Séance plénière Vidéo Presse
Suite de la discussion du projet de loi autorisant l’approbation de la résolution relative aux amendements à l’accord portant création du Fonds africain de développement
Mercredi 17 décembre 2025 21:30 – 00:00 2h30 Assemblée nationale Confirmé Créée le 24/11/2025 PO838901
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Suite de la discussion du projet de loi autorisant l’approbation de la résolution relative aux amendements à l’accord portant création du Fonds africain de développement
Suite de la discussion Supprimé
2
Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030
Source de référence séance

Débats officiels structurés de la séance

Cette vue s'appuie sur le flux XML officiel des débats en séance publique : c'est la version la plus complète de la notice de cette réunion (sections, amendements, ordre des prises de parole). Le fil ci-dessous affiche l'intégralité des interventions chargées pour cette séance.

605 Interventions sur l'ensemble de la séance
103 Orateurs distincts repérés
9 Séquences détectées dans le débat
89 Amendements cités à l'oral

Contenu affiché sur cette page: 605 interventions sur 605 pour l'ensemble de la séance.

Sommaire de la séance

1 texte débattu ce jour-là

Une séance plénière enchaîne plusieurs textes. Choisissez ci-dessous celui qui vous intéresse pour aller directement à son débat. La barre indique la part des prises de parole consacrées à ce texte sur l'ensemble de la séance.

Amendements les plus cités

Amdt 22 3 mentions Amdt 23 3 mentions Amdt 24 3 mentions Amdt 49 3 mentions Amdt 57 3 mentions Amdt 69 3 mentions Amdt 70 3 mentions Amdt 107 3 mentions
Photo de Mme la présidente
Ouverture de seance
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La séance est ouverte.

II
Ouverture de seance
Intervenant non identifié

(La séance est ouverte à vingt et une heures trente.)

Photo de Mme la présidente
Suite de la discussion d’un projet de loi
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

L’ordre du jour appelle la suite de la discussion du projet de loi relatif à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030 (nos 1641, 2233).

Photo de Mme la présidente
Discussion des articles (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Hier soir, l’Assemblée a poursuivi la discussion des articles du projet de loi, s’arrêtant à l’amendement no 229 à l’article 35, appelé par priorité.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je suis saisie de plusieurs amendements, nos 229, 230, 215, 231, 220, 221, 217, 228, 218 et 219, pouvant être soumis à une discussion commune. La parole est à M. Jean-François Coulomme, pour soutenir les amendements nos 229, 230, 215, 231, 220 et 221, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

Amdt 229 Rejeté Amdt 230 Rejeté Amdt 215 Rejeté Amdt 231 Rejeté Amdt 220 Rejeté Amdt 221 Rejeté
Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Nous reprenons la discussion relative à la surveillance de masse que permet la vidéosurveillance algorithmique (VSA). Ce matin même, en commission des lois, nous avons auditionné Mme Marie-Laure Denis, présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui a souligné les dangers que de tels outils peuvent représenter pour les libertés publiques. En outre, ce sont des entreprises qui gèrent ces dispositifs et créent les algorithmes. Ces derniers ne font donc l’objet d’aucun contrôle réel de la part des pouvoirs publics. À nos yeux, on introduit ainsi une part de subjectivité qui n’a pas lieu d’être dans les opérations de maintien de l’ordre. Il faut savoir que des villes se sont d’ores et déjà dotées d’instruments de vidéosurveillance algorithmique, ce qui contrevient d’ailleurs à la loi puisqu’à ce jour, ils ne sont autorisés que pour des événements tels que les Jeux olympiques. Par l’amendement no 229, nous demandons donc purement et simplement que les dispositions prévues pour les JO de 2024 ne soient pas reconduites pour les JO de 2030. Les amendements no 230, 215 et 231 s’inscrivent dans la même logique. Les amendements de repli nos 220 et 221 portent sur l’algorithme, un élément qui est au cœur de notre réflexion sur ces questions. En effet, nous ne savons pas comment est conçu, du point de vue informatique, le code de l’algorithme. Par ailleurs, celui-ci permet de recourir à une identification biométrique – nous nous engageons donc sur une pente glissante. Pourtant, en 2022, le gouvernement et le président de la République lui-même avaient émis des réserves concernant des outils de ce type, qui font peser des risques sur les libertés publiques. La moindre des choses serait donc que l’on puisse connaître le fonctionnement des algorithmes développés et utilisés dans un objectif de vidéosurveillance. Cet enjeu nous semble essentiel.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin, pour soutenir l’amendement no 217.

Amdt 217 Rejeté
Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Permettez-moi d’abord d’exprimer un regret. Nous pensions que M. Nuñez serait présent ce soir, étant donné que c’est le ministère de l’intérieur qui sera chargé d’appliquer toutes les mesures liberticides dont nous parlons. Je pensais d’ailleurs que l’organisation des débats avait été modifiée justement pour lui permettre de nous rejoindre. Je le regrette d’autant plus qu’il aurait pu nous expliquer comment les services de renseignement préparent ce rendez-vous important – ne serait-ce que parce qu’il réunira un grand nombre de personnes. Soyons clairs et reconnaissons au moins que la biométrie fait l’objet d’un débat. Or il en est question avec ce texte, puisque dès lors qu’on identifie la posture d’un corps, on entre dans le champ des données biométriques – celui-ci ne se limite pas à la reconnaissance faciale. Sans doute poursuivrons-nous ce débat. En tout état de cause, il n’est pas possible de s’en extraire en prétendant qu’avec ce texte, il n’est pas question de dispositif de reconnaissance des individus. J’insiste : si l’on cherche à détecter certaines postures corporelles, on entre dans le champ de la biométrie. Par ailleurs, puisque nous imposons les JO aux citoyens, nous avons au moins le devoir de leur expliquer comment se déploie la technologie de vidéosurveillance algorithmique – c’est d’ailleurs l’objet de plusieurs amendements de cette discussion commune.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je vous informe que sur les amendements nos 217, 228, 218 et 219, je suis saisie par le groupe Rassemblement national de demandes de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à M. Jean-François Coulomme, pour soutenir l’amendement no 228.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Après le no 217, relatif à la destruction des données, cet amendement no 228 porte sur la reconnaissance faciale. Je vous donne un exemple très simple. Si vous consultez le site de l’entreprise Two-I, partenaire des JO de 2024, vous constaterez que ce qu’elle propose va bien plus loin que la simple reconnaissance de posture et que nous nous dirigeons bel et bien vers des dispositifs de reconnaissance faciale, autrement dit de reconnaissance de l’identité. Aujourd’hui, des logiciels permettent – grâce aussi à des équipements vidéo, évidemment – de déterminer en temps réel l’identité de toutes les personnes présentes au sein d’une foule, même très dense. Si une telle perspective ne vous inquiète pas, c’est que vous n’avez pas encore lu 1984 d’Orwell. Car le danger pour les libertés publiques est réel et massif.

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Complotistes !

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

C’est la réalité !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin, pour soutenir l’amendement no 218.

Amdt 218 Rejeté
Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

J’aimerais revenir sur le sujet que j’évoquais il y a quelques instants. Sachez que la Défenseure des droits elle-même indique qu’à partir du moment où l’on cherche à détecter une posture corporelle, on entre dans le champ de la biométrie. De surcroît, chacun sait que si l’on dispose d’un logiciel et des outils techniques permettant d’assurer une vidéosurveillance algorithmique, il suffit de cocher une case pour recourir à la reconnaissance faciale. Si telle n’était pas votre intention, vous serez évidemment favorables à l’amendement no 228, qui vise à interdire l’utilisation des procédés de reconnaissance faciale. Par ailleurs, nous nous devons honnêteté et transparence. Reconnaissez donc que si vous voulez procéder à une expérimentation jusqu’en 2027, c’est aussi pour permettre aux entreprises françaises d’accéder à une immense banque d’images destinées à entraîner les logiciels. Car nous savons bien que ces outils ne sont pas magiques et ont besoin d’analyser un très grand nombre d’images pour pouvoir fonctionner et gagner en « fiabilité » – comme vous pouvez l’imaginer, je mets beaucoup de guillemets. Depuis le début de l’examen du projet de loi, notamment sur ce titre qui traite de la sécurité, nous parlons donc de mesures liberticides qui relèvent du tout-sécuritaire – sans oublier les enjeux économiques, puisque nous avons bien compris que l’objectif était aussi que les entreprises françaises se fassent une place sur ce nouveau grand marché mondial.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Jean-François Coulomme, pour soutenir l’amendement no 219.

Amdt 219 Rejeté
Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Il porte sur les effets de bord liés à la détention par les entreprises de données potentiellement sensibles. Une fois collectées, ces données pourraient en effet être négociées et revendues à des entreprises choisissant de les utiliser à d’autres fins. Par exemple, une entreprise commerciale pourrait décider d’acheter les données liées à l’identité ou au profil des personnes dont l’image a été captée en vidéo pour produire une campagne publicitaire. Cet amendement vise donc à interdire la revente des données collectées à d’autres opérateurs ou entreprises privés. Je tiens également à préciser que de telles pratiques constituent à l’évidence une infraction au règlement général sur la protection des données (RGPD). En effet, les personnes dont les données sont collectées n’ont aucun moyen de donner leur consentement. De ce point de vue, un recours devant le Conseil constitutionnel nous semblerait justifié.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Véronique Riotton, rapporteure pour avis de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à laquelle la commission des affaires culturelles a délégué l’examen des articles 31 à 35, pour donner l’avis de la commission.

Photo de Mme Véronique Riotton
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République EPR

Nous avons longuement expliqué hier soir pourquoi l’expérimentation prévue était intéressante. Je vous renvoie donc aux arguments que j’ai exposés lors de cette séance. J’émets un avis défavorable sur l’ensemble des amendements, notamment le no 229, qui tend à abroger l’article de la loi de 2023 autorisant l’expérimentation, et le no 230, qui vise à mettre fin à cette dernière. Par ailleurs, je rappelle que les images sont détruites à la fin de l’expérimentation. Par conséquent, l’argument selon lequel les données collectées pourraient être revendues est nul et non avenu. Enfin, madame Martin, vous entretenez à dessein une confusion en parlant de reconnaissance faciale ou d’utilisation de données biométriques. Or il n’est question ici ni de l’une ni de l’autre. Il s’agit uniquement de recourir à l’intelligence artificielle dans des cas d’usage bien déterminés.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, pour donner l’avis du gouvernement.

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marina Ferrari ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative

Comme l’a expliqué Mme la rapporteure, nous avons déjà eu un débat nourri sur ces questions hier soir. Sur les sept premiers amendements, je me contenterai donc d’émettre un avis défavorable. Quant aux trois derniers amendements, ils sont satisfaits. Le no 228 vise à interdire les procédés de reconnaissance faciale lors des grands événements ; or le dispositif expérimental ne prévoit aucun procédé de ce type. De même, avec le no 218, vous souhaitez que soit ajoutée une définition des données biométriques alors qu’il n’est pas question de biométrie dans cette expérimentation. Enfin, le no 219 vise à interdire la revente des bases de données aux opérateurs privés. Là encore, je vous précise que le dispositif ne prévoit aucune revente.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

La revente n’est pas interdite !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marina Ferrari ministre

Je demande donc le retrait de ces amendements et émettrai, à défaut, un avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Marie-José Allemand.

Photo de Mme Marie-José Allemand
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marie-José Allemand Marie-José Allemand SOC

Madame la rapporteure, vous avez expliqué que nous avions longuement débattu de ces questions hier soir. Certes, mais comme l’a rappelé M. Coulomme, un fait nouveau s’est produit depuis : nous avons auditionné la présidente de la Cnil.

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Ce n’est pas la Cnil qui vote la loi !

Photo de Mme Marie-José Allemand
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marie-José Allemand Marie-José Allemand SOC

Voici, mot pour mot, ce qu’elle a dit à propos de la surveillance algorithmique : « Avec cette technologie, on passe un cap. C’est un changement de nature, et non plus seulement de degré, s’agissant de la surveillance de la population. En effet, la surveillance est permanente sur un espace donné. Ce que l’on peut dire de positif sur l’évaluation menée pour les JO de 2024, c’est qu’elle a vraiment eu lieu et que le rapport est très précis. Les résultats sont finalement très décevants : de nombreux faux positifs pour la détection d’armes et de chutes. Les avantages de cette technologie sont bien moindres lorsqu’il y a une présence humaine sur le terrain. » Vous devez aussi écouter ce que l’on vous dit sur ces questions.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Ce n’est pas parce que vingt-quatre heures ont passé que vous pouvez dire aujourd’hui que vous avez donné des arguments. Vous n’en donnez jamais !

Photo de Mme Anne Genetet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Anne Genetet Anne Genetet EPR

Elles ont répondu pendant dix minutes hier ! Vous ne les avez pas écoutées !

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

Vous ne pouvez pas dire ça ! C’est de la mauvaise foi !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Vous ne vous positionnez jamais en défenseures des droits et des libertés – à aucun moment.

MR
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis

Si !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

De surcroît, nous ne confondons pas la reconnaissance faciale et les autres procédés. Nous vous disons que la notion de données biométriques est à tout le moins ambiguë et que le fait d’identifier une posture corporelle relève de la biométrie. Il me semble que c’est assez clair ! Vous affirmez que les procédés de reconnaissance faciale sont exclus du dispositif de l’expérimentation. Inscrivez donc dans la loi, comme nous vous y invitons, qu’il est interdit d’y recourir lors de grands événements ou de grands rassemblements – car je vous rappelle que ces cas d’usage seront définis par décret et non pas en fonction de critères spécifiques, ce qui pose évidemment des difficultés. Où est donc le problème ? Tout simplement, vous ne voulez pas inscrire dans la loi que l’Assemblée nationale se prononce contre ce type de technologies. Quelle autre conclusion pouvons-nous tirer de votre attitude ?

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. le président de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République.

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République EPR

Je voudrais compléter les propos de Marie-José Allemand. Nous avons auditionné ce matin la présidente de la Cnil, qui a rappelé que cette dernière était chargée du contrôle de l’usage de la VSA. C’est donc bien une autorité administrative indépendante (AAI) qui contrôle et accompagne cet usage, contrairement à ce qui a été affirmé hier soir, lorsqu’on prétendait que l’avis de la Cnil n’avait pas été sollicité. Par ailleurs, la présidente de la Cnil a en effet évoqué à propos de la surveillance algorithmique un changement de nature, mais il faut aller au bout de son propos, que je me rappelle parfaitement – l’audition a duré quelques heures, ce qui nous a permis de la maturer. D’après elle, le changement de nature en question tient à ceci : alors que l’œil humain était jusqu’ici seul à pouvoir détecter des silhouettes ou des modifications de mouvements, une machine peut désormais le faire plus efficacement. Elle a aussitôt ajouté que tout ceci était contrôlé par l’être humain, non par des machines. Élisa Martin, vous avez dit à l’instant que nous n’argumentions jamais. C’est un mensonge. Pardon, mais vous dites une grosse bêtise ! Nous avons passé beaucoup de temps à argumenter, que ce soit hier ou en commission des lois.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Vous, oui ! Mais pas Mme la ministre !

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

Je rappelle que la VSA ne permet en aucune manière de prendre des décisions individuelles concernant telle ou telle personne. Elle ne peut pas davantage servir de support à une procédure judiciaire.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Encore heureux !

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

Vous avez prétendu le contraire ! Jean-François Coulomme, nous nous connaissons bien : vous avez parlé de système autoritaire et liberticide, affirmé que sur la base des informations recueillies par VSA, on embastillerait un nombre incalculable de Français, des millions de personnes ! Mme Cathala l’a également dit hier soir ! En réalité, aucune décision individuelle administrative ne peut être prise, aucune procédure judiciaire menée en s’appuyant sur la VSA. J’ai rappelé en outre l’existence de certaines garanties, notamment le fait que l’expérimentation sera bel et bien sous le contrôle d’une AAI, comme l’a rappelé ce matin la présidente de la Cnil. D’ailleurs, nous devrions être bien plus nombreux à soutenir la place, au sein de nos institutions, de ces autorités.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Ça, oui !

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 229 et 230, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 229 Rejeté Amdt 230 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 215.

Amdt 215 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Le vote à main levée n’ayant pas été concluant, il est procédé à un scrutin public.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 87 Nombre de suffrages exprimés 53 Majorité absolue 27 Pour l’adoption 21 Contre 32

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 215 n’est pas adopté.)

Amdt 215 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 231, 220 et 221, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 231 Rejeté Amdt 220 Rejeté Amdt 221 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 217.

Amdt 217 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 87 Nombre de suffrages exprimés 65 Majorité absolue 33 Pour l’adoption 21 Contre 44

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 217 n’est pas adopté.)

Amdt 217 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 228.

Amdt 228 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 86 Nombre de suffrages exprimés 53 Majorité absolue 27 Pour l’adoption 21 Contre 32

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 228 n’est pas adopté.)

Amdt 228 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 218.

Amdt 218 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 87 Nombre de suffrages exprimés 53 Majorité absolue 27 Pour l’adoption 21 Contre 32

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 218 n’est pas adopté.)

Amdt 218 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 219.

Amdt 219 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 89 Nombre de suffrages exprimés 54 Majorité absolue 28 Pour l’adoption 21 Contre 33

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 219 n’est pas adopté.)

Amdt 219 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je suis saisie de deux amendements, nos 198 et 199, pouvant être soumis à une discussion commune. La parole est à Mme Gabrielle Cathala, pour soutenir l’amendement no 198.

Amdt 198 Rejeté
Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Contrairement à vous, lorsque nous examinons des dispositions de ce type, nous préférons regarder ce qu’en disent les organisations de référence pour ce qui est des droits de l’homme, qu’il s’agisse d’ONG ou d’institutions. Nous nous penchons donc sur les avis des Nations unies ou encore d’Amnesty International. Monsieur le président Boudié, vous qui avez cité la Cnil en nous recommandant d’écouter les AAI, pourquoi n’écoutez-vous jamais la Défenseure des droits, qui est aussi une AAI et rend toujours des avis critiques – pour ne pas dire catastrophiques – sur les mesures que vous soutenez dans des textes comme celui que nous examinons ? Sur le respect des libertés fondamentales, nous n’avons pas de leçons à recevoir de personnes qui, depuis 2017, ont présenté devant cette assemblée une trentaine de lois réduisant les libertés dans notre pays, qu’il s’agisse d’amoindrir les droits des personnes étrangères, de surveiller davantage ou encore de détruire les droits des personnes en matière de recours administratif et judiciaire. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Je rappelle le bilan désastreux de cette vidéosurveillance algorithmique que l’on prétend extraordinaire. Un rapport d’évaluation remis au ministre de l’intérieur en janvier précise que des devantures de magasin et des phares de voiture ont été confondus avec des départs de feu, que des éléments de mobilier urbain ou des personnes sans abri ont été pris pour des colis abandonnés.

Photo de Mme Marie Pochon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Eh oui !

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Exactement !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Je crois qu’on peut admettre ensemble que tout cela est assez catastrophique. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.) Ne nous rétorquez pas avec arrogance que nous n’avons rien compris et que nous parlons de reconnaissance faciale. Nous disons que la vidéosurveillance algorithmique qui, contrairement à ce que vous prétendez, exploite bien des données biométriques, est le dernier pas qu’il nous reste à effectuer avant d’en arriver à la reconnaissance faciale à la chinoise. Tout cela ne sert qu’à satisfaire les quatre entreprises qui ont pu bénéficier de l’appel d’offres relatif aux Jeux olympiques et paralympiques (JOP) 2024 et vont faire leur beurre grâce à ce genre de mesures ! C’est pour ce type de personnes et d’entreprises que vous faites voter ce genre d’articles ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Sur l’article 35, je suis saisie par le groupe Rassemblement national d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à M. Jean-François Coulomme, pour soutenir l’amendement no 199.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Nous ne voulons pas que cette reproduction des mesures prises en vue des JOP 2024 soit la simple prolongation de dispositifs qui entreront ensuite dans le droit commun, comme toutes les mesures liberticides prises depuis bien longtemps déjà dans notre pays. L’industrialisation de la surveillance est un moyen de se départir de la confiance que l’on peut accorder à l’être humain, en l’occurrence aux forces de l’ordre. En face, bien sûr, ils vont encore beugler : « Vous n’aimez pas la police ! »

Photo de M. Christophe Bentz
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Christophe Bentz Christophe Bentz RN

Pardon ?

Photo de M. Emeric Salmon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

« Vous n’aimez pas la police ! »

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Mais nous l’aimons tellement que nous privilégions la police de proximité, celle qui est en contact avec la population. Eh oui, cela coûterait plus cher, et je sais que vous ne voulez pas allouer le budget requis, mais nous voulons augmenter les effectifs des forces de police, notamment de la police de proximité, qui sont les plus à même de mener des actions de sécurisation des événements de ce type. Nous refusons de nous défausser sur la technologie – car c’est bien de cela qu’il s’agit – pour ne pas agir tout en prétendant auprès du public qu’on a mobilisé tous les moyens nécessaires pour assurer sa sécurité et qu’il peut dormir en paix car tout est sous contrôle. Ce n’est pas du tout le cas : comme nos collègues viennent de l’indiquer, il y a énormément de faux positifs et de faux négatifs. Penser que ces dispositifs garantiront la sécurité de qui que ce soit, c’est vraiment se leurrer !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission sur ces deux amendements en discussion commune ?

Photo de Mme Véronique Riotton
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Adopter vos amendements, qui prévoient respectivement de supprimer les alinéas 2 à 5 et 2 à 4 de l’article, reviendrait à mettre fin à l’expérimentation. Je vous renvoie aux explications que j’ai fournies relativement à l’intérêt de la poursuivre. Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marina Ferrari ministre

Même avis.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Comme vous l’avez parfaitement compris, nous sommes tout à fait opposés à cette expérimentation, pour des raisons déjà évoquées : la France est déjà suffisamment condamnée pour non-respect des droits et libertés de chacun et on s’apprête à en rajouter une couche ! En creux, ce qui vient d’être dit est particulièrement juste. J’évoquais hier l’affaire de Séoul, le mouvement de foule qui s’y est déroulé. Il eût bien mieux valu organiser la fluidité des mouvements des personnes plutôt que de s’en remettre à ce système de vidéosurveillance algorithmique qui ne peut mener qu’à des interventions trop tardives : quand ça clignote, c’est qu’en gros, il est déjà trop tard ! Il en est résulté presque 200 morts ! Je vous poserai une autre question, sans aucun doute fort délicate au vu du nombre de victimes. Les attentats du 13 novembre n’auraient en aucun cas pu être empêchés par un tel système de vidéosurveillance. Comment aurions-nous pu les éviter ? (M. Yoann Gillet s’exclame.) Nous avons tous, quels que soient les bancs où nous siégeons, tiré la conclusion incontestable qu’il fallait progresser en termes de coopération internationale et que si nous avions pu coopérer avec les autres pays, nous aurions pu savoir, par exemple, que tel ou tel individu n’était plus en Syrie mais en Belgique.

Photo de M. Emeric Salmon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Si nous avions coopéré pour bloquer les flux de migrants, nous aurions pu les éviter !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Tous ceux qui ont eu à analyser ces situations l’ont dit. D’ailleurs, M. Nuñez lui-même l’a affirmé dans un certain nombre de documents. Alors à quoi servira la VSA ? Elle ne protégera en rien les gens ! Quand vous leur dites le contraire, vous racontez des billevesées.

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 198 et 199, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Amdt 198 Rejeté Amdt 199 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Sur les amendements nos 25, 69, 24, 226 et 70, je suis saisie par le groupe Rassemblement national de demandes de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Je suis saisie de trois amendements, nos 25, 69 et 24, pouvant être soumis à une discussion commune. La parole est à M. Yoann Gillet, pour soutenir l’amendement no 25.

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Il vise à limiter strictement aux Jeux olympiques et paralympiques de 2030 l’expérimentation des caméras avec traitements algorithmiques, non parce que nous nous opposons au traitement algorithmique des vidéos – bien au contraire – mais parce que nous considérons que c’est dans le cadre d’un projet de loi spécifique qu’il faudrait en parler et – pourquoi pas ? – rendre ce dispositif pérenne. Le problème, c’est qu’en présentant un texte qui a trait à l’organisation des JOP 2030 et prévoit de déployer ce dispositif dès 2025, vous alimentez les dingueries de l’extrême gauche, qui croit découvrir ici tout un tas de complots et imagine que je ne sais quoi se cache là derrière. Venant d’eux, cela ne nous surprend pas : on sait qu’ils n’aiment pas la police (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP)…

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Allez !

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

…et veulent la désarmer, qu’ils n’aiment pas la vidéosurveillance en général et souhaiteraient qu’il n’y ait plus de caméras nulle part. Nous estimons que vous faites erreur en ouvrant l’expérimentation trop tôt. Il faut pouvoir mieux encadrer les choses pour, éventuellement, discuter sereinement de la pérennisation de tels dispositifs. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Jean-Claude Raux, pour soutenir l’amendement no 69.

Amdt 69 Rejeté
Photo de M. Jean-Claude Raux
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-Claude Raux Jean-Claude Raux EcoS

À défaut d’empêcher le retour de la vidéosurveillance algorithmique, cet amendement prévoit de le décaler en l’expérimentant au moment des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, pendant une période un peu plus large, entre le 1er septembre 2029 et le 1er mars 2030, donc pour une durée de six mois. L’article 35, dans sa rédaction actuelle, prévoit en effet une expérimentation jusqu’en 2027, une période sans rapport avec les Jeux, qui font pourtant l’objet du texte. Cela ne nous semble pas cohérent.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Yoann Gillet, pour soutenir l’amendement no 24.

Amdt 24 Rejeté
Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Il va dans le même sens que l’amendement no 25. Nous considérons qu’un texte sur la sécurité intérieure est nécessaire, et préférable à un texte fourre-tout comme celui-ci. Nous ne doutons pas de l’utilité d’un tel dispositif pour lutter non seulement contre la délinquance du quotidien, mais aussi contre le terrorisme : les technologies récentes permettent d’aller plus loin et, espérons-le, de déjouer des attentats. Visiblement, cela n’intéresse pas les collègues d’en face, mais la menace terroriste islamiste est une réalité en France. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Arrêtez de mentir, ça n’empêche rien !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Véronique Riotton
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Ces amendements portent sur les délais. Or je rappelle – je l’ai dit à M. Guitton hier – que l’intérêt de l’expérimentation commande de la poursuivre jusqu’à fin décembre 2027. Ainsi, le législateur bénéficiera d’une évaluation sur les cas d’usage et sur le déploiement de la vidéosurveillance algorithmique qui lui permettra de décider si celle-ci constitue un bon outil en vue des JO. Il sera alors temps d’adopter un véhicule législatif adéquat. Avis défavorable sur les trois amendements.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marina Ferrari ministre

Nous l’avons expliqué hier, il s’agit de prolonger l’expérimentation parce que le rapport d’évaluation montre que l’on manque de données. En effet, la phase d’expérimentation qui a eu lieu pendant les Jeux olympiques de 2024 et dans la période qui a suivi n’a pas offert suffisamment de cas d’usage permettant de voir si ce dispositif fonctionne bien. Cependant, nous savons qu’il a pu être très efficace dans d’autres contextes. La prolongation de cette expérimentation permettra de mieux l’évaluer pour décider s’il convient de déployer l’outil en 2030. Si nous limitons la durée de l’expérimentation, nous n’aurons pas les données nécessaires pour prendre cette décision.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Gabrielle Cathala.

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Je ne résiste pas à l’envie de répondre à M. le collègue d’extrême droite, qui nous parle comme si nous méconnaissions le risque de terrorisme islamiste dans notre pays.

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Mais oui, on vous le confirme !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Savez-vous, monsieur, que le principal risque qui inquiète nos services de renseignement, c’est le terrorisme d’extrême droite ? (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de M. Emeric Salmon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Mais oui ! Comme en Australie !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Cette année, pour la première fois, le parquet national antiterroriste a ouvert des enquêtes sur des groupuscules qui, étonnamment, ont parfois des liens plus ou moins éloignés avec le Rassemblement national. S’agissant de la période d’expérimentation dont nous sommes en train de discuter, elle est extrêmement dangereuse. Contrairement à ce qu’on nous dit, la VSA n’a pas seulement été utilisée pendant les JO de 2024, durant lesquels elle a permis, en trois semaines, de surveiller 12 millions de personnes dans des gares différentes. Elle a également été utilisée pendant des matchs de foot, pendant la Coupe du monde de rugby, pendant le tournoi de Roland-Garros. Si cette technologie était utile, cela se saurait donc depuis longtemps.

Photo de M. Emeric Salmon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Ça se sait !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Pendant le tournoi de Roland-Garros, elle a même été activée dans des stations de métro éloignées de l’événement, par exemple à Odéon, ou place de la République, le jour où se tenait – étonnamment – une manifestation en soutien au peuple palestinien. (« Ah ! » sur les bancs du groupe RN.) On observe donc des dérives.

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Une manifestation d’extrême gauche !

Photo de M. Emeric Salmon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

On se demandait quand elle allait parler de Gaza !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Tous les arrêtés ont été publiés si tard qu’il était impossible de déposer un recours devant le juge administratif dans les temps. Ces arrêtés listaient un nombre important de stations de métro, de RER et de gares, qui n’ont parfois rien à voir avec le match de football ou la compétition en cours. Ils permettent de surveiller des millions de personnes sans leur consentement, puisqu’elles n’ont pas le temps de former un recours, et sans qu’elles en soient avisées, puisque l’information est affichée dans un coin de la gare.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Yoann Gillet.

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Collègue Cathala, je vous dois des excuses car vous n’avez pas compris mes propos. Je n’ai pas dit que vous méconnaissiez le risque terroriste. Vous le connaissez très bien, mais vous préférez fermer les yeux à des fins purement électoralistes. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Les terroristes ne sont pas des électeurs ! Ça ne va pas, ou quoi ?

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Non, mais ça veut dire quoi ? Allez au bout de votre propos ! (Rires sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. le président de la commission des lois.

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

Je vais tenter de m’insérer dans cet échange bilatéral, mais je fais attention à moi. Je n’ai pas osé répondre à Jean-François Coulomme. Vous dites qu’il faut moins de vidéosurveillance algorithmique, plus de policiers et plus de gendarmes. Mais, cher collègue, votre groupe a-t-il voté la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (Lopmi) en 2023 ?

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Il n’y avait pas que ça dans ce texte !

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

A-t-il voté le renforcement des effectifs de la police nationale et de la gendarmerie ? Jamais vous n’avez jamais accepté cet effort que la nation consent en dépit de difficultés budgétaires persistantes !

Photo de M. Éric Martineau
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Éric Martineau Éric Martineau Dem

Très bien !

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

Non seulement vous ne voulez pas plus de policiers nationaux ou de gendarmes, mais vous ne voulez pas non plus de VSA. En fait, vous ne voulez rien.

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Ils veulent le chaos !

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

C’est un problème à l’heure où nous devons relever des défis considérables, en particulier la lutte contre le terrorisme ou encore celle contre le narcotrafic, dont il a été question cet après-midi. J’en viens à la question de l’expérimentation. Je ne comprends pas votre position, collègue du Rassemblement national. Les JO 2024 ont été l’occasion d’une mise en pratique trop courte et donc inefficace. D’ailleurs, c’est parce que près de 45 000 membres des forces de sécurité intérieure ont été mobilisés le jour de la cérémonie d’ouverture, 30 000 par jour pour les épreuves, 27 500 agents de sécurité, que nous avons pu assurer la sécurité dans de bonnes conditions pour nos concitoyens et pour les personnes qui venaient de l’extérieur. C’est pourquoi la VSA n’a pas été très utile au regard de la proportionnalité des effectifs. Or vous nous demandez de travailler dans la précipitation en refaisant une expérimentation à la veille des JO de 2030.

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Présentez-nous un texte de sécurité intérieure ! Vous alimentez les arguments de l’extrême gauche !

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

Nous proposons à la représentation nationale, avec cet article 35, de redémarrer immédiatement l’expérimentation jusqu’au 31 décembre 2027, afin d’avoir le temps de la faire évaluer par un comité indépendant – je le rappelle, c’est l’alinéa 7 de cet article – sous le contrôle de la Cnil. Dans vingt-quatre mois, nous serons ainsi suffisamment éclairés, eu égard aux expérimentations qui prendront en compte l’environnement montagnard des JO 2030 – très différent de celui des JO en Île-de-France ou dans la ville de Paris –, pour décider si ce dispositif doit être prolongé. Je ne comprends pas comment certains peuvent être à la fois contre les policiers et contre la vidéosurveillance algorithmique, et comment d’autres peuvent être pour la VSA, mais commettre l’erreur, en termes de gestion de la sécurité publique, de prétendre mener une expérimentation au dernier moment.

Photo de M. Éric Martineau
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Éric Martineau Éric Martineau Dem

Bravo !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 25.

Amdt 25 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 98 Nombre de suffrages exprimés 96 Majorité absolue 49 Pour l’adoption 25 Contre 71

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 25 n’est pas adopté.)

Amdt 25 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 69.

Amdt 69 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 103 Nombre de suffrages exprimés 94 Majorité absolue 48 Pour l’adoption 38 Contre 56

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 69 n’est pas adopté.)

Amdt 69 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 24.

Amdt 24 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 102 Nombre de suffrages exprimés 98 Majorité absolue 50 Pour l’adoption 25 Contre 73

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 24 n’est pas adopté.)

Amdt 24 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin, pour soutenir l’amendement no 226.

Amdt 226 Rejeté
Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Tout à l’heure, quelque chose d’inacceptable a été dit : nous fermerions les yeux sur le risque de terrorisme pour des raisons électoralistes.

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Et je le pense !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Vous ne pouvez pas balayer cela d’un revers de main. Il va falloir que vous expliquiez de quel électorat vous parlez, qui sont les Français qui, selon vous, soutiennent les attentats terroristes !

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Eh oui !

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Ce n’est pas beau de pointer du doigt !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Ensuite, pour répondre à M. le président de la commission des lois, nous voulons par exemple des logiciels qui fonctionnent pour la police et une filière enquêteur bien organisée, dotée d’effectifs suffisants.

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

Alors il fallait voter la Lopmi !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Vous êtes de mauvaise foi : la Lopmi créait de nouveaux délits ; elle permettait encore des exceptions ou menait à des distorsions, en particulier dans les procédures d’enquête. Vous avez beau dire, aucun projet de loi n’a jamais été axé sur les seules questions de recrutement, de formation et d’organisation, que ce soit dans la police ou dans la gendarmerie. C’est pourquoi nous votons contre, puisqu’en règle générale, tout cela est mâtiné d’autres mesures auxquelles nous sommes opposés. En ce qui concerne le présent amendement, la difficulté est que l’on franchit toujours de nouveaux caps. Nous jugeons problématique de créer les conditions pour que de nouvelles personnes puissent accéder aux signalements des traitements issus de la VSA. D’abord, la vidéosurveillance pose problème. Si même le maire doit signer un document lorsqu’il rentre dans le centre de commandement pour signaler sa présence, c’est parce qu’il peut avoir accès à des images qui montrent les citoyens en train de circuler. (Exclamations sur divers bancs.) Ce n’est pas de ma faute si vous êtes des ignares ! (Vives exclamations sur les bancs des groupes RN, EPR, Dem, HOR et UDR.)

Photo de M. Patrick Hetzel
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

Ce n’est pas la modestie qui étouffe Mme Martin !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

S’il vous plaît, il faut cesser les invectives. Jusqu’ici, cela se passait bien.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Véronique Riotton
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Cet amendement viendrait supprimer un dispositif que le Sénat a introduit de façon pertinente, puisque ces expérimentations n’ont pas suffisamment été prises en charge par les communes. Il permet aux agents territoriaux, qui sont formés, de participer à cette expérimentation. Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marina Ferrari ministre

Avis défavorable. Le gouvernement souhaitait reconduire l’expérimentation dans les termes exacts de celle des Jeux de Paris 2024. Toutefois, ce dispositif introduit par le Sénat est intéressant car il permet de l’ouvrir aux policiers municipaux pour tenter de la rendre plus efficace.

Photo de M. Éric Martineau
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Éric Martineau Éric Martineau Dem

Très bien !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Yoann Gillet.

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Je voulais éclairer la collègue Élisa Martin concernant l’idée que son groupe ferme les yeux sur certaines pratiques. Le rapport de la commission d’enquête sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste est à cet égard très instructif.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Ah !

Photo de M. Yoann Gillet
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Ses travaux ont par exemple montré que des élus peuvent se trouver en contact avec des membres de groupes islamistes ou proches de cette idéologie. Voilà de quoi je parlais, chers collègues ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous savez très bien quels sont les liens entre La France insoumise et des islamistes. Les Français ne sont pas dupes et le savent aussi. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Gabriel Amard
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Gabriel Amard Gabriel Amard LFI-NFP

N’importe quoi !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Gabrielle Cathala.

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Monsieur du Rassemblement national…

Photo de M. Emeric Salmon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Il a un nom !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

…est en train de sous-entendre que les terroristes s’assimileraient aux islamistes et que les musulmans seraient tous des terroristes. C’est ce que vous faites depuis que vous existez, depuis que le Front national a été créé.

Photo de M. Boris Tavernier
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Boris Tavernier Boris Tavernier EcoS

Depuis cinquante ans !

Photo de M. Emmanuel Fernandes
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Emmanuel Fernandes Emmanuel Fernandes LFI-NFP

Créé par des SS !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Je vais vous relire ce qu’a dit cette commission que vous citez, mais qui s’est retournée contre vous : « L’ultragauche était totalement absente lors des émeutes et des violences urbaines, et on ne la voit pas non plus quand il est question d’islamisme radical. En revanche, une certaine frange de l’ultradroite négationniste se rapproche, par antisémitisme pur, de certains islamistes ou référents religieux islamistes qui tiennent des propos antisémites. » (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Protestations sur les bancs du groupe Dem.)

Photo de Mme Marie Pochon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

C’est vous !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Ensuite, le directeur de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a évoqué « l’absence d’élément prouvant des connivences structurelles au sens de plan d’action, de programme, d’échéance, d’agenda communs » entre la gauche et les islamistes. Par ailleurs, M. Pascal Courtade, préfet de l’Aube et coauteur d’un célèbre rapport sur l’islamisme politique remis au ministère de l’intérieur, affirme qu’au niveau français, il ne connaît pas « de stratégie constituée d’influence de la mouvance auprès des partis politiques ».

Photo de M. Laurent Croizier
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Laurent Croizier Laurent Croizier Dem

Quel rapport avec les JO ?

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Par contre, ce qui est sûr, c’est que votre stratégie permanente pour faire monter l’islamophobie dans le pays, notamment en vous en prenant à des musulmans, conduit à ce que des gens comme Aboubakar Cissé soient assassinés, à ce que des gens aient peur de marcher dans la rue, à ce qu’en l’espace de six mois les actes antimusulmans augmentent de 75 %. Voilà ce que vous faites !

Photo de M. Alexandre Portier
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Alexandre Portier président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation DR

Hors sujet !

Photo de Mme Véronique Riotton
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Et les deux minutes ?

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Vous ne visez qu’une seule chose : faire monter l’islamophobie et l’antisémitisme – le racisme sous toutes ses formes. Vous resterez toujours ce que vous êtes : un parti négationniste dont le fondateur a été condamné plus de huit fois pour incitation à la haine raciale et antisémitisme. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Vives exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Boris Tavernier
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Boris Tavernier Boris Tavernier EcoS

Racistes !

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Vous voulez qu’on parle de votre antisémitisme ?

Photo de M. Florent Boudié
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Florent Boudié président de la commission des lois EPR

Nous ne sommes pas sur l’amendement !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

J’ai laissé Mme Cathala répondre, puisqu’elle avait été invectivée. Mais j’invite l’ensemble des députés à débattre des amendements. Vous pourrez discuter des autres sujets par médias interposés – personne ne s’en prive. Je mets aux voix l’amendement no 226.

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 104 Nombre de suffrages exprimés 74 Majorité absolue 38 Pour l’adoption 23 Contre 51

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 226 n’est pas adopté.)

Amdt 226 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Jean-Claude Raux, pour soutenir l’amendement no 70.

Amdt 70 Rejeté
Photo de M. Jean-Claude Raux
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-Claude Raux Jean-Claude Raux EcoS

Déposé par ma collègue Sandra Regol, il propose de prendre en considération les recommandations formulées par les représentants de la Cnil lors de leur audition préalable à l’examen du projet de loi. Ils ont clairement expliqué qu’il leur paraît inopportun d’intégrer dans une nouvelle expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique des cas d’usage pour lesquels, il faut le dire, la technologie n’a pas fait la preuve de son utilité à l’occasion de sa première expérimentation lors des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. De plus, le rapport Vigouroux, qui a évalué l’expérimentation en toute indépendance et est accessible à tous, ne mentionne que deux cas d’usage pour lesquels la vidéosurveillance algorithmique s’est révélée efficace : la présence d’une personne ou d’un véhicule dans une zone interdite d’accès ; la circulation à contresens d’une personne ou d’un véhicule. Pour le reste, qu’il s’agisse de la détection de bagages oubliés, d’armes à feu ou de départs de feu, l’expérimentation s’est révélée inefficace. Par conséquent, l’amendement propose de restreindre la nouvelle expérimentation prévue par l’article 35 aux deux cas d’usage pour lesquels la vidéosurveillance algorithmique a présenté un intérêt.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Véronique Riotton
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Je rappelle que les cas d’usage ne sont pas inscrits dans la loi, mais qu’ils sont prévus par décret. Les inscrire dans la loi ne répondra pas aux besoins du terrain. Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marina Ferrari ministre

Nous avons besoin d’acquérir des données. L’amendement restreindrait le champ d’application et réduirait l’efficacité de l’expérimentation. Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Jérôme Buisson.

Photo de M. Jérôme Buisson
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jérôme Buisson Jérôme Buisson RN

Pour éclairer nos débats, je voulais préciser d’où venaient les éléments cités par M. Gillet.

Photo de Mme Marie Pochon
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Ça suffit !

Photo de M. Jérôme Buisson
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jérôme Buisson Jérôme Buisson RN

C’est l’ancien conseiller régional de LFI qui a quitté le parti après avoir dénoncé l’ascension des profils liés… (Mme la présidente coupe le micro de l’orateur.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Cela n’a rien à voir avec l’amendement. Je viens de faire une remarque à ce sujet : merci de vous y tenir. Je couperai le micro de quiconque ne reste pas sur l’amendement.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

C’est l’assistant de Jordan Bardella qui entonne des chants nazis ! Pas nous !

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Éric Martineau.

Photo de M. Éric Martineau
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
M. Éric Martineau Éric Martineau Dem

Dans le rapport d’information que j’ai rédigé avec M. Stéphane Peu, les représentants de la Cnil indiquaient au sujet de la VSA que son « appréciation apparaît prématurée eu égard aux conditions de l’expérimentation, justifiant la prolongation de celle-ci ». Vous citez deux cas d’usage pour lesquels elle s’est révélée efficace, mais sachez que lorsque nous avons mené le contrôle avec M. Peu, nous avons identifié quatre à cinq cas pour lesquels elle marchait très bien – les contresens ou les mouvements de foule par exemple.

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 70.

Amdt 70 Rejeté
II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 105 Nombre de suffrages exprimés 76 Majorité absolue 39 Pour l’adoption 28 Contre 48

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 70 n’est pas adopté.)

Amdt 70 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’article 35.

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 105 Nombre de suffrages exprimés 103 Majorité absolue 52 Pour l’adoption 64 Contre 39

II
Article 35 (appelé par priorité) (suite)
Intervenant non identifié

(L’article 35 est adopté.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je suis saisie de plusieurs amendements portant article additionnel après l’article 35. Sur les amendements nos 216, 23 et 227, je suis saisie par le groupe Rassemblement national de demandes de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme Élisa Martin, pour soutenir l’amendement no 216.

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Il s’agit d’être rigoureux dans le vocabulaire utilisé et donc d’appeler un chat un chat. Nous parlons bien de vidéosurveillance et non de vidéoprotection. L’utilisation du terme de vidéoprotection vise à rassurer les gens et, d’une certaine manière, à tronquer la réalité. La meilleure preuve étant que ni les chercheurs ni la Cour des comptes n’ont pu établir l’efficacité de la vidéosurveillance en matière de protection ou d’évitement des délits : soit les délits se déplacent, soit les caméras sont détruites. À ceux qui nous opposent que cela permet de résoudre des enquêtes, l’on s’apercevra que cela a un effet dans un tout petit nombre de cas – 4 % par exemple.

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

D’où sort-elle ces chiffres ?

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

C’est bien peu pour justifier le recours à des dispositifs aussi liberticides et de surcroît coûteux. Autant dire les choses telles qu’elles sont et assumer ce que chacun souhaite faire par le recours à ces dispositifs : de la surveillance.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Véronique Riotton
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Nous débattons du vocabulaire – vidéoprotection ou vidéosurveillance –, mais chacun de ces mots recouvre un sens précis dans la loi. Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Le terme de vidéoprotection est une notion juridique bien précise, encadrée par les articles L. 251-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, qui désigne la captation d’images sur la voie publique et dans les lieux ouverts au public. La vidéosurveillance est une notion distincte, qui vise la captation d’images dans des lieux privés. Votre amendement pourrait avoir de graves conséquences pour les droits et les libertés des personnes. Avis défavorable.

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Vous êtes sérieuse ?

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 216.

Amdt 216 Rejeté
II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 102 Nombre de suffrages exprimés 76 Majorité absolue 39 Pour l’adoption 24 Contre 52

II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 216 n’est pas adopté.)

Amdt 216 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

L’amendement no 23 de M. Jordan Guitton est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 23 Rejeté
Photo de Mme Véronique Riotton
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Défavorable.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Même avis.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 23.

Amdt 23 Rejeté
II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 101 Nombre de suffrages exprimés 98 Majorité absolue 50 Pour l’adoption 24 Contre 74

II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 23 n’est pas adopté.)

Amdt 23 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Sur l’amendement no 71, je suis saisie par le groupe Rassemblement national d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à M. Benjamin Lucas-Lundy, pour soutenir cet amendement.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Cet amendement de notre collègue Sandra Regol, retravaillé après les derniers échanges en commission, vise à tenir compte des recommandations formulées par les représentants de la Cnil lors de leur audition par la rapporteure en prévision de l’examen du projet de loi. Ils constataient que lors de la première expérimentation en 2024, les citoyens avaient été mal informés sur la mise en place de la vidéosurveillance algorithmique et connaissaient mal le dispositif, voire n’en avaient pas du tout connaissance. Ils ont proposé, lors de leur audition, de prévoir une meilleure information du public à l’occasion du renouvellement de l’expérimentation proposé par l’article 35, notamment par des annonces sonores, un affichage plus visible et plus distinct de celui existant pour la surveillance classique, ou encore par des vidéos explicatives accessibles par QR code – tout cela est extrêmement simple à instaurer. L’amendement prévoit qu’un décret précise explicitement les modalités de mise en œuvre de ces différents modes d’information, afin de garantir une information claire sur le dispositif expérimenté. Ces mesures permettront de mieux informer nos concitoyens, comme le propose la Cnil, sur des dispositifs qui changent radicalement la façon dont nous surveillons – vous dites « protéger », nous disons « surveiller » – l’espace public.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Véronique Riotton
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

L’information du public est essentielle, mais elle est déjà bien définie par le texte. Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Benjamin Lucas-Lundy.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Depuis hier, vous faites preuve d’une certaine forme de sectarisme dans vos avis sur les amendements que défend M. Raux ou les amendements de repli que nous proposons. Tout le monde parle de compromis – la présidente de l’Assemblée s’est même félicitée que nous soyons désormais dans « l’ère du compromis ». Or ma collègue Regol propose un amendement issu des recommandations de la Cnil,…

Photo de M. Yoann Gillet
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Ce n’est pas une référence !

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

…non d’une commission thématique d’Europe Écologie-Les Verts ou de Génération.s – même si cela ne changerait rien au mérite de l’amendement –, non de je ne sais quel groupuscule, non de moi-même ou de Mme Regol, mais bien des travaux de la Cnil et de ses recommandations dans le cadre d’une audition parlementaire.

Photo de M. Théo Bernhardt
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Votre amendement est mauvais ! Vivez avec !

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Il serait de bon aloi, madame la ministre, que vous révisiez votre jugement et que vous vous montriez réellement capable de compromis. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme la ministre.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Avis défavorable !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Depuis hier, nous avons un débat nourri et je ne pense pas avoir fait preuve de sectarisme. Il se trouve que votre amendement est déjà satisfait, puisque le texte prévoit clairement une information du public par tout moyen approprié. Je ne peux pas faire mieux. Je maintiens mon avis défavorable. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

Photo de M. Boris Tavernier
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Boris Tavernier Boris Tavernier EcoS

Vous n’avez pas soutenu un seul amendement !

Photo de M. Laurent Croizier
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Laurent Croizier Laurent Croizier Dem

Défavorable, mais efficace !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 71.

Amdt 71 Rejeté
II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 107 Nombre de suffrages exprimés 85 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 36 Contre 49

II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 71 n’est pas adopté.)

Amdt 71 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Sur les amendements nos 200, 201 et 22, je suis saisie par le groupe Rassemblement national de demandes de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Je suis saisie de trois amendements, nos 227, 200 et 201, pouvant être soumis à une discussion commune. La parole est à M. Jean-François Coulomme, pour soutenir l’amendement no 227.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Si l’usage de la vidéosurveillance algorithmique satisfait un grand nombre de bancs à droite, parce qu’ils n’y voient ni danger ni menace contre les libertés publiques, il y a un certain nombre de personnes qui y voient une atteinte effective à celles-ci. Il faut donc qu’à la suite de la publication des arrêtés préfectoraux autorisant le recours à la VSA, on puisse faire un référé pour s’y opposer. C’est la moindre des choses. Le délai doit être suffisant pour permettre d’intenter ce recours. C’est pourquoi nous demandons que ces arrêtés préfectoraux soient publiés au moins un mois avant la mise en œuvre du traitement.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin, pour soutenir l’amendement no 200.

Amdt 200 Rejeté
Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Si nous insistons sur ce point, c’est d’abord par principe. Il n’y a pas de garde-fou en matière de mise en œuvre de la vidéosurveillance algorithmique, d’où la nécessité de garantir au citoyen la possibilité de faire un recours contre son utilisation. L’amendement no 227 propose un délai d’un mois, les amendements de repli nos 200 et no 201 proposent respectivement un délai de dix jours et de quarante-huit heures. Rappelons que la Défenseure des droits, dans sa contribution au travail du comité d’évaluation de l’expérimentation, a fourni des exemples très précis d’arrêtés qui ont été publiés après la mise en œuvre du traitement, ce qui est un comble, si ce n’est un scandale absolu – sans même parler de l’information du public. Par conséquent, nous voulons que la possibilité d’un recours soit garantie par la loi. Et pour qu’elle soit effective, il faut une information transparente, préalable et nécessaire des citoyens, qui peuvent – c’est leur liberté – ne pas vouloir subir ce type de traitements. Toujours selon la Défenseure des droits, ces derniers, censés permettre de détecter des comportements suspects, sont affectés par des biais discriminatoires.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Vous conservez la parole, madame Martin, pour soutenir l’amendement no 201.

Amdt 201 Rejeté
Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Il se fonde sur les mêmes arguments – nous faisons, nous, l’effort d’argumenter avec précision – et c’est un amendement de repli – par nature susceptible d’être débattu. Notre objectif demeure que le public soit correctement informé du fait qu’il sera soumis à la vidéosurveillance algorithmique, qu’il ait le temps de déposer des recours et qu’il puisse s’y soustraire s’il le souhaite. Je ne comprendrais pas qu’une telle disposition ne soit pas inscrite dans la loi. D’ailleurs, votre refus persistant d’y inscrire des garanties comme celle-ci devient suspect ! Vous fournissez leurs arguments aux ONG et aux autorités indépendantes. En l’occurrence, c’est la Défenseure des droits qui a alerté sur les délais. Si même elle n’est pas écoutée ici, que dire, si ce n’est que vous êtes le régime de l’arbitraire ?

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Rien que ça !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Véronique Riotton
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Par principe, la publication des arrêtés doit intervenir avant le début des paramétrages. C’est bel et bien le cas, raison pour laquelle ces amendements sont nuls et non avenus.

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

La preuve que non !

Photo de Mme Véronique Riotton
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Même avis : défavorable.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Gabrielle Cathala.

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Je profite du débat sur ces amendements pour interroger à nouveau le président de la commission et la ministre. Vous avez cité la Cnil, en déclarant au passage que les autorités administratives indépendantes de notre pays étaient formidables, mais vous venez de rejeter l’amendement de nos collègues écologistes, qui reprenait l’une de ses recommandations. Si les AAI doivent être écoutées, pourquoi ne prenez-vous jamais en compte les avis de la Défenseure des droits ? Vous n’avez pas répondu à cette question, pas plus aujourd’hui qu’à l’occasion de l’examen de la loi « sécurité globale », de la loi « séparatisme » ou de toute autre loi tendant à restreindre les libertés malheureusement votée dans cet hémicycle. J’ai posé la même question hier au sujet du bilan dressé par des experts mandatés par les Nations unies pour évaluer le dispositif de sécurité des Jeux de 2024, qui ont déclaré : « Nous exhortons la France à mener un examen indépendant et impartial des mesures de sécurité mises en œuvre pendant les Jeux olympiques et paralympiques [de Paris 2024], à identifier et à remédier à tout abus des pouvoirs de sécurité, et à tirer des enseignements pour la France et d’autres pays sur la manière de sécuriser les futurs événements publics majeurs. » Entre autres critiques, ces experts indiquent encore que « les mesures excessives ne sont pas nécessaires à la sécurité et peuvent alimenter de manière contre-productive les griefs qui conduisent à la radicalisation. » Que répondez-vous, madame la ministre ? Où est cette évaluation indépendante ? Avez-vous répondu aux Nations unies ?

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Benjamin Lucas-Lundy.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Je voulais prolonger le propos de Mme Cathala, fondamental dans ce débat comme dans d’autres. Au-delà de ces amendements se pose la question de la place que vous accordez aux recommandations de la Défenseure des droits. Nous en avions déjà débattu lors du rejet de la loi « immigration » – le président Boudié s’en souvient certainement.

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Un bien beau moment démocratique !

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

La Défenseure des droits – autorité constitutionnelle essentielle à notre État de droit et à notre vie citoyenne – est actuellement remise en cause par l’extrême droite, qui fait d’ailleurs preuve d’une haine démesurée et hallucinante à son égard, attaquant de manière indigne et abjecte tant la personne que la fonction. Comme disait ma grand-mère, « plusieurs points qui se suivent forment une ligne ». À force de rejeter les recommandations de la Défenseure des droits, à force d’amoindrir la portée de sa parole dans cet hémicycle et auprès du gouvernement, vous contribuez à délégitimer, dans le débat public, l’importance de son rôle, de ses recommandations et son importance constitutionnelle pour la défense de notre État de droit et de notre démocratie. Ce n’est pas rien ! Ce n’est pas rien, au moment où on entend, sur les plateaux de M. Bolloré, des critiques de l’État de droit et des autorités indépendantes qui veillent à son respect !

Photo de M. Théo Bernhardt
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Ça va, vous avez le service public pour vous !

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Ce n’est pas rien, au moment où certains, y compris dans vos rangs, madame la ministre, prennent en exemple les régimes autoritaires de M. Milei ou de M. Trump. Ce n’est pas rien, au moment où les libertés fondamentales, les libertés individuelles et la protection de nos concitoyens reculent dans notre pays, petit à petit, au gré de textes de loi – même ceux relatifs aux Jeux olympiques et paralympiques – qui sont autant de prétextes à l’introduction de mesures liberticides. Comme tout à l’heure, je vous appelle à raison garder. Si ce n’est sur le fond, au moins par reconnaissance de la parole, de la force et de l’importance de la Défenseure des droits dans notre démocratie. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme la ministre.

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Monsieur le député, je ne délégitime absolument personne. Je vais d’ailleurs répondre aux amendements présentés. Les délais de dix jours et de deux mois qui sont proposés sont, vous en conviendrez, absolument excessifs. En revanche, on pourrait débattre du délai de quarante-huit heures évoqué par Mme Martin. Je vous rappelle que l’article 10 de la loi du 19 mai 2023 prévoit déjà que le public soit « préalablement informé, par tout moyen approprié, de l’emploi de traitements algorithmiques sur les images collectées au moyen de systèmes de vidéoprotection ». La mise en œuvre de ces traitements doit être autorisée par le préfet, la décision d’autorisation devant être motivée et publiée, comme le précise le VII du même article. Le dispositif légal existe donc déjà et il est très clair. Il n’y a pas lieu de donner suite à ces amendements.

Photo de M. Patrick Hetzel
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

Très bien !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 227.

Amdt 227 Rejeté
II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 108 Nombre de suffrages exprimés 77 Majorité absolue 39 Pour l’adoption 25 Contre 52

II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 227 n’est pas adopté.)

Amdt 227 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 200.

Amdt 200 Rejeté
II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 111 Nombre de suffrages exprimés 84 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 32 Contre 52

II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 200 n’est pas adopté.)

Amdt 200 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 201.

Amdt 201 Rejeté
II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 111 Nombre de suffrages exprimés 85 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 26 Contre 59

II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 201 n’est pas adopté.)

Amdt 201 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Yoann Gillet, pour soutenir l’amendement no 22.

Amdt 22 Rejeté
Photo de M. Yoann Gillet
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

Il vise à engager l’État dans une politique d’achat responsable, qui favoriserait les entreprises françaises ou, à défaut, européennes. Pourquoi ? Pour garantir un meilleur contrôle et une plus grande transparence du traitement des données sensibles captées par les caméras algorithmiques, mais aussi pour limiter les risques liés à la protection des données et à la souveraineté numérique et pour inscrire cette politique d’achat dans la continuité de celle définie par la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. Celle-ci dispose que « tous les leviers en sa possession seront ainsi mobilisés afin de mettre en œuvre une politique d’achat responsable et orientée vers les productions françaises, dans le strict respect des règles de la commande publique. » Favoriser les entreprises françaises, c’est aussi assurer une cohérence de la sécurité nationale, de la protection des données et du soutien à l’économie locale. C’est du bon sens, c’est du protectionnisme et c’est aussi du patriotisme ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Véronique Riotton
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Véronique Riotton rapporteure pour avis EPR

Nous partageons l’objectif de soutenir les entreprises françaises et européennes et à cet égard, votre amendement est intéressant. Toutefois, il ne tend pas à créer une règle de droit : notre avis sera donc défavorable. Tel qu’il est rédigé, l’article 10 de la loi du 19 mai 2023 ne sert pas à cet objectif, mais il crée des dispositions intéressantes en matière de sécurité et plus particulièrement de respect des règles définies par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Elles me paraissent préférables à des dispositions relatives à la domiciliation des entreprises. L’entreprise retenue pour la dernière expérimentation de la VSA, Wintics, est française : nous n’avons donc pas besoin de l’écrire dans la loi pour que ce soit le cas ! À l’occasion de ma dernière prise de parole, je voulais remercier l’administratrice de la commission des lois et le président de celle-ci pour m’y avoir accueillie. Je souhaite que nos travaux aient permis au comité d’organisation de disposer des éléments nécessaires à la sécurisation de ces JO. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Je souscris aux arguments de Mme la rapporteure. Je partage avec vous l’objectif de privilégier la commande à des entreprises françaises ou européennes – nous avons intégré cette disposition à la Lopmi, vous l’avez rappelé. Néanmoins, en l’état de l’amendement, mon avis sera défavorable.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Yoann Gillet.

Photo de M. Yoann Gillet
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Yoann Gillet Yoann Gillet RN

La rapporteure et la ministre soulignent que l’amendement ne tend à créer aucun droit, mais c’est aussi le cas de la Lopmi. Dans cette loi, on trouve inscrit noir sur blanc un principe et nous proposons d’inscrire noir sur blanc la bonne volonté des pouvoirs publics et du gouvernement, si tant est qu’elle existe, pour privilégier les achats français. L’enjeu mériterait qu’on aille plus loin, avec une révision des dispositions encadrant la commande publique, qui tendrait à assouplir certaines règles et à permettre un développement des achats français. Dans l’attente, vous pourriez au moins démontrer votre bonne volonté en soutenant notre amendement ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

De la bonne volonté, c’est peut-être ça qui manque !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 22.

Amdt 22 Rejeté
II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 99 Nombre de suffrages exprimés 99 Majorité absolue 50 Pour l’adoption 32 Contre 67

II
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 22 n’est pas adopté.)

Amdt 22 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 35 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Nous en venons au titre III, examiné par priorité, et nous accueillons les rapporteurs Givernet et Daubié. Je remercie la rapporteure Riotton.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Alexis Jolly.

Photo de M. Alexis Jolly
Article 12 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

L’article 12 est révélateur d’un problème : nos débats opposent d’un côté ceux qui veulent que les Jeux olympiques de 2030 soient préparés sérieusement, dans le respect du public et dans des délais tenables, et de l’autre une partie de la gauche qui, sous couvert de défendre la participation citoyenne, cherche à mobiliser tous les mécanismes d’un blocage permanent.

Photo de Mme Marie Pochon
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Rendez l’argent !

Photo de M. Alexis Jolly
Article 12 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

Soyons précis. Cet article ne supprime en rien la participation du public, mais il l’organise, l’encadre et la rend compatible avec un calendrier contraint. Participation du public par voie électronique (PPVE), réunions publiques dans les stations et bassins de vie concernés, synthèses indépendantes, réalisées par des garants nommés par la Commission nationale du débat public (CNDP)… Qui pourrait parler sérieusement d’un passage en force ? L’article 12 tend à mettre fin à l’inflation procédurale que la gauche appelle « démocratie environnementale »…

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Vous n’aimez pas la démocratie !

Photo de M. Alexis Jolly
Article 12 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

…et qui, dans les faits, se traduit par des consultations à répétition, des délais sans fin, des doublons inutiles et, très souvent, des recours contentieux qui paralysent les projets pendant des années.

Photo de Mme Marie Pochon
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

La concertation publique a porté ses fruits partout !

Photo de M. Alexis Jolly
Article 12 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

En montagne, chaque mois compte, chaque saison compte. Allonger artificiellement les procédures, c’est prendre le risque de ne pas être prêts. En réalité, c’est ce que vous voulez ! (L’orateur pointe du doigt les bancs de la gauche de l’hémicycle.)

Photo de Mme Marie Pochon
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Arrêtez de pointer du doigt !

Photo de M. Alexis Jolly
Article 12 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

Et vous, arrêtez de jacter ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)

Photo de Mme Marie Pochon
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Ça va pas bien ?

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Espèce de mufle !

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

S’il vous plaît !

Photo de M. Alexis Jolly
Article 12 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

L’article 12 fait exactement l’inverse. Il garantit l’information réelle du public, mais il fixe des délais clairs. Il évite la multiplication des participations quand elles peuvent être regroupées et empêche que la concertation devienne un prétexte à l’obstruction systématique. Pour toutes ces raisons, madame Pochon, nous allons voter cet article. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Je ne sais pas qui jacte ici, mais je sais qui tient des propos absolument inacceptables. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Les JOP 2030 sont entachés d’une sorte de péché originel : les citoyens et les élus locaux ont été mis devant le fait accompli, contrairement à ce qu’exige la convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement, dite convention d’Aarhus. À tel point que les instances de l’ONU ont jugé recevable le recours des citoyens pour violation de celle-ci. Si l’on doutait que cette convention s’applique, il faudrait rappeler que la Charte de l’environnement est attachée à la Constitution française. Il y est affirmé que « toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. » Comme je le disais lors de la discussion générale, ce projet de loi est destiné à être la loi des exceptions et une loi d’exception, ce qui ne va pas sans poser problème. Non contents de fouler aux pieds la convention d’Aarhus, autrement dit la démocratie, en ne procédant pas à l’ensemble des études d’impact environnemental nécessaires avant d’installer tel ou tel équipement, vous réduisez la consultation citoyenne en ne prévoyant de recourir qu’à des procédés électroniques. Il ne faut pas exagérer ! D’ailleurs, n’imaginez pas que cela passera comme une lettre à la poste auprès des citoyens et des élus locaux, sur lesquels vous vous asseyez – nous l’évoquions déjà au sujet du non-respect des règlements locaux de publicité. Ce texte pèche par excès d’autorité, et son article 12 prolonge ce péché originel.

Photo de Mme Danièle Obono
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Danièle Obono Danièle Obono LFI-NFP

Bravo, bien dit !

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 49 et 107, tendant à la suppression de l’article 12, qui font l’objet d’une demande de scrutin public par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme Marie Pochon, pour soutenir l’amendement no 49.

Amdt 49 Rejeté
Photo de Mme Marie Pochon
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

L’article 12 prévoit tout simplement de déroger au processus de participation du public aux décisions ayant une incidence sur l’environnement relatives à la réalisation de plusieurs grands projets liés à ces jeux, tels que les villages olympiques, l’ascenseur valléen de Courchevel ou la création de nouvelles voies routières. L’enquête publique serait remplacée par une simple participation par voie électronique. Le gouvernement cherche ainsi à accélérer la délivrance d’autorisations, au détriment de la démocratie environnementale.

Photo de M. Vincent Descoeur
Article 12 (appelé par priorité)
M. Vincent Descoeur Vincent Descoeur DR

Très bien !

Photo de Mme Marie Pochon
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Or la participation du public est fondamentale pour légitimer les projets d’aménagement, d’autant plus que de nombreuses restrictions réglementaires ont progressivement limité l’information et la participation du public, et que, par ailleurs, la CNDP a vu ses prérogatives réduites et son rôle affaibli. Priver le public d’un véritable débat en le cantonnant à une participation électronique comporte de multiples risques. Le premier est l’exclusion de certains publics, car tous ne disposent pas d’internet – 15 % de la population adulte souffre d’illectronisme – ou du temps suffisant pour comprendre des dossiers techniques d’une telle complexité. Au reste, l’espace de dialogue est limité, la procédure ne permettant pas un échange constructif sur l’opportunité des projets, leurs caractéristiques techniques ou leurs conséquences. Au bout du compte, il y a un risque de polarisation, le débat en ligne favorisant la confrontation et la critique au détriment de la recherche d’un consensus. Enfin, il est à craindre un manque de transparence et de synthèse objective. Si la CNDP n’est pas pleinement associée, les observations du public pourraient être traitées de manière partiale, voire tout simplement ignorées. Au groupe Écologiste et social, nous sommes partisans à l’inverse de larges consultations. Nous souhaitons que la plus grande transparence soit faite sur les projets, plans et programmes d’aménagement et d’infrastructures liés aux Jeux. S’agissant d’un événement aussi populaire, c’est d’autant plus nécessaire. C’est pourquoi nous proposons tout simplement de supprimer l’article 12. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Jean-François Coulomme, pour soutenir l’amendement no 107.

Amdt 107 Rejeté
Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

L’article 12 est l’occasion de mettre en lumière toute l’hypocrisie des défenseurs de ce texte, de la même manière que nous mettrons en évidence la malhonnêteté des organisateurs de ces jeux. Le groupe La France insoumise a saisi le tribunal administratif de Marseille d’une demande visant à ordonner aux différents porteurs du projet des JOP de 2030 dans les Alpes françaises de saisir la CNDP. Convenez qu’il ne s’agit pas d’une demande exubérante ! Nous demandons simplement que le droit s’applique, en sorte qu’une consultation soit organisée sur l’opportunité d’organiser ces jeux. Les porteurs du projet avaient jusqu’au 11 décembre pour produire leur mémoire en observation. Ils s’y défendent, en prétendant que les Jeux d’hiver ne constituent pas un projet unique et global nécessitant une évaluation environnementale et qu’ils n’auront qu’un effet limité sur l’environnement – soit des motifs fallacieux destinés à ce qu’aucun d’eux n’endosse la responsabilité de saisir la CNDP en vue d’organiser une participation du public. Compte tenu des éléments apportés par la défense, nous souhaitons la tenue d’une audience publique afin de garantir un débat contradictoire adapté à l’urgence de la situation et à la portée de ce projet hors normes. L’examen du présent projet de loi nous pousse d’autant plus à réclamer cette audience. Nous pourrions ainsi, à la lumière des débats parlementaires, exposer des éléments de réponse, lesquels contredisent largement les arguments figurant dans les mémoires des défenseurs du projet. Ces derniers objecteront qu’une consultation électronique sera bel et bien organisée. J’ai d’ailleurs lu que pas moins de 5 millions d’euros avaient déjà été mobilisés à cette fin. Une tentative similaire avait déjà été menée en Seine-Saint-Denis avant les JOP 2024. Nous avions alors, ou plutôt vous aviez – car ces méthodes sont appréciées dans vos rangs – recueilli 496 avis : voyez combien cette échelle est ridicule par rapport à celle que nous préconisons pour mener la consultation du public !

Photo de M. Emeric Salmon
Article 12 (appelé par priorité)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Il n’y aurait pas forcément plus de contributions sur papier !

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Sur l’ensemble des amendements à l’article 12, je suis saisie par le groupe Rassemblement national de demandes de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme Olga Givernet, rapporteure pour avis de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, à laquelle la commission des affaires culturelles a délégué l’examen des articles 3 bi s, 12, 18 bi s, 21, 22 et 36, pour donner l’avis de la commission.

Photo de Mme Olga Givernet
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire EPR

Nous en venons à l’examen de l’article 12, portant sur la participation par voie électronique du public aux décisions ayant une incidence sur l’environnement et nécessaires à la préparation, à l’organisation ou au déroulement des Jeux. Cette procédure de PPVE ne tombe pas du ciel : elle a déjà été suivie à l’occasion des JOP 2024. Les douze procédures organisées dans ce cadre se sont d’ailleurs bien déroulées. Au reste, la PPVE ad hoc prévue par cet article se fait sous l’égide de la CNDP, ce qui apporte une véritable plus-value par rapport à une PPVE sans garant : le garant désigné par la CNDP est un tiers neutre, qui produira en toute impartialité la synthèse prévue par la loi. Cette procédure doit aussi permettre une large participation du public – celle-là même que les garants nommés par la CNDP appelaient de leurs vœux dans le cadre de la préparation des Jeux de Paris 2024. À l’époque, ces derniers avaient sollicité certaines adaptations, demandant notamment que la publication de l’avis d’ouverture de la PPVE soit assurée aussi bien au niveau local qu’au niveau national ; mais aussi que soient organisées deux réunions publiques – de présentation et de clôture de la PPVE. Les mêmes adaptations pourront être reproduites pour les PPVE organisées dans le cadre des JOP 2030. La Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) va d’ailleurs au-delà des recommandations des garants de la CNDP en mettant volontairement en place de nombreux dispositifs d’information et de consultation du public – réunions publiques, création d’une maison du projet des villages olympiques. Au reste, le fait que ces jeux soient organisés sur plusieurs sites facilitera de telles adaptations, projet par projet. J’ajoute qu’en commission, nous avons adopté un amendement afin que l’organisation d’au moins une réunion publique physique soit prévue pour chacun d’entre eux, en précisant que l’accès par voie électronique devait être garanti pour tous. Enfin, cette procédure permet de concilier deux objectifs : le respect du principe de participation du public et la nécessité d’éviter tout glissement de calendrier dans la réalisation de projets indispensables à la tenue des Jeux. Nous parviendrons à nous entendre. Nous avons besoin d’une participation du public, et celle-ci doit être organisée dans les meilleures conditions possibles. Avis défavorable sur ces amendements de suppression.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Quelle hypocrisie !

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Nous avons entendu et lu beaucoup de choses sur cette consultation publique et sur le déni démocratique entourant l’organisation de ces jeux. Or le texte a été examiné au Sénat et adopté à la quasi-unanimité. Et nous en débattons de plusieurs jours dans cet hémicycle de manière plutôt apaisée. Un débat démocratique de qualité est donc au rendez-vous. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) La PPVE est une procédure qui permet de consulter plus largement le public, puisqu’elle facilite les choses. Nous y reviendrons. En outre, vous savez qu’elle n’exclut pas la tenue de réunions publiques dans le territoire, autrement dit qu’elle n’est pas exclusive d’autres modes de consultation. Des consultations publiques seront donc menées. La Solideo vient d’ailleurs de lancer un appel d’offres afin d’être assistée dans cette tâche. Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) organisera également des réunions publiques. Enfin, vous l’avez sans doute lu, le gouvernement a déposé un amendement portant article additionnel après l’article 12 visant à répondre aux inquiétudes, parce que nous ne sommes pas sectaires. Si vous l’adoptez – je pense que vous le ferez –, cela permettra la tenue d’« au moins une réunion publique physique dans chaque bassin de vie accueillant des compétitions sportives ou des villages des athlètes à l’occasion des Jeux », afin de mieux informer les résidents. Vous parlez d’hypocrisie, de malhonnêteté, monsieur Coulomme.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Ah oui !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Je pourrais vous répondre qu’il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Photo de Mme Danièle Obono
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Danièle Obono Danièle Obono LFI-NFP

Dites cela aux habitants, ils apprécieront !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Je m’en désole, car nous nous efforçons de rendre les procédures aussi transparentes que possible. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Quant au comité d’Aarhus, il a effectivement statué sur la recevabilité de la demande. Nous y répondrons, évidemment. Nous sommes en train d’y travailler. Nous restons ouverts au dialogue. Avis défavorable sur les amendements de suppression.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Le délai est de votre responsabilité : c’est vous qui avez accepté d’organiser ces jeux à ce moment-là. Le Conseil d’État ne dit pas autre chose : le gouvernement n’est pas capable de respecter les délais parce qu’il s’est lui-même mis dans la situation de ne pas pouvoir les respecter. Madame la rapporteure, pardonnez-moi mais les JOP 2024 ne peuvent pas vous servir de référence ! Tout ce que vous proposez, en particulier ces consultations par voie électronique, même si elles permettaient d’accéder aux documents, n’ont rien à voir avec les exigences de la convention d’Aarhus – le fait que le comité du même nom ait jugé recevable la saisine de plusieurs organisations en constitue la meilleure preuve.

Photo de Mme Marie Pochon
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Eh oui !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

À ce sujet, madame la ministre, vous indiquez que vous êtes en train de préparer une réponse au comité d’Aarhus des Nations unies. Mais vous n’avez rien à leur répondre : vous ne respectez pas le droit, c’est un fait ; vous n’organisez pas de débat public, point !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Bien sûr qu’il faut répondre !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Pourquoi refusez-vous un débat public sur ces projets ? Parce que les exigences de transparence requises en pareil cas, dans un environnement aussi fragile que les montagnes des Alpes, qui se réchauffent deux fois plus vite, amèneront nécessairement les citoyens à s’y opposer ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Emeric Salmon
Article 12 (appelé par priorité)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Ce n’est pas si sûr !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Enfin, petite cerise sur le gâteau, si je puis dire, vous êtes prêts à mobiliser 5 millions d’euros, mais par l’intermédiaire de la Solideo, c’est-à-dire la société qui va piloter la construction des équipements ! Non seulement la consultation est réduite, mais, alors même qu’on nous parle d’indépendance, ceux qui l’organiseront sont les premiers concernés par les travaux ; ce n’est pas sérieux. (Mme Marie Pochon applaudit.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Jean-Claude Raux.

Photo de M. Jean-Claude Raux
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-Claude Raux Jean-Claude Raux EcoS

On pourrait se réjouir : de la consultation, enfin ! Le collectif citoyen JOP 2030 la réclame à cor et à cri, y compris devant les tribunaux et les institutions de l’ONU. Sauf que, sous la forme que vous envisagez, elle s’apparente plutôt à un « courage, fuyons ! ». S’agissant d’une consultation citoyenne, recourir au tout-électronique, qui est impersonnel, sous couvert d’éviter l’hétérogénéité et les risques de contentieux, est surtout le moyen de ne pas ralentir la réalisation des ouvrages. Les populations locales mériteraient mieux qu’une participation par voie électronique. Si la procédure démocratique avait été respectée dès l’origine, très politique, de ce projet, nous n’en serions sans doute pas à nous désoler des manques criants en la matière.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix les amendements identiques nos 49 et 107.

Amdt 49 Rejeté Amdt 107 Rejeté
II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 113 Nombre de suffrages exprimés 104 Majorité absolue 53 Pour l’adoption 31 Contre 73

II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 49 et 107 ne sont pas adoptés.)

Amdt 49 Rejeté Amdt 107 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je suis saisie de trois amendements, nos 326, 89 et 101, pouvant être soumis à une discussion commune. Les amendements nos 89 et 101 sont identiques. La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 326.

Amdt 326 Adopté
Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Par cet amendement, nous voulons systématiser la participation du public par voie électronique pour tous les projets nécessaires à l’organisation des JOP d’hiver 2030, sous l’égide de garants désignés par la Commission nationale du débat public. Je le répète : la PPVE n’est pas exclusive d’autres modes de consultation du public.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Sandrine Lalanne, pour soutenir l’amendement no 89.

Amdt 89 Tombé
Photo de Mme Sandrine Lalanne
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Sandrine Lalanne Sandrine Lalanne EPR

La rédaction initiale de l’article 12, qui visait à simplifier les procédures de participation du public aux décisions relatives aux projets soumis à évaluation environnementale. L’article prévoyait ainsi le recours à une procédure adaptée de participation du public par voie électronique, avec des garants, comme l’a précisé Mme la rapporteure. Une telle procédure permettrait de concilier l’efficacité et l’effectivité de la participation du public avec la volonté légitime de réduire les délais pour faire aboutir le plus rapidement possible les projets, et éviter ainsi tout glissement de calendrier. La contrainte est d’autant plus forte que les travaux en montagne ne peuvent s’effectuer que durant une partie de l’année. En commission, le champ d’application de cette procédure a été réduit : elle n’est plus que facultative, ce qui ouvre la voie à une multiplicité de dispositifs de consultation, sans critères clairs pour les articuler. Cette hétérogénéité crée une insécurité juridique et accroît le risque de contentieux, au détriment de la lisibilité et de l’efficacité du dispositif. Le présent amendement tend à revenir à la rédaction initiale de l’article s’agissant du champ d’application de la procédure de participation du public par voie électronique ad hoc, qui a été utilisée pour la préparation des JO de 2024. Comme l’a rappelé Mme la rapporteure, elle a très bien fonctionné.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme la rapporteure pour avis, pour soutenir l’amendement no 101 et donner l’avis de la commission sur l’amendement no 326.

Amdt 101 Tombé
Photo de Mme Olga Givernet
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

La commission a effectivement limité la portée de cette procédure de PPVE, en la rendant possible parmi d’autres procédures – enquête publique, consultation parallélisée –, ce qui introduit une insécurité juridique. Pour y remédier, nous proposons de revenir à la rédaction initiale de l’article 12. La différence avec l’amendement du gouvernement est que ce dernier supprime aussi l’alinéa 2 de l’article. Je suis prête à retirer mon amendement au profit de celui du gouvernement, sur lequel je donne un avis favorable.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement sur les deux amendements identiques ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Favorable.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Gabrielle Cathala.

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

La ministre dit que le peuple français est consulté du seul fait que nous discutions de ce projet de loi.

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

Elle n’a jamais dit ça !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Pardon, mais dans quel article de ce texte nous demande-t-on notre avis sur l’organisation des Jeux olympiques ? Aucun ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Ce texte ne contient que des mesures anti-écolos et attentatoires aux droits humains. Nous sommes mis devant le fait accompli. S’agissant de votre solution de repli, qui consiste à consulter la population sur les projets d’infrastructures ayant une incidence sur l’environnement, elle ne correspond pas à ce que les gens demandent !

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

Les gens veulent que vous arrêtiez de bloquer le pays !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Les gens veulent être consultés sur l’organisation même des Jeux olympiques, parce que tous les élus locaux, tous les citoyens, toutes les associations sont opposés à l’organisation de ces JO. On les comprend : vous êtes les seuls à penser qu’organiser un événement d’une telle ampleur est une priorité alors que le changement climatique est déjà irréversible et que tous les services publics sont démantelés. (Mêmes mouvements.) Vous voulez y investir 2 milliards d’euros alors que seuls 7 % des Français vont au ski, la grande majorité n’y allant pas – et ils ont bien raison – faute d’argent ou de connaissance en la matière. Je rappelle la question posée au gouvernement, à Genève, à propos de ces JO d’hiver 2030 : comment a-t-on pu s’engager à organiser un tel événement dans les Alpes sans entendre la voix de ceux qui y vivent ? Comme cela a été rappelé au gouvernement français, la convention d’Aarhus prévoit que lorsqu’un projet a un impact majeur sur l’environnement, le public doit être consulté dès le début…

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Eh oui, avant de décider d’organiser l’événement ! Vous avez enfreint la convention d’Aarhus !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

…pour que toutes les options restent ouvertes, y compris celle de renoncer à l’événement. Ce n’est pas ce que vous proposez, raison pour laquelle nous voterons contre ces amendements. (Mme Danièle Obono applaudit.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Vincent Rolland.

Photo de M. Vincent Rolland
Article 12 (appelé par priorité)
M. Vincent Rolland Vincent Rolland DR

Ce n’est pas un péché que d’aller au ski ! (Mme Virginie Duby-Muller ainsi que MM. Romain Daubié et Pascal Lecamp applaudissent.)

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 12 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

La luge non plus ! C’est bien aussi, les bonhommes de neige !

Photo de M. Vincent Rolland
Article 12 (appelé par priorité)
M. Vincent Rolland Vincent Rolland DR

Je voudrais rappeler à notre collègue, si besoin en était… (M. Jean-François Coulomme s’exclame.) Monsieur Coulomme, arrêtez de beugler, je ne prends pas souvent la parole. L’économie des sports d’hiver représente, dans les territoires de montagne, 120 000 emplois – vous devriez vous en réjouir.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

C’est à cause de vous que le ski alpin, c’est fini !

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

Écoutez la Savoie !

Photo de M. Vincent Rolland
Article 12 (appelé par priorité)
M. Vincent Rolland Vincent Rolland DR

Quand la collègue Cathala affirme que tous les élus locaux sont opposés aux Jeux olympiques, c’est une manière un peu tendancieuse de généraliser l’avis de certains élus locaux.

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

Il a raison !

Photo de M. Vincent Rolland
Article 12 (appelé par priorité)
M. Vincent Rolland Vincent Rolland DR

Enfin, vous devriez vous féliciter de l’installation d’ascenseurs valléens : chaque jour, ils soustrairont des milliers de voitures aux routes qui traversent les vallées alpines. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes DR et HOR. – M. Romain Daubié applaudit également.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 326.

Amdt 326 Adopté
II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 111 Nombre de suffrages exprimés 108 Majorité absolue 55 Pour l’adoption 74 Contre 34

II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 326 est adopté ; en conséquence, les amendements nos 89, 101, 210 rectifié, 51, 108 et 109 tombent.)

Amdt 326 Adopté
Photo de M. Patrick Hetzel
Article 12 (appelé par priorité)
M. Patrick Hetzel Patrick Hetzel DR

C’est bien, on va gagner un peu de temps !

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Denis Fégné, pour soutenir l’amendement no 211.

Amdt 211 Rejeté
Photo de M. Denis Fégné
Article 12 (appelé par priorité)
M. Denis Fégné Denis Fégné SOC

Il vise à élargir le périmètre de la participation du public afin que celle-ci prenne explicitement en compte la soutenabilité environnementale des projets, l’adaptation des stations et des villages au changement climatique ainsi que les effets à long terme sur la vie quotidienne des habitants. Il s’agit de faire en sorte que les contributions du public puissent éclairer non seulement l’organisation des Jeux mais aussi la pertinence et l’utilité des aménagements au-delà de la tenue de l’événement.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Olga Givernet
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

Monsieur Fégné, vous souhaitez que la PPVE intègre des objectifs de durabilité, d’adaptation des stations et des villages de montagne, et qu’elle prenne en compte les effets sur la vie des habitants. Or les projets concernés par la procédure de participation du public prévue à l’article 12 sont précisément les projets qui « font l’objet d’une évaluation environnementale », c’est-à-dire ceux qui « par leur nature, leur dimension ou leur localisation, sont susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement ou la santé humaine », comme le précise l’article L. 121-2 du code de l’environnement. La dimension environnementale et les enjeux liés à la qualité de vie sont donc déjà au cœur de la procédure de participation du public. Je vous demande donc de retirer votre amendement, sans quoi mon avis sera défavorable.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Merci pour votre amendement, monsieur Fégné : vous êtes un élu de la montagne et je vous sais sensible à ces questions. Il me semble qu’il est satisfait, comme l’a expliqué Mme la rapporteure. Pour compléter, sachez que grâce à un amendement du sénateur écologiste Guillaume Gontard, le texte prévoit désormais une évaluation environnementale ex ante et ex post, dont nous pourrons discuter les paramètres. Dans le cadre des consultations publiques qui seront organisées – le gouvernement a déposé un amendement à ce sujet –, les thèmes que vous évoquez seront pris en compte. De plus, le Cojop est déjà accompagné par un cabinet pour ce qui concerne la démarche environnementale et la réflexion sur l’avenir de la montagne. L’ambition de ces jeux, c’est aussi d’en faire la vitrine de ce que pourra être la montagne à l’horizon 2050, notamment s’agissant des activités liées aux sports d’hiver. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe Dem.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Ian Boucard.

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

Une observation d’ordre général, qui porte moins sur l’amendement de M. Fégné que sur les propos tenus auparavant : j’ai l’impression de revivre les débats sur l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ! Nous avions déjà, ici et là (L’orateur désigne les deux extrémités de l’hémicycle. – Mme Élisa Martin s’exclame et M. Emeric Salmon proteste), ceux qui expliquaient que la population y était opposée. Ils prédisaient l’échec des JO de 2024 et prétendaient qu’ils feraient la honte de notre pays. Puis les JO de Paris sont arrivés et ont sans doute constitué le plus grand succès de l’histoire des Jeux.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Et maintenant, il faut les payer pendant des années !

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

On n’a alors plus rien entendu sur les bancs de l’extrême gauche et de l’extrême droite : d’un coup, ils sont redevenus patriotes et ont expliqué qu’eux aussi étaient fiers de ces jeux. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

À la caisse, maintenant !

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

Laissez notre pays être fier et ambitieux, laissez-lui l’envie d’organiser les Jeux olympiques et paralympiques de 2030 en régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur ! (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et Dem ainsi que sur plusieurs bancs du groupe EPR. – M. le président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, applaudit également.) Nous savons organiser ces grands événements, nous l’avons déjà prouvé et nous le montrerons en 2030 ! Nous avons toutes les compétences, tous les outils, tout le talent régional nécessaires. Nous le prouverons malgré votre mauvais esprit et votre manque de patriotisme ! (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et Dem.)

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Des jeux patriotes !

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Gabrielle Cathala.

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Vous nous parlez toute la journée de la dette qu’on laisse à nos enfants mais, lorsqu’il s’agit de la dette écologique et de l’argent magique pour organiser de grands événements qui ne servent à rien, alors la dette ne vous pose plus aucun problème !

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

On a fait des excédents avec les JO de 2024 !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

On peut tout à fait se réjouir que les citoyens de notre pays soient heureux d’assister à des performances sportives et de voir la France gagner des trophées, et avoir honte de tous les rapports publiés après ces JO : celui de la Cour des comptes par exemple, qui évalue leur coût à 6 milliards d’euros, soit 3 milliards de plus que ce qui était prévu ; celui des experts mandatés par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui pointe des violations des droits humains sans précédent ; celui de nombreuses associations, qui déplorent le nettoyage social et les expulsions sans ménagement effectués pendant ces JO ; celui qui nous dit que des sans-papiers sont morts au travail sur de nombreux chantiers, et que des entreprises ont abusé de travailleurs sans papiers qu’elles ont exploités. Voilà ce qui nous fait honte ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 211.

Amdt 211 Rejeté
II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 109 Nombre de suffrages exprimés 109 Majorité absolue 55 Pour l’adoption 35 Contre 74

II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 211 n’est pas adopté.)

Amdt 211 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Gabriel Amard, pour soutenir l’amendement no 114.

Amdt 114 Rejeté
Photo de M. Gabriel Amard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Gabriel Amard Gabriel Amard LFI-NFP

Nous ne pouvons pas balayer d’un revers de main le fait que ces JOP 2030 peuvent conduire à l’artificialisation de l’équivalent de vingt-huit terrains de football.

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

Vous n’aimez pas le foot non plus ! (Sourires.)

Photo de M. Emeric Salmon
Article 12 (appelé par priorité)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Il n’aime pas Aulas !

Photo de M. Gabriel Amard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Gabriel Amard Gabriel Amard LFI-NFP

Cet amendement de repli vise à ce que la définition du caractère nécessaire de certains projets, qui permet de remplacer une enquête publique complète par une simple consultation en ligne, soit encadrée par le texte et précisée par un collège indépendant, composé de citoyens et de représentants associatifs, qui bien souvent détiennent une expertise et sont tout aussi talentueux que les promoteurs de ces jeux, et sans doute davantage lorsqu’il s’agit de se préoccuper du climat et de l’intérêt général du vivant. Si c’est une consultation électronique qui devait être retenue, qu’au moins on puisse distinguer avec discernement ce qui est du ressort de cette consultation de ce qui mérite, tout de même – compte tenu de l’ampleur des infrastructures qui pourront être installées dans les bassins de vie pour des années, bien au-delà de 2030 –, d’être soumis à une enquête publique, sous l’égide de la CNDP. Nous parlons là de projets d’infrastructures susceptibles d’artificialiser jusqu’à 20 hectares, de l’aveu même de Mme la rapporteure en commission du développement durable.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Olga Givernet
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

Les citoyens et les associations sont d’ores et déjà impliqués dans les discussions, dans le cadre de concertations organisées au niveau local. On ne peut imaginer que les autorités locales, les élus et les citoyens n’aient pas leur mot à dire sur ces projets d’ampleur. L’organisateur s’attache à ce que ces discussions aient lieu. Par ailleurs, la disposition proposée est susceptible de créer un doute quant à l’articulation entre les procédures et les périmètres des projets. Elle serait donc source d’insécurité juridique et accroîtrait le risque de contentieux. Je vous invite donc à revenir à la procédure initiale de concertation au moyen de la PPVE. Vous mentionnez une « simple consultation en ligne »,…

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Oui, un sondage !

Photo de Mme Olga Givernet
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

…or elle n’est pas simple : elle permet d’accéder à toutes les informations nécessaires et elle peut s’accompagner de plusieurs réunions publiques – nous pourrons y revenir après l’article 12.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Respectez le cadre légal, enfin !

Photo de Mme Olga Givernet
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

L’objectif est bien d’impliquer tout le monde. Nous ne pourrons nous en sortir sans une véritable organisation collégiale de cet événement. Avis défavorable.

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Avis défavorable. Comme vous, monsieur Amard, je vais compter en terrains de foot. Vingt hectares représentent en effet l’équivalent de vingt-huit terrains de foot. Les deux régions concernées comptent toutefois un peu plus de 10 millions d’hectares à elles deux, soit un peu plus de 14 millions de terrains de foot. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Et la Terre, combien d’hectares ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Vous voulez faire peur en comptant en terrains de foot, alors mesurons également ainsi la superficie des régions ! Cela permet de ramener les choses à leurs justes dimensions.

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Donc ce n’est pas grave ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

En l’absence de cadre législatif, le dispositif de consultation publique que vous proposez nous fragiliserait. La PPVE n’est pas exclusive, permettez-moi de le répéter, et nous organiserons bien des consultations publiques dans les différents pôles.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

C’est un contournement du débat public !

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Danièle Obono.

Photo de Mme Danièle Obono
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Danièle Obono Danièle Obono LFI-NFP

Ces propos illustrent bien la nécessité dans laquelle nous nous trouvons d’avoir un véritable débat public, qui permette aux citoyens et aux citoyennes de s’exprimer de manière éclairée. La ministre fait des commentaires sur le nombre d’hectares concernés et ignore la véritable question sur laquelle les associations, les citoyens et les collectifs – ainsi que toutes les institutions internationales – appellent notre attention. Cette question est celle de la dette écologique que nous sommes en train de creuser. Vous prétendez veiller à la situation économique des territoires concernés ; mais vous le faites à très courte vue. Au contraire, vous allez hâter la disparition de tous ces secteurs par l’aggravation des risques écologiques et par la dégradation d’écosystèmes fragilisés dont le dérèglement climatique a déjà diminué le potentiel économique. Tout cela va aller en s’accélérant. Vous ne donnez pas à ces territoires les moyens de se préparer à une bifurcation pourtant inévitable. Si vous courez ainsi de plus en plus vite, ce n’est pas par amour du sport et des performances : ces jeux, d’hiver comme d’été, sont avant tout une caisse de résonance pour les sponsors et un grand spectacle pour le sport business – au détriment de l’environnement, des territoires et des économies locales. Nous l’avons vu avec les JO de 2024 : ce ne sont pas les entreprises et les dynamiques locales qui en tirent un bénéfice économique, mais les sponsors et les grands groupes. Voilà où vous voulez en venir en refusant de garantir que puissent se tenir des débats démocratiques et citoyens. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme la ministre.

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Étant savoyarde, il se trouve que je vis à l’année dans ces territoires de montagne.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

De même !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Je ne manque donc pas d’apprécier que l’on dise à des gens comme moi qu’ils ne savent pas comment leurs territoires évoluent. Madame Obono, nous avons pris conscience de leur fragilité depuis bien longtemps.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 12 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Ça ne se voit pas !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Après les Jeux olympiques de Paris, de grandes infrastructures ont été livrées à des territoires, comme la Seine-Saint-Denis, qui en avaient bien besoin. Or nos territoires de montagne, eux aussi, ont des besoins. Les Jeux permettront de construire, par exemple, les logements dont ils manquent.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 12 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Oh ! De l’action sociale !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Nous avons besoin de décarboner les mobilités permettant l’accès aux stations ; les Jeux, là encore, nous en donneront la possibilité. Vous devriez donc vous plonger davantage dans le dossier et vous pencher sur la question des infrastructures qui seront livrées.

Photo de M. Ian Boucard
Article 12 (appelé par priorité)
M. Ian Boucard Ian Boucard DR

Ils ne l’ont pas lu ! Ils sont contre par principe !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 12 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Vous aurez ainsi une idée de ce que ces jeux apporteront à nos territoires alpins, qui s’en trouveront mieux dans de nombreux domaines. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) J’ai entendu dire tout à l’heure que ces grands événements sportifs ne serviraient à rien : autant s’asseoir sur les belles valeurs du sport qu’ils promeuvent (« Ah ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP), sur les infrastructures qu’ils permettent d’édifier et sur la cohésion nationale qu’ils renforcent !

Photo de M. Éric Martineau
Article 12 (appelé par priorité)
M. Éric Martineau Éric Martineau Dem

Eh oui !

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 114.

Amdt 114 Rejeté
II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 12 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 108 Nombre de suffrages exprimés 96 Majorité absolue 49 Pour l’adoption 24 Contre 72

II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 114 n’est pas adopté.)

Amdt 114 Rejeté
II
Article 12 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(L’article 12, amendé, est adopté.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je suis saisie de deux amendements portant article additionnel après l’article 12. La parole est à M. Denis Fégné, pour soutenir l’amendement no 212. Sur cet amendement, ainsi que sur l’amendement no 332 rectifié, je suis saisie de demandes de scrutin public par le groupe Rassemblement national. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Amdt 212 Rejeté
Photo de M. Denis Fégné
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Denis Fégné Denis Fégné SOC

Cet amendement vise à garantir une concertation régulière, structurée et transparente entre le Cojop, l’État et les collectivités territoriales concernées par l’implantation des sites olympiques ainsi qu’à encadrer ces échanges par un arrêté déterminant leurs modalités pratiques. Afin d’éviter toute marginalisation des collectivités territoriales dans la conduite de projets qui les concernent pourtant directement, il consacre l’obligation d’organiser des réunions de coordination régulières associant les collectivités concernées. Il garantit également que ces réunions porteront sur les sujets clés : l’implantation des sites, la programmation des ouvrages, l’évaluation des conséquences des Jeux sur les territoires et sur l’environnement ainsi que la répartition des contributions financières.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Olga Givernet
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

La question de la concertation avec les collectivités territoriales a été soulevée lors des auditions. Cette préoccupation est partagée. La Solideo Alpes 2030 nous a assurés qu’elle conduirait elle-même des actions de concertation des différentes parties prenantes, projet par projet. Au-delà de ces concertations préalables, le Cojop déploiera également une stratégie de concertations locales en lien avec les collectivités territoriales. Nous ne nous reposerons cependant pas entièrement sur les organisateurs. Le comité de massif des Alpes a constitué un groupe de travail spécifique et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) a déjà instauré un parlement régional des Jeux. Cette initiative permettra d’associer à ce projet les quelque 600 acteurs locaux de la région. Ce projet ne peut pas se faire sans la participation des acteurs locaux.

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Et des citoyens !

Photo de Mme Olga Givernet
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

Que ceux qui souhaitent nous donner des leçons et apprendre aux élus de la montagne à organiser des événements dans nos territoires comprennent bien que nous ne souhaitons pas être mis sous cloche.

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Tous les Français, tous les contribuables vont payer !

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Pourquoi dites-vous « nos territoires » ? Vous les avez achetés ?

Photo de Mme Olga Givernet
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

Nous tenons à notre dynamique et à la tenue d’événements qui fassent rayonner les principes du sport et de la montagne. Nous serons exemplaires dans la promotion de ces valeurs, avec nos territoires.

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

C’est quoi, les territoires ? Ce qui compte, ce sont les habitants !

Photo de Mme Olga Givernet
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

Avis défavorable, même si nous devons être particulièrement attentifs à cette question de la concertation avec les collectivités.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Vous avez raison, monsieur le député, de vouloir que les collectivités soient étroitement associées à la préparation de ces jeux ; et c’est justement le cas.

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Mais non !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Plus d’une vingtaine de collectivités locales sont aujourd’hui impliquées dans la préparation des Jeux. Elles siègent au Cojop, où sont représentés les deux régions, les quatre départements et les communes hôtes ou pressenties pour l’être. La liste sera complétée en fonction des ajustements qui seront apportés à la carte des sites. Un comité des territoires a également été créé au sein du Cojop, présidé par le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes…

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Par Wauquiez, quoi !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

…et par la présidente des Alpes-de-Haute-Provence. Il compte bien évidemment des élus locaux, qui se voient ainsi largement associés aux décisions. Je vous remercie toutefois d’avoir abordé cette question. Il est très important que nous puissions associer le plus étroitement possible les acteurs territoriaux et les élus locaux à la tenue des Jeux. La clé de la réussite de ces belles épreuves, qui se dérouleront sur leurs territoires, est entre leurs mains.

Photo de M. Éric Martineau
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Éric Martineau Éric Martineau Dem

Excellent ! Elle connaît bien son sujet !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme la présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire.

Photo de Mme Sandrine Le Feur
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Sandrine Le Feur présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire EPR

Permettez-moi de vous lire un extrait du rapport de la commission : « Selon les scénarios étudiés, l’empreinte carbone des JOP de 2030 devrait se situer entre 689 000 et 804 000 tonnes équivalent CO2, soit un niveau inférieur aux Jeux d’hiver de Milan-Cortina de 2026. » Les Jeux olympiques d’hiver sont une opportunité pour notre pays et pour nos territoires de prouver au monde leur capacité à innover pour réduire l’empreinte carbone. Nous saurons, ensuite, mettre à profit ces innovations – pour nos territoires et pour le monde. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem. – M. Jean-François Rousset applaudit également. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Mais enfin qu’est-ce que cela signifie, « nos territoires » ?

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Benjamin Lucas-Lundy.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Ce débat est très éclairant. Je le disais tout à l’heure : plusieurs points qui se suivent forment une ligne, et c’est un festival du macronisme que nous voyons se dessiner. Commençons par votre rapport à la démocratie : quand nous vous proposons de mieux associer les habitants et les collectivités aux décisions, vous nous opposez un refus catégorique. Cela me rappelle une réforme des retraites rejetée par les Français, rejetée par les syndicats, mais passée par 49.3 au mépris du mouvement social. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS et sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Cela me rappelle également une élection législative qui a été le théâtre de la plus large défaite jamais subie par un président de la République en exercice, deux ans après sa réélection – à la suite de quoi des macronistes sont pourtant nommés dans un gouvernement dès lors illégitime. (Mêmes mouvements.)

Photo de M. Théo Bernhardt
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

À cause de vos alliances !

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Vous me pardonnerez d’ajouter, madame la ministre, que cela dit aussi quelque chose de votre hypocrisie. Mon sang n’a fait qu’un tour quand je vous ai entendue dire que c’est parce que nous n’aimerions pas les valeurs du sport que nous remettons en cause les mesures climaticides et liberticides de ce projet. Qui a baissé de 15 millions d’euros la dotation du pass’sport (Mêmes mouvements) et privera ainsi des gamins de pratique sportive, notamment dans les quartiers populaires ? Qui a gelé les crédits destinés aux équipements sportifs ? Qui doit répondre de ce que l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, pour l’heure, ne tienne toujours pas ses promesses ? Il est facile de donner des grandes leçons, la main sur le cœur, sur les valeurs du sport – de donner dans le « bling-bling » et les grands événements (Exclamations sur les bancs du groupe HOR) et de laisser le président de la République faire des annonces sur Instagram dans l’espoir d’augmenter sa faible – sa microscopique – popularité. Ce débat fait bien voir ceux qui défendent ici un sport populaire, adapté à nos territoires – un sport respectueux de celles et ceux qui l’animent. Qui, par l’effet de la réforme des retraites, prive nos clubs des nombreux bénévoles qui auraient pu encore chausser leurs crampons, à 60 ou à 62 ans, pour accompagner nos gamins dans leur pratique sportive ? Nous n’avons aucune leçon à recevoir, madame la ministre, sur le sport et ses valeurs. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.)

Photo de M. Laurent Croizier
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Laurent Croizier Laurent Croizier Dem

Beau discours d’extrême gauche !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Gabrielle Cathala.

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Vous n’avez eu de cesse, depuis tout à l’heure, de vous réclamer de vos territoires.

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Eh bien oui !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Cette posture me dérange. Vous n’êtes pas les VRP des entreprises de vos territoires mais une ministre de la République et des députés de la nation. Or le texte que nous examinons est terrible sur le plan de l’écologie comme sur celui des libertés fondamentales. Vous prétendez que ces jeux formidables répondront aux besoins de vos territoires en infrastructures et en logements. Je suis pourtant bien curieuse de savoir quels logements sociaux seront construits à Courchevel, à Méribel, à La Clusaz ou à La Plagne – tous ces lieux choisis par les classes populaires, c’est bien connu, pour y passer leurs vacances de Noël ou de février ! Tout cela ne sera qu’au bénéfice des plus riches…

Photo de M. Théo Bernhardt
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Nous y sommes !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

…qui pourront assister aux épreuves des JO à Courchevel tandis que, si ça les intéresse, les pauvres gens les regarderont devant leur télévision.

Photo de Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback Marie-Agnès Poussier-Winsback HOR

Ce n’est pas si mal !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Mon collègue Benjamin Lucas-Lundy l’a relevé à juste titre : si vous vous intéressez tant que cela au sport populaire, pourquoi avoir baissé la dotation du sport de 11 % dans le budget pour 2026, après qu’il l’a déjà été cette année par rapport à l’année précédente ? (M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit.) Cette baisse n’est pas consécutive à la fin des investissements pour les JO de 2024 : c’est une baisse qui touche le sport populaire, dont la situation est pourtant catastrophique. Si le ski vous intéresse tant, pourquoi rien dans le budget de l’éducation nationale ne concourt-il à aider les enfants des classes populaires à partir en classe de neige ? (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.) Parce que vous n’en avez rien à faire. Ces JO ne se feront qu’au bénéfice des grandes entreprises qui s’en mettront plein les poches,…

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Tout schuss !

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

…tandis que des collectivités, qui n’ont pas les moyens de développer leurs services publics, devront investir dans des infrastructures dont elles ne tireront aucun bénéfice. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – Exclamations sur les bancs du groupe HOR.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Géraldine Bannier.

Photo de Mme Géraldine Bannier
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Géraldine Bannier Géraldine Bannier Dem

Il n’est pas facile de suivre les débats : l’amendement dont nous discutons porte sur les réunions publiques et sur la consultation de la population. Cela n’est pas la première fois que certains bancs partent à l’Ouest : les sujets environnementaux – comme la consommation de terres – sont importants mais seront abordés ultérieurement. Chercherait-on, sur ces bancs, à différer ces débats ? (Mme Marie Pochon s’exclame.) Il serait opportun que la présidente rappelle que l’on doit s’en tenir aux amendements. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem. – M. Jean-François Rousset applaudit également. – Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Éric Martineau
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Éric Martineau Éric Martineau Dem

Merci !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je n’accepte pas, madame la députée, que vous remettiez ainsi en cause ma présidence. Je n’ai pas manqué de faire ce rappel lorsque c’était nécessaire et les prises de parole à l’occasion de ces derniers amendements n’ont pas dévié des questions qu’ils mettaient en discussion.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

C’était une tentative de déstabilisation !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Belkhir Belhaddad.

Photo de M. Belkhir Belhaddad
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Belkhir Belhaddad Belkhir Belhaddad SOC

Nous avons bien compris que La France insoumise et les écologistes sont opposés aux Jeux olympiques. (M. Jean-François Coulomme s’exclame.) Cette position était déjà la leur en 2024.

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Nous voulons simplement que les Français soient consultés !

Photo de M. Belkhir Belhaddad
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Belkhir Belhaddad Belkhir Belhaddad SOC

Permettez-moi d’évoquer une spécialité du moment, qui avait déjà fait florès à l’occasion des Jeux de 2024. Si elle devenait une discipline olympique, elle garantirait au moins à notre pays une chance supplémentaire de médaille pour les prochains jeux : le JO-bashing. Ce phénomène est sans doute exacerbé par notre éternel penchant grincheux…

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Allons-y !

Photo de M. Belkhir Belhaddad
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Belkhir Belhaddad Belkhir Belhaddad SOC

…et par les tensions de l’époque. Stop au JO-bashing ! Quelques faits ont été oubliés ou sont passés inaperçus : il y a bien eu un héritage des JO 2024, malgré la baisse des crédits destinés au pass’sport ou aux équipements. La cérémonie organisée pour l’inauguration du village olympique, en présence de Tony Estanguet, le 29 février 2024, en constitue un remarquable exemple. Ce site a été livré en temps et en heure et a transformé une immense friche industrielle de Seine-Saint-Denis en un nouveau quartier de plus de 80 immeubles et de 3 000 appartements, avec ses rues, ses places et ses ponts. Vous semblez oublier qu’il s’agit également de l’héritage de Paris 2024 ! Cette opération a été possible parce que nous avons réussi à simplifier l’ensemble des procédures.

ML
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy

Ça n’a aucun rapport avec l’amendement !

Photo de M. Théo Bernhardt
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Ce message était sponsorisé par la Macronie !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme la ministre.

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Mme Bannier a raison : je crois qu’il faut se concentrer sur le fond des amendements. Mais je souhaite revenir rapidement sur certains des propos qui ont été tenus. Monsieur Lucas-Lundy, je ne donne aucune leçon de morale, je reprends simplement mot pour mot les arguments avancés tout à l’heure par l’une de vos collègues, qui a dit : ces grands événements sportifs ne servent à rien.

MC
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Gabrielle Cathala

C’est vrai !

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Le pass’sport serait plus utile !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Je m’en étonne, parce que certains événements sportifs amènent une forme de cohésion sociale. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Laurent Croizier
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Laurent Croizier Laurent Croizier Dem

Ils n’aiment pas la cohésion sociale !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Il s’agit de l’une des vertus cardinales du sport. Vous m’attaquez ensuite sur les questions de budget : depuis le début de l’examen du texte, vous dites que nous vidons le budget du sport pour les Jeux olympiques. Vous savez très bien que c’est faux, car ce sont deux programmes budgétaires différents. Un député ici présent a d’ailleurs prétendu que nous avions vidé la ligne budgétaire destinée aux JO car nous avions présenté un amendement dont j’ai fait lever le gage au Sénat. Je m’en suis expliqué clairement. Nous conduisons maintenant une discussion budgétaire sur les JO, à partir d’une copie de départ proposée par le gouvernement. Je me suis également beaucoup engagée pour augmenter les crédits du sport, avec certains membres de cette assemblée et du Sénat.

Photo de M. Pierrick Courbon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Pierrick Courbon Pierrick Courbon SOC

Ils baissent, les crédits du sport !

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Vivement que vous soyez ministre !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Vous avez raison, il faudrait que je sois ministre ! J’espère qu’à l’issue des débats, notre copie aura été améliorée, puisque ce budget est nécessaire. Je souhaite également que nous rétablissions le pass’sport et que nous travaillions davantage sur le service civique et sur une politique socle pour notre jeunesse.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Eh bien démissionnez !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Madame Cathala, vous avez affirmé qu’il n’y aurait pas de logements à Courchevel. (« Sociaux ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Gabrielle Cathala
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Gabrielle Cathala Gabrielle Cathala LFI-NFP

Je parlais de logements sociaux.

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Dans le projet actuel, 26 % des logements des villages olympiques qui seront construits deviendront ensuite des logements sociaux, en location.

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Ce n’est pas garanti.

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Les gens qui travaillent et qui vivent chez nous en ont besoin.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Si c’est M. Jeanbrun qui les attribue, ça n’ira pas loin.

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

En outre, 18 % des logements construits seront destinés à l’accession sociale à la propriété ; 54 % des logements seront des logements libres, car nous avons aussi besoin que nos permanents puissent se loger au pied de nos stations dans les Alpes du Sud ou du Nord. Ces jeux laisseront donc bien un héritage en matière de logement pour nos populations résidant à l’année dans les Alpes, y compris pour celles qui bénéficient des barèmes du logement social. Je ne peux pas laisser dire n’importe quoi ! (Mme Sophie Mette applaudit.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Madame Bannier, je vous demande de ne pas remettre en cause ma présidence. Les rebonds auxquels ont donné lieu les trois derniers amendements sont bien liés au débat, notamment les arguments que vous avez vous-même avancés sur le sport populaire. Je mets aux voix l’amendement no 212.

II
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 100 Nombre de suffrages exprimés 100 Majorité absolue 51 Pour l’adoption 31 Contre 69

II
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 212 n’est pas adopté.)

Amdt 212 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme la ministre, pour soutenir l’amendement no 332 rectifié, qui fait l’objet du sous-amendement no 333.

332 (Rect) Adopté
Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Parce que nous avons entendu les inquiétudes exprimées, cet amendement prévoit l’organisation de réunions publiques par le Cojop dans chaque bassin de vie accueillant des compétitions sportives ou des villages des athlètes. La PPVE n’exclut pas ce genre de dispositif, mais nous l’inscrivons dans le texte pour nous assurer que des consultations publiques auront bien lieu sur chaque site ; les résidents seront ainsi informés sur la préparation, l’organisation et le déroulement des Jeux, notamment sur les enjeux environnementaux qui y sont associés.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Jean-François Coulomme, pour soutenir le sous-amendement no 333.

Amdt 333 Rejeté
Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

J’aimerais pousser un grand soupir. Quelle hypocrisie ! (Protestations sur les bancs du groupe EPR.)

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Ce n’est pas parce que la Macronie n’a pas de souffle qu’il faut empêcher M. Coulomme de souffler !

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Quelle indignité ! Le débat public aurait dû avoir lieu en amont de toutes ces décisions ! Ainsi, si la population de notre pays et des territoires concernés est contre ces Jeux, elle aurait pu se prononcer et demander qu’ils n’aient pas lieu. Mais vous ne l’avez pas voulu : vous voulez mettre tout le monde devant le fait accompli, en particulier les contribuables. Les crédits des programmes 219, Sport, et 163, Jeunesse et vie associative, ont été amputés de 18 %, passant de 1,460 milliard à 1,190 milliard, soit une baisse de 270 millions d’euros. Vous pouvez verser des larmes de crocodile en disant que le sport est une chose merveilleuse que partage toute la population, mais vous avez retiré à des dizaines de millions de Français les moyens de pratiquer le sport au quotidien, 365 jours sur 365 ;…

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Mais oui !

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

…à la place, ils peuvent s’extasier devant quelques performances, dont je ne nie pas le mérite ni l’entraînement rigoureux et assidu qu’elles nécessitent, mais tout de même ! Vous diminuez le budget de la sécurité sociale comme celui de l’État ; vous trouvez tous les moyens pour diminuer ce qui retourne dans les poches des gens qui ont cotisé pour constituer ces deux budgets de la nation ; et là, vous trouvez des milliards pour un spectacle !

Photo de Mme Sandrine Lalanne
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Sandrine Lalanne Sandrine Lalanne EPR

Ce n’est pas du spectacle, c’est du sport !

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Pour vous, le spectacle est plus important que la dignité humaine et que la pratique sportive quotidienne des gens. Vous vous étonnez que des jeunes restent scotchés au pied des immeubles et finissent par faire des conneries, et vous versez ensuite de nouvelles larmes de crocodile lors d’un débat sur la lutte contre le narcotrafic. Mais c’est vous qui fabriquez la désœuvrance dans ce pays !

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Qu’est-ce que la désœuvrance ?

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de Mme Olga Givernet
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

L’amendement du gouvernement vise à inscrire dans la loi l’obligation faite au Cojop d’organiser au moins une réunion publique dans chaque territoire concerné par les Jeux. Il répond aux inquiétudes exprimées, même si, je le répète, il était déjà possible d’organiser des réunions publiques. L’inscrire dans la loi montre la volonté de s’assurer que toutes les communes et tous les bassins de vie directement concernés par les Jeux puissent en organiser.

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

C’est faux, vous contournez le droit commun !

Photo de Mme Olga Givernet
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

La commission n’a pas examiné le sous-amendement. Il faut arrêter de faire croire que le public n’est pas consulté : il existe une procédure de participation par voie électronique et des réunions publiques, que le gouvernement, par cet amendement, inscrit dans la loi. Les observations et les contributions du public sont bien prises en compte.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Cause toujours !

Photo de Mme Olga Givernet
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

Le garant de la CNDP est chargé d’en faire la synthèse ; le porteur du projet y apportera une réponse. Le public est donc associé au projet.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Prouvez-le en acceptant le sous-amendement !

Photo de Mme Olga Givernet
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Olga Givernet rapporteure pour avis EPR

Je donne un avis favorable à l’amendement du gouvernement.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement sur le sous-amendement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Mon avis sera évidemment défavorable au sous-amendement de M. Coulomme.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Mais pourquoi ?

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Pourtant M. Coulomme est légitime : il est savoyard !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Je ne souscris pas à son argumentation : il me traite d’hypocrite et demande à ajouter des éléments qui figurent déjà dans l’amendement du gouvernement, puisque nous allons organiser des réunions publiques sur chaque pôle de compétition.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin.

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Ça commence à devenir compliqué : « Puisque vous m’avez dit que j’étais hypocrite, alors je m’oppose au fait que les citoyens participent à la décision. » (Protestations sur les sur les bancs du groupe EPR.)

Photo de Mme Béatrice Bellamy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Béatrice Bellamy Béatrice Bellamy HOR

C’est bon. Vous êtes lassante, vous êtes insupportable !

Photo de M. Théo Bernhardt
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Sans rire, respectez l’institution ! « C’est celui qui dit qui est ! »

Photo de M. Laurent Croizier
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Laurent Croizier Laurent Croizier Dem

Vous n’êtes pas dans une cour d’école !

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Franchement, c’est vraiment abusé ! Nous ne demandons pas des réunions publiques pour des réunions publiques ; nous savons tous en organiser. Nous voulons que les citoyens puissent participer au processus décisionnel et dire oui ou non de façon franche et éclairée : cela ne se confond pas avec des réunions publiques ! Vous osez dire « nos » territoires et « nos » permanents – le summum ; mais ce sont des habitants, des citoyens qui s’appartiennent à eux-mêmes. Vous pourriez au moins accorder à « vos » permanents, à « vos » sujets, la possibilité de donner leur avis. Ce n’est pas la même chose que de se rendre à une réunion publique où les représentants de la Solideo, à la fois juge et partie, vont exposer les enjeux aux habitants. C’est inacceptable. Les citoyens doivent être associés aux décisions qui les concernent.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

C’est la moindre des choses !

Photo de Mme Marina Ferrari
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Ce sera le cas.

Photo de Mme Élisa Martin
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Des réunions publiques ne suffisent pas. Vous pouvez nous raconter tout ce que vous voulez : elles se dérouleront mal !

Photo de M. Alexandre Portier
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Alexandre Portier président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation DR

Avec des arguments pareils !

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Marie-José Allemand.

Photo de Mme Marie-José Allemand
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie-José Allemand Marie-José Allemand SOC

Voilà qui est un peu fort : cette disposition avait été proposée par notre groupe à l’article 12, et elle est replacée par le gouvernement après l’article 12. On pourrait au moins rendre à César ce qui est à César.

Photo de Mme Marie Pochon
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

C’est vrai.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Pour les socialistes, franchement, ça va mal se finir.

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix le sous-amendement no 333.

Amdt 333 Rejeté
II
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 97 Nombre de suffrages exprimés 91 Majorité absolue 46 Pour l’adoption 28 Contre 63

II
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Le sous-amendement no 333 n’est pas adopté.)

Amdt 333 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix l’amendement no 332 rectifié.

332 (Rect) Adopté
II
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 96 Nombre de suffrages exprimés 78 Majorité absolue 40 Pour l’adoption 72 Contre 6

II
Après l’article 12 (amendements appelés par priorité)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 332 rectifié est adopté.)

332 (Rect) Adopté
Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Cette avalanche de dérogations va finir par faire une énorme boule de neige et susciter une énorme catastrophe. Il s’agit en l’occurrence de déroger aux règles d’urbanisme, notamment à l’article L. 421-6 du code de l’urbanisme, qui est particulièrement structurant. Il impose la conformité des travaux projetés aux « dispositions législatives et réglementaires relatives à l’utilisation des sols, à l’implantation, la destination, la nature, l’architecture […] et à l’aménagement de leurs abords ». Pour le dire plus simplement, il concerne l’insertion urbaine paysagère, au sens large du terme, mais également des dispositions fonctionnelles, en matière d’assainissement par exemple. Déroger à ces dispositions n’est donc pas rien et ne peut pas se décider ainsi, à l’occasion d’un article sur l’organisation des JOP 2026. Cela concerne également le patrimoine protégé. Cet article révèle un autre problème, au sujet des équipements dits provisoires : ils peuvent être implantés pendant une durée de trente-six mois, c’est-à-dire trois ans. Ensuite, ils peuvent être laissés en place pendant la même durée, avant d’être détruits. Les bâtiments dits provisoires dureront donc six ans !

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Benjamin Lucas-Lundy.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 13 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Je serai très bref, car Élisa Martin a fait une démonstration implacable, et incontestable. Vous connaissez notre attachement aux règles d’urbanisme et notre réticence à prévoir, en permanence, des dérogations. Nous avons déjà évoqué les libertés fondamentales et la Défenseure des droits. Chez vous, il y a une constante : tout ce qui relève de la norme est considéré comme mauvais – vous développez une sorte de haine compulsive de la règle. M. Kasbarian n’est pas là ce soir, c’est dommage, mais nous aurons bientôt droit au coup de la tronçonneuse contre toutes les normes et les protections. Nous, nous croyons que le droit de l’urbanisme protège : il protège nos territoires, les habitants, l’environnement, la nature. Il faut donc le défendre. À force de créer les dérogations, à force de trouver des prétextes, vous détruisez le droit de l’urbanisme. C’est cela, votre projet politique. Il faut que ceux qui nous regardent comprennent bien de quoi il s’agit. J’entends vos arguments en faveur des Jeux olympiques. Sur ce point, je suis un peu en désaccord avec Élisa Martin, même si cela nous arrive très rarement : je ne crois pas que les grands événements sportifs ne servent à rien.

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Ah !

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 13 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Cela arrive, madame la ministre, la gauche est plurielle. (Sourires.) Mais nous nous rejoignons pour souhaiter que vous cessiez bientôt de gouverner. Comme des millions de Français, j’ai vibré devant les Jeux olympiques et devant la cérémonie d’ouverture. Ce sont de beaux événements qui laissent une trace dans l’histoire et peuvent, si on les organise correctement – et non comme vous le faites –, être utiles au pays et au bien commun. Mais votre projet n’est pas de reproduire les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Il s’agit d’organiser des Jeux d’hiver à moins de 2 000 mètres d’altitude, dans des endroits où il n’y a plus de neige, en fabriquant de la neige artificielle ! C’est un non-sens absolu ! Il ne s’agit pas de savoir si les Jeux sont utiles ou non, ni si le sport est bénéfique ou pas. Ce dont nous débattons, c’est de la viabilité de votre projet et de son impact sur la nature – est-il bon pour elle ou l’abîme-t-il ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS et sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Alexis Jolly.

Photo de M. Alexis Jolly
Article 13 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

Ce sera un peu plus long, car Élisa Martin a dit beaucoup de bêtises. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) L’article 13 pose une seule question : veut-on organiser les Jeux olympiques de 2030 dans le monde réel, celui où nous vivons…

Photo de Mme Marie Pochon
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

Non !

Photo de M. Alexis Jolly
Article 13 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

…ou nous soumettre au blocage de la gauche, qui refuse toute forme d’aménagement, même temporaire, et toute forme de progrès ? Cet article concerne des constructions, des installations et des aménagements à caractère temporaire – j’y insiste – directement liés à l’organisation des Jeux olympiques. Temporaire signifie réversible et suivi d’une remise en l’état.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 13 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Il va devenir expert des Jeux, bientôt !

Photo de M. Alexis Jolly
Article 13 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

Pourtant, certains voudraient soumettre ces constructions aux mêmes formalités, lourdes, que des projets permanents – comme si un bâtiment provisoire devait être traité comme une construction définitive. C’est absurde et révélateur d’une logique de blocage systématique.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 13 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Une exécution provisoire peut devenir définitive, vous devriez le savoir !

Photo de M. Alexis Jolly
Article 13 (appelé par priorité)
M. Alexis Jolly Alexis Jolly RN

Ce texte fait le choix du bon sens. Il dispense les installations temporaires des formalités du code de l’urbanisme et du code du patrimoine, tout en maintenant l’application des autres législations, notamment environnementales – cela doit vous parler. Il n’y a donc aucun passe-droit, aucune zone de non-droit, contrairement aux caricatures de certains. La gauche souhaite empiler les normes, multiplier les autorisations, créer de l’insécurité juridique, quitte à rendre ces jeux inorganisables. En réalité, vous ne voulez pas de ces JO, parce que vous êtes des ringards ! (Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) L’article 13 ne fragilise pas les territoires alpins – et tant mieux ! Il les protège, il leur donne de l’air, du temps et de la visibilité – tant mieux ! Pour toutes ces raisons, nous voterons pour cet article. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 13 (appelé par priorité)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

J’ai tendu l’oreille lorsque nos collègues de gauche se sont exprimés. Ils sont vraiment excessifs dans leurs propos, notamment notre collègue Lucas-Lundy. Peut-être est-ce parce qu’il est presque minuit ?

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 13 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Quel rapport ?

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 13 (appelé par priorité)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Laisser croire que nous serions opposés au droit de l’urbanisme, que nous voudrions faire sauter toutes les réglementations en vigueur…

Photo de Mme Marie Pochon
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Marie Pochon Marie Pochon EcoS

C’est vrai !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 13 (appelé par priorité)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

…est vraiment excessif. Vous ne pouvez pas dire ce genre de choses ! Les règles d’urbanisme sont très importantes. Je suis élu d’une région, l’Alsace, où le patrimoine est très riche…

Photo de M. Théo Bernhardt
Article 13 (appelé par priorité)
M. Théo Bernhardt Théo Bernhardt RN

Moi aussi, je viens d’Alsace !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 13 (appelé par priorité)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

…et nous avons besoin de ces règles pour protéger le patrimoine historique et architectural. Je vous rappelle également que c’est nous, avec l’ancienne majorité, qui avons instauré le zéro artificialisation nette (ZAN) il y a quelques années.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Ça ne comptera pas !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 13 (appelé par priorité)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Cette mesure a d’ailleurs été critiquée par certains élus. Nous considérons que la protection des sols, pour la biodiversité comme pour la production agricole, est très importante ; alors, ne nous caricaturez pas ! (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Les Jeux olympiques sont un événement exceptionnel ; cela justifie que l’on applique des réglementations exceptionnelles. Elles sont strictement circonscrites dans le temps et dans l’espace et ne valent pas loi générale. Comme nous l’avons fait pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, nous prendrons des mesures exceptionnelles pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030 parce qu’il faut aller vite. Je le répète, cet événement, parce qu’il est hors normes, nécessite certaines dispositions exceptionnelles qui n’ont pas vocation à être pérennisées.

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à M. Corentin Le Fur.

Photo de M. Corentin Le Fur
Article 13 (appelé par priorité)
M. Corentin Le Fur Corentin Le Fur DR

Notre groupe soutiendra pleinement cet article. Je m’honore que notre pays soit capable d’organiser des événements comme les Jeux olympiques d’hiver. Ces derniers permettront une formidable communion collective et populaire.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 13 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Amen.

Photo de M. Corentin Le Fur
Article 13 (appelé par priorité)
M. Corentin Le Fur Corentin Le Fur DR

Je ne comprends pas l’obsession de La France insoumise contre les événements et le sport populaires.

Photo de M. Gabriel Amard
Article 13 (appelé par priorité)
M. Gabriel Amard Gabriel Amard LFI-NFP

Mais non !

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 13 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

On vous a démontré le contraire !

Photo de M. Corentin Le Fur
Article 13 (appelé par priorité)
M. Corentin Le Fur Corentin Le Fur DR

C’est formidable ! Pensez aux audiences du biathlon, du ski, du patinage artistique. Ces jeux seront aussi une publicité incroyable pour les Alpes et pour la France, pour notre patrimoine et nos paysages.

Photo de Mme Danièle Obono
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Danièle Obono Danièle Obono LFI-NFP

Vous allez détruire nos paysages !

Photo de M. Corentin Le Fur
Article 13 (appelé par priorité)
M. Corentin Le Fur Corentin Le Fur DR

Arrêtons de dénigrer ce qui fait la force du sport populaire. Défendons les Jeux olympiques ! Ils sont une opportunité dont nous devrions tous nous réjouir, et nous devrions être fiers de pouvoir les organiser dans de si bonnes conditions. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 57 et 115, tendant à supprimer l’article 13. La parole est à M. Jean-Claude Raux, pour soutenir l’amendement no 57.

Amdt 57 Rejeté
Photo de M. Jean-Claude Raux
Article 13 (appelé par priorité)
M. Jean-Claude Raux Jean-Claude Raux EcoS

Cet article prévoit de dispenser de toute formalité du code de l’urbanisme les constructions, installations et aménagements temporaires dès lors qu’ils sont liés à la préparation, à l’organisation ou au déroulement des JOP.

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 13 (appelé par priorité)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Temporaires, on vient de le dire !

Photo de M. Jean-Claude Raux
Article 13 (appelé par priorité)
M. Jean-Claude Raux Jean-Claude Raux EcoS

Cela revient à signer un chèque en blanc en accordant l’autorisation de construire sans cadre, sans contrôle et sans cohérence, au risque de dénaturer nos paysages de montagne. Ce n’est pas nous qui le disons, mais le Conseil national d’évaluation des normes (CNEN). Chargé d’évaluer les normes applicables aux collectivités territoriales et à leurs établissements publics, il a rendu le 29 avril 2025 un avis défavorable sur cette mesure de dérégulation qu’il juge excessive. Nous partageons cette analyse. C’est pourquoi nous souhaitons supprimer l’article 13. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS.)

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La parole est à Mme Élisa Martin, pour soutenir l’amendement no 115.

Amdt 115 Rejeté
Photo de Mme Élisa Martin
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Je répète que le provisoire peut durer six ans. Or en six ans, l’impact de ces installations sur la biodiversité peut être absolument irréversible. Cela n’a aucun sens d’organiser des Jeux olympiques en acceptant qu’ils aient un tel impact sur un milieu particulièrement sensible.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 13 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Évidemment !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Vous nous parliez de généralité et d’exception, mais ces installations ne seront pas des exceptions ! On retrouvera ces équipements provisoires partout, puisqu’il en faudra pour chaque épreuve : tribunes, lieux d’accueil de toute nature pour le public et les organisateurs, et même remontées mécaniques. Vous ne pouvez pas nier qu’ils auront un impact irréversible !

Photo de M. Pierre-Henri Carbonnel
Article 13 (appelé par priorité)
M. Pierre-Henri Carbonnel Pierre-Henri Carbonnel UDR

Provisoire !

Photo de Mme Élisa Martin
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

De surcroît, ces dérogations viennent heurter le travail des élus puisque c’est au socle du code de l’urbanisme que vous touchez. Les documents prescriptifs – ce terme dit bien ce qu’il veut dire – que les élus locaux font adopter visent souvent à protéger davantage le patrimoine, les sols et la biodiversité. Or avec ce texte, très tranquillement, vous vous asseyez sur « vos » territoires, comme vous le dites.

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je suis saisie de plusieurs demandes de scrutin public : sur les amendements identiques nos 57 et 115, par les groupes Rassemblement national et La France insoumise-Nouveau Front populaire, et sur les amendements nos 58 et 120 ainsi que sur l’article 13, par le groupe Rassemblement national. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à M. Romain Daubié, rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques, à laquelle la commission des affaires culturelles a délégué l’examen des articles 13, 14, 17, 18, 19, 20 et 24, pour donner l’avis de la commission.

Photo de M. Romain Daubié
Article 13 (appelé par priorité)
M. Romain Daubié rapporteur pour avis de la commission des affaires économiques Dem

Je n’ignore pas nos différences, mais je souhaite des débats constructifs et respectueux. La philosophie de l’article 13, que vous voulez supprimer, est très simple. En l’état du droit, même si on peut le regretter, il est impossible de construire de grandes structures ou d’organiser de tels événements en s’appuyant sur les règles de droit commun. Dans un esprit de concorde nationale, nous avons déjà adopté des dispositions particulières pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris ou pour les Jeux olympiques d’été de 2024.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 13 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Ce n’est pas une cathédrale qu’on construit à Courchevel !

Photo de M. Romain Daubié
Article 13 (appelé par priorité)
M. Romain Daubié rapporteur pour avis Dem

J’ai entendu beaucoup de propos qui me paraissent excessifs. Certains parlent de chèque en blanc, de mesures sans cadre, sans contrôle, d’un projet de société qui viserait à détruire le droit de l’urbanisme. C’est exagéré. Sur le fond, vos amendements font référence, sans le citer, à l’article L. 421-6 du code de l’urbanisme, et vous expliquez que le texte vise à y déroger intégralement. Mais les articles L. 421-5 et L.421-8 du même code prévoient déjà, l’un des dérogations pour les constructions provisoires, l’autre des exceptions permanentes pour certains ouvrages. Nous avons utilisé un mécanisme similaire lors des Jeux olympiques de 2024, et je n’ai pas l’impression que cela a détruit durablement les territoires.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Si !

Photo de M. Romain Daubié
Article 13 (appelé par priorité)
M. Romain Daubié rapporteur pour avis Dem

Je me souviens des installations sur la Concorde ou aux Invalides, proches de l’Assemblée – les seuls quartiers où je me rends dans Paris quand je ne suis pas dans l’Ain. Ces quartiers n’ont pas été défigurés à jamais par l’organisation des Jeux.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 13 (appelé par priorité)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Il faut vous promener ailleurs !

Photo de M. Romain Daubié
Article 13 (appelé par priorité)
M. Romain Daubié rapporteur pour avis Dem

La logique de cet article est simple : éviter de devoir déposer une demande de permis pour chaque aménagement, qu’il s’agisse d’un passage piéton, d’une installation sportive ou d’une tribune, afin d’éviter la multiplication des procédures. Le reste du droit demeure applicable, en particulier le droit de l’environnement et l’ensemble des autres normes. Je pense notamment à la législation sur l’accessibilité ainsi qu’à toutes les normes de sécurité pour les tribunes par exemple, comme l’arrêté du 25 juillet 2022, qui fixe les règles de sécurité applicables aux structures provisoires et démontables, notamment les résistances horizontales minimales ou la hauteur des barrières. Toutes les normes – celles qui s’appliquent aux sites Natura 2000, comme les normes de l’Association française de normalisation (Afnor) – restent elles aussi applicables et elles seront respectées. Une dernière précision : vous avez indiqué que le Conseil national d’évaluation des normes avait rendu un avis négatif le 29 avril 2025. Je suis avocat et j’aime aller aux sources. J’ai lu cet avis : le résultat du vote était serré – cinq voix contre trois – et le président Carrez a surtout déploré que le CNEN ait été saisi en extrême urgence. Cela fait longtemps qu’il signale que ce n’est pas une manière de travailler. Le refus est donc davantage lié à la procédure qu’au fond. Avis très défavorable sur ces deux amendements.

Photo de M. Benjamin Lucas-Lundy
Article 13 (appelé par priorité)
M. Benjamin Lucas-Lundy Benjamin Lucas-Lundy EcoS

Dommage !

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Même avis. De quoi parle-t-on ? D’installations temporaires, et de dérogations qui ne concernent que le code de l’urbanisme, pas le code de l’environnement.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Je n’ai cité que le code de l’urbanisme !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Oui, mais c’est important de le préciser. Quelles sont les installations visées ? Il s’agit de tribunes, de centres de médias, d’espaces de fartage ou de chronométrage et, effectivement, de remontées mécaniques. Dans un délai de dix-huit mois, les installations doivent être démontées et, si un dommage à l’environnement est constaté, des sanctions s’appliquent puisque le terrain doit être rendu dans l’état exact où il se trouvait avant l’installation.

Photo de Mme Élisa Martin
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Élisa Martin Élisa Martin LFI-NFP

Mais ces installations auront forcément un impact !

Photo de Mme Marina Ferrari
Article 13 (appelé par priorité)
Mme Marina Ferrari ministre

Tout sera défini et précisé par décret. Je m’oppose donc à ces deux amendements car nous avons besoin de ce texte pour livrer, dans les temps, les installations nécessaires.

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Je mets aux voix les amendements identiques nos 57 et 115.

Amdt 57 Rejeté Amdt 115 Rejeté
II
Article 13 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 78 Nombre de suffrages exprimés 68 Majorité absolue 35 Pour l’adoption 14 Contre 54

II
Article 13 (appelé par priorité)
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 57 et 115 ne sont pas adoptés.)

Amdt 57 Rejeté Amdt 115 Rejeté
Photo de Mme la présidente
Article 13 (appelé par priorité)
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.

Photo de Mme la présidente
Ordre du jour de la prochaine séance
Mme la présidente Nadège Abomangoli LFI-NFP

Prochaine séance, demain, à neuf heures : Discussion, en deuxième lecture, de la proposition de loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982 ; Discussion de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l’avortement ; Suite de la discussion du projet de loi relatif à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030. La séance est levée.

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Ordre du jour de la prochaine séance
Intervenant non identifié

(La séance est levée à minuit.)

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Ordre du jour de la prochaine séance
Intervenant non identifié

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra

Glossaire
Abstention

Vote par lequel un député choisit de ne se prononcer ni pour ni contre un texte ou un amendement. L'abstention est comptabilisée séparément et n'entre pas dans le calcul de la majorité.

Amendement

Modification proposée à un texte de loi en cours de discussion. Un amendement peut être déposé par un député, un groupe parlementaire, une commission ou le Gouvernement. Il peut viser à ajouter, supprimer ou modifier un ou plusieurs articles du texte.

Assemblée nationale

Chambre basse du Parlement français, composée de 577 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Elle vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Elle siège au Palais Bourbon à Paris.

Article 40

Article de la Constitution interdisant aux parlementaires de proposer des amendements ou propositions de loi entraînant une diminution des ressources publiques ou une augmentation des charges. Le Président de la commission des Finances veille à son application.

Article 44 alinéa 3 (vote bloqué)

Le Gouvernement peut demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement. Cette procédure est appelée « vote bloqué ».

Ballottage

Situation dans laquelle aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour d'une élection. Un second tour est alors organisé où seuls se maintiennent les candidats ayant recueilli un nombre suffisant de voix.

Bicamérisme

Système parlementaire à deux chambres : l'Assemblée nationale (chambre basse) et le Sénat (chambre haute). En France, le bicamérisme est dit « inégalitaire » car l'Assemblée peut avoir le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.

Bureau de l'Assemblée

Organe directeur de l'Assemblée nationale composé du Président, des vice-présidents, des questeurs et des secrétaires. Il organise et dirige les travaux de l'Assemblée, statue sur les demandes de levée d'immunité et gère le budget interne.

Budget de l'État

Document retraçant l'ensemble des recettes et des dépenses de l'État pour une année civile. Il est présenté dans le projet de loi de finances (PLF) et voté chaque automne par le Parlement. Son exécution est contrôlée a posteriori par la loi de règlement.

Cavalier législatif

Disposition insérée dans une loi qui n'a aucun lien avec le texte en discussion. Les cavaliers législatifs peuvent être censurés par le Conseil constitutionnel au titre de l'article 45 de la Constitution.

Censure (constitutionnelle)

Décision du Conseil constitutionnel déclarant une disposition législative contraire à la Constitution. La disposition censurée ne peut être promulguée. La censure peut être totale (toute la loi) ou partielle (certains articles).

Circonscription

Division géographique dans laquelle est élu un député. La France compte 577 circonscriptions législatives. Chaque circonscription élit un seul député au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Cohabitation

Situation institutionnelle dans laquelle le Président de la République et le Premier ministre appartiennent à des majorités politiques opposées. La France a connu trois cohabitations : 1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002.

Commission permanente

Organe de travail permanent de l'Assemblée (8 commissions : Lois, Finances, Affaires sociales, Affaires étrangères, Défense, Affaires culturelles, Développement durable, Affaires économiques). Les commissions examinent les textes de loi avant leur discussion en séance.

Commission d'enquête

Commission temporaire créée pour recueillir des informations sur des faits déterminés ou sur la gestion d'un service public. Ses travaux durent au maximum 6 mois et ses auditions peuvent être publiques. Elle dispose de pouvoirs d'investigation étendus.

Commission mixte paritaire (CMP)

Commission composée de 7 députés et 7 sénateurs, réunie pour trouver un texte de compromis lorsque l'Assemblée et le Sénat n'arrivent pas à un accord sur un projet ou une proposition de loi après deux lectures.

Compte rendu

Transcription intégrale ou analytique des débats ayant eu lieu en séance publique ou en commission. Les comptes rendus intégraux sont publiés au Journal officiel et consultables en ligne.

Conférence des présidents

Réunion hebdomadaire rassemblant le Président de l'Assemblée, les vice-présidents, les présidents de groupes, les présidents de commissions et le membre du Gouvernement chargé des relations avec le Parlement. Elle fixe l'ordre du jour des travaux.

Congrès du Parlement

Réunion conjointe de l'Assemblée nationale et du Sénat à Versailles, convoquée par le Président de la République pour voter une révision constitutionnelle. L'adoption requiert une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Conseil constitutionnel

Institution composée de 9 membres (3 nommés par le Président de la République, 3 par le président du Sénat, 3 par le président de l'Assemblée) chargée de vérifier la conformité des lois à la Constitution. Il peut être saisi avant promulgation ou par QPC.

Conseil des ministres

Réunion hebdomadaire du Gouvernement sous la présidence du Président de la République, chaque mercredi à l'Élysée. C'est là que sont adoptés les projets de loi, les ordonnances, les décrets et les nominations importantes.

Conseil d'État

Plus haute juridiction administrative française. Il est obligatoirement consulté sur les projets de loi et d'ordonnance avant leur examen par le Parlement. Son avis porte sur la qualité juridique du texte et sa conformité aux normes supérieures.

Constitution

Loi fondamentale de la République française, adoptée le 4 octobre 1958. Elle définit l'organisation des pouvoirs publics, les droits et libertés des citoyens, et les rapports entre le Parlement, le Gouvernement et le Président de la République.

Contre (vote)

Vote exprimé en opposition à un texte, un amendement ou une motion. Les votes « contre » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Cour des comptes

Juridiction financière indépendante chargée de contrôler la gestion des fonds publics. Elle assiste le Parlement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances et publie un rapport annuel public.

Débat d'orientation

Débat organisé en séance publique sans vote à la clef, permettant aux députés d'exprimer leurs positions sur un sujet de politique générale, budgétaire ou européenne avant que le Gouvernement n'arrête ses choix.

Décret

Acte réglementaire pris par le Président de la République ou le Premier ministre. Les décrets d'application précisent les modalités d'exécution d'une loi. Certains décrets sont délibérés en Conseil des ministres.

Délégation parlementaire

Organisme permanent de l'Assemblée chargé d'informer les députés sur un domaine spécifique : droits des femmes, outre-mer, renseignement, collectivités territoriales, etc. Les délégations n'ont pas de pouvoir législatif direct.

Déontologue de l'Assemblée

Personnalité indépendante chargée de veiller au respect du code de déontologie par les députés : déclarations d'intérêts, prévention des conflits d'intérêts, cadeaux et invitations. Il peut être saisi par tout député ou citoyen.

Déport

Décision d'un député de ne pas participer à un vote ou à des travaux parlementaires en raison d'un conflit d'intérêts. Le déport est déclaré auprès du déontologue et publié. C'est une mesure de transparence et de probité.

Député

Élu de la Nation siégeant à l'Assemblée nationale. Le député vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement, peut poser des questions et déposer des propositions de loi. Son mandat dure 5 ans (sauf dissolution).

Dissolution

Acte par lequel le Président de la République met fin au mandat de l'Assemblée nationale avant son terme, provoquant de nouvelles élections législatives dans les 20 à 40 jours. Une nouvelle dissolution ne peut avoir lieu dans l'année qui suit.

Dossier législatif

Ensemble des documents et actes liés à l'examen d'un texte de loi : dépôt, renvoi en commission, rapport, discussion en séance, amendements, vote, navette avec le Sénat, promulgation.

Droit d'amendement

Droit reconnu à chaque parlementaire et au Gouvernement de proposer des modifications à un texte de loi en cours de discussion. Ce droit est garanti par la Constitution (article 44) mais encadré par des règles de recevabilité.

Élections législatives

Scrutin uninominal majoritaire à deux tours permettant d'élire les 577 députés de l'Assemblée nationale. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue et au moins 25 % des inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit.

État d'urgence

Régime d'exception déclaré par décret en Conseil des ministres en cas de péril imminent ou de calamité publique. Sa prolongation au-delà de 12 jours nécessite une autorisation du Parlement. Il renforce temporairement les pouvoirs de l'exécutif.

Examen en commission

Phase de la procédure législative durant laquelle une commission permanente étudie un texte article par article, auditionne le rapporteur et vote des amendements avant la discussion en séance publique.

Exception d'irrecevabilité

Motion de procédure par laquelle un député demande le rejet d'un texte au motif qu'il est contraire à la Constitution. Son adoption entraîne le rejet du texte. C'est le seul moyen de soulever l'inconstitutionnalité pendant les débats.

Fait personnel

Prise de parole brève autorisée en fin de séance lorsqu'un député estime que ses propos ont été déformés ou qu'il a été mis en cause personnellement au cours des débats.

Fenêtre parlementaire (niche)

Journée réservée dans le calendrier parlementaire à un groupe d'opposition ou minoritaire pour inscrire à l'ordre du jour les textes de son choix. Chaque groupe dispose d'une journée par session ordinaire.

Gouvernement

Organe exécutif dirigé par le Premier ministre, composé des ministres, ministres délégués et secrétaires d'État. Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Groupe parlementaire

Regroupement d'au moins 15 députés partageant des affinités politiques. Chaque groupe dispose d'un temps de parole, de postes en commission et de moyens matériels. Un groupe peut être déclaré d'opposition ou minoritaire.

Groupe d'études

Groupe informel de députés qui se réunissent autour d'un thème d'intérêt commun (viticulture, espace, numérique…). Les groupes d'études permettent de travailler sur des sujets transversaux au-delà des clivages partisans.

HATVP

Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autorité administrative indépendante chargée de contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêts des élus et hauts fonctionnaires, et de prévenir les conflits d'intérêts.

Hémicycle

Salle en forme de demi-cercle où siègent les députés au Palais Bourbon. Les places sont réparties de gauche à droite selon les affinités politiques. Le Président de l'Assemblée siège au « perchoir », point le plus élevé.

Immunité parlementaire

Protection juridique dont bénéficient les parlementaires. L'irresponsabilité couvre les opinions et votes émis dans l'exercice des fonctions. L'inviolabilité interdit l'arrestation sans autorisation du Bureau sauf flagrant délit.

Incompatibilité

Interdiction de cumuler le mandat de député avec certaines fonctions ou activités (fonctionnaire en activité, dirigeant d'entreprise publique, membre du Gouvernement, sénateur, député européen…). Le député doit choisir sous 30 jours.

Initiative législative

Droit de proposer un texte de loi. L'initiative appartient concurremment au Premier ministre (projets de loi) et aux membres du Parlement (propositions de loi). En pratique, la majorité des lois adoptées sont d'origine gouvernementale.

Irrecevabilité

Décision de rejeter un amendement ou une proposition de loi pour des raisons de forme (article 40 : charge financière, article 45 : cavalier législatif, article 41 : domaine réglementaire) sans examen sur le fond.

Journal officiel (JO)

Publication officielle de la République française dans laquelle sont publiés les lois, décrets, arrêtés, comptes rendus des débats parlementaires, questions écrites et réponses ministérielles. Il est consultable gratuitement en ligne.

Législature

Période de 5 ans correspondant au mandat d'une Assemblée nationale. La législature actuelle est la 17ᵉ (depuis 2024). Chaque législature est divisée en sessions ordinaires et extraordinaires.

Lecture

Chaque passage d'un texte devant une chambre (Assemblée ou Sénat) constitue une « lecture ». La navette peut comporter plusieurs lectures. En cas de désaccord persistant, le Gouvernement peut demander une lecture définitive à l'Assemblée.

Loi de finances (PLF)

Loi qui détermine chaque année les recettes et les dépenses de l'État. Le projet de loi de finances est déposé en octobre, examiné en priorité par l'Assemblée (40 jours), puis par le Sénat (20 jours). Il doit être adopté avant le 31 décembre.

Loi organique

Loi de rang supérieur aux lois ordinaires qui précise l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics prévus par la Constitution. Son adoption requiert des conditions plus strictes et elle est automatiquement soumise au Conseil constitutionnel.

Loi de programmation

Loi fixant des objectifs et des moyens sur plusieurs années dans un domaine (défense, justice, recherche, finances publiques). Elle n'a pas de portée contraignante mais traduit les orientations à moyen terme du Gouvernement.

Majorité

Nombre de voix nécessaires pour adopter un texte. La majorité simple (plus de la moitié des suffrages exprimés) est la règle générale. Certains votes (motion de censure, révision constitutionnelle) requièrent une majorité qualifiée.

Majorité absolue

Plus de la moitié des membres composant l'Assemblée, soit 289 voix sur 577. Requise notamment pour l'adoption d'une motion de censure ou pour l'investiture du Gouvernement. À distinguer de la majorité simple des suffrages exprimés.

Mandat parlementaire

Mission confiée par les électeurs à un député pour les représenter. Le mandat est de 5 ans, national (le député représente toute la Nation et non sa seule circonscription) et non impératif (il vote librement selon sa conscience).

Mission d'information

Groupe de travail temporaire créé par une commission permanente ou la Conférence des présidents pour étudier un sujet spécifique. Moins formelle qu'une commission d'enquête, elle ne dispose pas de pouvoirs de contrainte mais publie un rapport.

Motion de censure

Procédure par laquelle l'Assemblée nationale peut renverser le Gouvernement. Elle doit être signée par au moins 58 députés (1/10ᵉ) et adoptée à la majorité absolue (289 voix). Seuls les votes « pour » sont comptabilisés.

Motion de renvoi en commission

Motion de procédure par laquelle l'Assemblée peut décider de renvoyer un texte en commission pour un examen complémentaire. Son adoption suspend la discussion du texte jusqu'à un nouvel examen en commission.

Navette parlementaire

Va-et-vient d'un texte entre l'Assemblée nationale et le Sénat jusqu'à son adoption dans les mêmes termes. Si le désaccord persiste après deux lectures, une CMP est convoquée ou l'Assemblée peut statuer définitivement.

Non-inscrit

Député n'appartenant à aucun groupe parlementaire. Les non-inscrits bénéficient de droits individuels (vote, amendement, question) mais disposent d'un temps de parole réduit et d'une représentation limitée en commission.

Obstruction parlementaire

Stratégie consistant à multiplier les amendements, les rappels au règlement ou les demandes de scrutin pour retarder ou bloquer l'adoption d'un texte. L'obstruction est une arme classique de l'opposition.

Ordonnance

Texte pris par le Gouvernement dans le domaine de la loi, après habilitation du Parlement (article 38 de la Constitution). Les ordonnances doivent être ratifiées par le Parlement dans un délai fixé par la loi d'habilitation.

Ordre du jour (ODJ)

Liste des sujets devant être examinés lors d'une séance ou d'une réunion de commission. L'ordre du jour est fixé par la Conférence des présidents. Le Gouvernement dispose d'un droit de priorité pour y inscrire ses textes.

Palais Bourbon

Siège de l'Assemblée nationale, situé sur la rive gauche de la Seine à Paris (7ᵉ arrondissement). Le bâtiment, construit au XVIIIᵉ siècle, abrite l'hémicycle, les salles de commission, les bureaux des députés et la bibliothèque.

Parlement

Institution bicamérale composée de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Parlement vote la loi, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Il peut se réunir en Congrès pour réviser la Constitution.

Perchoir

Nom donné familièrement au siège du Président de l'Assemblée nationale, situé au point le plus élevé de l'hémicycle. Par extension, « décrocher le perchoir » signifie être élu Président de l'Assemblée.

Pour (vote)

Vote exprimé en faveur d'un texte, d'un amendement ou d'une motion. Les votes « pour » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Premier ministre

Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. Il dirige l'action du Gouvernement, assure l'exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Président de l'Assemblée nationale

Quatrième personnage de l'État, élu par les députés au début de chaque législature. Il dirige les débats, assure le respect du règlement, peut saisir le Conseil constitutionnel et supplée le Président de la République en cas de vacance.

Président de la République

Chef de l'État élu au suffrage universel direct pour 5 ans. Il nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres, promulgue les lois, peut dissoudre l'Assemblée et exercer les pouvoirs exceptionnels de l'article 16.

Procédure accélérée

Procédure permettant de réduire la navette parlementaire à une seule lecture par chambre avant réunion éventuelle d'une CMP. Elle est décidée par le Gouvernement ou par la Conférence des présidents.

Projet de loi

Texte de loi déposé par le Gouvernement (Premier ministre). Les projets de loi passent obligatoirement par le Conseil d'État pour avis et sont accompagnés d'une étude d'impact. À ne pas confondre avec la proposition de loi.

Promulgation

Acte par lequel le Président de la République atteste l'existence de la loi et ordonne son exécution. Elle intervient dans les 15 jours suivant la transmission de la loi définitivement adoptée, sauf saisine du Conseil constitutionnel.

Proposition de loi

Texte de loi déposé par un ou plusieurs parlementaires (députés ou sénateurs), par opposition au projet de loi qui émane du Gouvernement. Elle n'est pas soumise à l'avis du Conseil d'État ni à l'obligation d'étude d'impact.

Proposition de résolution

Texte par lequel l'Assemblée exprime un avis, un souhait ou une recommandation sans valeur contraignante. Depuis 2008, les résolutions peuvent porter sur tout sujet. Elles ne sont pas transmises au Sénat et ne sont pas promulguées.

Question prioritaire de constitutionnalité (QPC)

Procédure permettant à tout justiciable de contester la conformité d'une loi déjà en vigueur aux droits et libertés garantis par la Constitution. La QPC est transmise au Conseil constitutionnel par le Conseil d'État ou la Cour de cassation.

Question écrite (QE)

Question adressée par écrit par un député à un ministre. Le ministre dispose normalement de deux mois pour répondre. Les questions et réponses sont publiées au Journal officiel.

Question au Gouvernement (QAG)

Question orale posée en séance publique chaque mardi et mercredi. Le député dispose de 2 minutes, le ministre répond en 2 minutes. C'est le moment le plus médiatique de la vie parlementaire, retransmis en direct à la télévision.

Questeur

Membre du Bureau de l'Assemblée chargé de la gestion financière et administrative de l'institution : budget, personnel, sécurité, logistique. Il y a trois questeurs : deux de la majorité et un de l'opposition.

Quorum

Nombre minimum de députés devant être présents pour qu'un vote soit valide. En règle générale, il n'y a pas de quorum à l'Assemblée pour les votes ordinaires, mais la Constitution l'exige pour certains votes spéciaux.

Rappel au règlement

Prise de parole par laquelle un député signale une violation du règlement de l'Assemblée au cours d'un débat. Le Président peut accorder 2 minutes au député. C'est souvent utilisé de manière tactique pour intervenir dans les débats.

Rapporteur

Député désigné par une commission pour étudier un texte de loi, rédiger un rapport et présenter les conclusions de la commission en séance. Le rapporteur auditionne les parties prenantes et propose des amendements.

Rapporteur général du budget

Député membre de la commission des Finances chargé de suivre l'ensemble des lois de finances. Il dispose de pouvoirs étendus de contrôle sur pièces et sur place dans les administrations et peut accéder à tout document fiscal.

Référendum

Consultation directe des citoyens sur un projet de loi (article 11 de la Constitution) ou une révision constitutionnelle (article 89). Le Président peut soumettre un texte au référendum sur proposition du Gouvernement ou du Parlement.

Règlement de l'Assemblée

Texte fixant l'organisation interne et les règles de procédure de l'Assemblée nationale : temps de parole, dépôt d'amendements, conditions de vote, discipline en séance. Il est soumis au contrôle du Conseil constitutionnel.

Réserve parlementaire (supprimée)

Enveloppe budgétaire autrefois attribuée à chaque parlementaire pour financer des projets locaux (associations, collectivités). Supprimée par la loi de confiance dans la vie politique de 2017 en raison de son opacité.

Réunion

Rencontre de travail d'un organe parlementaire (commission, délégation, mission d'information…). Les réunions ont un ordre du jour, des participants et peuvent donner lieu à un compte rendu.

Scrutin

Vote solennel et public par lequel les députés se prononcent sur un texte, un amendement ou une motion. Au scrutin public, chaque député enregistre son vote (pour, contre, abstention) et les résultats sont nominatifs.

Vote solennel

Catégorie de scrutin public utilisée pour les votes les plus importants (adoption d'un texte en lecture solennelle, motions majeures, décisions politiques structurantes). Le vote est nominatif et publié, ce qui permet de savoir précisément la position de chaque député.

Séance publique

Réunion plénière de l'Assemblée dans l'hémicycle, ouverte au public et retransmise en direct. C'est en séance que se déroulent les discussions générales, l'examen des amendements et les votes solennels.

Sénat

Chambre haute du Parlement français, composée de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect pour 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans. Le Sénat siège au Palais du Luxembourg et représente les collectivités territoriales.

Session parlementaire

Période pendant laquelle le Parlement siège. La session ordinaire unique va d'octobre à juin (170 jours max). Des sessions extraordinaires peuvent être convoquées par le Président de la République.

Sous-amendement

Modification apportée à un amendement lui-même. Le sous-amendement ne peut contredire l'objet de l'amendement principal. Il est discuté et voté avant l'amendement qu'il modifie.

Suffrage exprimé

Vote « pour » ou « contre ». Les abstentions et les non-votants ne sont pas comptés dans les suffrages exprimés. La majorité requise se calcule sur les seuls suffrages exprimés, sauf dispositions constitutionnelles contraires.

Suppléant

Personne élue en même temps que le député pour le remplacer en cas de vacance du siège (nomination au Gouvernement, décès, démission, etc.). Le suppléant ne siège pas tant que le titulaire est en fonction.

Temps législatif programmé

Procédure fixant à l'avance la durée globale de discussion d'un texte en séance. Le temps est réparti entre les groupes proportionnellement à leur importance numérique. Elle permet de maîtriser le calendrier face à l'obstruction.

Texte de loi

Document contenant les dispositions législatives soumises à l'examen du Parlement. Un texte peut être un projet de loi (Gouvernement) ou une proposition de loi (parlementaire).

Triangulaire

Second tour d'une élection législative opposant trois candidats (au lieu de deux). Pour se maintenir au second tour, un candidat doit avoir obtenu au moins 12,5 % des inscrits au premier tour.

Vᵉ République

Régime politique actuel de la France, instauré par la Constitution du 4 octobre 1958 à l'initiative du général de Gaulle. Il se caractérise par un exécutif fort (président élu au suffrage universel) et un parlementarisme rationalisé.

Vote

Acte par lequel les députés expriment leur position sur un texte. Les principaux modes sont : à main levée, par assis et levé, au scrutin public ordinaire (électronique) et au scrutin public à la tribune.

Vote de confiance

Vote par lequel l'Assemblée nationale approuve le programme ou la déclaration de politique générale du Gouvernement (article 49 alinéa 1). Le Gouvernement n'est pas obligé de solliciter la confiance mais il est d'usage de le faire.

Vote personnel

Principe constitutionnel selon lequel le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La délégation de vote n'est autorisée que dans des cas limitativement énumérés par une loi organique (maladie, mission…).

Votant

Député ayant participé à un scrutin, qu'il ait voté pour, contre ou se soit abstenu. Le nombre de votants inclut les abstentions, contrairement aux suffrages exprimés.

Article 49 alinéa 3

Disposition constitutionnelle permettant au Premier ministre d'engager la responsabilité du Gouvernement sur un texte de loi. Le texte est considéré comme adopté sans vote, sauf si une motion de censure est déposée et votée dans les 24 heures.

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