Séance plénière Vidéo Presse
Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Jeudi 15 janvier 2026 21:30 – 00:00 2h30 Assemblée nationale Confirmé Créée le 05/12/2025 PO838901
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Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Suite de la discussion Supprimé
2
Suite de la nouvelle lecture du projet de loi de finances pour 2026
Suite de la discussion Confirmé Projet de loi de finances pour 2026
Source de référence séance

Débats officiels structurés de la séance

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548 Interventions sur l'ensemble de la séance
137 Orateurs distincts repérés
46 Séquences détectées dans le débat
152 Amendements cités à l'oral

Contenu affiché sur cette page: 548 interventions sur 548 pour l'ensemble de la séance.

Repères de séance

Ouverture de seance Nouvelle lecture (suite) Première partie (suite) Article 13 bis Article 14 Rappels au règlement

Amendements les plus cités

Amdt 1362 3 mentions Amdt 1481 3 mentions Amdt 1489 3 mentions Amdt 1718 3 mentions Amdt 2198 3 mentions Amdt 2888 3 mentions Amdt 3131 3 mentions Amdt 3480 3 mentions
Photo de M. le président
Ouverture de seance
M. le président Sébastien Chenu RN

La séance est ouverte.

II
Ouverture de seance
Intervenant non identifié

(La séance est ouverte à vingt et une heures trente.)

Photo de M. le président
Nouvelle lecture (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

L’ordre du jour appelle la suite de la discussion, en nouvelle lecture, du projet de loi de finances pour 2026 (nos 2247, 2321).

Photo de M. le président
Première partie (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Cet après-midi, l’Assemblée a poursuivi l’examen des articles de la première partie du projet de loi, s’arrêtant à l’amendement no 3118 à l’article 13 bis.

Photo de M. le président
Article 13 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Philippe Juvin, rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, pour soutenir cet amendement visant à supprimer l’article.

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 13 bis
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

Pour changer, un amendement de suppression !

Photo de M. Philippe Juvin
Article 13 bis
M. Philippe Juvin rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire DR

Cet article, introduit par le Sénat, restreint le bénéfice du suramortissement pour l’acquisition de véhicules poids lourds et utilitaires légers peu polluants aux seuls véhicules affectés à une activité en France. Outre le fait que cette restriction n’est absolument pas conforme au droit européen, je peine à voir comment nous pourrions l’appliquer. En Alsace, par exemple, comment contrôler l’usage d’un véhicule qui franchirait la frontière par l’autoroute ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 13 bis
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

J’aime bien quand on parle de l’Alsace.

Photo de M. Philippe Juvin
Article 13 bis
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Cet article semble inapplicable. Pour ces raisons, je propose de le supprimer.

Photo de M. le président
Article 13 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre de l’action et des comptes publics, pour donner l’avis du gouvernement.

MM
Article 13 bis
Mme Amélie de Montchalin ministre de l’action et des comptes publics

Avis défavorable.

II
Article 13 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3118 est adopté ; en conséquence, l’article 13 bis est supprimé.)

Amdt 3118 Adopté
Photo de M. le président
Article 14
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme Brigitte Klinkert.

Photo de Mme Brigitte Klinkert
Article 14
Mme Brigitte Klinkert Brigitte Klinkert EPR

Je suis très favorable à cet article et à l’écocontribution. En Alsace, nous subissons depuis des années un report massif du trafic de poids lourds en provenance d’Allemagne depuis qu’une taxe y a été instaurée.

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 14
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

Oui !

Photo de M. Philippe Juvin
Article 14
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Très bien !

Photo de Mme Brigitte Klinkert
Article 14
Mme Brigitte Klinkert Brigitte Klinkert EPR

Les conséquences sont claires : dégradation des routes, pollution accrue et saturation de l’axe Nord-Sud en Alsace entraînant une forte accidentologie. C’est pour tenir compte de cette réalité que, lors de la création de la collectivité européenne d’Alsace en 2021, nous avons sollicité la compétence en matière de routes nationales. Il y a quelques mois, la collectivité a d’ailleurs voté à l’unanimité en faveur d’une écocontribution. Le groupe Ensemble pour la République soutient donc pleinement cet article ainsi que les amendements du gouvernement qui sécurisent le dispositif et apportent la clarté nécessaire aux acteurs économiques concernés.

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy, pour un rappel au règlement.

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Rappels au règlement
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Il se fonde sur l’article 53 du règlement, relatif aux informations et aux communications nécessaires au moment de l’ouverture de la séance. Madame la ministre, nous avons appris par une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP) que Matignon jugeait impossible le vote d’un budget par le Parlement. Alors, pourquoi sommes-nous ici ? À quoi joue-t-on ? Vous dites souvent que nous ne sommes pas au théâtre…

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

On s’écarte du rappel au règlement. (Sourires.)

Photo de M. Patrick Hetzel
Rappels au règlement
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

Très bonne analyse, monsieur le président !

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Rappels au règlement
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Oui, mais il est important de savoir ce que nous faisons.

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre.

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Nous avons tous conscience que nos débats aboutissent au vote de certaines bizarreries et que, pour y remédier, nous devrons multiplier les secondes délibérations. Je sais que vous êtes très fiers d’avoir baissé la dotation globale de fonctionnement (DGF) de 4,9 milliards d’euros, mais je peux vous assurer que le pays – les élus locaux, les maires, les candidats aux élections municipales… – n’est pas exactement sur votre ligne.

Photo de Mme Claudia Rouaux
Rappels au règlement
Mme Claudia Rouaux Claudia Rouaux SOC

Elle a raison !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Le président de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation peut témoigner du fait que dans son département – comme dans d’autres –, les gens sont plutôt inquiets. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC.)

Photo de M. Stéphane Delautrette
Rappels au règlement
M. Stéphane Delautrette Stéphane Delautrette SOC

Absolument !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

On voit que sur certaines dispositions que le gouvernement avait intégrées au texte initial – je pense notamment à la surtaxe à l’impôt sur les sociétés, mesure qui n’a pas été prise de gaieté de cœur –, sur des choix structurels pour l’architecture du budget, il n’y a pas de vote. Ce qu’a déclaré Matignon ce soir ne surprend personne : certains acteurs contribuent, en faisant voter les bizarreries que je viens d’évoquer, à rendre le texte difficilement votable par une majorité de députés.

Photo de M. Stéphane Delautrette
Rappels au règlement
M. Stéphane Delautrette Stéphane Delautrette SOC

C’est clair !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Le premier ministre a rappelé que la Constitution offrait deux options : le 49.3 ou, après soixante-dix jours, le recours à des ordonnances. Cette seconde option n’a jamais été utilisée mais le gouvernement pourrait l’activer. Je vous indique que la décision n’est pas prise.

Photo de M. Emeric Salmon
Rappels au règlement
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Écoutez les Français : partez !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Le premier ministre et les membres du gouvernement apporteront des éléments au débat sur la question suivante : que voulons-nous faire pour la France et pour les Français ? Monsieur Tanguy, nos débats ont beaucoup d’importance, d’abord parce qu’il est essentiel que les Français sachent ce que chacun défend et vote, en toute transparence. Si, je le répète, l’arbitrage entre les deux options n’est pas encore rendu, les débats que nous aurons ce soir, demain et jusqu’à la fin de la première partie sont fondamentaux car ils détermineront le texte qui, le cas échéant, serait soumis au 49.3 si c’est cette voie qui devait être choisie. Il serait d’ailleurs étrange qu’après tant d’heures de débats, conduits dans des conditions démocratiques transparentes, nous décidions d’y mettre fin dès maintenant, sans donner à chacun la possibilité d’apporter des modifications au texte. Vous le faites avec votre sincérité et vos convictions. Je peux vous dire que je suis là pour travailler jusqu’au terme de cette première partie, dans les mêmes conditions que depuis le début de la discussion.

Photo de M. Nicolas Ray
Rappels au règlement
M. Nicolas Ray Nicolas Ray DR

Ça veut dire qu’il n’y aura pas d’ordonnances, alors…

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Aurélien Le Coq, pour un rappel au règlement.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Madame la ministre, selon l’article 24 de la Constitution, le Parlement vote la loi.

Photo de Mme Anne-Sophie Ronceret
Rappels au règlement
Mme Anne-Sophie Ronceret Anne-Sophie Ronceret EPR

Jusque-là, on est d’accord.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Vous ne nous avez pas répondu pendant deux jours. Au moins, ce soir, vous nous offrez le bénéfice de la clarté. Après les propos du premier ministre, vous dites très clairement à l’ensemble de la représentation nationale que le Parlement ne votera pas la loi. Vous nous expliquez que l’arbitrage n’a pas encore été rendu, mais de quel arbitrage parle-t-on ? L’arbitrage sur le nom du véhicule ? L’arbitrage sur le coup de force que vous allez décider d’engager ?

Photo de M. Patrick Hetzel
Rappels au règlement
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

Ce n’est pas vraiment un rappel au règlement…

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

On s’écarte quelque peu d’un rappel au règlement.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Si, c’est un rappel au règlement, monsieur le président !

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

J’ai dit exactement la même chose à M. Tanguy. Je vous laisse terminer votre phrase.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

C’est bien un rappel au règlement.

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

Ça, c’est moi qui en juge.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Le gouvernement dit aux parlementaires qui déposent et défendent des amendements sur son texte qu’il n’y aura de toute façon pas de vote final sur le budget ! Nous sommes face à un gouvernement qui a été battu aux élections et qui refuse que le Parlement se prononce sur le budget de la nation !

Photo de M. Paul Midy
Rappels au règlement
M. Paul Midy Paul Midy EPR

Parlons de l’Alsace !

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Rappels au règlement
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

Passons aux amendements !

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre.

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Vous parlez de « coup de force ».

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Oui, c’est un bon qualificatif !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il me semble qu’en général, un coup de force ne commence pas par le respect de la Constitution.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Vous, vous ne respectez pas le résultat des élections !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Aux dernières nouvelles, tant que vous n’avez pas changé la Constitution, nous sommes encore sous la Ve République ;…

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Nous avons engagé une procédure de destitution du président de la République !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

…nous avons une Constitution et des règles.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Et l’article 24 ?

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

La Constitution permet de répondre à la situation actuelle,…

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Elle ne dit pas que le premier ministre intervient dans le vote du budget.

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

…dans laquelle un certain nombre de forces politiques ne participent pas à l’élaboration d’un compromis et d’autres ont manifestement décidé de saboter le débat pour rendre le texte invotable.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

C’est parce que vous n’avez pas de majorité !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Dans ce cadre, la Constitution offre deux outils :…

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Vous avez perdu les élections !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Je peux finir ma phrase ?

Photo de M. le président
Rappels au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

Seule la ministre a la parole.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

La ministre insulte le Parlement !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

La Constitution, disais-je, offre deux outils. D’abord le 49.3, vous le savez, qui revient au fond à poser une alternative simple : soit vous acceptez à la fois le gouvernement et son budget, soit vous rejetez l’un et l’autre.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Notre choix est fait.

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Je sais quel sera votre choix, monsieur Le Coq, mais je le rappelle au cas où nous n’aurions pas la même lecture de la Constitution. Ensuite, l’article 47 de la Constitution correspond à la situation précise dans laquelle nous nous trouvons. Cela fait maintenant environ quatre-vingt-dix jours que nous avons commencé l’examen du PLF. Le Parlement travaille, le gouvernement ne l’entrave pas. Pourtant, nous n’avons pas réussi à mener les débats à leur terme. Voilà les options qui s’offrent à nous. Le premier ministre le dit avec sincérité : nous ne pouvons pas nous engager dans l’une ou l’autre de ces voies tant que nous n’avons pas un accord avec un nombre suffisant d’acteurs politiques pour faire avancer le pays.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Vous avez perdu les élections !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Le premier ministre et les ministres s’exprimeront demain pour proposer ce qui nous semble être une voie de compromis. C’est à l’issue de ces débats de fond que la méthode sera choisie, dans le strict respect de la Constitution. Je ne vois donc pas où est le coup de force dont vous parlez.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Peut-être n’avez-vous pas vu les résultats des élections législatives !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Vous connaissant, monsieur le député, peut-être que vous attendiez ce moment.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Non !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

Après quatre-vingt-dix jours passés à défendre vos convictions sans, vraiment, faire preuve d’un esprit de compromis,…

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappels au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

C’est vous qui ne faites pas de compromis !

MM
Rappels au règlement
Mme Amélie de Montchalin ministre

…nous pourrions être contraints d’en arriver là, puisqu’aucune majorité ne peut manifestement se construire avec vous. C’est tout.

Photo de M. le président
Article 14 (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur l’article 14, je suis saisi par le groupe Rassemblement national d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme la ministre, pour soutenir les amendements nos 3546, 3545 et 3544, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

MM
Article 14 (suite)
Mme Amélie de Montchalin ministre

Nous reprenons le débat sur l’écocontribution. Mme Klinkert a exprimé très justement la nécessité d’un tel mécanisme afin que les axes routiers d’Alsace ne deviennent pas le point de passage préféré des poids lourds, notamment allemands – malgré toute l’amitié que nous portons à nos voisins allemands. Le premier amendement répond aux demandes exprimées par les acteurs socio-économiques lors de la concertation menée par l’État au sujet de cette écocontribution. Il s’agit notamment d’élargir les possibilités d’exonération à tous les véhicules dispensés de chronotachygraphe. Il prévoit également de ne pas faire varier le tarif d’infrastructure de la taxe en fonction des émissions de CO2 des poids lourds, mais de le moduler alternativement selon la classe d’émission Euro. Le deuxième amendement propose de prolonger la possibilité d’exonérer de tarif d’infrastructure les véhicules à émission nulle, conformément à la récente directive « Eurovignette ». Il propose également des ajustements rédactionnels. Le troisième amendement vise à adapter les modalités de calcul de la majoration prévue en cas de retard de paiement ou de paiement incomplet. Ces trois amendements traduisent fidèlement les conclusions de la concertation menée avec les acteurs locaux et les professionnels.

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 14 (suite)
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

Exactement.

Photo de M. le président
Article 14 (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 14 (suite)
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

J’émets un avis favorable sur ces trois amendements.

II
Article 14 (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 3546, 3545 et 3544, successivement mis aux voix, sont adoptés.)

Amdt 3546 Adopté Amdt 3545 Adopté Amdt 3544 Adopté
Photo de M. le président
Article 14 (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’article 14, tel qu’il a été amendé.

II
Article 14 (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 14 (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 88 Nombre de suffrages exprimés 86 Majorité absolue 44 Pour l’adoption 33 Contre 53

II
Article 14 (suite)
Intervenant non identifié

(L’article 14 n’est pas adopté.)

Photo de M. le président
Article 14 (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur l’amendement n° 3480 et sur l’article 15, je suis saisi par le groupe Rassemblement national de demandes de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy.

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 15
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Nous nous opposerons à l’article 15 dans la version initiale du gouvernement. Je profite de ce temps de parole pour répondre à la ministre et surtout à la position du gouvernement. Écoutez, je sais que vous avez du mal à compter en Macronie, mais s’il y avait une majorité de non-censure, vous aviez une majorité pour faire un budget. C’est mathématique, niveau CP. (Sourires.)

Photo de Mme Prisca Thevenot
Article 15
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

Ne rigolez pas !

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 15
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Cela ne sert à rien de crier. C’est vrai, point. En l’absence de majorité arithmétique, vous seriez censurés. Si vous n’avez pas été censurés, c’est que vous aviez une telle majorité dans cet hémicycle. Certes, il s’agit d’une majorité par absence – je ne sais pas si vous êtes capables d’avoir une majorité arithmétique par présence, je veux bien en convenir. Dire que c’est la faute du méchant RN ou même du méchant LFI qui aurait saboté votre merveilleux budget d’équilibre, c’est faux. Si vous, les députés socialistes, LIOT, macronistes, DR, êtes tous présents et votez dans le même sens dans cet hémicycle, on ne peut pas vous battre, c’est arithmétique – je le regrette, d’ailleurs, puissance 10 000. Si vous n’avez pas de budget aujourd’hui, ce n’est pas la faute des groupes Rassemblement national et UDR et de leurs 140 députés (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR), ni celle des Insoumis et de leurs 70 députés,…

Photo de Mme Prisca Thevenot
Article 15
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

Ils vous défendent !

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 15
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

…c’est parce que la majorité absolue, du groupe SOC jusqu’au groupe DR, est incapable de se mettre d’accord sur un budget. Et pour cause, vous n’avez aucun projet commun, vous n’êtes d’accord sur rien, à part augmenter les impôts et la dette comme vous l’avez fait pour le budget de la sécurité sociale. Mais même là, il y a une limite. Quand on atteint 5,6 % de déficit avec 20 milliards d’euros d’impôts supplémentaires et 30 milliards d’euros de dépenses supplémentaires, il est vrai qu’à un moment, même avec tout ce que peuvent vous permettre les marchés financiers et l’Union européenne – parce que vous versez votre gros tribut de 30 milliards d’euros –, vous atteignez les limites physiques de ce que votre irresponsabilité vous permet de faire ; mais on n’avait pas encore atteint les limites du mensonge.

Photo de M. Paul Midy
Article 15
M. Paul Midy Paul Midy EPR

Quel est le rapport avec l’article ?

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 15
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Alors qu’il est évident que c’est entièrement et seulement de votre faute, vous arrivez encore à accuser le Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Aurélien Le Coq.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Je profite de cette prise de parole pour répondre aux propos tenus par la ministre.

Photo de Mme Prisca Thevenot
Article 15
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

Pour remercier M. Tanguy !

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Madame la ministre, il y a quand même un principe en démocratie et en République : les élections. Voyez-vous, en République, il n’y a en réalité qu’un seul souverain : le peuple. Ce n’est pas le gouvernement désigné par le président de la République. Ce dernier – je crois que vous le soutenez – a convoqué en juillet 2024 des élections législatives. L’intégralité de la population peut tirer une conclusion de ces élections : Emmanuel Macron et ceux qui le soutiennent ont été battus. Vous avez perdu les élections, madame la ministre. À partir de ce moment-là, décider de nommer, premier ministre après premier ministre, des gens qui défendent exactement la même politique, décider de nommer premier ministre M. Sébastien Lecornu, qui a été ministre du gouvernement Macron pendant huit ans, pour appliquer exactement le même budget que ceux votés depuis huit ans, cela ne s’appelle pas un compromis. (Exclamations sur les bancs du groupe EPR.) Alors ne venez pas nous donner des leçons en nous expliquant que nous ne serions pas correctement démocrates, que nous ne serions pas capables de faire des compromis. (Mêmes mouvements.) C’est vous qui êtes responsables du blocage du pays parce que c’est vous qui refusez d’entendre les Français et parce que c’est vous qui appliquez exactement la même politique depuis le début et qui refusez de bouger d’un iota. Toute la journée d’aujourd’hui l’a encore démontré : à chaque fois que nous avons voulu faire contribuer les plus riches, vous vous y êtes opposée de manière définitive.

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 15
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

C’est bientôt fini ?

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Donc oui, madame la ministre, nous assumons de le dire : agir contre le peuple français et contre son vote, vous maintenir au pouvoir en dépit de cela, c’est un coup de force. À la fin, pour y remédier, il n’y a qu’une seule solution : la censure et la chute de votre gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre.

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Nous allons venir à l’examen de l’article 15, monsieur le président, mais il y a quand même des choses qu’il faut se dire.

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 15
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Qu’est-ce qui est faux ?

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Monsieur Tanguy, vous dites que le problème dans cet hémicycle, c’est le nombre, que vous êtes nombreux et que les autres députés sont moins nombreux qu’ils ne pourraient l’être pour vous empêcher, au fond, de faire des bêtises.

Photo de M. Emeric Salmon
Article 15
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Pas de faire des bêtises !

Photo de M. Matthias Renault
Article 15
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Ah, la mauvaise foi !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Vous dites que si vous avez voté 30 milliards d’euros d’impôts, c’est parce que les autres députés n’étaient pas assez nombreux pour s’y opposer. C’est une drôle de trahison de ce que vous pensez, monsieur le député ! Le problème ne serait pas ce que vous votez, mais que les autres ne sont pas assez nombreux pour vous empêcher de faire des choses que manifestement vous avez mauvaise conscience d’avoir faites. (Protestations sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Emeric Salmon
Article 15
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

N’importe quoi !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Le sujet, ce n’est pas de savoir quels groupes de députés sont nombreux ou pas nombreux, c’est de savoir ce que chacun vote. Par exemple, il est vrai qu’au moment du vote de la DGF, vous étiez nombreux – je n’ai aucun doute, j’étais assise ici –, et c’est vrai qu’à ce moment précis du débat, il y avait moins de monde sur les bancs du bloc central. Cela excuse-t-il votre proposition totalement lunaire, honnêtement, de décider en une minute de supprimer 4,9 milliards de DGF d’un coup, comme ça, sans aucune concertation (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC – Mme Sophie Mette applaudit également)…

Photo de Mme Claudia Rouaux
Article 15
Mme Claudia Rouaux Claudia Rouaux SOC

Bravo !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

…et d’envoyer le message à tous les maires de France que là où 100 euros étaient prévus pour fonctionner en 2026, il n’y en aura plus que 80 ? C’est quand même une drôle de position.

Photo de Mme Claudia Rouaux
Article 15
Mme Claudia Rouaux Claudia Rouaux SOC

Exactement !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Monsieur Tanguy, si on se dit la vérité, quand on vote, la question n’est pas de savoir combien de députés votent pour ou contre in fine,…

Photo de M. Emeric Salmon
Article 15
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Un peu quand même !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

…c’est aussi de savoir si on assume son vote.

Photo de M. Alexandre Sabatou
Article 15
M. Alexandre Sabatou Alexandre Sabatou RN

Nous assumons !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

C’est un élément que je voulais porter au débat. Monsieur Le Coq, quant à vous, je crois que vous avez un problème avec la légitimité. Selon vous, je ne suis pas légitime parce que j’ai perdu les élections.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Tout à fait ! On n’est pas légitime, en démocratie, quand on perd les élections !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il y a une autre légitimité qui s’appelle le fait majoritaire. Nous avons eu sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale une légitimité majoritaire. Je vous le rappelle, le PLFSS a été voté par cet hémicycle. (Exclamations sur les bancs des groupes EPR et LFI-NFP.)

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Certains se sont alliés à vous pour trahir le résultat des élections législatives ! (Protestations sur plusieurs bancs du groupe SOC.)

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Non, ils n’ont trahi personne ;…

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Ils sont comme vous !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

…ils ont soutenu la sécurité sociale, les hôpitaux et les soignants. Que l’on s’abstienne, que l’on vote pour, ou que l’on vote contre, on assume son vote. J’entends bien, monsieur Le Coq, que votre projet, ce n’est pas de donner un budget aux Français ni aux collectivités, c’est de refaire des élections.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Dans une démocratie, les élections, c’est bien !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

On vous sent très volontaire pour réorganiser des élections. (Exclamations sur les bancs du groupe EPR.) Dans la position qui est la mienne, je ne pense pas que les Français ont mal voté.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Vous n’avez pas respecté les résultats ! C’est pour cela que nous voulons des élections !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Ils n’ont pas mal voté en 2022 : ils ont choisi le président qu’ils voulaient. Ils n’ont pas mal voté en 2024 : ils ont voté comme ils ont voulu, ils vous ont tous élus. Le gouvernement considère qu’il y a une donnée en démocratie, c’est que nous devons respecter le vote des Français (Rires sur les bancs du groupe LFI-NFP) et considérer que c’est vous qui êtes là et que nous devons avancer. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Claudia Rouaux applaudit.)

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Allez, allez, allez !

Photo de Mme Prisca Thevenot
Article 15
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

On peut parler du budget ?

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

Justement, on avance. Vous gardez la parole, madame la ministre, pour soutenir l’amendement no 3480.

Amdt 3480 Rejeté
MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Depuis plusieurs années, nous avons une difficulté à prévoir la fin du dispositif dit de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) majorée pour financer les transports en commun. Aucune des propositions formulées ici et au Sénat ne donne pleinement satisfaction. À défaut d’avoir trouvé une meilleure solution, je suis au regret de vous dire que le gouvernement propose d’en revenir à son texte initial – je sais que ce n’est pas une vision qui réjouit pleinement l’ensemble des représentants de l’Île-de-France.

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 15
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

La commission a repoussé cet amendement du gouvernement pour revenir au texte du Sénat, qui lui-même était revenu sur le texte initial du gouvernement. Faisons un peu l’histoire pour savoir de quoi nous parlons. En 2016, il a été décidé pour financer Île-de-France Mobilités (IDFM) d’instituer une majoration d’accise sur les carburants automobiles en Île-de-France. Depuis, c’est ce régime qui s’applique. Une partie des ressources d’Île-de-France Mobilités, environ 88 millions d’euros par an, viennent donc d’une majoration d’accise sur les carburants. Cette année, le gouvernement, considérant qu’il y avait un risque que cette mesure soit contraire au droit européen, a souhaité la remplacer par une surtaxe sur les cartes grises. Le Sénat a préféré garder le système en vigueur. En nouvelle lecture, le gouvernement souhaite revenir à son texte initial. Comme la commission, j’y suis défavorable. Le dispositif existant fonctionne ainsi depuis 2016. Il est peut-être imparfait du point de vue du droit européen, mais, jusqu’ici, à ma connaissance, la commission européenne n’a pas relevé de difficulté particulière. Il vaut mieux faire perdurer un impôt qui existe depuis dix ans plutôt que de créer une nouvelle imposition. Les élus régionaux – d’Île-de-France –, qui m’ont interrogé sur le sujet, me confirment d’ailleurs leur souhait de revenir à l’état antérieur.

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Matthias Renault.

Photo de M. Matthias Renault
Article 15
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Bien évidemment, nous nous opposerons à cet amendement qui prévoit encore une fois une taxe – une surtaxe sur les cartes grises. Nous le disons sans détour, madame la ministre : nous assumons complètement d’avoir réalisé 5 milliards d’euros d’économies sur les régions et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Nous n’avons aucun problème avec cela. Ce n’est pas parce que les élections municipales et sénatoriales approchent que le gouvernement doit ouvrir la boîte à argent magique pour promettre tout et n’importe quoi aux collectivités locales. D’ailleurs, le Sénat a considérablement alourdi la facture en la matière, de façon complètement irresponsable. Nous, en responsabilité – avec un esprit de responsabilité, même, madame la ministre –, nous avons considéré qu’il fallait faire 5 milliards d’économies sur les régions et les intercommunalités,…

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 15
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

Mais non, cela concerne les communes !

Photo de M. Matthias Renault
Article 15
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

…sans toucher par ailleurs aux communes et aux départements.

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 15
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

Mais si !

Photo de M. Matthias Renault
Article 15
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Nous assumons de dire qu’il faut s’appuyer sur le triptyque commune-département-État plutôt que sur le triptyque intercommunalités-régions-Union européenne. C’est un choix politique. Vous pouvez faire de l’acrobatie technocratique et tenter de faire dire à notre amendement ce qu’il ne disait pas, mais son intention comme son résultat sont là : nous voulons faire baisser les dépenses des régions et des intercommunalités. Si vous avez un problème politique avec ça, il faut le dire. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Stéphane Delautrette.

Photo de M. Stéphane Delautrette
Article 15
M. Stéphane Delautrette Stéphane Delautrette SOC

Cessez donc de raconter des mensonges, du côté du Rassemblement national ! Ce n’est plus la DGF, dans le PLF, qui finance les régions, c’est désormais une fraction de TVA. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Les 5 milliards d’euros d’économies sur la DGF que vous avez fait voter hier ne vont pas affecter les régions, mais les communes et les intercommunalités, bénéficiaires de la DGF. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et Dem. – Mmes Marie-Christine Dalloz et Nicole Dubré-Chirat applaudissent également.) Vous évoquiez le fait démocratique. Assumez donc votre vote avec vos collègues de l’UDR d’un amendement qui diminue de 5 milliards la DGF à destination des communes et des intercommunalités. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)

Photo de Mme Claudia Rouaux
Article 15
Mme Claudia Rouaux Claudia Rouaux SOC

Il a raison !

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre.

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Monsieur Renault, appliquer le droit, ce n’est pas faire de la technocratie. (Rires sur quelques bancs du groupe RN.) Ce n’est pas la peine d’avoir ce rire un peu méprisant. Je vous rappelle que la DGF ne concerne aujourd’hui que le bloc communal, communes et intercommunalités. Elle n’existe plus pour les régions ni pour les départements. Le gouvernement souhaitait recréer une DGF pour les régions, mais cette proposition a été supprimée avant le vote de votre amendement.

Photo de M. Stéphane Delautrette
Article 15
M. Stéphane Delautrette Stéphane Delautrette SOC

Exactement !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Si je prends donc la séquence des votes, au moment où votre amendement est voté, la DGF n’existe pas pour les régions…

Photo de Mme Claudia Rouaux
Article 15
Mme Claudia Rouaux Claudia Rouaux SOC

Voilà !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

…et, par conséquent, une réduction de son montant ne s’applique qu’aux communes et aux intercommunalités.

Photo de Mme Claudia Rouaux
Article 15
Mme Claudia Rouaux Claudia Rouaux SOC

Assumez votre vote !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Si vous étiez à ma place, peut-être aimeriez-vous l’être, il vous faudrait respecter ce qui est en votre pouvoir de faire. Je ne peux pas recréer une DGF pour les régions par règlement.

Photo de M. Matthias Renault
Article 15
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Vous le pouvez par 49.3 !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Non, ce n’est pas possible : aucun amendement de la liasse ne va en ce sens car personne ne veut de DGF pour les régions. Je vous rappelle le mode d’emploi du 49.3 :…

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 15
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Oh oui ! Allez !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

…le gouvernement choisit les amendements parmi tous ceux qui ont été déposés et votés en se référant aux débats. C’est un des éléments qui permet au Conseil constitutionnel d’évaluer si le gouvernement a bien fait son travail.

Photo de M. Matthias Renault
Article 15
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Vous pouvez déposer un nouvel amendement !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Non, ce n’est pas possible non plus. Le droit contraint tout le monde et il me contraint à appliquer la baisse de 4,9 milliards d’euros sur la DGF à destination des communes et des intercommunalités que vous avez votée.

Photo de Mme Claudia Rouaux
Article 15
Mme Claudia Rouaux Claudia Rouaux SOC

Encore une fois : assumez votre vote !

MM
Article 15
Mme Amélie de Montchalin ministre

Vous devez donc assumer que le budget de 30 000 communes et des intercommunalités ne sera plus au 1er janvier de 100 euros mais de 80 euros. C’est tout. Vous pouvez dire aussi souvent que vous le voulez que cette baisse ne concerne que les régions et les intercommunalités parce que vous aimez les communes et les départements, cela ne changera rien à l’amendement que vous avez voté. J’en viens à l’article 15. Il n’est plus applicable après les modifications apportées par le Sénat, puisqu’il prévoit que la TICPE devait être augmentée au 1er janvier en Île-de-France. Or nous sommes le 15 janvier. C’est le droit, c’est contraignant, mais c’est comme ça. Il n’y a donc qu’une seule possibilité, celle de rétablir la rédaction initiale.

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 3480.

Amdt 3480 Rejeté
II
Article 15
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 110 Nombre de suffrages exprimés 103 Majorité absolue 52 Pour l’adoption 44 Contre 59

II
Article 15
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3480 n’est pas adopté.)

Amdt 3480 Rejeté
Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’article 15.

II
Article 15
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 15
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 114 Nombre de suffrages exprimés 111 Majorité absolue 56 Pour l’adoption 57 Contre 54

II
Article 15
Intervenant non identifié

(L’article 15 est adopté.)

Photo de M. le président
Article 15 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy.

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 15 bis
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Nous voterons contre cet article. Madame la ministre, je vais tenter, à nouveau, de vous expliquer notre position. Je ne sais pas si c’est de la mauvaise foi ou si vous ne voulez pas entendre. Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. J’ai fait de modestes calculs de niveau CP. Cela m’a rappelé de bons souvenirs, c’était une période innocente et heureuse. Les partis qui constituent, prétendument, votre socle commun et les socialistes comptent 302 députés, soit 52,3 % des voix dans cet hémicycle. Je pense que nous sommes tous d’accord, même ceux qui ont oublié leurs leçons, pour dire qu’il s’agit d’une majorité. C’est tout.

Photo de M. Paul Midy
Article 15 bis
M. Paul Midy Paul Midy EPR

Trouvez d’autres arguments !

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 15 bis
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Nous assumons tous nos votes. Vous avez déjà essayé de nous faire culpabiliser sur la taxe sur les petits colis, sur le financement de l’Union européenne ou sur celui des collectivités territoriales, sur lequel nous ne sommes pas d’accord, mais ça ne fonctionne pas ! Nous ne sommes pas favorables à une dotation de 5 milliards d’euros aux EPCI et aux régions. C’est dans le programme du Rassemblement national. S’il y a des élections, mais il semble que vous ne le vouliez pas, ne vous inquiétez pas, nous défendrons cette position. Mais ne dites pas que le budget est saboté par ceux qui ont 148 députés alors que vous disposez de 52 % des voix ! C’est vraiment prendre nos compatriotes, une fois de plus, pour les imbéciles qu’ils ne sont pas. Vous n’êtes tout simplement pas parvenus à vous mettre d’accord sur un budget. Vous n’êtes pas capables, tous ensemble, de battre le Rassemblement national dans la durée car, et vous le savez très bien, madame la ministre, vos propres troupes ne croient pas en votre budget. Ça me fait presque de la peine de vous voir vous battre ainsi pour défendre votre amendement, qui a demandé beaucoup de travail, alors qu’ils ne sont pas là pour vous défendre. Je vous vois soupirer mais retournez-vous donc plutôt vers les vrais responsables ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 15 bis
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

Est-ce qu’on peut parler des amendements ?

Photo de M. le président
Article 15 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de trois amendements de suppression, nos 1362, 1718 et 3119. La parole est à M. Tristan Lahais, pour soutenir l’amendement no 1362.

Amdt 1362 Adopté
Photo de M. Tristan Lahais
Article 15 bis
M. Tristan Lahais Tristan Lahais EcoS

Je tiens d’abord à répondre à M. Tanguy. L’amendement que vous avez voté ne se contente pas de supprimer une dotation de 5 milliards d’euros aux EPCI et aux régions : il affecte les politiques publiques. Dites-nous comment vous allez assurer le financement de la gestion des déchets ou du développement des transports en commun dans les régions, dans les métropoles, dans les communautés de communes. Au-delà de la suppression des moyens, la question est de savoir ce qui va se passer concrètement dans nos territoires. J’en viens à l’amendement. Il vise à supprimer cet article, qui exonère les aéroports accueillant moins de 150 000 passagers par an de la taxe sur les billets d’avion. Son but est de favoriser le désenclavement, mais il existe d’autres solutions pour cela, comme le développement des transports ferroviaires. L’argument du désenclavement est toujours brandi pour remettre à plus tard le développement de solutions écologiques.

Photo de M. Steevy Gustave
Article 15 bis
M. Steevy Gustave Steevy Gustave EcoS

Bravo !

Photo de M. le président
Article 15 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1718 de Mme Mathilde Feld est défendu. La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 3119.

Amdt 1718 Adopté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 15 bis
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Il convient de supprimer cet article, car il est contraire au droit européen puisqu’il prévoit une aide de l’État selon des critères géographiques.

Photo de M. le président
Article 15 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 15 bis
Mme Amélie de Montchalin ministre

Favorable.

Photo de M. le président
Article 15 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix les amendements identiques nos 1362, 1718 et 3119.

Amdt 1362 Adopté Amdt 1718 Adopté Amdt 3119 Adopté
II
Article 15 bis
Intervenant non identifié

(Le vote à main levée n’ayant pas été concluant, il est procédé à un scrutin public.)

Photo de M. le président
Article 15 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 113 Nombre de suffrages exprimés 108 Majorité absolue 55 Pour l’adoption 57 Contre 51

II
Article 15 bis
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1362, 1718 et 3119 sont adoptés. En conséquence, l’article 15 bis est supprimé et les amendements suivants tombent.)

Amdt 1362 Adopté Amdt 1718 Adopté Amdt 3119 Adopté
Photo de M. le président
Article 15 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 2903 de Mme Julie Laernoes, visant à supprimer l’article 15 ter, est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 2903 Rejeté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 15 ter
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

La commission a rejeté cet amendement.

Photo de M. le président
Article 15 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 15 ter
Mme Amélie de Montchalin ministre

Défavorable.

Photo de M. le président
Article 15 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Nicolas Ray.

Photo de M. Nicolas Ray
Article 15 ter
M. Nicolas Ray Nicolas Ray DR

Je suis contre cet amendement. Cet article est issu d’un amendement transpartisan que j’avais déposé en première lecture avec notamment Delphine Lingemann et Christine Pirès Beaune. Il prévoit que les déficits des missions de sécurité et de sûreté relatives aux aéroports appartenant à la nouvelle catégorie créée soient pris en charge par la direction générale de l’aviation civile (DGAC) et non par l’exploitant. La loi de finances pour 2015 a en effet transféré cette charge à l’exploitant dans les aéroports de catégorie 3, ce qui rend leur gestion plus difficile. L’article tend à exclure du champ de ce transfert les aéroports accueillant entre 5 000 et 1 million de passagers. L’objectif est de préserver les aéroports de proximité, qui permettent souvent de désenclaver les territoires, comme c’est le cas à Aurillac. Les écologistes s’opposent systématiquement à l’avion alors qu’il est parfois la seule façon de désenclaver des territoires et que les liaisons aériennes permettent aussi d’assurer des missions sanitaires. Pour toutes ces raisons, il faut maintenir cet article.

II
Article 15 ter
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2903 n’est pas adopté.)

Amdt 2903 Rejeté
II
Article 15 ter
Intervenant non identifié

(L’article 15 ter est adopté.)

Photo de M. le président
Article 15 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements de suppression nos 1095 de Mme Julie Laernoes, 1714 de Mme Claire Lejeune et 2887 de M. le rapporteur général sont défendus. Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 15 quater
Mme Amélie de Montchalin ministre

En général, le gouvernement soutient les suramortissements pour faciliter le verdissement des moyens de transport. Cet article du Sénat a, en apparence, une très grande efficacité puisqu’il prévoit une déduction exceptionnelle d’impôt égale à 30 % de la valeur d’origine, hors frais financiers, d’un avion de transport de passager ou de fret dès lors qu’il permet une réduction d’émission de CO2 d’au moins 15 % par rapport à l’avion qu’il remplace. Cette déduction est possible pour toute acquisition d’un avion neuf entre 2026 et 2029. L’idée semble bonne, mais le problème c’est que tous les avions vendus actuellement émettent globalement 15 % de CO2 de moins que les avions qu’ils remplacent. Cela représenterait donc un crédit d’impôt massif et automatique pour tout avion acheté en France par une compagnie aérienne. Ce serait très rentable pour celle-ci, mais ce ne serait pas une bonne utilisation de l’argent public. Nous sommes engagés dans la réduction des émissions de CO2 du trafic aérien par le biais de crédits d’impôt sur les fiouls alternatifs, les carburants durables d’aviation (SAF), et en accompagnant des innovations dans le cadre de France 2030. Dans les circonstances budgétaires actuelles, le rôle de la puissance publique n’est pas de proposer un tel crédit d’impôt. Je suis donc favorable à ces amendements de suppression.

II
Article 15 quater
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1095, 1714 et 2887 sont adoptés ; en conséquence, l’article 15 quater est supprimé et les amendements suivants tombent.)

Amdt 1095 Adopté Amdt 1714 Adopté Amdt 2887 Adopté
II
Article 15 quinquies
Intervenant non identifié

(L’article 15 quinquies est adopté.)

Photo de M. le président
Article 15 sexies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 2900, visant à supprimer l’article.

Amdt 2900 Adopté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 15 sexies
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

La loi de finances pour 2025 a affecté une fraction de 50 millions d’euros du produit des quotas carbone aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) et aux communes qui continuent à exercer cette compétence. L’article qui vous est soumis propose de porter cette fraction à 100 millions, ce qui soulève deux difficultés majeures. La première tient à la réorientation des recettes issues du quota carbone. La seconde concerne la dégradation du solde du budget général de l’État, compte tenu du caractère particulièrement dynamique de cette ressource. Par ailleurs, avec le versement mobilité, les AOM disposent déjà d’une ressource fiscale des plus dynamiques, encore renforcée par la loi de finances pour 2025, qui a institué dès cette année un financement supplémentaire avec le versement mobilité régional. C’est pourquoi je vous propose la suppression de cet article.

II
Article 15 sexies
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2900, accepté par le gouvernement, est adopté ; en conséquence, l’article 15 sexies est supprimé, et l’amendement no 2150 tombe.)

Amdt 2900 Adopté
Photo de M. le président
Article 16
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3463.

Amdt 3463 Adopté
MM
Article 16
Mme Amélie de Montchalin ministre

Cet article relatif à la taxe incitative relative à l’utilisation d’énergies renouvelables dans les transports (Tiruert) nous avait beaucoup occupés en première lecture. Nous proposons d’en supprimer deux éléments : la hausse des objectifs d’incorporation et le dispositif dit anti-tradeurs. Pour les parlementaires moins familiers de ces mécanismes et dissuadés par la complexité des acronymes, ce dispositif vise à encourager l’incorporation de biocarburants dans les carburants que nous achetons à la pompe. Il s’agit, pour une année encore, de revenir à un fonctionnement normalisé de la Tiruert, dans l’attente de l’application d’un nouveau système de bonus-malus et de certificats. Celui-ci sera plus lisible et surtout plus incitatif en matière d’incorporation de biocarburants destinés à nos usages de mobilité. Nous sommes là au cœur même de l’objectif de verdissement de nos transports.

Photo de M. le président
Article 16
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 16
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Le gouvernement propose de renoncer à une hausse de la Tiruert qui, de surcroît, va disparaître dans un an. Avis favorable.

II
Article 16
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3463 est adopté.)

Amdt 3463 Adopté
II
Article 16
Intervenant non identifié

(L’article 16, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 16 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3493, visant à supprimer l’article.

Amdt 3493 Adopté
MM
Article 16 bis
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il s’agit, là encore, d’une question peu connue du grand public. L’article exclut le carburant alkylate du champ d’application de la Tiruert. Il nous semble au contraire que ce carburant doit pouvoir continuer à être intégré dans les mélanges conçus dans un objectif de sobriété énergétique et de verdissement des mobilités.

Photo de M. le président
Article 16 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 16 bis
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

La Tiruert ayant de surcroît vocation, je le répète, à être remplacée l’an prochain, j’émets un avis favorable.

II
Article 16 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3493 est adopté ; en conséquence, l’article 16 bis est supprimé, et l’amendement no 3214 tombe.)

Amdt 3493 Adopté
Photo de M. le président
Article 16 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3492, visant à supprimer l’article.

Amdt 3492 Adopté
MM
Article 16 ter
Mme Amélie de Montchalin ministre

Dans le même ordre d’idées, vous constatez que le Sénat a pris de nombreuses initiatives visant à inclure, ou parfois à exclure, certains carburants du champ d’application de la Tiruert. En l’espèce, il est question du gaz naturel pour véhicule, le bioGNV, qui a vocation à être intégré dans le dispositif appelé à succéder à la Tiruert en 2027. Vous vous souvenez que ce sujet a donné lieu à de longs débats. Si nous devons nous mobiliser pleinement pour réussir la conception du nouveau dispositif, il nous paraît en revanche absurde de modifier, au risque de provoquer de nombreux effets secondaires, un mécanisme existant pour une seule année. C’est pourquoi nous demandons la suppression de cet article.

II
Article 16 ter
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3492, accepté par la commission, est adopté ; en conséquence, l’article 16 ter est supprimé.)

Amdt 3492 Adopté
Photo de M. le président
Article 16 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3483 rectifié.

Amdt 3483
MM
Article 16 quater
Mme Amélie de Montchalin ministre

Cet article ouvre aux producteurs d’hydrogène qui ne relèvent pas des raffineries la possibilité de demander l’émission de certificats qui seront ensuite revendus à des redevables de la Tiruert. L’amendement vise à prévoir une entrée en vigueur rétroactive de cette mesure au 1er janvier 2026, malgré l’adoption du PLF après cette date. Nous entendons ainsi valoriser la filière hydrogène.

II
Article 16 quater
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3483 rectifié, accepté par la commission, est adopté.)

Amdt 3483
II
Article 16 quater
Intervenant non identifié

(L’article 16 quater, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 16 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Mickaël Bouloux, pour soutenir l’amendement no 2010 rectifié.

2010 (Rect) Rejeté
Photo de M. Mickaël Bouloux
Article 16 quinquies
M. Mickaël Bouloux Mickaël Bouloux SOC

Je défends l’amendement de notre collègue Thomin, qui vise à porter de 15 à 20 millions d’euros le rendement de la taxe annuelle sur les bateaux de plaisance, en en remaniant les barèmes. En effet, le produit de cette taxe profite à des acteurs incontournables du secteur maritime, que le groupe socialiste soutient pleinement : la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), le Conservatoire du littoral, qui œuvre à la préservation des espaces naturels et du patrimoine maritime bâti, ainsi que la filière de recyclage des bateaux de plaisance, laquelle irrigue les chantiers navals de proximité et participe pleinement à l’économie des territoires. Nous proposons donc d’élargir l’assiette de cette taxe afin que davantage de navires y contribuent. Alors que le parc français compte environ 1 million de bateaux, seuls 158 000 y sont assujettis. C’est pourquoi nous faisons évoluer le critère de taille, en fixant le seuil de contribution à 5 mètres. L’objectif est d’assurer la participation de l’ensemble des usagers, dans un souci de justice contributive, sans pénaliser pour autant la plaisance familiale et populaire : le tarif proposé s’élèverait ainsi à 2,50 euros par mois pour les bateaux de 5 à 7 mètres. Nous préconisons enfin de renforcer la contribution des navires dotés des motorisations les plus puissantes – yachts et bateaux à très forte puissance – qui sont aussi les plus polluants.

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 16 quinquies
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

C’est la taxe Zucman « bateaux » !

Photo de M. Mickaël Bouloux
Article 16 quinquies
M. Mickaël Bouloux Mickaël Bouloux SOC

Cette mesure permettrait de mieux concilier l’usage récréatif de la mer avec la nécessaire protection de notre environnement littoral et marin.

Photo de M. le président
Article 16 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 16 quinquies
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Vous proposez d’alourdir la surtaxe prévue pour les yachts de plus de 30 mètres, alors qu’il n’y a plus que cinq navires d’une telle dimension.

Photo de M. Mickaël Bouloux
Article 16 quinquies
M. Mickaël Bouloux Mickaël Bouloux SOC

Ce n’est pas le principal, monsieur le rapporteur général !

Photo de M. Philippe Juvin
Article 16 quinquies
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

En revanche, selon le deuxième tableau de votre amendement, vous voulez taxer les petits navires de plaisance, alors que ce secteur représente 6 milliards d’euros et que la France est le premier fabricant européen et le deuxième fabricant mondial de bateaux de plaisance. J’émets donc un avis défavorable, n’étant pas en mesure d’analyser les conséquences économiques de votre proposition.

Photo de M. le président
Article 16 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 16 quinquies
Mme Amélie de Montchalin ministre

L’article 16 quinquies vise à renforcer la lisibilité de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel, afin d’inciter de manière claire et effective les détenteurs de navires de plaisance à se tourner vers des énergies moins émettrices de CO2. Chacun se souvient des débats nourris qui ont eu lieu sur ce sujet, tant dans cet hémicycle – notamment à l’initiative de Jimmy Pahun – qu’au Sénat, avec l’engagement de Mmes Girardin et Havet. L’objectif partagé était alors d’inciter clairement à une motorisation électrique ou faiblement émettrice, quel que soit le type de navire concerné. L’amendement de Mme Thomin vise à réécrire intégralement l’article. Or la réforme que vous proposez de substituer à la nôtre n’est que paramétrique et ne permet pas d’atteindre les objectifs de verdissement et de simplification. C’est pourquoi le gouvernement souhaite s’en tenir à la rédaction de l’article 16 quinquies issue du Sénat. Nous proposons simplement – c’est l’objet de l’amendement suivant – de décaler la date de son entrée en vigueur, comme c’est souvent le cas dans les amendements gouvernementaux déposés au cours de ce débat. Ainsi, nous pourrons atteindre l’objectif fixé. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Article 16 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jimmy Pahun.

Photo de M. Jimmy Pahun
Article 16 quinquies
M. Jimmy Pahun Jimmy Pahun Dem

J’appuie les propos de Mme la ministre. Le problème, monsieur le rapporteur général, c’est que le nombre de petits navires de 7 mètres augmente fortement. Il s’agit essentiellement de Zodiac fortement motorisés, qui ne contribuent pas à l’effort demandé à l’ensemble des navires de plaisance. Il serait légitime de les intégrer au périmètre de cette taxe. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC.)

Photo de M. Mickaël Bouloux
Article 16 quinquies
M. Mickaël Bouloux Mickaël Bouloux SOC

Il a raison !

Photo de M. le président
Article 16 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Gérard Leseul.

Photo de M. Gérard Leseul
Article 16 quinquies
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Je partage pleinement l’argument de notre collègue Pahun et je soutiens bien sûr l’amendement de notre collègue Thomin. L’objet de tous les derniers amendements que nous avons examinés est le même : décarboner et verdir les mobilités, en l’espèce dans le domaine maritime et nautique. En adoptant l’amendement de suppression de l’article 16 bis, nous avons fait tomber mon amendement qui visait aussi à décarboner les mobilités grâce au renforcement du transport fluvial et à l’intégration dans la Tiruert des carburants utilisés par ce secteur. Je regrette que nous n’ayons pu avoir ce débat. J’espère, madame la ministre, que vous aurez entendu cet argument et que vous saurez le mettre à profit.

II
Article 16 quinquies
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2010 rectifié n’est pas adopté.)

2010 (Rect) Rejeté
Photo de M. le président
Article 16 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 3482 du gouvernement a déjà été défendu par Mme la ministre. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 3482 Adopté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 16 quinquies
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Avis favorable.

Photo de M. le président
Article 16 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Matthias Renault.

Photo de M. Matthias Renault
Article 16 quinquies
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Cet amendement du gouvernement n’est pas neutre, car il tend à fixer au 1er janvier 2027 l’entrée en vigueur du dispositif. Une telle date correspond pourtant souvent à celle de la promulgation de la loi, par exemple le 1er mars 2026. Est-ce une question d’annualité budgétaire ou s’agit-il de repousser, sans en avoir l’air, l’adoption de cet article ajouté par le Sénat ? Je m’interroge sur vos motivations.

Photo de M. le président
Article 16 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre.

MM
Article 16 quinquies
Mme Amélie de Montchalin ministre

Vous posez une question tout à fait pertinente en vous interrogeant sur le choix des dates retenues. Il faut rappeler que, selon les impositions, le fait générateur n’est pas le même : pour certaines taxes, il est fixé au 1er janvier, pour d’autres, au 31 décembre, notamment lorsqu’elles sont assises sur l’ensemble des revenus perçus au cours de l’année. Lorsque le fait générateur d’un impôt est fixé de longue date au 1er janvier et que le système de calcul correspondant n’a pas vocation à être modifié, nous sommes obligés, à moins de bouleverser l’ensemble des écritures et des mécanismes de recouvrement, de maintenir ce cadre et de l’appliquer à l’année suivante. C’est pourquoi les amendements portant sur l’impôt sur le revenu ne peuvent être retenus : leur application supposerait une rétroactivité fondée sur l’ensemble du revenu annuel. En revanche, pour d’autres dispositifs, nous avons fait le choix, lorsque cela était favorable aux contribuables, d’introduire une rétroactivité, comme l’a d’ailleurs annoncé le communiqué de presse du gouvernement du 30 décembre. Vous soulignez, monsieur le député, un point particulièrement sensible : lorsque l’examen budgétaire dépasse le 31 décembre, les contraintes propres à la mécanique fiscale réduisent inévitablement nos marges de manœuvre en matière de capacité, de rendement et de réforme.

Photo de M. Emeric Salmon
Article 16 quinquies
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Ça va encore être de notre faute !

MM
Article 16 quinquies
Mme Amélie de Montchalin ministre

Y remédier aurait supposé de revoir en profondeur l’ensemble des modalités de perception de tous les impôts, au seul motif que le budget n’a pas été adopté dans les délais cette année. Nous n’avons pas souhaité nous engager dans une telle voie.

II
Article 16 quinquies
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3482 est adopté.)

Amdt 3482 Adopté
II
Article 16 quinquies
Intervenant non identifié

(L’article 16 quinquies, amendé, n’est pas adopté.)

Photo de M. le président
Article 16 sexies
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de deux amendements nos 1236 et 3121 tendant à supprimer l’article. Le premier, de Mme Félicie Gérard, est défendu. La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 3121.

Amdt 1236 Adopté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 16 sexies
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

L’article vise à créer une taxe, de 15 euros par personne et par escale, sur les billets de chaque croisière faisant escale sur le territoire français. L’exposé sommaire de l’amendement dont l’adoption a donné lieu à l’article est involontairement trompeur ; il indique que la taxe ciblerait les croisières internationales, alors qu’elle toucherait toute croisière faisant escale dans un port maritime français. Le prix des voyages par bateau entre le continent et la Corse, ou d’ailleurs entre le continent et toute île française, augmenterait de 15 euros par personne. Je propose donc de supprimer l’article.

Photo de M. le président
Article 16 sexies
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 16 sexies
Mme Amélie de Montchalin ministre

Favorable.

Photo de M. le président
Article 16 sexies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire.

Photo de M. Éric Coquerel
Article 16 sexies
M. Éric Coquerel président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire LFI-NFP

Je suis contre la suppression de l’article. Les croisières, en plus d’être plus que contestables sur le plan écologique, participent très peu à la vie commerciale des ports. Quiconque en a été témoin le sait. Une fois le bateau arrivé à quai, les gens restent presque constamment à bord, ne sortant en ville que pour faire quelques courses – c’est le seul moment où ils dépensent éventuellement un peu d’argent. C’est tout. Je ne vois pas pourquoi ces bateaux seraient exemptés de taxe quand d’autres logements touristiques ne le sont pas. Il est évident qu’ils doivent participer d’une manière ou d’une autre, y compris au coût qu’occasionne leur mouillage pour la ville. Cette participation me semble nécessaire, elle serait vertueuse et serait loin de ruiner les croisières de luxe.

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 16 sexies
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

Vous pourriez être sénateur Les Républicains !

II
Article 16 sexies
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1236 et 3121 sont adoptés ; en conséquence, l’article 16 sexies est supprimé.)

Amdt 1236 Adopté Amdt 3121 Adopté
II
Articles 16 septies et 16 octies
Intervenant non identifié

(Les articles 16 septies et 16 octies sont successivement adoptés.)

Photo de M. le président
Article 17
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1096 de Mme Julie Laernoes est défendu.

Amdt 1096 Rejeté
II
Article 17
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1096, repoussé par la commission et le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 1096 Rejeté
Photo de M. le président
Article 17
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3475 rectifié.

3475 (Rect) Adopté
MM
Article 17
Mme Amélie de Montchalin ministre

C’est un amendement correctif visant à décaler la date d’entrée en vigueur de l’article.

II
Article 17
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3475 rectifié, accepté par la commission, est adopté.)

3475 (Rect) Adopté
Photo de M. le président
Article 17
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1710 de M. Aurélien Le Coq est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 1710 Rejeté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 17
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

L’amendement présente un problème de rédaction, puisqu’il ne mentionne pas le bon alinéa. Malgré cette erreur, la commission s’est prononcée favorablement. Faites de cette information ce que vous voudrez.

Photo de M. le président
Article 17
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 17
Mme Amélie de Montchalin ministre

Très défavorable.

II
Article 17
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1710 n’est pas adopté.)

Amdt 1710 Rejeté
II
Article 17
Intervenant non identifié

(L’article 17, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 17 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1707 de M. Aurélien Le Coq, tendant à supprimer l’article, est défendu.

Amdt 1707 Adopté
II
Article 17 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1707, repoussé par la commission et le gouvernement, est adopté ; en conséquence, l’article 17 bis est supprimé et l’amendement no 2601 tombe.)

Amdt 1707 Adopté
Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 177 de M. Jean-Philippe Tanguy, tendant à supprimer l’article, est défendu.

Amdt 177 Rejeté
II
Article 18
Intervenant non identifié

(L’amendement no 177, repoussé par la commission et le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 177 Rejeté
Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de quatre amendements, nos 3292, 3444, 3122 et 349, pouvant être soumis à une discussion commune. L’amendement no 3292 de M. Éric Martineau est défendu. La parole est à Mme Agnès Pannier-Runacher, pour soutenir l’amendement no 3444.

Amdt 3292 Rejeté
Photo de Mme Agnès Pannier-Runacher
Article 18
Mme Agnès Pannier-Runacher Agnès Pannier-Runacher EPR

Il vise à rééquilibrer la taxation du gaz naturel avec celle de l’électricité. La France – c’est une absurdité économique, climatique et industrielle – taxe deux fois plus l’électricité que le gaz naturel importé depuis des pays comme la Russie, le Qatar, l’Algérie ou les États-Unis. (Mme Ségolène Amiot s’exclame.) Pourtant, elle produit sur son territoire, avec des technologies et de la valeur ajoutée françaises, de l’électricité bas-carbone qui serait très compétitive si elle n’était pas tant taxée. Ce rééquilibrage a été proposé par M. Jean-François Husson, rapporteur général de la commission des finances du Sénat, deux ans d’affilée. Le Sénat l’a d’ailleurs adopté, en fixant une marche élevée dès la première année ; pour ma part, je propose un changement graduel en trois ans. Il s’agit d’envoyer un signal très clair : il n’est pas normal de taxer les emplois français, le nucléaire français et les industriels français davantage que nous ne taxons les énergies fossiles importées chaque année de l’étranger et qui pèsent lourdement sur notre commerce extérieur.

Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 3122.

Amdt 3122 Adopté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 18
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Par cet amendement, je propose de ne pas augmenter l’accise sur le gaz. Je considère bien sûr que l’électrification du pays est nécessaire. Elle doit s’appuyer sur le nucléaire, qui est facteur d’indépendance et dont je me réjouis qu’il fasse désormais l’objet de toutes les attentions. Je pense toutefois qu’il est possible d’électrifier le pays sans rehausser le prix du gaz, qui a déjà largement été augmenté l’année dernière.

Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme Marie-Christine Dalloz, pour soutenir l’amendement no 349.

Amdt 349 Tombé
Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 18
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

Je suis surprise que mon amendement soit discuté en même temps que celui de Mme Pannier-Runacher, alors qu’il a pour seul objectif de limiter la progression de la taxation sur le gaz. C’est une mesure modeste mais qui, je crois, a du sens.

Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 18
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

L’amendement no 3292 est identique au mien, à ceci près qu’il maintient pour 2026 les tarifs de tous les combustibles au niveau de 2025, sans tenir compte de l’indexation sur l’inflation, pourtant prévue par la loi. Je suggère donc à M. Martineau de le retirer. Je suis défavorable à l’amendement no 3444, pour la même raison que j’ai citée à l’appui du mien : le montant de l’accise sur le gaz naturel a déjà été doublé dans le cadre de la loi de finances pour 2024. Je suis bien sûr favorable à mon propre amendement, no 3122, et, s’il n’est pas adopté, je serai favorable à l’amendement no 349 de Mme Dalloz.

Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 18
Mme Amélie de Montchalin ministre

Ces amendements présentent plusieurs visions qui s’opposent ou se complètent. Le gouvernement est défavorable aux amendements no 3292 et 349. Une fois n’est pas coutume, je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée quant au vote des amendements nos 3444 et 3122, qui représentent deux choix possibles. Mme Pannier-Runacher propose une redistribution de la charge fiscale qui aurait du sens sur les plans environnemental et économique. M. le rapporteur général propose de s’en tenir plutôt aux dispositions qui s’appliquent déjà. Le gouvernement vous laisse libre de votre vote, qui exprimera un choix à la fois économique, écologique, énergétique et territorial. Dans un cas comme dans l’autre, nous accompagnerons votre décision.

II
Article 18
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 3292 et 3444, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 3292 Rejeté Amdt 3444 Rejeté
II
Article 18
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3122 est adopté ; en conséquence, l’amendement no 349 tombe.)

Amdt 3122 Adopté
Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur l’article 18, je suis saisi par le groupe Rassemblement national d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3504.

MM
Article 18
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il s’agit une nouvelle fois de modifier la date d’application de l’article en fonction du fait générateur de l’impôt. Les dispositions de l’article 18, quelles qu’elles soient, entreront en vigueur au mois d’août 2026, à défaut de pouvoir être intégrées dans l’évolution des tarifs d’accise prévue en février. En effet, la modulation des tarifs a lieu deux fois par an, en février et en août.

II
Article 18
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3504, accepté par la commission, est adopté.)

Amdt 3504 Adopté
Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3469 deuxième rectification.

3469 (2ème Rect) Adopté
MM
Article 18
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il concerne, lui aussi, la date d’entrée en vigueur de certaines dispositions de l’article.

II
Article 18
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3469 deuxième rectification, accepté par la commission, est adopté.)

3469 (2ème Rect) Adopté
Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements nos 1479 et 1482 de M. Nicolas Bonnet, qui peuvent être soumis à une discussion commune, sont défendus. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 1479 Adopté Amdt 1482 Tombé
Photo de M. Philippe Juvin
Article 18
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

L’article prévoit de fixer à 10 euros par mégawattheure – au lieu de 12 euros précédemment – le montant de l’accise sur l’électricité pour les centres de données. Ce tarif réduit doit permettre à la France d’être compétitive dans le secteur des data centers : si nous voulons attirer des centres de données, qui sont de gros consommateurs d’électricité, il vaut mieux que l’électricité ne leur coûte pas trop cher. Les amendements visent à s’opposer à la réduction du tarif, j’y suis donc défavorable.

Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 18
Mme Amélie de Montchalin ministre

Même avis.

Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy.

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 18
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Je n’ai pas soutenu mon amendement de suppression, no 177, dans l’espoir d’accélérer les débats, mais j’aurais sans doute dû le faire. J’ai été saisi d’un doute en écoutant M. le rapporteur général défendre l’amendement no 3122, je l’ai donc relu. Il a annoncé que l’amendement aurait pour effet de diminuer le montant de l’accise sur le gaz, ce à quoi nous sommes favorables, mais a omis de préciser qu’il supprimerait aussi la baisse de l’accise sur l’électricité votée par le Sénat. Puisque l’erreur est humaine, je ne le blâme pas, mais la conséquence en est que notre groupe ne pourra pas voter l’article 18. Nous souhaitons diminuer l’accise sur le gaz, mais nous ne voulons pas renoncer à la baisse de l’accise sur l’électricité. Je me permets de le souligner. J’ai l’impression que certains amendements ont été votés machinalement. Je peux comprendre que tout le monde soit fatigué et en ait marre, mais cela ne change pas le résultat. Nous parlons tout de même d’une hausse de 3 euros de l’accise sur l’électricité qui, sauf erreur de ma part, n’a été mentionnée ni par Mme la ministre, ni par M. le rapporteur général, qui a présenté son amendement comme visant une baisse de taxe. Les députés du Rassemblement national ont peut-être tous les défauts du monde mais, comme vous le voyez, ils posent des questions susceptibles d’intéresser les Français. Nous avons d’ailleurs appris, au passage, que Mme la ministre n’était ni pour ni contre la hausse de l’accise sur le gaz, bien au contraire. Quant au groupe Ensemble pour la République, il a voté successivement l’amendement de Mme Pannier-Runacher visant à augmenter la taxe et celui de M. Juvin visant à la baisser. Vous nous donnez des leçons sur les changements de position, mais en moins d’une seconde, vous votez pour une chose puis pour son contraire ! C’est surréaliste.

Photo de M. Paul Midy
Article 18
M. Paul Midy Paul Midy EPR

C’est le « en même temps » ! (Sourires sur les bancs du groupe EPR.)

Photo de M. Alexandre Dufosset
Article 18
M. Alexandre Dufosset Alexandre Dufosset RN

C’est le « en même temps » présidentiel !

II
Article 18
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1479 est adopté ; en conséquence, l’amendement 1482 tombe.)

Amdt 1479 Adopté
Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’article 18, tel qu’il a été amendé.

II
Article 18
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 18
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 112 Nombre de suffrages exprimés 106 Majorité absolue 54 Pour l’adoption 56 Contre 50

II
Article 18
Intervenant non identifié

(L’article 18, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 18 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3503.

Amdt 3503 Adopté
MM
Article 18 bis
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il tend à décaler une date d’entrée en vigueur.

II
Article 18 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3503, accepté par la commission, est adopté.)

Amdt 3503 Adopté
II
Article 18 bis
Intervenant non identifié

(L’article 18 bis, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 18 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 2152.

Amdt 2152 Adopté
MM
Article 18 ter
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il ne s’agit pas d’une date – ça change. (Sourires.) L’amendement tend à instaurer une procédure de mise en concurrence pour désigner l’opérateur chargé du rachat du surplus d’électricité produit par les installations d’énergies renouvelables sur les bâtiments de l’État. L’État n’a pas pour métier d’être fournisseur d’électricité ; tout ce qui n’est pas consommé par les bâtiments eux-mêmes doit donc être acheté par un organisme pour être valorisé. Par cet amendement, nous précisons le dispositif adopté au Sénat en le rendant pleinement opérationnel. Cette mesure est intéressante, car pendant des années on ne mettait pas de panneaux solaires sur les toits des bâtiments publics faute de savoir ce qu’on allait faire de l’électricité. Nous instaurons un dispositif pour pouvoir non seulement l’utiliser, mais aussi la vendre une fois que l’autoconsommation est assurée. Cela entre dans le champ des réflexions que certains d’entre vous auront bientôt dans l’hémicycle sur la foncière d’État.

MD
Article 18 ter
Mme Marie-Christine Dalloz

Oui !

MM
Article 18 ter
Mme Amélie de Montchalin ministre

Une manière de valoriser les bâtiments publics est d’en faire pleinement usage, en utilisant tout ce qu’ils peuvent produire au-delà de leur fonction d’accueil des agents publics et des citoyens. Voilà donc une des manières de valoriser le patrimoine de l’État.

Photo de M. Guillaume Kasbarian
Article 18 ter
M. Guillaume Kasbarian Guillaume Kasbarian EPR

Excellent !

Photo de M. le président
Article 18 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 18 ter
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

J’ajouterai qu’il s’agit d’assurer la conformité de l’article au code des marchés publics, puisque cet amendement prévoit une mise en concurrence. L’avis de la commission est favorable.

II
Article 18 ter
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2152 est adopté ; en conséquence, l’article 18 ter est ainsi rédigé.)

Amdt 2152 Adopté
II
Articles 18 quater et 18 quinquies
Intervenant non identifié

(Les articles 18 quater et 18 quinquies sont successivement adoptés.)

Photo de M. le président
Article 19
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3465, tendant à rétablir l’article 19 ; il fait l’objet d’un sous-amendement no 3520.

Amdt 3465 Adopté
MM
Article 19
Mme Amélie de Montchalin ministre

C’est un amendement important : il s’agit de soumettre à une majoration de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (Ifer) les centrales photovoltaïques installées avant 2021, qui connaissent actuellement une rentabilité en quelque sorte excessive, puisque les tarifs de rachat qui ont prévalu avant 2021 reposaient sur l’hypothèse que nous paierions notre électricité beaucoup plus cher que ce qu’elle vaut en réalité, ce qui entraîne un coût très important pour l’État. Nous avions eu un long débat sur ce sujet en première lecture. L’amendement no 3465 vise à rétablir l’article initial tout en modifiant les dates d’entrée en vigueur. Je rappelle que le gain attendu pour l’État s’élève à 50 millions d’euros par an sur les années 2027, 2028 et 2029, puisqu’à partir de 2030, les contrats et les obligations de rachat à des tarifs régulés tomberont, les contrats les plus anciens arrivant à échéance.

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 19
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

Ils retrouveront les prix du marché !

MM
Article 19
Mme Amélie de Montchalin ministre

Ils retrouveront le droit commun et les prix du marché. Cette disposition d’équité et d’efficacité ne remet pas en cause la filière photovoltaïque. Elle illustre simplement un principe : quand des installations sont plus qu’amorties et même très rentables, il est normal qu’elles contribuent au financement des prochaines installations d’énergies renouvelables.

Photo de M. le président
Article 19
M. le président Sébastien Chenu RN

Le sous-amendement no 3520 de M. Fabien Di Filippo est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 3520 Rejeté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 19
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

L’amendement no 3465 vise à rétablir la majoration du tarif de l’Ifer pour les centrales photovoltaïques installées avant 2021. Ce quasi-doublement du tarif de l’Ifer me paraît tout à fait raisonnable car la majoration proposée s’appliquerait uniquement sur des centrales déjà amorties. En outre, les centrales antérieures à 2021 ont été développées à une époque où le coût du soutien public à la filière photovoltaïque était très élevé. La majoration permet en quelque sorte de récupérer une partie des montants investis au titre du soutien public. L’avis de la commission est donc entièrement favorable. La commission n’avait pas examiné le sous-amendement no 3520. Il réduit la durée et l’ampleur de la majoration et paraît par conséquent contradictoire avec l’objectif de rendement de la mesure, qui devrait atteindre 50 millions par an – donc 150 millions sur trois ans. J’insiste à nouveau sur le fait que cette disposition ne tend qu’à récupérer, d’une certaine manière, sur des centrales amorties, des sommes versées par la puissance publique. Je donnerai donc à titre personnel un avis défavorable sur ce sous-amendement.

II
Article 19
Intervenant non identifié

(Le sous-amendement no 3520, repoussé par le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 3520 Rejeté
II
Article 19
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3465 est adopté ; en conséquence, l’article 19 est ainsi rétabli.)

Amdt 3465 Adopté
Photo de M. le président
Article 19 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1468 de M. Aurélien Le Coq, tendant à supprimer l’article 19 bis, est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 1468 Rejeté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 19 bis
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

La commission a adopté cet amendement. Toutefois, à titre personnel, j’émets un avis défavorable, comme je l’avais fait en commission. En effet, les clubs de jeux ont contribué à réduire l’attractivité de l’offre illégale de jeux et les retombées économiques et fiscales sont positives. Je crois donc que l’expérimentation a atteint ses objectifs et confirmé la pertinence d’une offre régulée à Paris.

Photo de M. le président
Article 19 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 19 bis
Mme Amélie de Montchalin ministre

L’article 19 bis prévoit une disposition utile : l’autorisation permanente des clubs de jeux à Paris. Cette autorisation a fait l’objet d’une expérimentation ; jusqu’à présent, elle était renouvelée mais ponctuelle. Au terme de l’expérimentation, nous pouvons revenir sur les raisons qui ont justifié celle-ci et évaluer ses bénéfices. L’autorisation permet de réguler les activités et d’assurer une homogénéité de la fiscalité entre les jeux en ligne et les jeux dans des lieux d’accueil physique. Comme vous le savez, nous ne pouvons pas avoir de casino à Paris ; d’où la décision d’autoriser des clubs de jeux. Pour moi qui ai la responsabilité de lutter contre le blanchiment et contre tous les trafics d’argent illicite, notamment dans le cadre du narcotrafic, il est essentiel qu’existent des lieux régulés. En effet, les jeux sont parfois, malheureusement, une modalité de blanchiment : on rentre avec un peu d’argent, on en sort avec un petit peu moins mais celui-ci est devenu légal. Le cadre instauré par cette disposition est donc utile. Elle a été introduite par le Sénat et le gouvernement y est favorable. Je souhaite en effet que nous conservions les modalités de l’article 19 bis pour donner de la force à notre lutte contre le blanchiment et contre tous les cercles illégaux qui pullulaient à Paris, disons-le, avant cette expérimentation, et qui compromettaient notre capacité à faire respecter l’État de droit. L’avis du gouvernement sur cet amendement de suppression est donc défavorable.

II
Article 19 bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1468 n’est pas adopté.)

Amdt 1468 Rejeté
II
Article 19 bis
Intervenant non identifié

(L’article 19 bis est adopté.)

Photo de M. le président
Article 19 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 3047.

Amdt 3047 Adopté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 19 ter
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Il tend à modifier la date d’entrée en vigueur du dispositif.

II
Article 19 ter
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3047, accepté par le gouvernement, est adopté.)

Amdt 3047 Adopté
II
Article 19 ter
Intervenant non identifié

(L’article 19 ter, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements nos 2160 de Mme Lisa Belluco et 2011 de Mme Claire Lejeune sont défendus.

Amdt 2160 Rejeté Amdt 2011 Rejeté
II
Article 20
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 2160 et 2011, repoussés par la commission et le gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 2160 Rejeté Amdt 2011 Rejeté
Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 2197.

Amdt 2197 Adopté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 20
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Il s’agit d’un amendement technique adopté en commission.

II
Article 20
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2197, accepté par le gouvernement, est adopté.)

Amdt 2197 Adopté
Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 2198.

Amdt 2198 Rejeté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 20
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Il fixe le seuil de l’abattement sur la redevance pour consommation d’eau potable consenti aux agriculteurs ne disposant pas d’autre solution au niveau prévu par le texte initial, à savoir 20 000 mètres cubes. Le Sénat avait porté ce volume à 50 000 mètres cubes.

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 20
Mme Amélie de Montchalin ministre

Favorable.

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 2198.

Amdt 2198 Rejeté
II
Article 20
Intervenant non identifié

(Le vote à main levée n’ayant pas été concluant, il est procédé à un scrutin public.)

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 96 Nombre de suffrages exprimés 84 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 26 Contre 58

II
Article 20
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2198 n’est pas adopté.)

Amdt 2198 Rejeté
Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 3596 du gouvernement est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 3596 Rejeté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 20
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Cet amendement a été adopté lors de l’examen en commission : favorable.

II
Article 20
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3596 n’est pas adopté.)

Amdt 3596 Rejeté
Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 2200.

Amdt 2200 Adopté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 20
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Amendement technique.

II
Article 20
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2200, accepté par le gouvernement, est adopté.)

Amdt 2200 Adopté
Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Seul Patrick Hetzel a voté. Il n’y a plus que lui qui vote dans cet hémicycle. (Sourires.)

Photo de M. Philippe Juvin
Article 20
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Moi aussi !

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement est donc adopté par la voix de Patrick Hetzel. (Sourires.) Je suis saisi de deux amendements, nos 2798 et 3477, pouvant être soumis à une discussion commune. L’amendement no 2798 de Mme Anne-Cécile Violland est défendu. La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3477.

MM
Article 20
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il vise à décaler au 1er mars la date d’entrée en vigueur de l’article.

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 20
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

La commission est favorable à l’amendement no 2798.

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 20
Mme Amélie de Montchalin ministre

Permettez-moi de rappeler les débats que nous avons eus en première lecture sur la nouvelle fiscalisation des PFAS, les substances per- ou polyfluoroalkylées. Si nous nous sommes mis d’accord sur les modalités de cette nouvelle fiscalisation, sa date d’entrée en vigueur a fait l’objet d’un débat assez animé. Une partie de l’hémicycle voulait la fixer en 2027, tandis qu’une autre partie proposait – par un sous-amendement déposé par Mme Violland – une entrée en vigueur dès 2026. L’année 2026 ayant déjà commencé, la réforme ne peut plus entrer en vigueur au 1er janvier. Nous l’appliquerons dès que possible…

Photo de Mme Agnès Pannier-Runacher
Article 20
Mme Agnès Pannier-Runacher Agnès Pannier-Runacher EPR

L’amendement prévoit une date !

MM
Article 20
Mme Amélie de Montchalin ministre

C’est exact : au 1er mars 2026, même si le délai est un peu court, ou à partir de juin ou juillet, ce qui serait plus réaliste. Dans tous les cas, nous ferons de notre mieux si vous maintenez l’entrée en vigueur en 2026 ; et si vous la décalez au 1er janvier 2027, nous garantissons son bon déroulement. Vous le voyez, je vous réponds en toute transparence.

II
Article 20
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 2798 et 3477, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 2798 Rejeté Amdt 3477 Rejeté
Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements identiques no 1346 de Mme Estelle Mercier, 1473 de M. Aurélien Le Coq et 2892 de M. Nicolas Thierry sont défendus. Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 20
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Ces amendements font entrer en vigueur l’ensemble des dispositions de l’article au 1er janvier 2026, de manière rétroactive. Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 20
Mme Amélie de Montchalin ministre

Même avis.

II
Article 20
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1346, 1473 et 2892 sont adoptés.)

Amdt 1346 Adopté Amdt 1473 Adopté Amdt 2892 Adopté
Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’article 20, tel qu’il a été amendé.

II
Article 20
Intervenant non identifié

(Le vote à main levée n’ayant pas été concluant, il est procédé à un scrutin public.)

Photo de M. le président
Article 20
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 115 Nombre de suffrages exprimés 115 Majorité absolue 58 Pour l’adoption 60 Contre 55

II
Article 20
Intervenant non identifié

(L’article 20, amendé, est adopté.)

II
Article 20 bis
Intervenant non identifié

(L’article 20 bis n’est pas adopté.)

Photo de M. le président
Article 20 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur l’amendement no 1228, je suis saisi par le groupe Rassemblement national d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3473 rectifié.

3473 (Rect) Adopté
MM
Article 21
Mme Amélie de Montchalin ministre

Cet article porte sur la taxe plastique. Le Sénat a revu à la baisse la trajectoire sur l’enfouissement, tout en augmentant de manière un peu excessive la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) sur l’incinération. Je soutiendrai donc les amendements qui visent une trajectoire plus réaliste. Je m’adresse notamment au président Delautrette : l’objectif est que les communes, qui s’apprêtent à perdre 4,9 milliards de DGF, ne soient pas contraintes d’augmenter outre mesure les coûts d’enfouissement ou d’incinération. Nous avions réfléchi à la possibilité d’augmenter le prix de mise sur le marché du plastique, selon qu’il était plus ou moins recyclable. Le mieux serait de réduire la quantité de plastique non recyclable mise sur le marché, car cela poserait moins de problèmes pour le recyclage, l’enfouissement ou l’incinération. Manifestement, cette taxe n’est pas mûre. Le gouvernement propose donc de poursuivre la réflexion sur le sujet. S’agissant de l’enfouissement et de l’incinération, nous vous proposons une trajectoire plus cohérente. Tout le monde a oublié d’en parler, mais je rappelle que l’article 21 prévoit une baisse du taux de TVA à 5,5 % pour toutes les activités liées aux déchets. Cela simplifiera la vie administrative et bureaucratique de nos collectivités : c’est autant de TVA qu’elles n’auront pas à facturer, à payer ou à répercuter dans leurs activités. Je vous invite donc à regarder cet article avec intérêt, car il propose plusieurs évolutions inspirées des mesures qui ont fait consensus. Vous le voyez, le gouvernement est à votre écoute.

Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 21
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Le Sénat a voté une exemption de la TGAP pour les incinérateurs qui n’émettent aucun gaz polluant. Cet amendement tend à revenir sur cette exemption. Cela paraît assez justifié, puisque ces installations bénéficient déjà d’une exemption de taxe à travers la composante air de la TGAP. Avis favorable.

II
Article 21
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3473 rectifié est adopté.)

3473 (Rect) Adopté
Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de trois amendements, nos 3293, 1228 et 1895, pouvant être soumis à une discussion commune. L’amendement no 3293 de M. Frédéric Boccaletti est défendu. La parole est à Mme Edwige Diaz, pour soutenir l’amendement no 1228.

Amdt 3293 Rejeté
Photo de Mme Edwige Diaz
Article 21
Mme Edwige Diaz Edwige Diaz RN

La TGAP a été considérablement augmentée par les macronistes en 2018, ce qui se répercute à la fois sur les ménages et sur les syndicats d’enlèvement d’ordures ménagères. Cette taxe illustre parfaitement l’écologie punitive et l’idéologie de la décroissance. Dans ma région de Nouvelle-Aquitaine, en Dordogne et en Gironde, deux syndicats, le SMD3 et le Smicval, sont au cœur de grandes crispations, que ce soit pour les citoyens ou pour les élus locaux, qui ne sont pas d’accord avec les réformes que ces syndicats mènent ; ils nous disent qu’ils ne peuvent pas payer cette TGAP. Afin d’éviter de pénaliser les citoyens, qui sont privés d’un service public – l’enlèvement des ordures ménagères en porte à porte – et de remettre un peu de sérénité dans les relations avec les syndicats d’enlèvement d’ordures ménagères, nous vous proposons, comme chaque année, non pas de supprimer la TGAP, mais d’annuler l’augmentation que les macronistes ont votée en 2018 sous l’impulsion des écologistes. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)

Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1895 de M. Charles Fournier est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 1895 Tombé
Photo de M. Philippe Juvin
Article 21
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 21
Mme Amélie de Montchalin ministre

Même avis.

II
Article 21
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3293 n’est pas adopté.)

Amdt 3293 Rejeté
Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 1228.

Amdt 1228 Adopté
II
Article 21
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 119 Nombre de suffrages exprimés 115 Majorité absolue 58 Pour l’adoption 60 Contre 55

II
Article 21
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1228 est adopté ; en conséquence, l’amendement no 1895 tombe, de même que les amendements nos 1897 et 1896 et les amendements identiques nos 2692, 3114 et 3123.) (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Amdt 1228 Adopté
Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements nos 1899 et 1898 de M. Charles Fournier, pouvant faire l’objet d’une discussion commune, sont défendus. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 1899 Rejeté Amdt 1898 Rejeté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 21
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Ces amendements tendent à rétablir la taxe sur les déchets d’emballages plastiques. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Article 21
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 21
Mme Amélie de Montchalin ministre

Même avis.

II
Article 21
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 1899 et 1898, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 1899 Rejeté Amdt 1898 Rejeté
II
Article 21
Intervenant non identifié

(L’article 21, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 21 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements identiques nos 161 de M. Jean-Philippe Tanguy, 2741 de M. Éric Michoux, 3124 de M. Philippe Juvin et 3368 de M. Laurent Wauquiez, tendant à supprimer l’article, sont défendus.

II
Article 21 bis
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 161, 2741, 3124 et 3368, acceptés par la commission et le gouvernement, sont adoptés ; en conséquence, l’article 21 bis est supprimé.)

Amdt 161 Adopté Amdt 2741 Adopté Amdt 3124 Adopté Amdt 3368 Adopté
Photo de M. le président
Article 21 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements identiques nos 162 de M. Jean-Philippe Tanguy et 3125 de M. le rapporteur général, qui tendent à supprimer l’article, sont défendus. Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 21 ter
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Avis favorable.

Photo de M. le président
Article 21 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 21 ter
Mme Amélie de Montchalin ministre

Cet article est arrivé au Sénat dans des conditions étranges. Le Sénat a supprimé la taxe plastique pour ensuite créer une TGAP amont qui fait la même chose, mais avec un autre nom. Par conséquent, je suis favorable à ces amendements.

II
Article 21 ter
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 162 et 3125 sont adoptés ; en conséquence, l’article 21 ter est supprimé.)

Amdt 162 Adopté Amdt 3125 Adopté
Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements identiques nos 164 de M. Jean-Philippe Tanguy et 3232 de M. Anthony Boulogne, qui tendent à supprimer l’article, sont défendus. Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 22
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 22
Mme Amélie de Montchalin ministre

L’article 22 est celui qui traite des petits colis Shein. Donnons-nous les moyens de contrôler ce qui entre dans nos maisons, dans la salle de jeux de nos enfants, dans nos salles de bains. C’est le moment de vous présenter le bilan de l’opération douanière massive menée sur ces petits colis. Une première opération a d’abord eu lieu, en une fois, lorsque nous avons eu des doutes sur la qualité des produits Shein. Elle a été suivie par plusieurs opérations menées conjointement avec les autres pays de l’Union européenne et portant aussi bien sur Shein que sur les dizaines de milliers d’autres colis qui nous arrivent chaque jour. Ces opérations ont révélé que 80 % de ces colis n’étaient pas conformes : une non-conformité aux normes de sécurité, pour 25 % d’entre eux, ou aux normes tarifaires, par une sous-déclaration produisant moins de recettes de TVA. En révélant la proportion de colis non conformes aux normes de sécurité, notre première opération douanière avait intéressé nos voisins européens, qui ont ensuite souhaité contrôler les petits colis aux autres points d’entrée de l’UE. Pour les opérations suivantes, nous avons ciblé les jeux pour enfants et le matériel électroménager. Leur non-conformité a été évaluée dans toute l’Europe à un taux compris entre 40 % et 60 %. L’enjeu majeur n’est donc pas la taxation mais le contrôle, d’où la nécessité de conserver cette redevance. Du côté de l’actualité européenne, il y a eu deux avancées majeures sur le sujet depuis cet automne. Des droits de douane forfaitaires de 3 euros par article seront appliqués à compter du 1er juillet 2026 dans toute l’Europe – ce qui me permet de répondre à M. Tanguy. La France a joué un rôle déterminant dans cette décision, notamment le ministre Roland Lescure, qui l’a défendue au Conseil affaires économiques et financières (Ecofin) et auprès des autres ministres de l’économie et des finances européens en décembre dernier. D’autre part, la taxe de 2 euros pour les contrôles des normes de sécurité deviendra européenne au 1er novembre 2026. Nous avons là aussi pris la tête du travail européen et rassemblé de nombreux pays parmi lesquels les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. C’est grâce au travail français que nous disposerons d’une taxe européenne pour le contrôle des normes de sécurité et de droits de douane qui protégeront notre filière de l’habillement et toutes nos filières commerçantes, industrielles et artisanales. C’est une grande fierté que d’avoir placé la France à la pointe du combat européen en faveur de notre souveraineté et de la qualité des produits que nous achetons. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

Photo de M. Emeric Salmon
Article 22
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

À la pointe de la taxation !

Photo de Mme Marie-Christine Dalloz
Article 22
Mme Marie-Christine Dalloz Marie-Christine Dalloz DR

Bravo, et merci pour nos commerçants !

Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy.

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 22
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Je m’étonne que vous vouliez rouvrir ce front ce soir, mais très bien ! J’ai plusieurs questions sur le sujet. Selon vous, cette taxe va financer le contrôle. Mais vous n’avez pas répondu à mon objection : il n’y a pas suffisamment de créations de postes aux douanes pour permettre les contrôles que vous souhaitez et les opérations douanières dont vous parlez ne peuvent pas se faire au quotidien et dans la durée ! J’invite d’ailleurs tout le monde à écouter sur CNews l’excellente interview de notre ancien premier ministre Gabriel Attal, ici présent, qui a lui-même critiqué le nombre insuffisant de postes de douaniers prévus par votre budget.

Photo de M. Paul Midy
Article 22
M. Paul Midy Paul Midy EPR

Surtout avec un très bel amendement !

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 22
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Ainsi, madame la ministre, plutôt que de toujours agresser les députés RN, vous devriez vous retourner vers vos propres troupes…

MM
Article 22
Mme Amélie de Montchalin ministre

Je n’agresse personne !

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 22
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

…car il y a visiblement un désaccord sur ce point. Vous dites vous-même qu’il n’y a pas de créations de postes, ce qui crée une double incohérence. Il n’y a qu’une seule cohérence, et je m’excuse de devoir vous le dire en toute immodestie, celle du discours de Marine Le Pen,…

Photo de Mme Dieynaba Diop
Article 22
Mme Dieynaba Diop Dieynaba Diop SOC

Pardonnez-moi : où est-elle, déjà ?

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 22
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

…qui soulève depuis quinze ans la question du contrôle des frontières, de l’irrégularité, de la non-conventionnalité et de la dangerosité des produits qui sont importés ! Dès que Marine Le Pen est apparue dans le paysage politique, elle a dénoncé le fait de laisser passer massivement des produits non conformes – qu’il s’agisse de jouets, de textile ou même de produits agricoles, puisque cette question se prolonge avec l’accord avec le Mercosur. Vous ne contrôlez rien de ce qui entre dans le pays ! Il est en outre très étrange, madame la ministre, que vous nous donniez raison tout en pensant remporter une bataille idéologique. Enfin, que comptez-vous faire contre le super-entrepôt de Shein en Pologne, cinq à dix fois plus grand qu’un entrepôt d’Amazon ? La Pologne vous rejoindra-t-elle dans votre combat contre les petits colis qui arrivent en France ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre.

MM
Article 22
Mme Amélie de Montchalin ministre

Pour contrôler, on a surtout besoin d’outils informatiques et de scanners.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Article 22
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Les douaniers, ça ne sert à rien ?

MM
Article 22
Mme Amélie de Montchalin ministre

Quand des dizaines, voire des centaines de milliers de petits colis arrivent chaque jour, on peut soit faire travailler un million de douaniers, ce qui n’a pas beaucoup de sens, soit installer des infrastructures en IA et des scanners, ce qui est prévu dans le plan de montée en charge des douanes. À Noël, la France était ainsi le seul pays européen à avoir la capacité, déployée depuis, de contrôler 100 % des colis postaux grâce à des scanners dotés de logiciels d’imagerie en intelligence artificielle. Pour tous les colis extracommunautaires, cette opération est désormais centralisée dans un entrepôt dont l’adresse ne peut pas être communiquée mais que je peux faire visiter à tous ceux d’entre vous qui souhaiteraient voir cet outillage. Très honnêtement, ces investissements sont très rentables et nous permettent de détecter la drogue, les armes et tous les produits contrefaits et dangereux. En ce qui concerne la Pologne, celle-ci appliquera, comme tous les autres pays d’Europe, les nouveaux droits de douane à compter du 1er juillet et la taxe petits colis à partir du 1er novembre. Elle appliquera aussi, comme tous les autres pays d’Europe, le nouveau code douanier en cours de négociation entre le Conseil et le Parlement européen. Un processus s’est enclenché pendant la présidence française du Conseil de l’Union européenne : tous les pays européens ont rejoint la position de la France en faveur d’une accélération dans l’élaboration de ce nouveau code, initialement prévu en 2028. Il n’y a donc rien à cacher et nous restons fiers d’avoir traduit dans les faits notre volonté de protéger nos commerces, nos industries et nos artisans et d’avoir répondu à une menace par une action plutôt que par des discours. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

Sur l’article 22, je suis saisi par les groupes Rassemblement national et Ensemble pour la République d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Je mets aux voix les amendements identiques nos 164 et 3232.

II
Article 22
Intervenant non identifié

(Il est procédé à un scrutin public.)

Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 125 Nombre de suffrages exprimés 123 Majorité absolue 62 Pour l’adoption 55 Contre 68

II
Article 22
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 164 et 3232 ne sont pas adoptés.)

Amdt 164 Rejeté Amdt 3232 Rejeté
Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3507.

Amdt 3507 Adopté
MM
Article 22
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il vise à revenir au montant de la taxe petits colis prévu par le texte intial, à savoir 2 euros par article. Le Sénat est monté à 5 euros – ce qui sera en réalité le montant final si on additionne les droits de douane et les 2 euros de cette taxe de contrôle, alignée sur le niveau européen. Il vaut mieux agir en Européens et harmoniser ce montant afin d’éviter les effets de report dans d’autres pays.

Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 22
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Favorable.

II
Article 22
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3507 est adopté ; en conséquence, les amendements nos 1244, 951 et 1245 tombent.)

Amdt 3507 Adopté
Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3506.

Amdt 3506 Adopté
MM
Article 22
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il vise à reporter au 1er mars la date d’entrée en vigueur de l’article.

II
Article 22
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3506, accepté par la commission, est adopté.)

Amdt 3506 Adopté
Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’article 22, tel qu’il a été amendé.

II
Article 22
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 22
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 122 Nombre de suffrages exprimés 122 Majorité absolue 62 Pour l’adoption 68 Contre 54

II
Article 22
Intervenant non identifié

(L’article 22, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1481 de M. Aurélien Le Coq, qui tend à supprimer l’article, est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 1481 Rejeté
Photo de M. Philippe Juvin
Article 23
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Monsieur Le Coq, l’exposé des motifs énonce que « cette mesure, inique, s’en prend à des dispositifs – tels que la vapoteuse – qui sont pourtant, pour de nombreux fumeurs, des outils de transition pour arrêter définitivement ou réduire leur consommation de tabac ». Je vous rejoins, non pas sur le caractère inique de la mesure, mais sur l’efficacité de ces outils. Toutefois, le Sénat a déjà supprimé l’accise sur les produits de vapotage. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le président de la commission des finances.

Photo de M. Éric Coquerel
Article 23
M. Éric Coquerel président de la commission des finances LFI-NFP

J’apprends à l’instant que le ministre chargé des relations avec le Parlement s’apprête à interrompre les débats sur le projet de loi de finances ce soir à 23 h 30 pour ne les reprendre que la semaine prochaine. Alors que j’ai entendu le premier ministre déclarer hier que les oppositions essayaient de ralentir le débat et de gagner du temps, il me semble que le roi est nu ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Si c’est exact, cela signifie que le gouvernement, parce qu’il est minoritaire et donc incapable de faire voter un texte, joue avec le Parlement de manière éhontée. Je dénonce donc à l’avance cette situation.

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 23
Mme Amélie de Montchalin ministre

Défavorable.

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’amendement no 1481.

Amdt 1481 Rejeté
II
Article 23
Intervenant non identifié

(Le vote à main levée n’ayant pas été concluant, il est procédé à un scrutin public.)

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 111 Nombre de suffrages exprimés 109 Majorité absolue 55 Pour l’adoption 17 Contre 92

II
Article 23
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1481 n’est pas adopté.)

Amdt 1481 Rejeté
Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements nos 3105 et 3106 de M. Nicolas Thierry sont défendus.

Amdt 3105 Rejeté Amdt 3106 Rejeté
II
Article 23
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 3105 et 3106, repoussés par la commission et le gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 3105 Rejeté Amdt 3106 Rejeté
Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de plusieurs amendements, nos 567, 3058, 2679 et 3107, pouvant être soumis à une discussion commune. Les amendements nos 567 et 3058 sont identiques et font l’objet d’un sous-amendement no 3595. La parole est à M. Nicolas Ray, pour soutenir l’amendement no 567.

Amdt 567 Adopté
Photo de M. Nicolas Ray
Article 23
M. Nicolas Ray Nicolas Ray DR

C’est un amendement important. Nous avions supprimé l’article 23 en première lecture afin d’éviter la hausse de fiscalité sur les produits de vapotage. Néanmoins, celui-ci proposait des dispositions intéressantes que tend à réintroduire en partie cet amendement de compromis préparé avec les filières concernées. Il vise ainsi à supprimer les nouvelles catégories fiscales pour les produits de vapotage et de chanvre, car il ne faut pas augmenter les impôts sur ces produits qui peuvent permettre d’arrêter de fumer ; à clarifier la distinction entre les produits qui se fument et les autres ; et enfin, à réintégrer un agrément pour la commercialisation des produits visés. Il faut que cette commercialisation se fasse dans un réseau autorisé et pas dans n’importe quelles conditions.

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 3058 de M. Éric Ciotti est défendu.

Amdt 3058 Adopté
Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Éric Martineau, pour soutenir le sous-amendement no 3595.

Amdt 3595 Rejeté
Photo de M. Éric Martineau
Article 23
M. Éric Martineau Éric Martineau Dem

Il tend à exclure du champ d’application de la taxe les dispositifs sans nicotine. C’est une mesure de soutien au monde agricole, puisqu’il existe des filières émergentes comme le chanvre, notamment dans la Sarthe.

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

Les amendements nos 2679 de M. Bastien Marchive et 3107 de M. Nicolas Thierry sont défendus.

Amdt 2679 Tombé Amdt 3107 Tombé
Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 23
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Avis favorable aux amendements identiques nos 567 et 3058 ; avis défavorable au sous-amendement no 3595 ainsi qu’aux amendements nos 2679 et 3107.

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 23
Mme Amélie de Montchalin ministre

Avis favorable à l’amendement no 567 de M. Ray, car c’est celui dont la rédaction est la plus proche d’un amendement déposé par M. Lauzzana qui n’a malheureusement pas été défendu. Nous considérons que le vapotage relève d’un usage sans combustion tandis que les produits à fumer à base de plantes sont consommés par combustion et s’apparentent donc directement à l’acte de fumer, ce qui peut justifier une approche différenciée. Le gouvernement reste très attentif au risque d’addiction lié au vapotage : la nicotine ou l’initiation qui peut amener à la cigarette. Mais nous savons aussi que c’est un bon produit de substitution et parfois de sevrage tabagique. Dans ce contexte, nous sommes favorables à ce que la taxation spécifique du vapotage ne soit pas mise en place dès 2026, dans l’attente d’un cadre stabilisé au niveau européen. Nous soutenons également la proposition de rétablir des accises sur les produits à fumer, quels qu’ils soient. Il nous semble nécessaire de maintenir ces produits dans le champ de l’accise, même s’ils ne contiennent pas de tabac, parce qu’ils se consomment par combustion. Nous sommes aussi favorables aux modifications que vous proposez sur le régime économique des produits à fumer, et nous considérons positivement le fait que vous conserviez le cadre d’un agrément tout en l’allégeant. Je reprendrai l’autre amendement de M. Lauzzana, monsieur le président, car le gouvernement souhaite éviter que les mineurs puissent acheter des produits susceptibles de les amener à consommer des produits qui sont dangereux pour leur santé, ou qui peuvent être source d’addiction ou d’initiation à la cigarette. Notre combat de santé publique tend à empêcher que nos enfants et adolescents se retrouvent très jeunes avec des puffs ou des cigarettes électroniques, dont le marketing peut être très attractif, voire ludique, et qui banalisent l’acte de fumer. Nous sommes l’un des pays d’Europe dont la population fume le plus, notamment les femmes, avec toutes les conséquences que nous connaissons sur leur santé.

II
Article 23
Intervenant non identifié

(Le sous-amendement no 3595, repoussé par le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 3595 Rejeté
II
Article 23
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 567 et 3058 sont adoptés ; en conséquence, les amendements nos 2679 et 3107 tombent.)

Amdt 567 Adopté Amdt 3058 Adopté
Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1366 rectifié de M. Michel Lauzzana n’est pas défendu.

MM
Article 23
Mme Amélie de Montchalin ministre

Je le reprends, comme je l’ai annoncé à l’instant.

Photo de M. le président
Article 23
M. le président Sébastien Chenu RN

N’ayant pas été défendu, il ne peut être repris, madame la ministre. Il faudrait le redéposer.

MM
Article 23
Mme Amélie de Montchalin ministre

En ce cas, je vous demande une suspension de séance afin de pouvoir redéposer cet amendement au nom du gouvernement.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Sébastien Chenu RN

La séance est suspendue.

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(La séance, suspendue à vingt-trois heures trente-cinq, est reprise à vingt-trois heures quarante.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Sébastien Chenu RN

La séance est reprise. Sur l’article 23, je suis saisi par le groupe Ensemble pour la République d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Aurélien Le Coq, pour un rappel au règlement.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappel au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Il se fonde sur l’article 100. En effet, le ministre des relations avec le Parlement vient d’entrer dans l’hémicycle durant la suspension de séance et nous apprenons qu’il est peut-être venu pour interrompre les débats. Nous voulons redire…

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

Votre rappel au règlement n’a rien à voir avec l’article 100, qui porte sur la mise en discussion des amendements.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappel au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Il s’agit de la sincérité des débats, et de la possibilité de débattre et de voter les amendements !

Photo de Mme Ségolène Amiot
Rappel au règlement
Mme Ségolène Amiot Ségolène Amiot LFI-NFP

La sincérité des débats est une exigence constitutionnelle !

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Sébastien Chenu RN

Je vais accepter votre rappel au règlement, mais faites l’effort de citer les articles qui vous permettent de le faire. Ce message vaut pour tout le monde : ne citez pas un numéro au hasard comme si vous étiez au loto ! (Sourires.)

Photo de M. Aurélien Le Coq
Rappel au règlement
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Merci, monsieur le président. Puisque le ministre des relations avec le Parlement est parmi nous, je tiens à répéter, si son intention est d’interrompre les débats ce soir, que ce gouvernement n’a aucune légitimité pour décider quand l’Assemblée nationale doit cesser de débattre. Pourquoi ne pourrions-nous continuer à examiner l’intégralité des amendements jusqu’au vote ? Mme la ministre nous a expliqué que nous n’aurions pas droit à un vote définitif sur ce projet de loi de finances et qu’il y aurait un passage en force par voie d’ordonnance ou par le recours à l’article 49, alinéa 3, et nous découvrons maintenant qu’il faudrait en plus se plier à l’agenda gouvernemental et que les débats devraient s’interrompre ce soir. Cela suffit ! On ne peut écraser et mépriser à ce point les parlementaires !

Photo de M. le président
Article 23 (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3597, qui vient d’être déposé par le gouvernement.

Amdt 3597 Adopté
MM
Article 23 (suite)
Mme Amélie de Montchalin ministre

Il s’agit d’interdire la vente aux mineurs des plantes à fumer ne contenant pas de tabac. Il est en effet essentiel de les protéger. Je vous remercie, mesdames et messieurs les députés, pour votre patience, qui nous a permis de redéposer cet amendement en l’absence de M. Lauzzana.

II
Article 23 (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3597, accepté par la commission, est adopté.)

Amdt 3597 Adopté
Photo de M. le président
Article 23 (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix l’article 23, tel qu’il a été amendé.

II
Article 23 (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 23 (suite)
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 113 Nombre de suffrages exprimés 111 Majorité absolue 56 Pour l’adoption 104 Contre 7

II
Article 23 (suite)
Intervenant non identifié

(L’article 23, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 24
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de deux amendements, nos 1285 et 3354, pouvant être soumis à une discussion commune. L’amendement no 1285 de M. Philippe Brun est défendu. La parole est à M. Emmanuel Maurel, pour soutenir l’amendement no 3354.

Amdt 1285 Rejeté Amdt 3354 Rejeté
Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 24
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

J’ai conscience du caractère étrange de cette intervention, alors que nous attendons d’un moment à l’autre que le ministre chargé des relations avec le Parlement nous annonce l’interruption de nos travaux. Mais il s’agit d’un amendement qui a été déposé par plusieurs groupes et qui me tient à cœur. Cet article porte sur la taxe sur les grosses plateformes de streaming telles que Netflix et Amazon prime. Il est prévu d’élargir le champ de cette taxe aux plateformes qui hébergent des contenus dits amateurs, dont les auteurs sont rémunérés. L’article introduit une exemption pour les revenus inférieurs à 200 000 euros par an. Je trouve ce montant excessif : je ne vois pas pourquoi un streamer dont les revenus atteignent 180 000 euros bénéficierait d’une exemption. Je propose donc de réduire cet abattement à 50 000 euros. Par ailleurs, j’estime que les contenus à caractère pornographique ou d’incitation à la violence ne devraient pas bénéficier de l’exemption.

II
Article 24
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 1285 et 3354, repoussés par la commission et le gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 1285 Rejeté Amdt 3354 Rejeté
Photo de M. le président
Article 24
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 3179 de M. Emmanuel Maurel est défendu.

Amdt 3179 Rejeté
II
Article 24
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3179, repoussé par la commission et le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 3179 Rejeté
Photo de M. le président
Article 24
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 1772 de M. le rapporteur général est rédactionnel.

Amdt 1772 Adopté
II
Article 24
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1772, accepté par le gouvernement, est adopté.)

Amdt 1772 Adopté
Photo de M. le président
Article 24
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3464.

Amdt 3464 Adopté
MM
Article 24
Mme la ministre Amélie de Montchalin

Il vise à décaler la date d’entrée en vigueur de l’article 24.

II
Article 24
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3464, accepté par la commission, est adopté.)

Amdt 3464 Adopté
II
Article 24
Intervenant non identifié

(L’article 24, amendé, est adopté.)

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Je suis saisi de trois amendements identiques, nos 1489, 2888 et 3131, tendant à supprimer l’article 24 bis. La parole est à M. Aurélien Saintoul, pour soutenir l’amendement no 1489.

Amdt 1489 Rejeté
Photo de M. Aurélien Saintoul
Article 24 bis
M. Aurélien Saintoul Aurélien Saintoul LFI-NFP

La situation fiscale des chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) est exorbitante du droit ordinaire. En règle générale, les personnes privées qui occupent le domaine public doivent se plier à une réglementation et verser une redevance. Or les chaînes de la TNT sont certes tenues de respecter un cahier des charges – les fameuses conventions passées avec l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) –, mais elles ne versent strictement rien à la puissance publique, alors qu’elles utilisent des ondes qui appartiennent à tous. Quant à l’amendement, il vise à supprimer l’article 24 bis, par lequel le Sénat entendait augmenter les abattements fiscaux dont bénéficient les chaînes de la TNT – elles n’en ont vraiment pas besoin !

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le rapporteur général, pour soutenir l’amendement no 2888.

Amdt 2888 Rejeté
Photo de M. le rapporteur général
Article 24 bis
M. le rapporteur général Philippe Juvin DR

Je soutiens la suppression de l’article 24 bis. D’une part, l’exclusion des frais de régie de l’assiette de la taxe sur la publicité télévisuelle et autres ressources liées à la diffusion d’un service de télévision pourrait entraîner des effets de bord imprévus : cela créerait une distorsion de concurrence entre les éditeurs de télévision selon que leur régie est internalisée ou externalisée. D’autre part, la diffusion des services de télévision auprès de 95 % de la population découle d’une obligation légale. Il me paraît curieux d’accorder un avantage fiscal sur le fondement de critères qui constituent des obligations légales.

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

L’amendement no 3131 de M. Denis Masséglia est défendu. Quel est l’avis du gouvernement sur ces amendements de suppression ?

Amdt 3131 Rejeté
MM
Article 24 bis
Mme Amélie de Montchalin ministre

Ce qui est proposé à l’article 24 bis est une bonne mesure.

Photo de M. Guillaume Kasbarian
Article 24 bis
M. Guillaume Kasbarian Guillaume Kasbarian EPR

Voilà !

MM
Article 24 bis
Mme Amélie de Montchalin ministre

En effet, nous avons en France une vraie difficulté à soutenir un audiovisuel de qualité, compte tenu des dynamiques du marché de la publicité : certaines chaînes essaient de diffuser des programmes de qualité, mais font face à une très forte baisse des recettes publicitaires, tout en étant fortement ponctionnées. Si l’article 24 bis va dans la bonne direction, il présente néanmoins une fragilité : il réduirait les ressources du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), puisqu’il ne prévoit pas de compensation. Il y a notamment eu des discussions sur l’opportunité d’augmenter la taxe sur la diffusion en vidéo physique et en ligne de contenus audiovisuels (TSV), dite taxe streaming. Bref, l’intention est bonne, mais la mesure n’est pas complètement finalisée. Je n’émets pas d’emblée un avis défavorable sur les amendements de suppression ; je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

Photo de M. Guillaume Kasbarian
Article 24 bis
M. Guillaume Kasbarian Guillaume Kasbarian EPR

Il faut garder l’article !

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Denis Masséglia.

Photo de M. Denis Masséglia
Article 24 bis
M. Denis Masséglia Denis Masséglia EPR

Je suis sensiblement sur la même ligne que Mme la ministre : je pense qu’il faut revoir les abattements sur la taxe, mais il en résulterait un manque à gagner pour le CNC, alors même que nous prévoyons, dans ce budget, de prélever 50 millions d’euros sur son financement. J’ai déposé un amendement de suppression de l’article 24 bis, mais j’entends ainsi nous inciter à engager un travail pour apporter des réponses efficaces à tous les acteurs concernés, dans la continuité de la réflexion que j’ai menée en tant que rapporteur spécial de la mission Médias, livre et industries culturelles et du compte de concours financier Avances à l’audiovisuel public. Je déposerai probablement l’année prochaine un amendement visant à rétablir la mesure prévue à l’article 24 bis. En même temps, je souhaite que l’on trouve d’autres solutions de financement pour le CNC. (Mme Constance Le Grip acquiesce.) Peut-être faut-il revoir l’abattement sur la TSV, comme l’a évoqué Mme la ministre, mais prenons le temps d’examiner la question. Si l’on demandait demain aux plateformes de financer davantage le CNC, il serait sans doute pertinent que le CNC apporte un soutien aux créateurs de contenu pour les aider à se lancer.

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Je mets aux voix les amendements identiques nos 1489, 2888 et 3131.

Amdt 1489 Rejeté Amdt 2888 Rejeté Amdt 3131 Rejeté
II
Article 24 bis
Intervenant non identifié

(Le vote à main levée n’ayant pas été concluant, il est procédé à un scrutin public.)

Photo de M. le président
Article 24 bis
M. le président Sébastien Chenu RN

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 124 Nombre de suffrages exprimés 117 Majorité absolue 59 Pour l’adoption 43 Contre 74

II
Article 24 bis
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1489, 2888 et 3131 ne sont pas adoptés.)

Amdt 1489 Rejeté Amdt 2888 Rejeté Amdt 3131 Rejeté
II
Article 24 bis
Intervenant non identifié

(L’article 24 bis est adopté.)

Photo de M. le président
Article 24 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Denis Masséglia, pour soutenir l’amendement no 2706.

Amdt 2706 Retiré
Photo de M. Denis Masséglia
Article 24 ter
M. Denis Masséglia Denis Masséglia EPR

Il vise à relever le taux du crédit d’impôt audiovisuel pour les œuvres d’animation.

Photo de M. le président
Article 24 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 24 ter
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Défavorable.

Photo de M. le président
Article 24 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis du gouvernement ?

MM
Article 24 ter
Mme Amélie de Montchalin ministre

Même avis.

Photo de M. le président
Article 24 ter
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Denis Masséglia.

Photo de M. Denis Masséglia
Article 24 ter
M. Denis Masséglia Denis Masséglia EPR

Je suis aussi très attaché à ce que l’on fasse évoluer le plafonnement de ce crédit d’impôt. Dans un souci de compromis et de consensus, je retire mon amendement.

II
Article 24 ter
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2706 est retiré.)

Amdt 2706 Retiré
II
Article 24 ter
Intervenant non identifié

(L’article 24 ter est adopté.)

Photo de M. le président
Article 24 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 3490 tendant à supprimer l’article 24 quater.

Amdt 3490 Adopté
MM
Article 24 quater
Mme Amélie de Montchalin ministre

L’article 24 quater vise à proroger le crédit d’impôt international (C2I) jusqu’au 31 décembre 2028. Nous préférerions nous en tenir au schéma actuel, à savoir une application jusqu’au 31 décembre 2026, ce qui doit nous laisser le temps de l’évaluer. Vous le savez, les dépenses fiscales sont créées et prorogées au maximum pour un cycle de trois ans. Ne préjugeons pas de la volonté de proroger davantage le C2I.

Photo de M. le président
Article 24 quater
M. le président Sébastien Chenu RN

Quel est l’avis de la commission sur cet amendement de suppression ?

Photo de M. Philippe Juvin
Article 24 quater
M. Philippe Juvin rapporteur général DR

Il est prévu que le C2I s’éteigne le 31 décembre 2026. Nous avons quelques difficultés à adopter à temps la loi de finances initiale – cela n’échappe à personne, et nous avons désormais une certaine expérience en la matière. Le risque est que le C2I ne puisse plus s’appliquer si nous laissons passer le 31 décembre 2026. Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

II
Article 24 quater
Intervenant non identifié

(L’amendement no 3490 est adopté ; en conséquence, l’article 24 quater est supprimé et les amendements nos 937 et 3322 tombent.)

Amdt 3490 Adopté
Photo de M. le président
Article 24 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. Denis Masséglia.

Photo de M. Denis Masséglia
Article 24 quinquies
M. Denis Masséglia Denis Masséglia EPR

Pendant les vacances de Noël, plusieurs collègues se sont félicités du succès d’une publicité produite en France, montrant que notre pays est compétent, sinon expert, en matière d’image animée. Or nous venons de voter la suppression du C2I à compter du 31 décembre 2026. C’est un coup de canif dans l’animation française !

Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 24 quinquies
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

Il a raison !

Photo de M. Denis Masséglia
Article 24 quinquies
M. Denis Masséglia Denis Masséglia EPR

La France insoumise, qui donne des leçons à tout le monde à propos de la culture, notamment de l’animation, a-t-elle conscience qu’elle vient de mettre en péril la réalisation des Minions en France ? Bravo, La France insoumise ! Vous avez fait tomber l’un des dispositifs qui soutient l’animation française ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

Photo de M. Emeric Salmon
Article 24 quinquies
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Sur proposition du gouvernement !

Photo de M. le président
Article 24 quinquies
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à Mme la ministre.

MM
Article 24 quinquies
Mme Amélie de Montchalin ministre

Monsieur Masséglia, je relève votre engagement en faveur de l’animation et comprends votre attachement au C2I. Le Sénat proposait, par l’article 24 quater, de le proroger jusqu’au 31 décembre 2028. Cet article vient d’être supprimé, mais le C2I reste applicable jusqu’au 31 décembre 2026. En outre, l’article 24 quinquies, que vous vous apprêtez à voter, instaure une clause du grand-père pour le C2I : tous les projets ayant obtenu un agrément provisoire avant le 31 décembre 2026 pourront être financés, même si les opérations ou prestations en question sont effectuées après cette date.

Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 24 quinquies
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

Ce n’est pas le problème !

MM
Article 24 quinquies
Mme Amélie de Montchalin ministre

Nous ne sommes pas en train de supprimer le C2I.

II
Article 24 quinquies
Intervenant non identifié

(L’article 24 quinquies est adopté.)

Photo de M. le président
Modification de l’ordre du jour
M. le président Sébastien Chenu RN

La parole est à M. le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement. (« Ah ! » et « Suspense ! » sur divers bancs.)

Photo de M. Laurent Panifous
Modification de l’ordre du jour
M. Laurent Panifous ministre délégué chargé des relations avec le Parlement

Mesdames, messieurs les députés, après plusieurs jours de travaux en commission, puis plusieurs jours de travaux en séance publique, force est de constater que, ce soir, nous nous éloignons définitivement d’un texte de compromis acceptable par une majorité de députés, ici, à l’Assemblée nationale.

Photo de M. Aurélien Le Coq
Modification de l’ordre du jour
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Laissez-nous voter sur le texte, et vous verrez !

Photo de M. Laurent Panifous
Modification de l’ordre du jour
M. Laurent Panifous ministre délégué

Plusieurs dispositions sont en cause ; j’en citerai deux. Premièrement, – cela a été longuement évoqué tout à l’heure –, les ressources des collectivités locales ont été tronquées de 5 milliards d’euros, ce qui affectera notamment le bloc communal, y compris les petites communes. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme Dieynaba Diop
Modification de l’ordre du jour
Mme Dieynaba Diop Dieynaba Diop SOC

Merci qui ?

Photo de M. Laurent Panifous
Modification de l’ordre du jour
M. Laurent Panifous ministre délégué

En effet, la dotation globale de fonctionnement a été réduite de 20 %. C’est à la fois inopérant et inacceptable. Deuxièmement, le statut du bailleur privé a été considérablement abîmé, ce qui entravera notre politique de logement et de reconstruction. D’autres mesures ont entraîné un glissement du déficit,…

Photo de M. Hervé de Lépinau
Modification de l’ordre du jour
M. Hervé de Lépinau Hervé de Lépinau RN

Où sont vos députés ? Où est le socle commun ?

Photo de M. Laurent Panifous
Modification de l’ordre du jour
M. Laurent Panifous ministre délégué

…qui atteint un niveau inacceptable, bien supérieur à la cible de 5 %, pourtant partagée, je le crois, par une majorité de députés. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et RN.)

Photo de M. Aurélien Le Coq
Modification de l’ordre du jour
M. Aurélien Le Coq Aurélien Le Coq LFI-NFP

Ce que vous faites est honteux !

Photo de M. Christophe Bex
Modification de l’ordre du jour
M. Christophe Bex Christophe Bex LFI-NFP

Souviens-toi par qui tu as été élu !

Photo de M. Laurent Panifous
Modification de l’ordre du jour
M. Laurent Panifous ministre délégué

Malgré la volonté constante du gouvernement de créer les conditions d’un vote sur le projet de loi de finances pour 2026, nous constatons que ce vote ne pourra pas avoir lieu.

MC
Modification de l’ordre du jour
M. Aurélien Le Coq

Nous constatons ? Non, vous décidez !

Photo de M. Laurent Panifous
Modification de l’ordre du jour
M. Laurent Panifous ministre délégué

C’est pourquoi ce budget ne pourra pas être adopté par un vote. (« Oh ! » et sourires sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme Caroline Colombier
Modification de l’ordre du jour
Mme Caroline Colombier Caroline Colombier RN

Zut, alors !

Photo de M. Laurent Panifous
Modification de l’ordre du jour
M. Laurent Panifous ministre délégué

Le Premier ministre fera dès demain des propositions pour permettre la promulgation d’un budget de compromis, tel que nous essayons de le construire ici – en tout cas, beaucoup s’y emploient. En conséquence, les séances de la journée de demain mais aussi celle de lundi soir, qui étaient initialement dédiées aux travaux sur ce budget, ne seront pas ouvertes.

Photo de M. Hervé de Lépinau
Modification de l’ordre du jour
M. Hervé de Lépinau Hervé de Lépinau RN

Et ensuite ?

Photo de M. le président
Modification de l’ordre du jour
M. le président Sébastien Chenu RN

Chers collègues, je confirme que la présidente de l’Assemblée nationale a reçu du ministre délégué chargé des relations avec le Parlement une lettre l’informant que le gouvernement retirait de l’ordre du jour des vendredi 16 et lundi 19 janvier la discussion, en nouvelle lecture, du projet de loi de finances pour 2026. Sa discussion reprendra donc le mardi 20 janvier après-midi.

Photo de M. le président
Ordre du jour de la prochaine séance
M. le président Sébastien Chenu RN

Prochaine séance, lundi 19 janvier, à dix-sept heures : Déclaration du gouvernement portant sur le rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela, suivie d’un débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution. La séance est levée.

II
Ordre du jour de la prochaine séance
Intervenant non identifié

(La séance est levée à minuit.)

II
Ordre du jour de la prochaine séance
Intervenant non identifié

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra

Glossaire
Abstention

Vote par lequel un député choisit de ne se prononcer ni pour ni contre un texte ou un amendement. L'abstention est comptabilisée séparément et n'entre pas dans le calcul de la majorité.

Amendement

Modification proposée à un texte de loi en cours de discussion. Un amendement peut être déposé par un député, un groupe parlementaire, une commission ou le Gouvernement. Il peut viser à ajouter, supprimer ou modifier un ou plusieurs articles du texte.

Assemblée nationale

Chambre basse du Parlement français, composée de 577 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Elle vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Elle siège au Palais Bourbon à Paris.

Article 40

Article de la Constitution interdisant aux parlementaires de proposer des amendements ou propositions de loi entraînant une diminution des ressources publiques ou une augmentation des charges. Le Président de la commission des Finances veille à son application.

Article 44 alinéa 3 (vote bloqué)

Le Gouvernement peut demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement. Cette procédure est appelée « vote bloqué ».

Ballottage

Situation dans laquelle aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour d'une élection. Un second tour est alors organisé où seuls se maintiennent les candidats ayant recueilli un nombre suffisant de voix.

Bicamérisme

Système parlementaire à deux chambres : l'Assemblée nationale (chambre basse) et le Sénat (chambre haute). En France, le bicamérisme est dit « inégalitaire » car l'Assemblée peut avoir le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.

Bureau de l'Assemblée

Organe directeur de l'Assemblée nationale composé du Président, des vice-présidents, des questeurs et des secrétaires. Il organise et dirige les travaux de l'Assemblée, statue sur les demandes de levée d'immunité et gère le budget interne.

Budget de l'État

Document retraçant l'ensemble des recettes et des dépenses de l'État pour une année civile. Il est présenté dans le projet de loi de finances (PLF) et voté chaque automne par le Parlement. Son exécution est contrôlée a posteriori par la loi de règlement.

Cavalier législatif

Disposition insérée dans une loi qui n'a aucun lien avec le texte en discussion. Les cavaliers législatifs peuvent être censurés par le Conseil constitutionnel au titre de l'article 45 de la Constitution.

Censure (constitutionnelle)

Décision du Conseil constitutionnel déclarant une disposition législative contraire à la Constitution. La disposition censurée ne peut être promulguée. La censure peut être totale (toute la loi) ou partielle (certains articles).

Circonscription

Division géographique dans laquelle est élu un député. La France compte 577 circonscriptions législatives. Chaque circonscription élit un seul député au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Cohabitation

Situation institutionnelle dans laquelle le Président de la République et le Premier ministre appartiennent à des majorités politiques opposées. La France a connu trois cohabitations : 1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002.

Commission permanente

Organe de travail permanent de l'Assemblée (8 commissions : Lois, Finances, Affaires sociales, Affaires étrangères, Défense, Affaires culturelles, Développement durable, Affaires économiques). Les commissions examinent les textes de loi avant leur discussion en séance.

Commission d'enquête

Commission temporaire créée pour recueillir des informations sur des faits déterminés ou sur la gestion d'un service public. Ses travaux durent au maximum 6 mois et ses auditions peuvent être publiques. Elle dispose de pouvoirs d'investigation étendus.

Commission mixte paritaire (CMP)

Commission composée de 7 députés et 7 sénateurs, réunie pour trouver un texte de compromis lorsque l'Assemblée et le Sénat n'arrivent pas à un accord sur un projet ou une proposition de loi après deux lectures.

Compte rendu

Transcription intégrale ou analytique des débats ayant eu lieu en séance publique ou en commission. Les comptes rendus intégraux sont publiés au Journal officiel et consultables en ligne.

Conférence des présidents

Réunion hebdomadaire rassemblant le Président de l'Assemblée, les vice-présidents, les présidents de groupes, les présidents de commissions et le membre du Gouvernement chargé des relations avec le Parlement. Elle fixe l'ordre du jour des travaux.

Congrès du Parlement

Réunion conjointe de l'Assemblée nationale et du Sénat à Versailles, convoquée par le Président de la République pour voter une révision constitutionnelle. L'adoption requiert une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Conseil constitutionnel

Institution composée de 9 membres (3 nommés par le Président de la République, 3 par le président du Sénat, 3 par le président de l'Assemblée) chargée de vérifier la conformité des lois à la Constitution. Il peut être saisi avant promulgation ou par QPC.

Conseil des ministres

Réunion hebdomadaire du Gouvernement sous la présidence du Président de la République, chaque mercredi à l'Élysée. C'est là que sont adoptés les projets de loi, les ordonnances, les décrets et les nominations importantes.

Conseil d'État

Plus haute juridiction administrative française. Il est obligatoirement consulté sur les projets de loi et d'ordonnance avant leur examen par le Parlement. Son avis porte sur la qualité juridique du texte et sa conformité aux normes supérieures.

Constitution

Loi fondamentale de la République française, adoptée le 4 octobre 1958. Elle définit l'organisation des pouvoirs publics, les droits et libertés des citoyens, et les rapports entre le Parlement, le Gouvernement et le Président de la République.

Contre (vote)

Vote exprimé en opposition à un texte, un amendement ou une motion. Les votes « contre » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Cour des comptes

Juridiction financière indépendante chargée de contrôler la gestion des fonds publics. Elle assiste le Parlement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances et publie un rapport annuel public.

Débat d'orientation

Débat organisé en séance publique sans vote à la clef, permettant aux députés d'exprimer leurs positions sur un sujet de politique générale, budgétaire ou européenne avant que le Gouvernement n'arrête ses choix.

Décret

Acte réglementaire pris par le Président de la République ou le Premier ministre. Les décrets d'application précisent les modalités d'exécution d'une loi. Certains décrets sont délibérés en Conseil des ministres.

Délégation parlementaire

Organisme permanent de l'Assemblée chargé d'informer les députés sur un domaine spécifique : droits des femmes, outre-mer, renseignement, collectivités territoriales, etc. Les délégations n'ont pas de pouvoir législatif direct.

Déontologue de l'Assemblée

Personnalité indépendante chargée de veiller au respect du code de déontologie par les députés : déclarations d'intérêts, prévention des conflits d'intérêts, cadeaux et invitations. Il peut être saisi par tout député ou citoyen.

Déport

Décision d'un député de ne pas participer à un vote ou à des travaux parlementaires en raison d'un conflit d'intérêts. Le déport est déclaré auprès du déontologue et publié. C'est une mesure de transparence et de probité.

Député

Élu de la Nation siégeant à l'Assemblée nationale. Le député vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement, peut poser des questions et déposer des propositions de loi. Son mandat dure 5 ans (sauf dissolution).

Dissolution

Acte par lequel le Président de la République met fin au mandat de l'Assemblée nationale avant son terme, provoquant de nouvelles élections législatives dans les 20 à 40 jours. Une nouvelle dissolution ne peut avoir lieu dans l'année qui suit.

Dossier législatif

Ensemble des documents et actes liés à l'examen d'un texte de loi : dépôt, renvoi en commission, rapport, discussion en séance, amendements, vote, navette avec le Sénat, promulgation.

Droit d'amendement

Droit reconnu à chaque parlementaire et au Gouvernement de proposer des modifications à un texte de loi en cours de discussion. Ce droit est garanti par la Constitution (article 44) mais encadré par des règles de recevabilité.

Élections législatives

Scrutin uninominal majoritaire à deux tours permettant d'élire les 577 députés de l'Assemblée nationale. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue et au moins 25 % des inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit.

État d'urgence

Régime d'exception déclaré par décret en Conseil des ministres en cas de péril imminent ou de calamité publique. Sa prolongation au-delà de 12 jours nécessite une autorisation du Parlement. Il renforce temporairement les pouvoirs de l'exécutif.

Examen en commission

Phase de la procédure législative durant laquelle une commission permanente étudie un texte article par article, auditionne le rapporteur et vote des amendements avant la discussion en séance publique.

Exception d'irrecevabilité

Motion de procédure par laquelle un député demande le rejet d'un texte au motif qu'il est contraire à la Constitution. Son adoption entraîne le rejet du texte. C'est le seul moyen de soulever l'inconstitutionnalité pendant les débats.

Fait personnel

Prise de parole brève autorisée en fin de séance lorsqu'un député estime que ses propos ont été déformés ou qu'il a été mis en cause personnellement au cours des débats.

Fenêtre parlementaire (niche)

Journée réservée dans le calendrier parlementaire à un groupe d'opposition ou minoritaire pour inscrire à l'ordre du jour les textes de son choix. Chaque groupe dispose d'une journée par session ordinaire.

Gouvernement

Organe exécutif dirigé par le Premier ministre, composé des ministres, ministres délégués et secrétaires d'État. Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Groupe parlementaire

Regroupement d'au moins 15 députés partageant des affinités politiques. Chaque groupe dispose d'un temps de parole, de postes en commission et de moyens matériels. Un groupe peut être déclaré d'opposition ou minoritaire.

Groupe d'études

Groupe informel de députés qui se réunissent autour d'un thème d'intérêt commun (viticulture, espace, numérique…). Les groupes d'études permettent de travailler sur des sujets transversaux au-delà des clivages partisans.

HATVP

Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autorité administrative indépendante chargée de contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêts des élus et hauts fonctionnaires, et de prévenir les conflits d'intérêts.

Hémicycle

Salle en forme de demi-cercle où siègent les députés au Palais Bourbon. Les places sont réparties de gauche à droite selon les affinités politiques. Le Président de l'Assemblée siège au « perchoir », point le plus élevé.

Immunité parlementaire

Protection juridique dont bénéficient les parlementaires. L'irresponsabilité couvre les opinions et votes émis dans l'exercice des fonctions. L'inviolabilité interdit l'arrestation sans autorisation du Bureau sauf flagrant délit.

Incompatibilité

Interdiction de cumuler le mandat de député avec certaines fonctions ou activités (fonctionnaire en activité, dirigeant d'entreprise publique, membre du Gouvernement, sénateur, député européen…). Le député doit choisir sous 30 jours.

Initiative législative

Droit de proposer un texte de loi. L'initiative appartient concurremment au Premier ministre (projets de loi) et aux membres du Parlement (propositions de loi). En pratique, la majorité des lois adoptées sont d'origine gouvernementale.

Irrecevabilité

Décision de rejeter un amendement ou une proposition de loi pour des raisons de forme (article 40 : charge financière, article 45 : cavalier législatif, article 41 : domaine réglementaire) sans examen sur le fond.

Journal officiel (JO)

Publication officielle de la République française dans laquelle sont publiés les lois, décrets, arrêtés, comptes rendus des débats parlementaires, questions écrites et réponses ministérielles. Il est consultable gratuitement en ligne.

Législature

Période de 5 ans correspondant au mandat d'une Assemblée nationale. La législature actuelle est la 17ᵉ (depuis 2024). Chaque législature est divisée en sessions ordinaires et extraordinaires.

Lecture

Chaque passage d'un texte devant une chambre (Assemblée ou Sénat) constitue une « lecture ». La navette peut comporter plusieurs lectures. En cas de désaccord persistant, le Gouvernement peut demander une lecture définitive à l'Assemblée.

Loi de finances (PLF)

Loi qui détermine chaque année les recettes et les dépenses de l'État. Le projet de loi de finances est déposé en octobre, examiné en priorité par l'Assemblée (40 jours), puis par le Sénat (20 jours). Il doit être adopté avant le 31 décembre.

Loi organique

Loi de rang supérieur aux lois ordinaires qui précise l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics prévus par la Constitution. Son adoption requiert des conditions plus strictes et elle est automatiquement soumise au Conseil constitutionnel.

Loi de programmation

Loi fixant des objectifs et des moyens sur plusieurs années dans un domaine (défense, justice, recherche, finances publiques). Elle n'a pas de portée contraignante mais traduit les orientations à moyen terme du Gouvernement.

Majorité

Nombre de voix nécessaires pour adopter un texte. La majorité simple (plus de la moitié des suffrages exprimés) est la règle générale. Certains votes (motion de censure, révision constitutionnelle) requièrent une majorité qualifiée.

Majorité absolue

Plus de la moitié des membres composant l'Assemblée, soit 289 voix sur 577. Requise notamment pour l'adoption d'une motion de censure ou pour l'investiture du Gouvernement. À distinguer de la majorité simple des suffrages exprimés.

Mandat parlementaire

Mission confiée par les électeurs à un député pour les représenter. Le mandat est de 5 ans, national (le député représente toute la Nation et non sa seule circonscription) et non impératif (il vote librement selon sa conscience).

Mission d'information

Groupe de travail temporaire créé par une commission permanente ou la Conférence des présidents pour étudier un sujet spécifique. Moins formelle qu'une commission d'enquête, elle ne dispose pas de pouvoirs de contrainte mais publie un rapport.

Motion de censure

Procédure par laquelle l'Assemblée nationale peut renverser le Gouvernement. Elle doit être signée par au moins 58 députés (1/10ᵉ) et adoptée à la majorité absolue (289 voix). Seuls les votes « pour » sont comptabilisés.

Motion de renvoi en commission

Motion de procédure par laquelle l'Assemblée peut décider de renvoyer un texte en commission pour un examen complémentaire. Son adoption suspend la discussion du texte jusqu'à un nouvel examen en commission.

Navette parlementaire

Va-et-vient d'un texte entre l'Assemblée nationale et le Sénat jusqu'à son adoption dans les mêmes termes. Si le désaccord persiste après deux lectures, une CMP est convoquée ou l'Assemblée peut statuer définitivement.

Non-inscrit

Député n'appartenant à aucun groupe parlementaire. Les non-inscrits bénéficient de droits individuels (vote, amendement, question) mais disposent d'un temps de parole réduit et d'une représentation limitée en commission.

Obstruction parlementaire

Stratégie consistant à multiplier les amendements, les rappels au règlement ou les demandes de scrutin pour retarder ou bloquer l'adoption d'un texte. L'obstruction est une arme classique de l'opposition.

Ordonnance

Texte pris par le Gouvernement dans le domaine de la loi, après habilitation du Parlement (article 38 de la Constitution). Les ordonnances doivent être ratifiées par le Parlement dans un délai fixé par la loi d'habilitation.

Ordre du jour (ODJ)

Liste des sujets devant être examinés lors d'une séance ou d'une réunion de commission. L'ordre du jour est fixé par la Conférence des présidents. Le Gouvernement dispose d'un droit de priorité pour y inscrire ses textes.

Palais Bourbon

Siège de l'Assemblée nationale, situé sur la rive gauche de la Seine à Paris (7ᵉ arrondissement). Le bâtiment, construit au XVIIIᵉ siècle, abrite l'hémicycle, les salles de commission, les bureaux des députés et la bibliothèque.

Parlement

Institution bicamérale composée de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Parlement vote la loi, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Il peut se réunir en Congrès pour réviser la Constitution.

Perchoir

Nom donné familièrement au siège du Président de l'Assemblée nationale, situé au point le plus élevé de l'hémicycle. Par extension, « décrocher le perchoir » signifie être élu Président de l'Assemblée.

Pour (vote)

Vote exprimé en faveur d'un texte, d'un amendement ou d'une motion. Les votes « pour » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Premier ministre

Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. Il dirige l'action du Gouvernement, assure l'exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Président de l'Assemblée nationale

Quatrième personnage de l'État, élu par les députés au début de chaque législature. Il dirige les débats, assure le respect du règlement, peut saisir le Conseil constitutionnel et supplée le Président de la République en cas de vacance.

Président de la République

Chef de l'État élu au suffrage universel direct pour 5 ans. Il nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres, promulgue les lois, peut dissoudre l'Assemblée et exercer les pouvoirs exceptionnels de l'article 16.

Procédure accélérée

Procédure permettant de réduire la navette parlementaire à une seule lecture par chambre avant réunion éventuelle d'une CMP. Elle est décidée par le Gouvernement ou par la Conférence des présidents.

Projet de loi

Texte de loi déposé par le Gouvernement (Premier ministre). Les projets de loi passent obligatoirement par le Conseil d'État pour avis et sont accompagnés d'une étude d'impact. À ne pas confondre avec la proposition de loi.

Promulgation

Acte par lequel le Président de la République atteste l'existence de la loi et ordonne son exécution. Elle intervient dans les 15 jours suivant la transmission de la loi définitivement adoptée, sauf saisine du Conseil constitutionnel.

Proposition de loi

Texte de loi déposé par un ou plusieurs parlementaires (députés ou sénateurs), par opposition au projet de loi qui émane du Gouvernement. Elle n'est pas soumise à l'avis du Conseil d'État ni à l'obligation d'étude d'impact.

Proposition de résolution

Texte par lequel l'Assemblée exprime un avis, un souhait ou une recommandation sans valeur contraignante. Depuis 2008, les résolutions peuvent porter sur tout sujet. Elles ne sont pas transmises au Sénat et ne sont pas promulguées.

Question prioritaire de constitutionnalité (QPC)

Procédure permettant à tout justiciable de contester la conformité d'une loi déjà en vigueur aux droits et libertés garantis par la Constitution. La QPC est transmise au Conseil constitutionnel par le Conseil d'État ou la Cour de cassation.

Question écrite (QE)

Question adressée par écrit par un député à un ministre. Le ministre dispose normalement de deux mois pour répondre. Les questions et réponses sont publiées au Journal officiel.

Question au Gouvernement (QAG)

Question orale posée en séance publique chaque mardi et mercredi. Le député dispose de 2 minutes, le ministre répond en 2 minutes. C'est le moment le plus médiatique de la vie parlementaire, retransmis en direct à la télévision.

Questeur

Membre du Bureau de l'Assemblée chargé de la gestion financière et administrative de l'institution : budget, personnel, sécurité, logistique. Il y a trois questeurs : deux de la majorité et un de l'opposition.

Quorum

Nombre minimum de députés devant être présents pour qu'un vote soit valide. En règle générale, il n'y a pas de quorum à l'Assemblée pour les votes ordinaires, mais la Constitution l'exige pour certains votes spéciaux.

Rappel au règlement

Prise de parole par laquelle un député signale une violation du règlement de l'Assemblée au cours d'un débat. Le Président peut accorder 2 minutes au député. C'est souvent utilisé de manière tactique pour intervenir dans les débats.

Rapporteur

Député désigné par une commission pour étudier un texte de loi, rédiger un rapport et présenter les conclusions de la commission en séance. Le rapporteur auditionne les parties prenantes et propose des amendements.

Rapporteur général du budget

Député membre de la commission des Finances chargé de suivre l'ensemble des lois de finances. Il dispose de pouvoirs étendus de contrôle sur pièces et sur place dans les administrations et peut accéder à tout document fiscal.

Référendum

Consultation directe des citoyens sur un projet de loi (article 11 de la Constitution) ou une révision constitutionnelle (article 89). Le Président peut soumettre un texte au référendum sur proposition du Gouvernement ou du Parlement.

Règlement de l'Assemblée

Texte fixant l'organisation interne et les règles de procédure de l'Assemblée nationale : temps de parole, dépôt d'amendements, conditions de vote, discipline en séance. Il est soumis au contrôle du Conseil constitutionnel.

Réserve parlementaire (supprimée)

Enveloppe budgétaire autrefois attribuée à chaque parlementaire pour financer des projets locaux (associations, collectivités). Supprimée par la loi de confiance dans la vie politique de 2017 en raison de son opacité.

Réunion

Rencontre de travail d'un organe parlementaire (commission, délégation, mission d'information…). Les réunions ont un ordre du jour, des participants et peuvent donner lieu à un compte rendu.

Scrutin

Vote solennel et public par lequel les députés se prononcent sur un texte, un amendement ou une motion. Au scrutin public, chaque député enregistre son vote (pour, contre, abstention) et les résultats sont nominatifs.

Vote solennel

Catégorie de scrutin public utilisée pour les votes les plus importants (adoption d'un texte en lecture solennelle, motions majeures, décisions politiques structurantes). Le vote est nominatif et publié, ce qui permet de savoir précisément la position de chaque député.

Séance publique

Réunion plénière de l'Assemblée dans l'hémicycle, ouverte au public et retransmise en direct. C'est en séance que se déroulent les discussions générales, l'examen des amendements et les votes solennels.

Sénat

Chambre haute du Parlement français, composée de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect pour 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans. Le Sénat siège au Palais du Luxembourg et représente les collectivités territoriales.

Session parlementaire

Période pendant laquelle le Parlement siège. La session ordinaire unique va d'octobre à juin (170 jours max). Des sessions extraordinaires peuvent être convoquées par le Président de la République.

Sous-amendement

Modification apportée à un amendement lui-même. Le sous-amendement ne peut contredire l'objet de l'amendement principal. Il est discuté et voté avant l'amendement qu'il modifie.

Suffrage exprimé

Vote « pour » ou « contre ». Les abstentions et les non-votants ne sont pas comptés dans les suffrages exprimés. La majorité requise se calcule sur les seuls suffrages exprimés, sauf dispositions constitutionnelles contraires.

Suppléant

Personne élue en même temps que le député pour le remplacer en cas de vacance du siège (nomination au Gouvernement, décès, démission, etc.). Le suppléant ne siège pas tant que le titulaire est en fonction.

Temps législatif programmé

Procédure fixant à l'avance la durée globale de discussion d'un texte en séance. Le temps est réparti entre les groupes proportionnellement à leur importance numérique. Elle permet de maîtriser le calendrier face à l'obstruction.

Texte de loi

Document contenant les dispositions législatives soumises à l'examen du Parlement. Un texte peut être un projet de loi (Gouvernement) ou une proposition de loi (parlementaire).

Triangulaire

Second tour d'une élection législative opposant trois candidats (au lieu de deux). Pour se maintenir au second tour, un candidat doit avoir obtenu au moins 12,5 % des inscrits au premier tour.

Vᵉ République

Régime politique actuel de la France, instauré par la Constitution du 4 octobre 1958 à l'initiative du général de Gaulle. Il se caractérise par un exécutif fort (président élu au suffrage universel) et un parlementarisme rationalisé.

Vote

Acte par lequel les députés expriment leur position sur un texte. Les principaux modes sont : à main levée, par assis et levé, au scrutin public ordinaire (électronique) et au scrutin public à la tribune.

Vote de confiance

Vote par lequel l'Assemblée nationale approuve le programme ou la déclaration de politique générale du Gouvernement (article 49 alinéa 1). Le Gouvernement n'est pas obligé de solliciter la confiance mais il est d'usage de le faire.

Vote personnel

Principe constitutionnel selon lequel le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La délégation de vote n'est autorisée que dans des cas limitativement énumérés par une loi organique (maladie, mission…).

Votant

Député ayant participé à un scrutin, qu'il ait voté pour, contre ou se soit abstenu. Le nombre de votants inclut les abstentions, contrairement aux suffrages exprimés.

Article 49 alinéa 3

Disposition constitutionnelle permettant au Premier ministre d'engager la responsabilité du Gouvernement sur un texte de loi. Le texte est considéré comme adopté sans vote, sauf si une motion de censure est déposée et votée dans les 24 heures.

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