambre avant réunion éventuelle d'une CMP. Elle est décidée par le Gouvernement ou par la Conférence des présidents.

Projet de loi

Texte de loi déposé par le Gouvernement (Premier ministre). Les projets de loi passent obligatoirement par le Conseil d'État pour avis et sont accompagnés d'une étude d'impact. À ne pas confondre avec la proposition de loi.

Promulgation

Acte par lequel le Président de la République atteste l'existence de la loi et ordonne son exécution. Elle intervient dans les 15 jours suivant la transmission de la loi définitivement adoptée, sauf saisine du Conseil constitutionnel.

Proposition de loi

Texte de loi déposé par un ou plusieurs parlementaires (députés ou sénateurs), par opposition au projet de loi qui émane du Gouvernement. Elle n'est pas soumise à l'avis du Conseil d'État ni à l'obligation d'étude d'impact.

Proposition de résolution

Texte par lequel l'Assemblée exprime un avis, un souhait ou une recommandation sans valeur contraignante. Depuis 2008, les résolutions peuvent porter sur tout sujet. Elles ne sont pas transmises au Sénat et ne sont pas promulguées.

Question prioritaire de constitutionnalité (QPC)

Procédure permettant à tout justiciable de contester la conformité d'une loi déjà en vigueur aux droits et libertés garantis par la Constitution. La QPC est transmise au Conseil constitutionnel par le Conseil d'État ou la Cour de cassation.

Question écrite (QE)

Question adressée par écrit par un député à un ministre. Le ministre dispose normalement de deux mois pour répondre. Les questions et réponses sont publiées au Journal officiel.

Question au Gouvernement (QAG)

Question orale posée en séance publique chaque mardi et mercredi. Le député dispose de 2 minutes, le ministre répond en 2 minutes. C'est le moment le plus médiatique de la vie parlementaire, retransmis en direct à la télévision.

Questeur

Membre du Bureau de l'Assemblée chargé de la gestion financière et administrative de l'institution : budget, personnel, sécurité, logistique. Il y a trois questeurs : deux de la majorité et un de l'opposition.

Quorum

Nombre minimum de députés devant être présents pour qu'un vote soit valide. En règle générale, il n'y a pas de quorum à l'Assemblée pour les votes ordinaires, mais la Constitution l'exige pour certains votes spéciaux.

Rappel au règlement

Prise de parole par laquelle un député signale une violation du règlement de l'Assemblée au cours d'un débat. Le Président peut accorder 2 minutes au député. C'est souvent utilisé de manière tactique pour intervenir dans les débats.

Rapporteur

Député désigné par une commission pour étudier un texte de loi, rédiger un rapport et présenter les conclusions de la commission en séance. Le rapporteur auditionne les parties prenantes et propose des amendements.

Rapporteur général du budget

Député membre de la commission des Finances chargé de suivre l'ensemble des lois de finances. Il dispose de pouvoirs étendus de contrôle sur pièces et sur place dans les administrations et peut accéder à tout document fiscal.

Référendum

Consultation directe des citoyens sur un projet de loi (article 11 de la Constitution) ou une révision constitutionnelle (article 89). Le Président peut soumettre un texte au référendum sur proposition du Gouvernement ou du Parlement.

Règlement de l'Assemblée

Texte fixant l'organisation interne et les règles de procédure de l'Assemblée nationale : temps de parole, dépôt d'amendements, conditions de vote, discipline en séance. Il est soumis au contrôle du Conseil constitutionnel.

Réserve parlementaire (supprimée)

Enveloppe budgétaire autrefois attribuée à chaque parlementaire pour financer des projets locaux (associations, collectivités). Supprimée par la loi de confiance dans la vie politique de 2017 en raison de son opacité.

Réunion

Rencontre de travail d'un organe parlementaire (commission, délégation, mission d'information…). Les réunions ont un ordre du jour, des participants et peuvent donner lieu à un compte rendu.

Scrutin

Vote solennel et public par lequel les députés se prononcent sur un texte, un amendement ou une motion. Au scrutin public, chaque député enregistre son vote (pour, contre, abstention) et les résultats sont nominatifs.

Vote solennel

Catégorie de scrutin public utilisée pour les votes les plus importants (adoption d'un texte en lecture solennelle, motions majeures, décisions politiques structurantes). Le vote est nominatif et publié, ce qui permet de savoir précisément la position de chaque député.

Séance publique

Réunion plénière de l'Assemblée dans l'hémicycle, ouverte au public et retransmise en direct. C'est en séance que se déroulent les discussions générales, l'examen des amendements et les votes solennels.

Sénat

Chambre haute du Parlement français, composée de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect pour 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans. Le Sénat siège au Palais du Luxembourg et représente les collectivités territoriales.

Session parlementaire

Période pendant laquelle le Parlement siège. La session ordinaire unique va d'octobre à juin (170 jours max). Des sessions extraordinaires peuvent être convoquées par le Président de la République.

Sous-amendement

Modification apportée à un amendement lui-même. Le sous-amendement ne peut contredire l'objet de l'amendement principal. Il est discuté et voté avant l'amendement qu'il modifie.

Suffrage exprimé

Vote « pour » ou « contre ». Les abstentions et les non-votants ne sont pas comptés dans les suffrages exprimés. La majorité requise se calcule sur les seuls suffrages exprimés, sauf dispositions constitutionnelles contraires.

Suppléant

Personne élue en même temps que le député pour le remplacer en cas de vacance du siège (nomination au Gouvernement, décès, démission, etc.). Le suppléant ne siège pas tant que le titulaire est en fonction.

Temps législatif programmé

Procédure fixant à l'avance la durée globale de discussion d'un texte en séance. Le temps est réparti entre les groupes proportionnellement à leur importance numérique. Elle permet de maîtriser le calendrier face à l'obstruction.

Texte de loi

Document contenant les dispositions législatives soumises à l'examen du Parlement. Un texte peut être un projet de loi (Gouvernement) ou une proposition de loi (parlementaire).

Triangulaire

Second tour d'une élection législative opposant trois candidats (au lieu de deux). Pour se maintenir au second tour, un candidat doit avoir obtenu au moins 12,5 % des inscrits au premier tour.

Vᵉ République

Régime politique actuel de la France, instauré par la Constitution du 4 octobre 1958 à l'initiative du général de Gaulle. Il se caractérise par un exécutif fort (président élu au suffrage universel) et un parlementarisme rationalisé.

Vote

Acte par lequel les députés expriment leur position sur un texte. Les principaux modes sont : à main levée, par assis et levé, au scrutin public ordinaire (électronique) et au scrutin public à la tribune.

Vote de confiance

Vote par lequel l'Assemblée nationale approuve le programme ou la déclaration de politique générale du Gouvernement (article 49 alinéa 1). Le Gouvernement n'est pas obligé de solliciter la confiance mais il est d'usage de le faire.

Vote personnel

Principe constitutionnel selon lequel le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La délégation de vote n'est autorisée que dans des cas limitativement énumérés par une loi organique (maladie, mission…).

Votant

Député ayant participé à un scrutin, qu'il ait voté pour, contre ou se soit abstenu. Le nombre de votants inclut les abstentions, contrairement aux suffrages exprimés.

Article 49 alinéa 3

Disposition constitutionnelle permettant au Premier ministre d'engager la responsabilité du Gouvernement sur un texte de loi. Le texte est considéré comme adopté sans vote, sauf si une motion de censure est déposée et votée dans les 24 heures.

Voir le glossaire complet