Séance plénière Vidéo Presse
Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, autorisant l’approbation de la résolution n° 259 portant modification de l’article 1er de l’accord portant création de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement afin de permettre l’élargissement limité et progressif du champ d’action géographique de la Banque à l’Afrique subsaharienne et à l’Irak
Vendredi 11 avril 2025 15:00 – 20:00 5h Assemblée nationale Supprimé Créée le 17/03/2025 PO838901
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Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, autorisant l’approbation de la résolution n° 259 portant modification de l’article 1er de l’accord portant création de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement afin de permettre l’élargissement limité et progressif du champ d’action géographique de la Banque à l’Afrique subsaharienne et à l’Irak
Suite de la discussion Supprimé
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Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, de simplification de la vie économique
3
Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, de simplification de la vie économique
4
Suite de la discussion, sous réserve de son dépôt, projet de loi autorisant l’approbation de l’accord-cadre entre le Gouvernement de la République française et les Nations unies portant sur les arrangements relatifs aux privilèges et immunités ainsi que d’autres questions afférentes aux réunions des Nations unies tenues sur le territoire français
Suite de la discussion Supprimé
5
Suite de la discussion de la proposition de loi, adoptée par le Sénat, relative à la réforme de l’audiovisuel public et à la souveraineté audiovisuelle
Suite de la discussion Supprimé
6
Suite de la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant la ratification de la résolution LP.3(4) portant amendement de l’article 6 du Protocole de Londres de 1996 à la Convention de 1972 sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets et autres matières
Suite de la discussion Supprimé
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Débats officiels structurés de la séance

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1 039 Interventions sur l'ensemble de la séance
164 Orateurs distincts repérés
13 Séquences détectées dans le débat
208 Amendements cités à l'oral

Contenu affiché sur cette page: 1039 interventions sur 1039 pour l'ensemble de la séance.

Sommaire de la séance

1 texte débattu ce jour-là

Une séance plénière enchaîne plusieurs textes. Choisissez ci-dessous celui qui vous intéresse pour aller directement à son débat. La barre indique la part des prises de parole consacrées à ce texte sur l'ensemble de la séance.

Amendements les plus cités

Amdt 2004 4 mentions Amdt 17 3 mentions Amdt 364 3 mentions Amdt 488 3 mentions 907 (Rect) 3 mentions Amdt 918 3 mentions Amdt 943 3 mentions Amdt 946 3 mentions
Photo de M. le président
Ouverture de seance
M. le président Roland Lescure president

La séance est ouverte.

II
Ouverture de seance
Intervenant non identifié

(La séance est ouverte à quinze heures.)

Photo de M. le président
Suite de la discussion d’un projet de loi
M. le président Roland Lescure president

L’ordre du jour appelle la suite de la discussion du projet de loi de simplification de la vie économique (nos 481 rectifié, 1191).

Photo de M. le président
Discussion des articles (suite)
M. le président Roland Lescure president

Ce matin, l’Assemblée a poursuivi la discussion des articles du projet de loi, s’arrêtant à l’amendement no 1423, portant article additionnel après l’article 1er. Si mes comptes sont bons, 1 253 amendements restent en discussion. Je ne suis pas sûr que nous parviendrons à terminer l’examen de ce texte aujourd’hui, mais essayons tout de même d’avancer – piano, ma non troppo. La suite de cet examen est prévue après la suspension de nos travaux, d’ici une quinzaine de jours.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 1423 de M. David Magnier est défendu. La parole est à M. Christophe Naegelen, rapporteur de la commission spéciale pour les titres Ier à VI, pour donner l’avis de la commission.

Amdt 1423 Rejeté
Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur de la commission spéciale LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification, pour donner l’avis du gouvernement.

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification HOR

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de deux demandes de scrutin public : sur l’amendement no 1423, par les groupes La France insoumise-Nouveau Front populaire et Écologiste et social ; sur l’amendement no 1570, par le groupe Écologiste et social. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Ai-je votre accord pour procéder au scrutin ? (Assentiment.) Je mets aux voix l’amendement no 1423.

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 28 Nombre de suffrages exprimés 28 Majorité absolue 15 Pour l’adoption 11 Contre 17

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1423 n’est pas adopté.)

Amdt 1423 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 902 de M. Matthias Renault est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 902 Rejeté
Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Andrée Taurinya.

Photo de Mme Andrée Taurinya
Après l’article 1er (suite)
Mme Andrée Taurinya Andrée Taurinya LFI-NFP

Cet amendement vise à supprimer le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Venant du groupe Rassemblement national, cela ne m’étonne pas, puisque Mme Dominique Simonnot, à qui je tiens à rendre hommage (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP) est régulièrement insultée par les députés du Rassemblement national lorsqu’elle vient présenter son rapport annuel devant la commission des lois. (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.) Cette autorité administrative indépendante est particulièrement importante. Elle a été créée en 2007, sur les préconisations de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée à New York, dans le cadre des Nations unies. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté est essentiel pour vérifier dans quelles conditions vivent les détenus en France. Il serait particulièrement stupide de le supprimer, à l’heure où vous voulez enfermer tout le monde et mettre un nombre monstrueux de personnes – plusieurs milliers ! – dans des centres de rétention. Vous voulez construire des prisons, mais vous ne voulez pas qu’elles soient contrôlées. C’est très grave ! La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a montré que les conditions de détention étaient indignes en France. Notre pays a d’ailleurs été condamné à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH)… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’oratrice. – Les députés du groupe LFI-NFP applaudissent cette dernière.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Matthias Renault.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

On est habitué aux argumentaires enflammés et au n’importe quoi,…

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 1er (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Ce n’est que la vérité, monsieur !

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

…mais il y a un point que je ne peux pas laisser passer. (Mme Andrée Taurinya s’exclame.) Merci de ne pas hurler…

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Chers collègues, nous allons passer un long après-midi, et sans doute une longue soirée, ensemble. J’aimerais que l’on s’écoute et qu’on ne hurle pas les uns sur les autres. Seul M. Matthias Renault a la parole.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Entre autres dingueries, vous avez accusé les députés du Rassemblement national d’avoir insulté Mme Simonnot.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 1er (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

C’est vrai ! J’étais là !

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Alors je vous demande de citer précisément les propos que nous aurions tenus.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 1er (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

On peut les retrouver, ils ont été enregistrés.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Eh bien, je vous demande de me donner une citation précise, et de le faire immédiatement. Sur le fond,…

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Oui, restons sur le fond des amendements.

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Le fond, je crois qu’on l’a touché.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Sur le fond, l’amendement précise bien – et je vous renvoie à son exposé sommaire – qu’il ne s’agit pas de supprimer purement et simplement le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, mais de transférer ses missions au Défenseur des droits.

Photo de Mme Andrée Taurinya
Après l’article 1er (suite)
Mme Andrée Taurinya Andrée Taurinya LFI-NFP

Avec quels moyens ?

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Au cours de son histoire, le Défenseur des droits a déjà absorbé différentes instances, avec leurs missions : la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), le Médiateur de la République et le Défenseur des enfants. Il y a une certaine logique historique qui pousse le Défenseur des droits à assumer de nouvelles missions.

Photo de Mme Andrée Taurinya
Après l’article 1er (suite)
Mme Andrée Taurinya Andrée Taurinya LFI-NFP

Vous mélangez tout !

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

J’ajoute qu’une convention a été signée en 2020, pour six ans, entre le Défenseur des droits et le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, ce qui montre qu’il y a déjà, de fait, un rapprochement fonctionnel entre ces deux institutions.

Photo de Mme Andrée Taurinya
Après l’article 1er (suite)
Mme Andrée Taurinya Andrée Taurinya LFI-NFP

C’est faux ! Cela n’a rien à voir !

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 902 n’est pas adopté.)

Amdt 902 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Pierre Meurin, pour soutenir l’amendement no 1570.

Amdt 1570 Rejeté
Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Si nos collègues de gauche pouvaient se calmer…

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Ça, c’est mon travail. Moi, je m’occupe de calmer le monde ; vous, défendez votre amendement, et tout va bien se passer.

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Vous avez dit, chère collègue, que nous ne souhaitions pas que les prisons soient contrôlées. Bien sûr que nous le voulons, mais nous avons déjà un ministère de la justice et un Défenseur des droits. Je rappelle par ailleurs qu’en 2006, le Médiateur de la République, devenu Défenseur des droits, aurait dû assumer cette tâche.

Photo de Mme Andrée Taurinya
Après l’article 1er (suite)
Mme Andrée Taurinya Andrée Taurinya LFI-NFP

Ce n’est pas sa mission !

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

En réalité, nous n’avons pas besoin du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, qui coûte 5 millions d’euros par an à l’État. Nous sommes ici pour simplifier et pour économiser de l’argent.

Photo de M. Emmanuel Maurel
Après l’article 1er (suite)
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

Non, nous ne sommes pas là pour ça.

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Ce travail n’a jamais été fait et nous sommes très heureux de tenter de le faire. J’aimerais ajouter un mot sur les personnalités qui se sont succédé à la tête de cette autorité administrative : Adeline Hazan, avant de devenir contrôleuse des lieux de privation de liberté, a été présidente du Syndicat de la magistrature ; Dominique Simonnot, que vous avez évoquée, est une ancienne journaliste de Libération. Il y a donc une certaine teinte idéologique à la tête de cette autorité administrative. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Pour résumer, le CGLPL n’est pas utile, parce que ses fonctions pourraient être réinternalisées au sein du ministère de la justice ou être transférées au Défenseur des droits. Par ailleurs, ceux qui occupent ce poste ont tendance à taper sur le système carcéral, et ils le font avec une visée idéologique, puisqu’ils sont beaucoup plus favorables aux délinquants qu’aux victimes.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Après l’article 1er (suite)
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Vous voyez que vous êtes dans l’injure !

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 1er (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Ce n’est pas une injure !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de plusieurs demandes de scrutin public : sur l’amendement no 2517, par les groupes La France insoumise-Nouveau Front populaire et Écologiste et social ; sur l’amendement no 17, par les groupes Socialistes et apparentés et Écologiste et social ; sur l’amendement no 908, par les groupes Rassemblement national et Écologiste et social. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Quel est l’avis de la commission sur l’amendement no 1570 ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Charles Fournier.

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Votre amendement no 902 n’avait pas pour objet, nous avez-vous dit, de supprimer de manière sèche le Contrôleur général des lieux de privation de liberté – même si ce n’était pas très clair. Là, il est très clairement proposé de le supprimer. Vous avez parlé de réinternalisation, mais il s’agit bien en réalité d’une suppression : soyez honnêtes et dites-le franchement.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Vous, vous ne voulez pas construire de prisons !

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Monsieur Meurin, il est pour le moins étonnant de vous entendre nous demander de nous calmer, alors que chacune de vos prises de parole consiste à nous interpeller de manière virulente et à mettre en cause toutes celles et tous ceux qui occupent un poste à responsabilité et qui ne pensent pas comme vous.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Vous nous empêchez de construire des établissements pénitentiaires !

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

En fin de compte, on en revient toujours là : vous voulez supprimer toute une série d’instances, parce qu’à leur tête se trouvent des gens qui ne vous ont pas plu, qui ne vous plaisent pas, ou qui ne pensent pas comme vous. Cela m’inquiète profondément quant à votre vision de la démocratie et à la manière dont vous exerceriez le pouvoir, si vous aviez des responsabilités. La seule instance que vous ayez défendue, depuis le début, c’est celle que vous présidez. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – M. Gérard Leseul applaudit également.) Et ça en dit long sur la manière dont vous vous êtes prêtés à cet exercice. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1570.

Amdt 1570 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 56 Nombre de suffrages exprimés 56 Majorité absolue 29 Pour l’adoption 15 Contre 41

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1570 n’est pas adopté.)

Amdt 1570 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Marie Lebec, pour soutenir l’amendement no 2517.

Amdt 2517 Rejeté
Photo de Mme Marie Lebec
Après l’article 1er (suite)
Mme Marie Lebec Marie Lebec EPR

Je propose de supprimer – je vais prendre mon temps pour lire correctement son intitulé – le comité national de dialogue relatif aux niveaux d’exposition du public aux champs électromagnétiques de l’Agence nationale des fréquences. J’ai essayé de comprendre à quoi sert ce comité. L’ANFR, vous le savez, a été créée en 2015 par la loi Abeille et on lui a ensuite adjoint ce comité. Son texte de présentation précise qu’il aspire à être un lieu de concertation et d’échanges « constructifs » – c’est un peu le but de tout échange – sur « l’exposition engendrée par les antennes [et les] objets communicants », comme les compteurs, ou encore la 5G. Cela traduit les angoisses que peuvent ressentir certaines personnes au sujet des fréquences. Ce qui est étrange, c’est que ce comité aborde la question des niveaux d’exposition aux ondes, mais qu’il précise ne pas la traiter du point de vue sanitaire. J’avoue avoir du mal à comprendre à quoi sert ce comité d’« échanges constructifs » qui traite de l’exposition aux fréquences, mais sans aborder la question sanitaire – si tant est qu’elle se pose. Comme je ne comprends pas le sens de ce comité, je propose qu’on le supprime. Et si l’ANFR veut faire des comptes rendus sur l’exposition aux fréquences, je crois qu’elle pourra le faire devant la représentation nationale, devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), ou devant d’autres instances.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Devant les Ceser !

Photo de Mme Marie Lebec
Après l’article 1er (suite)
Mme Marie Lebec Marie Lebec EPR

En tout cas, ce comité n’a pas lieu d’être.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Sagesse.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Photo de Mme Claire Lejeune
Après l’article 1er (suite)
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Une fois encore, je pense que cette suppression ne se justifie pas. Les questions abordées par ce comité national de dialogue sont toujours d’actualité, surtout avec le déploiement de la 5G, qui pose des questions sur la transparence de l’information et la santé publique. Ce comité, créé par la loi Abeille de 2015, a vu le jour en 2018. Il doit notamment favoriser l’information du public et la concertation avec celui-ci sur la question de l’exposition aux ondes électromagnétiques. Il y a donc là un vrai sujet : vous ne pouvez balayer ce comité au seul motif que vous ne comprenez pas ce qu’il fait. Les opérateurs et autres acteurs qui y sont représentés, eux, le savent fort bien. Je le répète, ce n’est pas parce que vous ne comprenez pas son utilité qu’il en est dépourvu ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Marie Lebec.

Photo de Mme Marie Lebec
Après l’article 1er (suite)
Mme Marie Lebec Marie Lebec EPR

Vous avez raison en ce sens que le déploiement de la 5G, ses conséquences, l’accès à une fréquence de qualité sur l’ensemble du territoire constituent de réels enjeux ; reste que l’ANFR peut s’en occuper sans avoir besoin pour cela d’un comité consultatif en charge de débats constructifs et autres. J’ai retourné la question dans tous les sens : le comité, composé de je ne sais plus combien de personnes, s’occupe des conséquences des ondes, de la 5G, des compteurs Linky, mais il n’est pas autorisé à se pencher sur leur déploiement, ni à aborder le sujet d’un point de vue sanitaire. Dites-moi sous quel angle il le traite, puisqu’il est possible que je n’aie pas compris et que vous paraissez avoir étudié la question mieux que moi. Dites-moi quel est l’apport de ce comité ! Autant je suis d’accord avec vous s’agissant de l’utilité de l’ANFR, autant je vois mal la sienne propre.

UR
Après l’article 1er (suite)
Un député du groupe RN

C’est un Théodule !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le rapporteur.

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Je conçois la position de Mme Lebec, le comité constituant surtout le cadre légal d’une plateforme d’échange entre ANFR, constructeurs et opérateurs. La disparition de ce cadre ferait certes que les échanges cesseraient d’être institutionnalisés, mais ne les empêcherait pas de se poursuivre.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2517.

Amdt 2517 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 70 Nombre de suffrages exprimés 70 Majorité absolue 36 Pour l’adoption 34 Contre 36

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2517 n’est pas adopté.) (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – M. Gérard Leseul applaudit également.)

Amdt 2517 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Anne-Laure Blin, pour soutenir l’amendement no 17.

Amdt 17 Rejeté
Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Il procède du même état d’esprit que le précédent. Chargée de la planification, de la gestion et du contrôle de l’utilisation, y compris privative, du domaine public des fréquences radioélectriques, l’ANFR coûte chaque année aux finances publiques près de 60 millions d’euros, alors qu’elle coexiste avec l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep). Si nous voulons rationaliser le millefeuille administratif de l’État, peut-être conviendrait-il de mutualiser les tâches en fusionnant ces deux agences. J’avais déposé en commission un amendement en ce sens ; je l’ai retravaillé afin de prévoir, en bonne légistique, l’aiguillage vers l’Arcep des compétences de l’ANFR.

Photo de M. Antoine Léaument
Après l’article 1er (suite)
M. Antoine Léaument Antoine Léaument LFI-NFP

C’est nul, ce projet de loi !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable. L’Arcep et l’ANFR ne s’occupent pas du tout de la même chose ;…

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Aujourd’hui, non !

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

…par ailleurs, nous devrions relativiser l’argument du coût, qui revient souvent dans ce débat. Lorsqu’une entreprise débourse des sommes importantes, mais que le retour sur investissement est intéressant, elle a bien fait de dépenser, même si l’opération lui a initialement coûté cher.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Nous parlons d’argent public !

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Certes, mais ce que je souhaitais faire comprendre, c’est la nécessité de voir au-delà de la dépense en elle-même. L’Arcep régule le secteur des télécommunications, l’ANFR s’occupe des ondes, y compris en matière de défense : leur coût ne devrait pas constituer l’argument déterminant en faveur de leur fusion.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Manon Meunier.

Photo de Mme Manon Meunier
Après l’article 1er (suite)
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

L’ANFR surveille l’exposition du public aux ondes, veillant au respect des valeurs limites qui garantissent l’absence d’effets néfastes sur la santé ; elle gère la réception de la télévision numérique terrestre (TNT), les réclamations des téléspectateurs sur ce point, le déploiement de la 5G,…

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

L’installation de la fibre, aussi !

Photo de Mme Manon Meunier
Après l’article 1er (suite)
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

J’y viens ! Depuis sa création, cette agence a su s’adapter : en 1998, par exemple, elle était chargée des fréquences de diffusion de la Coupe du monde de football ; en 2003, elle accompagnait l’installation de la TNT ; en 2016, elle lançait une campagne de communication exposant au grand public la transition vers cette même TNT et la nécessité, pour certains foyers, de changer d’équipement. Il n’y a là rien de commun entre elle et l’Arcep, qui régule la concurrence sur les marchés des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse. C’est pourquoi il nous faut conserver l’ANFR. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Antoine Léaument
Après l’article 1er (suite)
M. Antoine Léaument Antoine Léaument LFI-NFP

Excellent, implacable ! J’ai tout compris !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Anne-Laure Blin.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Jusque-là, monsieur le rapporteur, vous nous expliquiez que supprimer certaines commissions, certains comités, serait superflu compte tenu de leur coût relativement modeste ; à présent, vous comparez à une entreprise une agence de l’État disposant d’un budget de 60 millions d’euros.

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Je n’ai pas comparé !

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

À l’intention de ceux qui nous écoutent, je rappelle qu’il s’agit là d’argent public ! Or notre objectif consiste, je le répète, à rationaliser, à mutualiser, c’est-à-dire à faire en sorte que nos institutions utilisent à meilleur escient cet argent, l’argent du contribuable. Vous objectez, madame Meunier, que les missions de l’ANFR et celles de l’Arcep sont bien distinctes : je suis d’accord avec vous. Compte tenu, néanmoins, de leur proximité, qui ressort de votre intervention même, l’amendement vise précisément à les faire converger au sein d’une entité plus forte qui réunirait les compétences des deux agences. Je ne vous parle pas de supprimer sèchement l’ANFR, ni de la rapprocher d’une structure dont les attributions n’auraient aucun rapport avec les siennes ! Il s’agit d’une mesure de bon sens, d’une mutualisation, encore une fois, en vue d’une plus grande efficacité des organes de l’État, ce à quoi tend ce texte.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le rapporteur.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Monsieur le rapporteur, peut-être vous étiez-vous mal exprimé ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Peut-être, en effet, car la question ne consistait pas à savoir si l’argent en cause était privé ou public, mais s’il apportait, au profit de nos concitoyens, un retour sur investissement. Supposez que votre amendement soit adopté : d’où seraient censées provenir les économies ? Principalement des ressources humaines !

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Eh bien oui !

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Or l’Arcep, agence de régulation administrative de la concurrence, n’emploie pas du tout le même personnel que l’ANFR, où travaillent surtout des ingénieurs. Vous ne ferez qu’additionner les deux effectifs, et il n’en résultera aucun gain financier. Je suis d’accord pour que nous supprimions des commissions qui représentent un investissement minime, mais non suivi de retour, de sorte, serais-je tenté de dire, qu’elles coûtent de toute façon trop cher pour ce qu’elles sont. En revanche, si l’intérêt pour notre pays d’une agence dotée d’un budget important est encore supérieur à la dépense, il faut la conserver !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de plusieurs demandes de scrutin public : Sur les amendements nos 983 et 1426, par le groupe Écologiste et social, Sur le no 943, par les groupes Rassemblement national et La France insoumise-Nouveau Front populaire, Sur le no 1588, par les groupes Rassemblement national, La France insoumise-Nouveau Front populaire et Écologiste et social, Sur le no 1563, par les groupes Rassemblement national et Écologiste et social, Sur le no 907 rectifié, par le groupe Écologiste et social, Sur le no 918, par les groupes Rassemblement national et Écologiste et social, Sur le no 2297, par le groupe Écologiste et social, Sur les amendements identiques nos 4, 225 et 964, par le groupe Rassemblement national. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Je mets aux voix l’amendement no 17.

Amdt 17 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 70 Nombre de suffrages exprimés 68 Majorité absolue 35 Pour l’adoption 22 Contre 46

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 17 n’est pas adopté.)

Amdt 17 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Matthias Renault, pour soutenir les amendements nos 908, 911 et 983, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

Amdt 908 Retiré Amdt 911 Retiré Amdt 983 Rejeté
Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Je retire les deux premiers, monsieur le président. Quant au troisième, il vise à supprimer la Commission de la rémunération équitable, qui ne s’est pas réunie depuis 2021 et dont les seules dépenses de fonctionnement concernent la rémunération de sa présidente, nommée en septembre 2023. Par ailleurs, je me permets d’en revenir au CGLPL, car je ne peux laisser passer de contre-vérités au sujet de notre discours. Monsieur Fournier, vous nous avez accusés de manquer de clarté, or l’exposé sommaire de l’amendement no 902 est limpide :…

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Il y avait deux amendements et je parlais du no 1570, celui de M. Meurin !

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

…« Le présent amendement vise à supprimer le Contrôleur général des lieux de privation de liberté […], en vue du transfert de ses missions au Défenseur des droits. »

Photo de M. Emmanuel Grégoire
Après l’article 1er (suite)
M. Emmanuel Grégoire Emmanuel Grégoire SOC

Ce n’est pas très clair !

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

On a également affirmé que nous avions proféré des insultes à l’encontre de la contrôleuse générale : nous attendons toujours les citations qui le prouveraient. Je note donc que la gauche propage des fake news,…

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Peut-être vaudrait-il mieux ne pas revenir cinq amendements en arrière, monsieur Renault…

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

…peut-être en vertu d’un certain trumpisme qui l’inciterait à la post-vérité. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN. – Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Louis Boyard
Après l’article 1er (suite)
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Rendez l’argent !

UR
Après l’article 1er (suite)
Un député du groupe RN

C’est la Corée du Nord – Kim Jong-un !

Photo de Mme Ayda Hadizadeh
Après l’article 1er (suite)
Mme Ayda Hadizadeh Ayda Hadizadeh SOC

Jordan Bardella a pris l’avion !

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 908 et 911 sont retirés.)

Amdt 908 Retiré Amdt 911 Retiré
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission sur le no 983 ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Sagesse.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Christophe Bex.

Photo de M. Christophe Bex
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Bex Christophe Bex LFI-NFP

Le titre du projet de loi que nous examinons depuis deux jours contient le mot « simplification ». Chers collègues, méfions-nous : plus une organisation est simple, verticale, plus elle est injuste. Nous avons besoin de débats ! Le collègue Renault parlait ce matin de référendum ; or, au cours de son premier mandat, le président Macron a eu une bonne initiative, la Convention citoyenne pour le climat, dont les participants étaient tirés au sort. Sans l’irrigation qu’assurent les collectifs, les comités, les instances,…

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Les ONG, les lobbys…

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 1er (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Des instances, il faut en créer d’autres !

Photo de M. Christophe Bex
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Bex Christophe Bex LFI-NFP

…comment voulez-vous que l’information, donc la démocratie circulent ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous supprimez tous les organismes qui, dans un monde de plus en plus complexe, permettent de réfléchir. Vous êtes en train de nous couper les bras, de désarmer la citoyenneté ! (Mêmes mouvements.) Face à la multiplicité des individus, des situations, il conviendrait de renforcer ces agences, d’en créer d’autres, de leur donner des moyens humains – car, s’agissant d’informer les citoyens, rien ne remplacera les relations humaines. Afin de récupérer des électeurs, vous misez sur l’isolement, la division (Protestations sur les bancs du groupe RN) ; nous sommes, nous, contre l’obscurité, pour la lumière ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Monsieur Matthias Renault, éclairez-nous ! Vous avez la parole.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Je rappelle que l’amendement porte sur la suppression de la Commission de la rémunération équitable. Je ne vois pas trop le lien avec l’amendement, mais nous sommes habitués depuis deux jours à ce genre de grandes envolées. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) En revanche, monsieur Bex, vous avez dit quelque chose d’intéressant. Vous avez fait un lien entre le tirage au sort, notamment utilisé dans le cadre de la Convention citoyenne pour le climat, et les commissions, instances et organismes dont nous parlons aujourd’hui, et qui pourraient, en définitive, conditionner les citoyens. Vous nous dites finalement que la suppression de ces organismes serait un danger pour la démocratie, parce qu’elle laisserait nos pauvres petits concitoyens tirés au sort seuls, isolés et abandonnés. Mais c’est le principe de la démocratie directe ! Les citoyens sont des adultes, libres de prendre leurs propres décisions. C’est bien le principe du référendum. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Quand on propose, comme nous le faisons, un référendum d’initiative présidentielle ou d’initiative citoyenne, ce n’est pas pour que le choix des citoyens soit conditionné par un quelconque intermédiaire – ni par des commissions, ni par des médias, ni par des associations politisées. C’est pour que les citoyens prennent le pouvoir directement. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de Mme Ayda Hadizadeh
Après l’article 1er (suite)
Mme Ayda Hadizadeh Ayda Hadizadeh SOC

Vous êtes contre la presse ? Contre les médias ?

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 983.

Amdt 983 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 81 Nombre de suffrages exprimés 76 Majorité absolue 39 Pour l’adoption 29 Contre 47

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 983 n’est pas adopté.)

Amdt 983 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 1426 de M. David Magnier est défendu.

Amdt 1426 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 1er (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Mais l’amendement est défendu !

Photo de Mme Claire Lejeune
Après l’article 1er (suite)
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Même si cet amendement est défendu, nous tenons à en parler. La Commission pour la rémunération de la copie privée est particulièrement importante dans un contexte de transition numérique, qui accentue le déséquilibre entre les intérêts des producteurs d’œuvres d’art et ceux des consommateurs. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Cette commission est donc nécessaire pour vérifier que les droits des producteurs d’œuvres d’art ou autres productions intellectuelles sont correctement protégés. Oui, au risque de vous surprendre, les commissions et les normes dont nous parlons sont là pour assurer l’égalité entre les acteurs, et promeuvent l’intérêt général. Je sais que ces notions-là ne vous sont pas familières, mais elles existent. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je vous propose de voter contre cet amendement de suppression. J’en profite pour souligner que l’amendement no 908, finalement retiré, visait à supprimer l’Agence des communications mobiles opérationnelles de sécurité et de secours (Acmoss). Il s’agit tout de même du réseau de communication de nos forces de secours et de nos forces de police. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Ian Boucard
Après l’article 1er (suite)
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Ses auteurs sont contre la police ! (Sourires.)

Photo de Mme Claire Lejeune
Après l’article 1er (suite)
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Peut-être avez-vous eu un peu honte de cet amendement, ce qui vous a poussés à le retirer. Ça prouve tout de même que vous proposez de supprimer – au pif – n’importe quelle commission, même celles qui touchent à notre sécurité. Ce n’est pas très sérieux. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Je propose que l’on se concentre sur les amendements défendus plutôt que sur ceux qui ont été retirés. La parole est à M. Matthias Renault.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Décidément, vous savez tout, madame la députée. Il y a beaucoup de condescendance dans vos propos. (« Oh là là » sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est incroyable, parce qu’il y a tout de même 1 200 agences et organismes,…

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Ce chiffre est faux !

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

…mais vous, en l’espace de deux jours, vous avez absolument tout lu à leur propos. (« Vous auriez dû en faire autant ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous avez la science infuse, à gauche. C’est impressionnant. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est à se demander quand vous trouvez le temps d’être législateur ou d’aller en circonscription…

Photo de M. Louis Boyard
Après l’article 1er (suite)
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

On a gagné les dernières élections ; vous avez fait une alliance avec Macron !

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

…parce que vous passez visiblement vos jours et vos nuits à lire des rapports de commissions diverses et variées. Plus sérieusement, nous aimerions pouvoir avancer dans l’examen du texte.

Photo de Mme Lisa Belluco
Après l’article 1er (suite)
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Retirez vos amendements, alors !

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Je comprends que ce n’est pas votre cas et que vous préféreriez que le débat s’enlise. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Si certains de nos amendements sont retirés ou défendus, ça n’est pas parce que nous en avons honte : c’est simplement parce qu’on veut accélérer les débats. Nous n’avons honte de rien dans cette histoire. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Louis Boyard
Après l’article 1er (suite)
M. Louis Boyard Louis Boyard LFI-NFP

Vous osez tout : c’est à ça qu’on vous reconnaît !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1426.

Amdt 1426 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 82 Nombre de suffrages exprimés 80 Majorité absolue 41 Pour l’adoption 24 Contre 56

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1426 n’est pas adopté.)

Amdt 1426 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 943 de M. Matthias Renault est défendu.

Amdt 943 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Gérard Leseul.

Photo de M. Gérard Leseul
Après l’article 1er (suite)
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Je serai très bref, ce qui permettra à nos collègues de s’exprimer. Retirer un amendement ou dire qu’il est défendu sont deux choses très différentes. Vous ne pouvez pas prétendre que c’est la même chose. Ici, vous défendez un amendement sans en préciser ni la teneur, ni les incidences qu’il aurait sur la vie de nos concitoyens. Par ailleurs, vous avez laissé entendre tout à l’heure que vous n’entendiez supprimer qu’une partie de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi). Là, c’est l’ensemble de l’Inpi dont vous proposez la suppression. Je rappelle que c’est un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’industrie, et qu’il est autofinancé. Il ne coûte donc rien à l’État. Il serait contreproductif de supprimer une instance qui met à disposition de tous les citoyens et des entreprises une documentation utile sur les brevets et les marques, et sur tout ce qui aide les entreprises à avancer et à innover. Vous auriez mieux fait de retirer cet amendement plutôt que de dire qu’il était défendu.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 943.

Amdt 943 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 72 Nombre de suffrages exprimés 71 Majorité absolue 36 Pour l’adoption 19 Contre 52

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 943 n’est pas adopté.)

Amdt 943 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Pierre Meurin, pour soutenir l’amendement no 1588, qui fait l’objet du sous-amendement no 2643.

Amdt 1588 Rejeté
Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

L’amendement vise à supprimer le Conseil national de la culture scientifique, technique et industrielle (CNCSTI), qui ne s’est pas réuni depuis 2019. Il ne s’agit pas pour nous de défendre à tout va nos amendements. Nous essayons simplement d’accélérer, ce qui ne veut pas dire que nous n’ayons pas de fond à apporter. On voit bien que la gauche souhaite faire de l’obstruction (Exclamations et « Vous nous avez fait perdre quatre heures hier ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP)… …parce qu’elle est contre la simplification de la vie économique.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Est-ce qu’on peut se concentrer sur l’amendement, monsieur Meurin ?

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Je me concentrerai effectivement sur l’amendement que M. le rapporteur m’a fait l’honneur de sous-amender et je serai beaucoup plus économe en prises de parole pour la suite de mes amendements. La gauche rebondit sur chaque amendement pour nous empêcher d’arriver au terme de cette discussion. C’est caricatural.

Photo de M. Benoît Biteau
Après l’article 1er (suite)
M. Benoît Biteau Benoît Biteau EcoS

C’est vous qui l’êtes !

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

On perd du temps, là !

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

On voit bien votre stratégie. Vous ne vous voulez pas simplifier la vie économique de ce pays : vous êtes les ennemis de tous les opérateurs, de toutes nos entreprises, de nos agriculteurs, de nos artisans, des particuliers et des collectivités territoriales. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Je rappelle que la parole est libre dans cet hémicycle, mais que l’on va respecter les règles, y compris celles relatives aux rappels au règlement.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je propose donc de donner la parole à M. le rapporteur pour qu’il présente son sous-amendement no 2643, puis de passer au rappel au règlement de Mme Claire Lejeune.

Amdt 2643 Adopté
Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Il est rédactionnel. Le II de l’amendement est contraire à la Constitution, puisque ce n’est pas à la loi de déterminer l’organisation des services du gouvernement ; c’est pourquoi il fallait le réécrire.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Sur l’amendement, votre avis est favorable ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Oui, monsieur le président, d’abord parce que le CNCSTI ne s’est pas réuni depuis 2019, ensuite parce qu’on constate qu’aucun crédit de fonctionnement ne lui est alloué et qu’aucune dépense n’est engagée à son endroit. Il n’a pas véritablement d’existence. Je suis donc favorable à sa suppression.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée sur l’amendement ainsi sous-amendé.

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Claire Lejeune, pour un rappel au règlement.

Photo de Mme Claire Lejeune
Rappel au règlement
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

J’interviens sur la base de l’article 100, relatif à la bonne tenue des débats. Chers collègues, vous nous avez accusés de faire de l’obstruction, mais la quasi-totalité des amendements dont on discute sont les vôtres. Depuis ce matin, vous rappelez que l’Assemblée nationale est le lieu de la démocratie et qu’aucun autre lieu ne doit l’être. Pourtant, vous nous dites de nous taire parce que vous voulez avancer sur ce texte. Eh bien non : nous sommes des parlementaires, nous voulons débattre. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Nous voulons aborder le fond des sujets. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Gérard Leseul applaudit également.) Si vous ne voulez pas y passer du temps, vous pouvez très bien retirer tous vos amendements.

Photo de Mme Marie Mesmeur
Rappel au règlement
Mme Marie Mesmeur Marie Mesmeur LFI-NFP

Retirez-les !

Photo de Mme Claire Lejeune
Rappel au règlement
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Au cours de ces débats, vous mettez en cause des pans entiers de nos politiques publiques. Nous sommes là pour vous répondre, et nous le ferons jusqu’au bout. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir.

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Nous allons voter contre cet amendement pour plusieurs raisons. Le CNCSTI contribue à l’élaboration d’une stratégie nationale de développement de la culture scientifique. Il fait partie des instances permettant d’agir pour une réelle programmation de la recherche, qui a été fragilisée par la mal nommée loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030. Il s’inscrit surtout dans une histoire longue, celle de la popularisation de la science, des réalisations techniques et industrielles. La diffusion de la culture scientifique est particulièrement importante pour les jeunes générations qui aspirent à se cultiver dans ce domaine. Le développement de la culture scientifique remonte à la fin du XIXe siècle et s’incarne dans des institutions aussi utiles que le Palais de la découverte, créé en 1937 au temps du Front populaire, ou la Cité des sciences. De nombreuses associations contribuent à ce mouvement pour la culture scientifique et pour la pratique partagée de la science. Ces acteurs de l’éducation populaire ont besoin d’être fédérés par des stratégies structurées au niveau national. Le CNCSTI pourrait jouer un rôle fondamental en la matière. Plutôt que de proposer sa suppression, il faudrait encourager son action par exemple en approfondissant la coopération entre les services des ministères de la culture et de la recherche. Les difficultés financières de la recherche – et de nombreux autres secteurs – ne viennent pas du trop grand nombre d’agences, comme on essaie de nous le faire croire ici, mais d’un manque structurel de moyens et d’un défaut de programmation. Vous proposez de simplifier à tout va pour faire des économies. Nous répondons qu’il faut planifier, anticiper et investir, y compris pour la culture scientifique. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le rapporteur.

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Madame la députée, vous faites exactement ce que vous reprochiez à vos collègues : vous commentez simplement le titre des instances dont on parle, sans vous intéresser à leur utilité concrète. Moi aussi, quand je lis le titre du Conseil national de la culture scientifique, technique et industrielle, je trouve que c’est génial, et je suis convaincu qu’il faut encourager le développement de la culture scientifique. Cependant, je viens de retrouver une question écrite posée par M. Philippe Berta à la ministre de l’enseignement supérieur, publiée le 14 février 2023. Il l’alerte sur « l’état de déshérence » dans lequel est laissée cette instance. Il poursuit : « Depuis 2019, aucune présidence n’assure son fonctionnement et le conseil ne s’est plus réuni par la suite. Le rapport pour avis du projet de loi de finances pour 2023 de la recherche et l’enseignement supérieur fait état d’une absence totale de structuration et de direction ». Oui, le titre est bon, mais je suis désolé de le dire : cette instance est une coquille vide. Pourquoi maintenir son existence ?

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Pierre Henriet.

Photo de M. Pierre Henriet
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Henriet Pierre Henriet HOR

J’ai été membre du conseil d’administration du CNCSTI pendant cinq ans. Malheureusement, force est de constater que je n’ai pas eu l’occasion d’être beaucoup convoqué pour y assister. Je n’ai quasiment pas touché mon salaire en tant que membre de ce Conseil.

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Votre salaire ? Ce n’est pas un jeton de présence ?

Photo de M. Pierre Henriet
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Henriet Pierre Henriet HOR

Je suis convaincu qu’il est important de pouvoir créer des liens entre les humanités et les sciences. Ce n’est toutefois pas de ce conseil que l’on pourra attendre quoi que ce soit. Au cours de la seule réunion tenue dans le cadre du mandat 2017-2022, j’ai bien vu que les représentants des ministères étaient assez perdus. Je soutiens donc l’amendement ainsi sous-amendé par le rapporteur, qui est un amendement de bon sens. (Applaudissements sur les bancs des commissions.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix le sous-amendement no 2643.

Amdt 2643 Adopté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Le vote à main levée n’ayant pas été concluant, il est procédé à un scrutin public.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 85 Nombre de suffrages exprimés 85 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 46 Contre 39

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Le sous-amendement no 2643 est adopté.)

Amdt 2643 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1588, tel qu’il a été sous-amendé.

Amdt 1588 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 85 Nombre de suffrages exprimés 83 Majorité absolue 42 Pour l’adoption 40 Contre 43

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1588, sous-amendé, n’est pas adopté.)

Amdt 1588 Rejeté
Photo de M. Ian Boucard
Après l’article 1er (suite)
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Certains votent le sous-amendement mais pas l’amendement !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Pierre Meurin, pour soutenir l’amendement no 1563.

Amdt 1563 Rejeté
Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Il vise comme le précédent à supprimer le Conseil national de la culture scientifique, technique et industrielle, mais sans le réinternaliser – l’amendement de repli est plus radical que l’amendement initial. Je trouve dommage que par idéologie, certains députés qui ont voté l’amendement du rapporteur Naegelen n’aient pas voté l’amendement ainsi sous-amendé. Ces débats deviennent stupides – cela me fatigue que nous n’arrivions pas à adopter des amendements de bon sens pour simplifier la vie économique.

PS
Après l’article 1er (suite)
Plusieurs députés du groupe SOC

Nous aussi !

Photo de M. Emmanuel Grégoire
Après l’article 1er (suite)
M. Emmanuel Grégoire Emmanuel Grégoire SOC

Retirez vos amendements !

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

C’est désespérant.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Je vous laisse utiliser les termes de votre choix pour qualifier les débats, qui à mes yeux sont de qualité. J’ai moi-même été surpris des résultats de ce scrutin, mais c’est ainsi, l’Assemblée nationale s’est prononcée. Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Favorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Charles Fournier.

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Monsieur Meurin, si vous voulez gagner du temps, retirez tous les amendements que vous avez déposés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ce qui fait perdre du temps, ce sont les amendements que vous déposez en trois exemplaires – ils sont parfois cohérents, parfois non. Vous l’avez dit vous-même, parfois vous voulez réinternaliser, parfois non – et vous ne dites pas comment. Souvent, quand vous proposez de supprimer un organisme, vous dites que cela permettra de faire des économies, mais vous n’en chiffrez pas le montant, ou bien vous le faites mal. Au lieu de considérer le coût de fonctionnement d’une agence, vous incluez les subventions qu’elle redistribue et vous dites : cela coûte 65 millions d’euros. C’est faux ; il faut regarder le coût de fonctionnement – c’est là-dessus que l’on peut faire des économies. S’agissant des conseils nationaux placés auprès des ministres – c’est le cas du Conseil national de la culture scientifique, technique et industrielle –, c’est au ministre de s’en servir. Ils ont été créés à cette fin ; quand ils ne sont plus utilisés, on peut s’interroger. L’absence de nomination d’une présidence ou de réunions est parfois liée au fait qu’on ne s’en sert plus. Ces instances réunissent des acteurs de la société civile. On ne peut pas réinternaliser la société civile ! Cela n’a aucun sens. Réunir les représentants de la société civile dans une telle instance permet de gagner du temps et de simplifier. Si l’on doit organiser des réunions bilatérales avec les vingt-quatre membres de ce conseil national, on perdra du temps – à moins que vous ne vouliez plus discuter avec eux, ce qui serait très inquiétant. (M. Gérard Leseul et M. Maxime Laisney applaudissent.)

Photo de M. Maxime Laisney
Après l’article 1er (suite)
M. Maxime Laisney Maxime Laisney LFI-NFP

C’est du bon sens !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Pierre Meurin.

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Je suis énervé.

Photo de Mme Julie Ozenne
Après l’article 1er (suite)
Mme Julie Ozenne Julie Ozenne EcoS

Vexé !

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Alors que le CNCSTI doit rendre un bilan annuel, il n’y en a pas depuis sept ans. Je veux bien que votre intention soit de ne rien supprimer, y compris les instances les plus inutiles. En réalité, vous faites de l’obstruction à la simplification – vous n’êtes ici que pour cela. Je reviens sur l’amendement précédent qui était à mon avis raisonnable.

Photo de M. Gérard Leseul
Après l’article 1er (suite)
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

On ne revient pas sur l’amendement précédent !

Photo de M. Pierre Meurin
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Il s’agissait non de supprimer le CNCSTI mais de réinternaliser les personnels. Je m’adresse aux collègues qui ont voté l’excellent sous-amendement du rapporteur Naegelen et qui n’ont pas voté l’amendement : expliquez-nous le sens d’un tel vote – c’est vraiment puéril. Je suis fatigué de ces débats qui n’ont plus aucun sens.

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Allez vous reposer ! Une petite sieste vous ferait du bien !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Le scrutin était public, le compte rendu du vote doit l’être également. Je vous laisserai en parler entre vous. Je mets aux voix l’amendement no 1563.

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 79 Nombre de suffrages exprimés 78 Majorité absolue 40 Pour l’adoption 37 Contre 41

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1563 n’est pas adopté.)

Amdt 1563 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 907 rectifié de M. Matthias Renault est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

907 (Rect) Rejeté
Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 907 rectifié.

907 (Rect) Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 77 Nombre de suffrages exprimés 75 Majorité absolue 38 Pour l’adoption 27 Contre 48

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 907 rectifié n’est pas adopté.)

907 (Rect) Rejeté
Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Charles Sitzenstuhl, pour un rappel au règlement.

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Rappel au règlement
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Il se fonde sur l’article 98 de notre règlement. C’est un rappel au règlement de bienveillance généralisée. (Sourires.)

Photo de M. Nicolas Sansu
Rappel au règlement
M. Nicolas Sansu Nicolas Sansu GDR

C’est l’article qui est bienveillant !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Rappel au règlement
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

L’article 98 est celui qui…

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure

Lisez-le nous.

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Rappel au règlement
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Il comprend six alinéas.

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure

Résumez-le dans ce cas.

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Rappel au règlement
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Il porte sur les règles de dépôt des amendements. Monsieur le président, depuis plusieurs minutes, des députés du Rassemblement national nous demandent d’accélérer les débats. Nous sommes plusieurs à le souhaiter. Il est acquis pour tout le monde que nous ne terminerons pas l’examen du texte cette semaine.

Photo de M. Ian Boucard
Rappel au règlement
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Vous êtes pessimiste !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Rappel au règlement
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Son examen reprendra à la fin du mois. Chers collègues du Rassemblement national, il faut joindre les actes aux paroles. Messieurs Renault et Meurin, vous voyez bien la technique qui est employée en face :…

Photo de M. Gérard Leseul
Rappel au règlement
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

La réponse !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Rappel au règlement
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

…même si vous dites qu’un amendement est défendu, nos collègues de gauche prennent systématiquement la parole. Compte tenu de la configuration de l’hémicycle, vous n’arriverez pas à faire adopter vos amendements. Retirez-les donc ; nous pourrons accélérer.

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure

Je le rappelle, la parole est libre, ainsi que la défense des amendements. Si un groupe parlementaire souhaite que l’on procède au vote, sans défendre ses amendements, c’est son droit le plus strict.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 918 de M. Matthias Renault est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 918 Rejeté
Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 918.

Amdt 918 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 73 Nombre de suffrages exprimés 72 Majorité absolue 37 Pour l’adoption 29 Contre 43

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 918 n’est pas adopté.)

Amdt 918 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de plusieurs amendements, nos 2297, 4, 225 et 964, pouvant être soumis à une discussion commune. Les amendements nos 4, 225 et 964 sont identiques. La parole est à M. Charles Alloncle, pour soutenir l’amendement no 2297.

Amdt 2297 Rejeté
Photo de M. Charles Alloncle
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Je serai bref pour accélérer les débats. Notre pays compte 400 000 normes – vous commencez à bien connaître ce chiffre. On a même créé des commissions qui rendent des avis sur l’état de la bureaucratie et sur la manière dont on devrait organiser ces 400 000 normes. L’amendement vise à supprimer deux organismes. D’abord, nous voulons supprimer la Commission supérieure de codification (CSC), qui tire d’ailleurs un CSC, un but contre son propre camp – je m’adresse aux amateurs de football. Alors qu’elle dispose de près de 70 000 euros de budget annuel, elle ne rend que cinq ou six avis par an. Le Conseil d’État fait exactement la même chose que cette commission ; je doute donc de l’utilité de celle-ci. Ensuite, nous souhaitons supprimer le Conseil de normalisation des comptes publics (CNOCP), qui fait exactement la même chose que la Cour des comptes. J’ai consulté son site internet et j’ai interrogé des membres de ce comité. J’ai trouvé six avis, au total, soixante-dix pages – pour la modique somme de 1,4 million d’euros de coûts de fonctionnement par an. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) J’attends que l’un d’entre vous, chers collègues de gauche, creuse le sujet et m’explique pourquoi nous devrions maintenir ces deux organismes qui assurent les mêmes missions que le Conseil d’État et la Cour des comptes.

Photo de Mme Manon Meunier
Après l’article 1er (suite)
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

C’est vous qui voulez les supprimer !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Anne-Laure Blin, pour soutenir l’amendement no 4.

Amdt 4 Retiré
Photo de M. Benoît Biteau
Après l’article 1er (suite)
M. Benoît Biteau Benoît Biteau EcoS

Ah, le monopole des bonnes idées va s’exprimer !

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Nous avons bien compris l’objectif de la gauche – nos collègues essaient chaque fois de renchérir sur l’utilité des différentes commissions, mais ils sont bien en peine d’expliquer précisément à quoi elles servent. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Les entrepreneurs de France et les Français nous regardent. Ce texte ne porte pas uniquement sur les agences de l’État – je l’ai souligné en commission spéciale. Les attentes sont fortes en ce qui concerne la fin des surtranspositions, l’évaluation des normes et le « test PME ». Il y a beaucoup à faire également pour renforcer le principe Dites-le nous une fois, abroger les zones à faibles émissions (ZFE) et assouplir l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN).

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Rien à voir avec l’amendement !

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Je retire cet amendement, mais en espérant que les débats avanceront.

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 4 est retiré.)

Amdt 4 Retiré
Photo de M. Ian Boucard
Après l’article 1er (suite)
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Bravo, madame Blin, pour votre attitude constructive !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 225 de M. Éric Pauget n’est pas défendu et l’amendement no 964 de M. Matthias Renault est retiré.

Amdt 964 Retiré
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 964 est retiré.)

Amdt 964 Retiré
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission sur l’amendement no 2297 ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Photo de Mme Claire Lejeune
Après l’article 1er (suite)
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Cela ne nous pose pas de problème de vous apporter des explications sur l’utilité de ces commissions. S’agissant du Conseil de normalisation des comptes publics, la normalisation comptable désigne le fait d’établir des règles communes pour homogénéiser la manière dont les différentes administrations établissent la comptabilité et définir ainsi une structure de comptabilité commune à l’ensemble des administrations. En supprimant l’instance qui permet l’harmonisation et le transfert d’informations entre administrations, l’amendement créera de la complexité, ce qui va à l’encontre de l’objectif de simplification de la vie économique.

Photo de M. Charles Alloncle
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Le Conseil d’État et la Cour des comptes le font déjà !

Photo de Mme Claire Lejeune
Après l’article 1er (suite)
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Les avis que rend ce Conseil sont utiles ; il se penche actuellement sur la comptabilisation de tous les enjeux de durabilité. Notre système économique doit intégrer les nouveaux enjeux écologiques et environnementaux. Nous devons déployer un nouveau langage comptable pour en tenir compte dans les décisions politiques et économiques.

Photo de M. Charles Alloncle
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Le Conseil d’État et la Cour des comptes !

Photo de Mme Claire Lejeune
Après l’article 1er (suite)
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Ce type de conseil nous aide à le faire. Il faut arrêter avec ces propositions de suppression lunaires que vous défendez si mal. (M. Christophe Bex applaudit.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de deux demandes de scrutin public : sur l’amendement no 941, par les groupes Écologiste et social et Socialistes et apparentés ; sur les amendements nos 946, 156, 920, 6, 230, 958, 1888, 24, 923, 982, 1437, 5, 229, 965, 1424 et 961 par le groupe Écologiste et social. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Je mets aux voix l’amendement no 2297.

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 85 Nombre de suffrages exprimés 69 Majorité absolue 35 Pour l’adoption 15 Contre 54

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2297 n’est pas adopté.)

Amdt 2297 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Matthias Renault, pour soutenir l’amendement no 941.

Amdt 941 Retiré
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 941 est retiré.)

Amdt 941 Retiré
UL
Après l’article 1er (suite)
Un député du groupe LFI-NFP

Il était bien celui-là !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 946 de M. Matthias Renault est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 946 Rejeté
Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Mathilde Hignet.

Photo de Mme Mathilde Hignet
Après l’article 1er (suite)
Mme Mathilde Hignet Mathilde Hignet LFI-NFP

Je vais en venir à l’amendement, mais il est dommage que le précédent ait été retiré. Il visait… (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Ian Boucard
Après l’article 1er (suite)
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Il a été retiré !

Photo de Mme Mathilde Hignet
Après l’article 1er (suite)
Mme Mathilde Hignet Mathilde Hignet LFI-NFP

Il visait à supprimer l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) qui protège les labels de qualité, ce qui montre l’hypocrisie du RN sur les questions agricoles. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Cet amendement vise à supprimer l’Office de développement de l’économie agricole d’outre-mer (Odeadom). C’est scandaleux ; j’aimerais savoir ce qui justifie sa suppression. Au vu des conséquences du cyclone Chido sur l’agriculture à Mayotte – elle a été complètement dévastée –, cet amendement de suppression est malvenu. (Mêmes mouvements.) Avez-vous demandé l’avis des chambres d’agriculture d’outre-mer sur cette suppression ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Matthias Renault.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Ma réponse sera très brève : il existe un ministère des outre-mer et une direction générale des outre-mer.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 946.

Amdt 946 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 84 Nombre de suffrages exprimés 83 Majorité absolue 42 Pour l’adoption 28 Contre 55

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 946 n’est pas adopté.)

Amdt 946 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Les amendements identiques nos 156 de M. Hervé de Lépinau et 920 de M. Matthias Renault sont défendus. Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Benoît Biteau.

Photo de M. Benoît Biteau
Après l’article 1er (suite)
M. Benoît Biteau Benoît Biteau EcoS

Cet amendement est absolument merveilleux ! L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) nous préserve des risques sanitaires, dans un contexte de défis considérables à relever pour la santé de nos enfants, de nos agriculteurs, de la biodiversité et du climat. Cette agence sanitaire nous préserve des différentes menaces et contribue à répondre à ces enjeux : ceux qui se prétendent les chevaliers blancs de la défense de l’agriculture et des agriculteurs devraient le savoir. Or, ce que vous n’avez pas compris, à droite de l’hémicycle, c’est que le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité menacent la souveraineté alimentaire dont vous parlez sans en avoir un échantillon sur vous. C’est pourquoi nous avons absolument besoin de l’Anses pour nous éclairer. (Mme Manon Meunier applaudit.) Enfin, je vous invite à rencontrer dans ma circonscription les parents des enfants qui développent des cancers pédiatriques. Allez leur expliquer, alors qu’ils emmènent leurs enfants en chimiothérapie, qu’ils peuvent se permettre de voir disparaître l’agence sanitaire qui est là pour les protéger. Votre proposition est tout simplement une honte ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS, LFI-NFP et SOC.)

Photo de Mme Marie Mesmeur
Après l’article 1er (suite)
Mme Marie Mesmeur Marie Mesmeur LFI-NFP

Oui, c’est honteux !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix les amendements identiques nos 156 et 920.

Amdt 156 Rejeté Amdt 920 Rejeté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 87 Nombre de suffrages exprimés 86 Majorité absolue 44 Pour l’adoption 29 Contre 57

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 156 et 920 ne sont pas adoptés.)

Amdt 156 Rejeté Amdt 920 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de quatre amendements identiques, nos 6, 230, 958 et 1888. La parole est à Mme Anne-Laure Blin, pour soutenir l’amendement no 6.

Amdt 6 Retiré
Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Je le retire pour faire avancer les débats.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Les amendements nos 958 de M. Matthias Renault et 1888 de M. Éric Ciotti sont également retirés. L’amendement no 230 n’est pas défendu.

Amdt 958 Retiré Amdt 1888 Retiré
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 6, 958 et 1888 sont retirés.)

Amdt 6 Retiré Amdt 958 Retiré Amdt 1888 Retiré
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Anne-Laure Blin, pour soutenir l’amendement no 24.

Amdt 24 Retiré
Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Je le retire pour la même raison.

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 24 est retiré.)

Amdt 24 Retiré
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Matthias Renault, pour soutenir l’amendement no 923. Vous pouvez soutenir en même temps l’amendement suivant, no 982.

Amdt 923 Retiré Amdt 982 Retiré
Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Nous proposons depuis plusieurs années de supprimer les agences régionales de santé (ARS) et le Conseil national de pilotage des ARS, mais je retire ces deux amendements pour faire avancer les débats.

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 923 et 982 sont retirés.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Sont retirés également l’amendement no 1437 de M. David Magnier, les amendements identiques nos 5 de Mme Anne-Laure Blin et 965 de M. Matthias Renault – l’amendement identique no 229 n’étant pas défendu –, ainsi que les amendements nos 1424 de M. David Magnier, 961, 900, 979, 931 de M. Matthias Renault, 2299 de M. Charles Alloncle et 981 de M. Matthias Renault.

Amdt 1437 Retiré Amdt 5 Retiré Amdt 965 Retiré Amdt 1424 Retiré Amdt 961 Retiré Amdt 900 Retiré Amdt 979 Retiré Amdt 931 Retiré Amdt 2299 Retiré Amdt 981 Retiré
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements nos 1437, 5, 965, 1424, 961, 900, 979, 931, 2299 et 981 sont retirés.)

Amdt 1437 Retiré Amdt 5 Retiré Amdt 965 Retiré Amdt 1424 Retiré Amdt 961 Retiré Amdt 900 Retiré Amdt 979 Retiré Amdt 931 Retiré Amdt 2299 Retiré Amdt 981 Retiré
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Matthias Renault, pour soutenir l’amendement no 924.

Amdt 924 Rejeté
Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Il vise à supprimer l’Agence du service civique et en l’occurrence, j’aimerais connaître l’avis de la gauche. Que pensez-vous de l’avenir de cette agence ? Je vous écoute.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Vous avez deux minutes ! (Sourires.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Avant de demander l’avis de la gauche, quel est celui de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Manon Meunier.

Photo de Mme Manon Meunier
Après l’article 1er (suite)
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Si le service civique existe, il nous paraît logique qu’une agence en exerce le contrôle. J’ai moi-même une question à vous poser : qui avez-vous contacté avant de formuler votre proposition ? Vous vous êtes forcément appuyés sur une étude d’impact sérieuse, vous avez nécessairement rencontré des agents de l’Agence du service civique pour comprendre leurs missions, savoir combien de fois ils s’étaient réunis l’an dernier, identifier quelles personnes ils accompagnaient et selon quelles modalités. Puisque c’est vous qui proposez la suppression de cette agence, c’est à nous de vous poser des questions. Votre exposé des motifs n’est pas clair, vous n’évoquez même pas l’impact de votre proposition sur le service civique. Nous attendons donc vos réponses : éclairez-nous, chers collègues ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Matthias Renault.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

J’observe la gêne de la gauche sur l’avenir de l’Agence du service civique. (Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Nous avons étudié la question en commission des finances et j’avais d’ailleurs déposé le même amendement lors de l’examen du projet de loi de finances.

Photo de Mme Julie Ozenne
Après l’article 1er (suite)
Mme Julie Ozenne Julie Ozenne EcoS

C’est quoi pour vous, le service civique ?

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

L’évaluation du service civique et de l’Agence du service civique, qui sont intégrés dans un programme budgétaire, fait l’objet de bleus budgétaires. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe EcoS.)

Photo de M. Alexis Corbière
Après l’article 1er (suite)
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Vous confondez le SNU et le service civique ! Vous n’avez rien compris !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Prisca Thevenot et à elle seule.

Photo de Mme Prisca Thevenot
Après l’article 1er (suite)
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

On évalue la pertinence d’une agence à l’aune de l’efficacité des politiques publiques qui relèvent de sa compétence. S’agissant du service civique, si vous ne voulez pas rencontrer les opérateurs des agences, allez parler à tous les jeunes qui voient dans le service civique une façon de s’engager dans le monde associatif – cela vous fait rire mais ce n’est pas drôle – et de travailler en faveur de l’inclusion. Je vous vois sourire, monsieur Renault…

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Ça coûte cher !

Photo de Mme Prisca Thevenot
Après l’article 1er (suite)
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

Vous pensez peut-être pouvoir supprimer une agence d’un claquement de doigts, sans remettre en cause les politiques publiques associées qui s’adressent directement à des jeunes issus souvent de la ruralité et qui voient dans le service civique une façon de s’insérer dans la société et d’échapper aux grandes difficultés qu’ils vivent chaque jour. Plutôt que de faire de l’esbroufe en faisant semblant de ne pas voir les conséquences très directes de votre amendement sur nos jeunes et nos familles, vous devriez ne pas prendre à la légère le rôle de cette agence. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.)

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 924 n’est pas adopté.)

Amdt 924 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Sur les amendements nos 2296 et 2522, je suis saisi par le groupe Écologiste et social d’une demande de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de deux amendements identiques, nos 919 et 2296. Le no 919 de M. Matthias Renault est retiré.

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 919 est retiré.)

Amdt 919 Rejeté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Charles Alloncle, pour soutenir l’amendement no 2296.

Amdt 2296 Rejeté
Photo de M. Charles Alloncle
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Il vise à supprimer l’Agence nationale du sport, dont le budget annuel s’élève à un demi-milliard – rien que cela !

Photo de M. Nicolas Sansu
Après l’article 1er (suite)
M. Nicolas Sansu Nicolas Sansu GDR

Ce sont des subventions !

Photo de M. Charles Alloncle
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Non, il n’y a pas que des subventions, les coûts de fonctionnement sont de 20 millions par an.

Photo de M. Nicolas Sansu
Après l’article 1er (suite)
M. Nicolas Sansu Nicolas Sansu GDR

Ça finance des équipements dans les territoires !

Photo de M. Charles Alloncle
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Ne dites pas n’importe quoi, j’ai effectué la recherche et ces chiffres sont parfaitement véridiques, vous pourrez les vérifier ! Cette agence a été créée il y a cinq ans dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de Paris.

Photo de M. Nicolas Sansu
Après l’article 1er (suite)
M. Nicolas Sansu Nicolas Sansu GDR

C’est une taxe affectée !

Photo de M. Charles Alloncle
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Elle avait pour but de développer la pratique sportive dans toutes les fédérations et de préparer les meilleurs espoirs de haut niveau en vue des Jeux olympiques. Ces Jeux étant terminés,…

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Il y aura des Jeux olympiques en 2028, 2032, 2036…

Photo de M. Charles Alloncle
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

…j’ai du mal à comprendre pourquoi le ministère des sports ne pourrait pas, grâce à ses crédits dédiés, assurer exactement les mêmes missions que cette agence. Pour en avoir parlé à quelques élus et à quelques membres de cette agence, nous constatons aussi que les collectivités ne sont pas associées aux décisions relatives au fléchage des financements.

Photo de M. Nicolas Sansu
Après l’article 1er (suite)
M. Nicolas Sansu Nicolas Sansu GDR

Ce sont les banques des collectivités !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Anne-Laure Blin.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Je demande une suspension de séance, monsieur le président.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Elle est de droit.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La séance est suspendue.

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(La séance, suspendue à seize heures dix, est reprise à seize heures vingt-cinq.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La séance est reprise. La parole est à M. le président de la commission spéciale.

Photo de M. Ian Boucard
Suspension et reprise de la séance
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Je souhaite faire un point d’étape sur nos débats, qui sont…

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Intéressants !

Photo de M. Ian Boucard
Suspension et reprise de la séance
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

…fort intéressants mais parfois un peu longs. Nous avons commencé mercredi vers dix-huit heures trente l’examen du projet de loi de simplification de la vie économique. Pour l’instant, nous avons traité des réintégrations souhaitées par certains à l’article 1er et des suppressions voulues par d’autres après l’article 1er. Avant la suspension, il restait un peu plus de 1 200 amendements en discussion ; au rythme peu soutenu où nous allons, cela représente 130 heures de débat. Nos débats sont pourtant intéressants et mériteraient que nous y revenions. J’ai d’ailleurs pu échanger à ce sujet avec des collègues issus de l’ensemble des groupes, et je connais la volonté de simplification de M. le ministre ; nous aurons sans doute à construire ensemble une autre méthode pour débattre du maintien de ces diverses agences et commissions. L’hémicycle, où les débats sont forcément plus vifs, n’en sera pas forcément le lieu : nous pourrions évoquer ces questions posément – peut-être sans caméra, pour éviter les capsules vidéo – dans une commission parlementaire composée de représentants de chaque groupe.

Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Enfin, vous y arrivez !

Photo de M. Ian Boucard
Suspension et reprise de la séance
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Nous avons déjà acté dans le cadre de ce projet de loi la suppression de plus d’une vingtaine de commissions jugées inutiles par le Parlement, mais force est de constater que nous avons rencontré un point de blocage depuis que nous avons commencé, hier soir, l’examen des amendements portant article additionnel après l’article 1er. Nos travaux n’avancent plus. J’en appelle donc à la responsabilité de chacun pour que nous puissions progresser ensemble dans l’examen du texte, car nous avons à aborder des questions importantes à l’article 2 ou encore à l’article 3. Certaines appellent un débat mais d’autres font l’objet d’un relatif consensus quant à la nécessité de les traiter.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Thierry Tesson.

Photo de M. Thierry Tesson
Suspension et reprise de la séance
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Par esprit de responsabilité, pour laisser le parcours législatif du texte se poursuivre, pour nous laisser le temps d’aborder des articles auxquels nous tenons beaucoup – portant notamment suppression des zones à faibles émissions (ZFE), de l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN) et d’autres procédures – et surtout pour aller jusqu’au vote final, le groupe Rassemblement national a décidé de retirer une part significative de ses amendements.

Photo de Mme Marie Mesmeur
Suspension et reprise de la séance
Mme Marie Mesmeur Marie Mesmeur LFI-NFP

C’est une victoire pour la France !

Photo de M. Thierry Tesson
Suspension et reprise de la séance
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Nous espérons qu’ainsi, les débats iront un peu plus vite. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Anne-Laure Blin.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Le temps dévolu à l’examen du texte est relativement court, et force est de constater que nous faisons face à un blocage. Celui-ci est dû à la fois à une obstruction délibérée – je parle des prises de paroles successives qui se relaient magnifiquement bien sur les bancs de la gauche –…

Photo de Mme Marie Mesmeur
Suspension et reprise de la séance
Mme Marie Mesmeur Marie Mesmeur LFI-NFP

Eh oui ! Nous travaillons bien, nous !

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

…et à un front très distinct qui s’oppose par principe à la suppression du moindre comité, quelle que soit son inutilité. Le groupe de la Droite républicaine a déposé un certain nombre d’amendements visant à supprimer des comités Théodule très coûteux, créateurs de normes et source de dépossession des décisions politiques. Notre travail a permis de voter la suppression de plusieurs d’entre eux ; nous nous en satisfaisons, même si nous considérons que notre assemblée n’est pas allée suffisamment loin. Pour faire avancer les débats, car il y a encore beaucoup de questions à traiter dans ce projet de loi très attendu par les entrepreneurs, nous avons retiré des amendements. Nous aurions pourtant beaucoup aimé parler de la fusion du haut-commissariat au plan et de France Stratégie, de l’Agence française de développement et d’Expertise France, ainsi que de nombreuses autres propositions. C’est la raison pour laquelle, en vertu de notre esprit de responsabilité, de manière à avancer pour les Français et dans l’intérêt de la France, nous souhaitons que les débats reprennent et que nous avancions aussi vite que possible. (M. le président de la commission spéciale applaudit.)

Photo de Mme Marie Mesmeur
Suspension et reprise de la séance
Mme Marie Mesmeur Marie Mesmeur LFI-NFP

Ça s’est vachement vu ces derniers jours !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Photo de Mme Claire Lejeune
Suspension et reprise de la séance
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Je récuse de nouveau le terme d’obstruction. Qui a déposé des centaines d’amendements ? (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)

Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Eh oui !

Photo de Mme Claire Lejeune
Suspension et reprise de la séance
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Qui a choisi de déposer non seulement de multiples amendements à l’article 1er, mais encore des amendements portant article additionnel après l’article 1er dont nous débattons depuis hier ? Ce n’est pas nous. Lorsque vous proposez de supprimer des dizaines de commissions qui ont une importance pour la vie démocratique ou pour l’écologie, dès lors que vous n’avez accompagné ces amendements ni d’une étude d’impact ni de beaucoup de réflexion sur leurs effets possibles, notre responsabilité de parlementaires est de les mettre en lumière (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) devant vous tous et devant les personnes qui nous regardent. Imaginez la situation si nous étions passés sur tous ces amendements sans en débattre :…

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Ça aurait fait une belle bouffée d’air pur !

Photo de Mme Claire Lejeune
Suspension et reprise de la séance
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

…vous vous seriez contentée de dire « défendu », puis ils auraient été mis aux voix et les organismes auraient été supprimés ?

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Un vrai bol d’air frais !

Photo de Mme Claire Lejeune
Suspension et reprise de la séance
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Des pans entiers de nos instances démocratiques et politiques auraient été rayés de la carte sans même que la représentation nationale en ait parlé. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) C’est vraiment irresponsable ! M. le ministre, en présentant ce projet de loi, a parlé des huit heures par semaine que les entreprises pourraient consacrer à autre chose que des formalités administratives, mais nous venons de gâcher un certain nombre d’heures à étudier des amendements que vous allez finalement devoir retirer. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

C’est déjà fait, nous ne vous avons pas attendus !

Photo de Mme Claire Lejeune
Suspension et reprise de la séance
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Encore une fois, nous avons fait non de l’obstruction, mais notre travail de parlementaires, et nous continuerons jusqu’à la fin de l’examen de ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Marie Mesmeur
Suspension et reprise de la séance
Mme Marie Mesmeur Marie Mesmeur LFI-NFP

Où est votre groupe, madame Blin ?

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Charles Fournier.

Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Premièrement, d’ordinaire, on parle d’obstruction au regard du nombre d’amendements déposés et non des réponses apportées aux amendements. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC.) Si nous ne pouvions même plus nous exprimer sur les amendements, je serais très inquiet, mais il faut reconnaître que ce serait cohérent avec votre volonté de supprimer de nombreuses instances qui permettent diverses participations. Ne nous réduisez pas nous aussi au silence ! Nous nous sommes exprimés une fois sur chaque amendement, conformément aux règles énoncées par le président de la séance. Vous ne pouvez donc pas prétendre que l’obstruction serait venue de nous ; vous essayez d’accélérer pour examiner des amendements sur lesquels vous espérez des victoires, tandis que je souhaite le contraire. Deuxièmement, vous dites à présent qu’il faudrait peut-être employer une autre méthode, mais c’est ce que nous soutenons depuis le début. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Lisa Belluco applaudit également.) En déposant une motion de rejet préalable, nous avons prévenu que nous allions nous enliser dans un débat qui n’est pas le bon, que vous égrèneriez des litanies de structures que vous vouliez supprimer. Et vous voudriez que nous ne disions rien ? Ce n’est pas possible. Avec une autre méthode, nous n’en serions pas là, mais nous étudierions peut-être vraiment ce qui entraîne des tracasseries et une bureaucratie excessive pour les entreprises.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Suspension et reprise de la séance
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Eh oui !

Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Ce que vous voulez, c’est supprimer des politiques publiques et des organisations, et non simplifier la vie économique. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Marie Mesmeur
Suspension et reprise de la séance
Mme Marie Mesmeur Marie Mesmeur LFI-NFP

Exactement !

UL
Suspension et reprise de la séance
Un député du groupe LFI-NFP

Cette loi porte bien mal son nom !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Gérard Leseul.

Photo de M. Gérard Leseul
Suspension et reprise de la séance
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Mon propos rejoindra celui des collègues qui se sont exprimés précédemment. Je ne sais pas si les députés du Rassemblement national ou de la droite radicale ont voulu amuser la galerie, faire de la provocation ou de l’obstruction, puisque, comme cela a été rappelé, l’ensemble des amendements à l’article 1er a été déposé par la droite et le Rassemblement national. Vous voulez supprimer non des lourdeurs administratives, mais la concertation, le dialogue et tous les conseils qui permettent de rassembler à la fois la puissance publique, les utilisateurs et les organisations professionnelles. Je suis donc opposé à l’expression que vous avez utilisée : la provocation, c’est vous qui l’avez faite. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Anne-Laure Blin rit.) Vous n’avez même pas argumenté sérieusement pour défendre chaque amendement, reportant chaque fois sur nous la responsabilité de l’argumentation, alors que c’est vous qui voulez supprimer des commissions, des conseils, des autorités administratives. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Nous le voulons toujours, je n’ai pas changé d’avis !

Photo de Mme Béatrice Bellay
Suspension et reprise de la séance
Mme Béatrice Bellay Béatrice Bellay SOC

Il n’y a personne sur vos bancs !

Photo de M. Gérard Leseul
Suspension et reprise de la séance
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

C’est donc vous qui deviez apporter la preuve du bien-fondé de ces suppressions, mais vous ne l’avez pas fait. Cela dit, nous sommes respectueux, monsieur le président, du travail parlementaire et de votre autorité.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Encore heureux ! (Sourires.)

Photo de M. Gérard Leseul
Suspension et reprise de la séance
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Comme l’a rappelé M. Fournier, nous avons respecté les règles que vos prédécesseurs et vous-même avez indiquées. Enfin, comme M. le rapporteur l’a reconnu à de nombreuses reprises, la méthode n’était pas bonne. D’ailleurs, de nombreux amendements à l’article 1er tendant à de nouvelles suppressions n’auraient jamais dû être jugés recevables. Vous avez manqué de méthode et, ce faisant, vous avez ouvert la porte à des délires. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et LFI-NFP.) Nous aurions dû adopter une méthode concrète d’évaluation de l’apport ou au contraire des faiblesses éventuelles de certains organismes. Cela étant dit, nous sommes prêts à poursuivre.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Poursuivons donc. Je rappelle qu’il reste 1 139 amendements ; je ne suis donc pas sûr que nous aurons terminé à 20 heures ce soir. (Sourires.) Quel est l’avis de la commission sur l’amendement no 2296 ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

L’amendement tend à supprimer l’Agence nationale du sport. Monsieur Alloncle, vous avez expliqué que, dès lors que les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 étaient passés, il fallait peut-être revoir certaines dispositions. Justement, après les Jeux olympiques et étant donné que la première convention d’objectifs et de moyens entre l’État et l’agence était arrivée à son terme, plusieurs bilans et audits de fonctionnement ont été lancés. Le résultat de ces évaluations permettra d’engager des évolutions pour renforcer l’efficacité de l’intervention de l’agence. Conformément à ce que vous souhaitez, une réflexion est en cours pour changer le mode de fonctionnement de cette agence. Nous vous demandons donc de retirer l’amendement, sans quoi j’émettrai un avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Nicolas Sansu.

Photo de M. Nicolas Sansu
Suspension et reprise de la séance
M. Nicolas Sansu Nicolas Sansu GDR

Supprimer l’Agence nationale du sport, c’est mettre en péril de nombreux investissements des collectivités territoriales dans les équipements sportifs. Une taxe affectée, la fameuse taxe Buffet, finance l’Agence nationale du sport et permet ainsi des aménagements. Avec cet amendement, vous ne gagnez rien, mais vous mettez en péril le développement du sport au plus près des territoires.

Photo de M. Charles Alloncle
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

C’est le rôle du ministère !

Photo de M. Nicolas Sansu
Suspension et reprise de la séance
M. Nicolas Sansu Nicolas Sansu GDR

L’ANS finance ici un terrain de basket 3x3, là un city stade ou une piscine. C’est cela que vous mettez en péril. Cela n’a aucun sens, car moins de 10 % du budget de l’Agence nationale du sport est consacré à son fonctionnement, tandis que tout le reste est versé en subventions.

Photo de M. Charles Alloncle
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Ça coûte 20 millions d’euros !

Photo de M. Nicolas Sansu
Suspension et reprise de la séance
M. Nicolas Sansu Nicolas Sansu GDR

Vous êtes à côté de la plaque. Il faut surtout ne pas voter cet amendement.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2296.

Amdt 2296 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 75 Nombre de suffrages exprimés 69 Majorité absolue 35 Pour l’adoption 25 Contre 44

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2296 n’est pas adopté.)

Amdt 2296 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir.

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Je demande une suspension de séance pour faire le point sur les amendements supprimés afin de nous y retrouver dans la défense des amendements suivants.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La suspension est de droit.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La séance est suspendue.

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(La séance, suspendue à seize heures quarante, est reprise à seize heures quarante-cinq.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La séance est reprise. La parole est à Mme Marie Lebec, pour soutenir l’amendement no 2522.

Photo de Mme Marie Lebec
Suspension et reprise de la séance
Mme Marie Lebec Marie Lebec EPR

Il tend à supprimer le Conseil d’orientation des infrastructures. J’échange depuis quelques jours avec notre ancien collègue David Valence, qui en est membre, et je tiens à rendre hommage à son travail. Je ne suis pas totalement convaincue par ses arguments, mais comme il s’agit de quelqu’un en qui j’ai confiance, je le retire.

Photo de M. Stéphane Travert
Suspension et reprise de la séance
M. Stéphane Travert Stéphane Travert EPR

Très bien !

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2522 est retiré.)

Amdt 2522 Retiré
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Charles Alloncle, pour soutenir l’amendement no 1889.

Amdt 1889 Rejeté
Photo de M. Charles Alloncle
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

L’amendement tend à supprimer le Comité du secret statistique qui, comme son nom l’indique, est secret et obscur. Il intervient pour donner un avis, lorsqu’une administration cherche à accéder à des données individuelles. Plusieurs éléments justifient sa suppression. D’abord, c’est un doublon avec la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Ensuite, il ne se réunit que quatre fois par an, faisant attendre plusieurs mois les administrations qui sollicitent son avis. Enfin, sur les 1 349 demandes formulées en 2023, toutes ont été acceptées : le comité ne filtre pas les demandes de l’administration, alors qu’il est censé le faire. Il n’a donc plus aucune légitimité.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1889 n’est pas adopté.)

Amdt 1889 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 2518 de Mme Marie Lebec est défendu. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 2518 Rejeté
Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2518 n’est pas adopté.)

Amdt 2518 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 1422 de M. David Magnier est défendu. Sur cet amendement, je suis saisi par le groupe Écologiste et social d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 1422 Retiré
Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Gérard Leseul, pour un rappel au règlement.

Photo de M. Gérard Leseul
Rappel au règlement
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Sur le fondement de l’article 100, relatif à la bonne tenue de nos débats. Je me demande si les parlementaires savent bien ce qu’ils font. Vous ne pouvez pas vous contenter de dire que cet amendement est défendu, alors qu’il tend à supprimer une instance importante !

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure

Les règles sont claires : si les parlementaires souhaitent indiquer que l’amendement est défendu, c’est leur droit.

Photo de M. Laurent Marcangeli
Rappel au règlement
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

On ne peut pas les forcer à parler !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Charles Fournier.

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

L’amendement vise à supprimer le Haut Conseil à la vie associative (HCVA), alors que le monde associatif traverse un moment de grande souffrance. Au cours des auditions que nous avons menées, nous avons appris que de nombreuses associations recouraient à un plan social. En effet, elles perdent des financements, ce qui menace les emplois et, plus largement, leurs moyens d’agir, car certains sujets cessent d’être prioritaires. Cet effet trumpiste est une vraie catastrophe. La suppression du HCVA enverrait le message que le dialogue entre le monde associatif et les pouvoirs publics n’est plus nécessaire. Car c’est à cela que sert le HCVA : on y discute des politiques publiques de la vie associative. Je pense, par exemple, aux conventions d’engagement réciproque signées entre le monde associatif et le gouvernement, par le biais du HCVA.

Photo de M. Gérard Leseul
Après l’article 1er (suite)
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Eh oui !

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

J’en ai été membre, il y a quelques années, et je peux vous dire que ce serait le pire des signaux à envoyer à la vie associative en ce moment. Cherchons les moyens de la soutenir, au lieu de supprimer le HCVA. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Sur les amendements nos 2520, 2516, 1428, 2530, 2567, 2568 et 2569, je suis saisi par le groupe Écologiste et social de demandes de scrutin public. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à M. Emeric Salmon.

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 1er (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

MM. Renault et Meurin ont retiré leurs amendements, mais il en reste deux déposés par M. Magnier, qui est absent. Par cohérence, je prends la responsabilité de retirer les amendements nos 1422 et 1428. Cela évitera à nos collègues de gauche de faire une capsule de plus.

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Je ne fais pas de capsules !

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1422 est retiré.)

Amdt 1422 Retiré
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Marie Lebec, pour soutenir l’amendement no 2520.

Amdt 2520 Adopté
Photo de Mme Marie Lebec
Après l’article 1er (suite)
Mme Marie Lebec Marie Lebec EPR

Cet amendement, l’un des derniers que je présenterai après l’article 1er, tend à supprimer la commission spéciale prévue à l’article 113 de la loi du 28 février 2017 de programmation relative à l’égalité réelle en outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique. Cette commission avait pour objet de proposer des mesures destinées à réserver l’indemnisation aux personnes dont la maladie était causée par les essais nucléaires, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de cette loi. Présidée par Mme la sénatrice Tetuanui, elle a remis son rapport dans les délais, le 15 novembre 2018, et recommandé une évolution méthodologique de l’examen des demandes d’indemnisation présentées par les victimes des conséquences des essais nucléaires dans le Pacifique. Cette recommandation a été suivie. Il me semble donc, sans remettre en cause le travail réalisé par cette commission, que cette dernière a achevé sa mission.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Favorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Béatrice Bellay.

Photo de Mme Béatrice Bellay
Après l’article 1er (suite)
Mme Béatrice Bellay Béatrice Bellay SOC

Certains, qui se targuent de conseiller à leurs collègues d’arrêter de faire des capsules, s’adonnent eux-mêmes, en particulier lorsque les tribunes sont pleines, à un jeu consistant à faire croire qu’ils sont les défenseurs du service public et des intérêts des Français.

PR
Après l’article 1er (suite)
Plusieurs députés du groupe RN

Quel est le rapport avec l’amendement ?

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Restez sur l’amendement, madame la députée.

Photo de Mme Béatrice Bellay
Après l’article 1er (suite)
Mme Béatrice Bellay Béatrice Bellay SOC

C’est ce que je fais, monsieur le président, mais je prends, moi aussi, le temps de recontextualiser cet amendement, qui traduit une vision étriquée de la situation et une probable méconnaissance des travaux menés par notre assemblée.

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Et l’amendement ?

Photo de Mme Béatrice Bellay
Après l’article 1er (suite)
Mme Béatrice Bellay Béatrice Bellay SOC

Vous devriez savoir qu’en ce moment même, des travaux ont lieu sur les essais nucléaires, relançant la question de l’utilité de cette commission. Nous souhaitons que celle-ci présente de nouvelles conclusions sur l’évolution des effets des essais nucléaires sur les Français de Polynésie. Je vous invite à voter contre cet amendement de suppression, fait à la va-vite et à la hache, comme la moitié des amendements d’obstruction présentés par ces personnes ! (Mme Béatrice Bellay désigne les bancs situés à sa droite. – Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)

Photo de M. Thibault Bazin
Après l’article 1er (suite)
M. Thibault Bazin Thibault Bazin DR

Elle mélange tout !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Prisca Thevenot.

Photo de Mme Prisca Thevenot
Après l’article 1er (suite)
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

La loi, promulguée en 2017, prévoyait un délai de douze mois pour la remise du rapport. Cette commission a bien fait son travail : il est normal qu’elle puisse s’éteindre en 2025. Cela ne signifie pas que nous cessons de nous occuper de ces enjeux majeurs. L’amendement relève simplement du bon sens et du respect de la loi.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2520.

Amdt 2520 Adopté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 66 Nombre de suffrages exprimés 66 Majorité absolue 34 Pour l’adoption 43 Contre 23

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2520 est adopté.)

Amdt 2520 Adopté
Photo de M. Stéphane Peu
Après l’article 1er (suite)
M. Stéphane Peu Stéphane Peu GDR

Vous ne m’avez pas donné la parole, monsieur le président. Ainsi, le seul groupe qui compte des Polynésiens ne peut pas s’exprimer !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Nous aussi, nous en avons un !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Monsieur Peu, je vous laisserai la parole sur l’amendement suivant. La règle, c’est un pour, un contre. D’ailleurs, vous n’êtes pas de Polynésie et d’autres groupes comptent des députés polynésiens. L’amendement no 1504 de M. Guillaume Kasbarian est défendu. Sur cet amendement, je suis saisi par les groupes Ensemble pour la République et Socialistes et apparentés d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Manon Meunier.

Photo de Mme Manon Meunier
Après l’article 1er (suite)
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Il est dommage que vous ne défendiez pas cet amendement, car dans son genre il est remarquable : pour une commission créée, M. Kasbarian propose d’en supprimer deux !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Il n’est pas le seul signataire !

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Qui monte les enchères ? Quatre !

Photo de Mme Manon Meunier
Après l’article 1er (suite)
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

C’est comme les offres promotionnelles. Si le ministère de la santé crée une commission de suivi des épidémies, il devra en supprimer deux autres : la commission de suivi des déserts médicaux et la commission de suivi de la cancérologie, par exemple ? Depuis le début, nous essayons de vous montrer que vos procédés sont complètement trumpistes. Nous savons que M. Kasbarian aime s’inspirer de M. Musk, mais cela en devient ridicule, comme tous les amendements que vous avez présentés, notamment à l’extrême droite. À force de supprimer des instances comme le Conseil national de la protection de la nature, chargé de surveiller les effets des pesticides ou l’Anses, en arguant que les ministères peuvent bien s’en occuper, vous finirez par priver notre pays d’experts indépendants et scientifiques, à même d’assurer un contrôle de l’action du gouvernement. Vous réclamez aussi la suppression de la Commission nationale du débat public, au motif que les débats doivent revenir à l’Assemblée. Si les citoyennes et les citoyens ne peuvent plus échanger au niveau local, si le pouvoir est concentré entre les mains du gouvernement et de l’Assemblée nationale, ce n’est plus une démocratie : ça s’appelle le fascisme. (Exclamations sur les bancs du groupe RN. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Emeric Salmon
Après l’article 1er (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Non, ça s’appelle la démocratie ! Vous ne pouvez pas dire que l’Assemblée nationale, c’est le fascisme !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le président de la commission spéciale.

Photo de M. Ian Boucard
Après l’article 1er (suite)
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Méfions-nous des propos excessifs et des accusations de fascisme. Depuis mercredi, 18 heures, nous traitons du stock de comités et de commissions. L’ancien ministre Guillaume Kasbarian propose un dispositif intéressant, qui vise à en réguler le flux, en supprimant deux instances à chaque fois qu’on en crée une. Je rappelle qu’il en existe 1 300.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Eh oui !

Photo de M. Ian Boucard
Après l’article 1er (suite)
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Madame Meunier, vous évoquez la création, dans l’urgence, d’une commission de suivi d’une épidémie. Or l’amendement du collègue Kasbarian ne prévoit pas que les deux commissions doivent être supprimées immédiatement, il laisse un délai de réflexion. Si cela devait arriver demain, nous pourrions supprimer le comité de suivi du covid-19, puisque le pic épidémiologique est passé, ainsi que le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, parmi les 1 200 comités, commissions et agences auxquels nous n’avons pas encore mis fin. Pour moi, c’est donc un très bon amendement.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le rapporteur.

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Fait suffisamment rare pour être souligné, je vais être en opposition avec le président Boucard et plutôt en accord avec notre collègue Meunier. Je pourrais reprendre les arguments que j’ai déjà exposés tout à l’heure, car cela relève encore du pragmatisme : ce n’est pas parce qu’une instance coûte cher qu’il faut la supprimer pour faire globalement des économies. Selon quels critères déciderait-on de supprimer deux instances si la création d’une nouvelle apparaissait nécessaire ? Qui prendrait la décision et selon quelles modalités ? Irait-on jusqu’à se prononcer de façon totalement aléatoire ? On ne sait pas. J’ai démontré, aussi bien en commission que depuis le début de l’examen du texte dans l’hémicycle, qu’il est nécessaire de rationaliser le nombre de commissions et autres instances et même redéfinir le rôle des agences nationales, mais, chaque fois, cela doit être fait de manière coconstruite et au terme d’un examen approfondi (M. Gérard Leseul applaudit) aboutissant à la réalisation d’une étude d’impact. Je ne vois aucun inconvénient à ce qu’une instance soit éventuellement supprimée dès lors qu’on sait avec certitude qu’elle n’a pas une utilité suffisante. Par contre, on ne peut pas en supprimer deux au seul motif qu’une autre aurait été créée. Cette proposition me fait penser à la décision que le premier ministre Édouard Philippe avait prise par une circulaire de juillet 2017 : « deux normes supprimées pour toute norme créée ». Cela a duré six mois, juste le temps qu’on découvre la limite de l’effectivité de telles déclarations ! (M. Gérard Leseul applaudit.) Soyons sérieux : une telle déclaration de principe n’a pas sa place dans la loi. Travaillons plutôt à trouver un chemin menant à la bonne solution : supprimer tout ce qui est en trop et tout ce qui est inutile pour nos concitoyens aujourd’hui.

Photo de M. Gérard Leseul
Après l’article 1er (suite)
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Merci, monsieur le rapporteur !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Prisca Thevenot.

Photo de Mme Prisca Thevenot
Après l’article 1er (suite)
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

Nous allons voter l’amendement de mon collègue Guillaume Kasbarian, parce qu’il interroge aussi sur la nécessité de créer sans cesse des comités sur chacun des nouveaux sujets qui arrivent dans le débat public. Non pas que ceux-ci soient inintéressants, mais il faut se demander, avant de créer de nouveaux comités, s’ils ne pourraient pas être pris en charge par ceux qui existent déjà. Et c’est bien là l’enjeu aujourd’hui. Il ne s’agit pas seulement de dire : « Si on en crée un, on en supprime deux. » Avant de prendre une décision, observons l’écosystème de l’ensemble des comités existants pour savoir auquel adresser le sujet si c’est possible. Et en tout cas, voilà un beau sujet de réflexion, n’est-ce pas ?

Photo de M. Charles Fournier
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

C’est une autre problématique.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1504.

Amdt 1504 Adopté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 79 Nombre de suffrages exprimés 76 Majorité absolue 39 Pour l’adoption 39 Contre 37

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1504 est adopté.) (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – M. le président de la commission spéciale applaudit également.)

Amdt 1504 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Marie Lebec, pour soutenir l’amendement no 2516.

Amdt 2516 Adopté
Photo de Mme Marie Lebec
Après l’article 1er (suite)
Mme Marie Lebec Marie Lebec EPR

Je n’ai retiré aucun de mes amendements, mais comme je ne veux pas emboliser les débats, je présente celui-ci brièvement : il est dans le même esprit que celui de M. Kasbarian, et je suis d’autant plus à l’aise avec cette proposition de supprimer le comité de suivi chargé de veiller au suivi et à l’évaluation des mesures de soutien financier aux entreprises confrontées à l’épidémie de covid-19 et aux perturbations économiques engendrées par les conséquences de la guerre en Ukraine, que c’est notre groupe Ensemble pour la République qui en avait demandé la création. Le comité semble désormais caduc – je précise que cet amendement ne remet pas en cause ses missions initiales.

Photo de M. Stéphane Peu
Après l’article 1er (suite)
M. Stéphane Peu Stéphane Peu GDR

La guerre en Ukraine, c’est caduc ! Incroyable !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Favorable.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le ministre.

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Sagesse.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Photo de Mme Claire Lejeune
Après l’article 1er (suite)
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Les dernières interventions de Mme Thevenot et de Mme Lebec sont assez étonnantes. Mme Thevenot nous a incités à nous interroger sur les raisons pour lesquelles on crée énormément de comités, or il se trouve qu’il n’y a jamais eu autant de créations de hauts conseils et d’instances de toutes sortes que sous Emmanuel Macron.

Photo de Mme Marie Lebec
Après l’article 1er (suite)
Mme Marie Lebec Marie Lebec EPR

On assume !

Photo de Mme Claire Lejeune
Après l’article 1er (suite)
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

En tout état de cause, certaines de ces instances n’ont rien à faire parmi cette série d’amendements proposant leur suppression. On peut critiquer l’existence d’un comité lorsque celui-ci n’est pas adossé à des moyens humains et financiers, mais ce n’est pas un motif suffisant pour le supprimer. En l’occurrence, le comité de suivi pour l’évaluation des politiques de soutien aux entreprises confrontées aux conséquences du covid-19 et de l’agression de la Russie sur l’Ukraine aurait dû disposer de davantage de moyens, ce qui lui aurait permis d’être plus actif. Étant donné le marasme économique dans lequel se trouve notre pays, avec 300 000 emplois industriels menacés et des perturbations géopolitiques persistantes, il semble plus que jamais nécessaire de maintenir une instance de ce type, et même de lui accorder des moyens supplémentaires afin qu’elle puisse être plus active.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2516.

Amdt 2516 Adopté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 78 Nombre de suffrages exprimés 77 Majorité absolue 39 Pour l’adoption 42 Contre 35

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2516 est adopté.)

Amdt 2516 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Philippe Bolo, pour soutenir l’amendement no 2530.

Amdt 2530 Adopté
Photo de M. Philippe Bolo
Après l’article 1er (suite)
M. Philippe Bolo Philippe Bolo Dem

M’autorisez-vous à défendre conjointement mes trois amendements suivants, monsieur le président ?

Photo de M. Thierry Tesson
Après l’article 1er (suite)
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Bravo !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Vous avez non seulement mon autorisation, mais ma gratitude ! (Sourires.)

Photo de M. Philippe Bolo
Après l’article 1er (suite)
M. Philippe Bolo Philippe Bolo Dem

Ce sont des amendements qui émanent des travaux du groupe démocrate. Nous nous sommes plongés dans l’annuaire des comités, conseils et commissions auprès du premier ministre et des ministres pour identifier les entités qui sont devenues inutiles car obsolètes ou inopérantes. Bilan de ce travail : deux conseils, un comité et une commission. Il s’agit d’une opération de toilettage et non d’une suppression dogmatique. L’amendement no 2530 concerne le conseil consultatif de gestion du corps des administrateurs des postes et télécommunications. Il a été créé par un décret du 13 octobre 1994, dont l’article 3 dispose que le conseil « peut être consulté » – une simple faculté, c’est déjà un premier signal – « par le ministre chargé des postes et télécommunications » – un ministère qui n’existe plus. J’ajoute que les technologies ont tellement évolué par rapport aux missions qui lui ont été attribuées qu’il ne sera jamais plus consulté. Nous avons donc là une instance obsolète que nous proposons de supprimer. L’amendement no 2567 concerne le Conseil national des œuvres dans l’espace public dans le domaine des arts plastiques, créé par un décret du 24 août 2016. Il était prévu pour siéger auprès du ministère de la culture pour une durée de cinq ans, soit jusqu’en 2021, mais, ce qui est drôle, c’est que le décret prévoyait que certains de ses membres puissent être nommés pour quatre ans renouvelables une fois… Tout cela n’a pas de sens, c’est pourquoi nous proposons de supprimer cette instance. L’amendement no 2568 porte sur le comité de suivi de la réforme 100 % santé, créé par un arrêté du 8 avril 2019 et ayant à l’origine une mission d’accompagnement et d’évaluation de la mise en œuvre de la réforme d’ici à 2021. En 2022, un bilan a été fait par le ministère de la santé sur le reste à charge zéro et 10 millions de Français ont pu bénéficier du 100 % santé pour leurs lunettes ou leurs audioprothèses. La réforme ayant été mise en œuvre, le comité n’a plus lieu d’être. Enfin, l’amendement no 2569 concerne la commission de labellisation du label Diversité. Il ne s’agit surtout pas de revenir sur le label en lui-même, créé le 17 décembre 2008, mais de supprimer sa commission de labellisation : celle-ci ayant assuré ses missions – définir le règlement intérieur du label, ses règles de fonctionnement et ses procédures –, elle n’a pas besoin de le faire chaque année, une fois suffit. J’ajoute qu’un décret du 10 avril 2024 portant renouvellement de cette commission fait apparaître que ses missions initiales ont été abrogées entretemps, ce qui veut dire qu’on a renouvelé une instance dont les missions ne sont plus définies. Je conclurai en indiquant que le même décret précise que cette commission va devoir être prise en charge par le ministre de l’intérieur, le ministre du travail, le ministre de l’écologie, le ministre de la fonction publique, la ministre de l’égalité hommes-femmes, la ministre des outre-mer et la ministre du handicap. Tout cela paraît pour le moins compliqué, ce qui constitue une raison de plus de la supprimer.

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Après l’article 1er (suite)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Bravo !

Photo de M. Pierre Henriet
Après l’article 1er (suite)
M. Pierre Henriet Pierre Henriet HOR

Très bien !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Les amendements no 2567, 2568 et 2569 ont été défendus. Quel est l’avis de la commission ?

Amdt 2567 Adopté Amdt 2568 Adopté Amdt 2569 Adopté
Photo de M. Christophe Naegelen
Après l’article 1er (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Je demande le retrait des amendements nos 2530 et 2568, qui ne respectent pas la séparation entre le domaine de la loi et le domaine réglementaire et n’auraient donc pas pour effet d’abroger les décrets ayant créé ces organismes. Par ailleurs, j’émets un avis favorable sur l’amendement no 2567 et défavorable sur l’amendement no 2569.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Après l’article 1er (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Avis favorable sur l’amendement no 2530 étant donné que le corps des administrateurs des postes et des télécommunications a été mis en extinction par le décret du 26 avril 2002. Sagesse sur les amendements nos 2567 et 2568, et avis défavorable sur l’amendement no 2569.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Anne-Laure Blin.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Ces quatre amendements sont conformes à l’objectif de toilettage que nous poursuivons depuis le début de ces longues heures de discussions. Dès lors, dans un souci de cohérence et de constance, nous allons les voter. Nous regrettons tout de même, monsieur Bolo, que vous et vos collègues n’ayez pas fait preuve de la même ouverture d’esprit à l’égard des nombreuses propositions que nous avons versées au débat et que vous ne nous ayez pas suivis autant que nous l’aurions souhaité, ce qui aurait permis qu’il y ait davantage de suppressions et, au bout du compte, aurait rendu plus conséquent notre bilan commun. (M. le président de la commission spéciale applaudit.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir.

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Après l’article 1er (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Je voulais réagir sur l’amendement no 2567, qui supprime le Conseil national des œuvres dans le domaine des arts plastiques. J’ai bien entendu ce qu’a dit M. Bolo, mais peut-être qu’au lieu de supprimer cette instance, on pourrait trouver utile de la faire vivre et de lui donner les moyens d’agir plus efficacement. Cette instance peut être consultée sur des mesures, des idées et des propositions en faveur de la création artistique ; elle peut veiller à l’équilibre sur le territoire en ce domaine et, d’une manière générale, aider à la diffusion de l’art contemporain. Elle a, entre autres, la mission de donner des conseils relatifs aux projets ou à la réalisation d’œuvres susceptibles d’être exposées dans l’espace public. Je me dis que c’est exactement ce dont auraient besoin les artistes-auteurs, qui vivent tous dans une très grande précarité. J’étais encore samedi dernier à leurs côtés, lors d’une manifestation à Toulouse : il faut savoir que 53 % d’entre eux vivent avec une rémunération inférieure au smic, que 36 % sont sous le seuil de pauvreté et que, d’une manière générale, ils ne savent plus comment faire vivre leur art, comment pouvoir exposer leurs œuvres… Les partisans de ce projet de loi sont dans la même logique depuis le début : il s’agit de supprimer, de dégraisser, sans réfléchir à de vraies politiques publiques – c’est, en fait, le problème de tout ce texte. En l’occurrence, ce conseil pourrait être utilisé à bon escient. J’ai d’ailleurs remarqué que M. le ministre a donné un avis de sagesse, et non un avis favorable à la suppression de cette instance. J’appelle moi aussi à la sagesse : ne supprimons pas cette instance, mais réfléchissons aux moyens qui lui permettront de fonctionner décemment et d’être ainsi en mesure d’aider les artistes-auteurs de notre pays, d’autant plus qu’ils subissent en ce moment l’attaque réactionnaire sur la culture que nous ne cessons de dénoncer, qu’il s’agisse de la réduction des budgets des collectivités territoriales, ce qui fait que les subventions baissent partout, ou des difficultés qu’ils peuvent rencontrer sur le terrain. Bref, nous devons aider nos artistes-auteurs et cet outil pourrait y contribuer. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Thierry Tesson
Après l’article 1er (suite)
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Mais c’est de l’argent public !

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Matthias Renault.

Photo de M. Matthias Renault
Après l’article 1er (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Si même le Modem se met à faire des propositions de suppression de comité… Tout devient possible ! Nous allons voter ces quatre amendements, certes modestes, mais intéressants, en regrettant tout de même que votre groupe ait freiné des quatre fers pendant ces trois jours devant des propositions de suppression de bien plus grande ampleur et d’un bien plus grand impact budgétaire.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Gérard Leseul.

Photo de M. Gérard Leseul
Après l’article 1er (suite)
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

J’invite M. Bolo à retirer les amendements nos 2530 et 2568, car on ne peut souhaiter voir le législateur interférer dans le domaine réglementaire.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Monsieur Bolo, les amendements sont-ils maintenus ?

Photo de M. Philippe Bolo
Après l’article 1er (suite)
M. Philippe Bolo Philippe Bolo Dem

Oui, monsieur le président.

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2530.

Amdt 2530 Adopté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 89 Nombre de suffrages exprimés 89 Majorité absolue 45 Pour l’adoption 51 Contre 38

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2530 est adopté.)

Amdt 2530 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2567.

Amdt 2567 Adopté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 88 Nombre de suffrages exprimés 87 Majorité absolue 44 Pour l’adoption 49 Contre 38

II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2567 est adopté.)

Amdt 2567 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2568.

MP
Après l’article 1er (suite)
M. le président

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 88 Nombre de suffrages exprimés 85 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 49 Contre 36

MP
Après l’article 1er (suite)
M. le président

(L’amendement no 2568 est adopté.)

Amdt 2568 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2569.

Amdt 2569 Adopté
II
Après l’article 1er (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 88 Nombre de suffrages exprimés 88 Majorité absolue 45 Pour l’adoption 45 Contre 43

MP
Après l’article 1er (suite)
M. le président

(L’amendement no 2569 est adopté.) (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem. – M. Henri Alfandari et Mme Katiana Levavasseur applaudissent également.)

Amdt 2569 Adopté
Photo de M. le président
Après l’article 1er (suite)
M. le président Roland Lescure

Bravo, monsieur Bolo, c’est un carton plein !

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

Plusieurs orateurs sont inscrits sur l’article. La parole est à M. Jean-François Coulomme.

Photo de M. Jean-François Coulomme
Article 1er bis
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

Nous sommes bien évidemment opposés à cet article, qui institue un principe d’obsolescence programmée des instances et des commissions consultatives placées auprès du premier ministre ou d’un membre du gouvernement, et à la logique qui voudrait que lesdites instances soient créées pour une durée maximale de trois ans. En effet, nous estimons que la représentation nationale doit pouvoir se prononcer au cas par cas. La vie politique peut rendre nécessaire la création d’une commission sans que celle-ci ait vocation à être utilisée dans les premières semaines, les premiers mois, voire les premières années, de son existence. Il ne faut pas prendre le risque qu’elle disparaisse au moment même où on aurait besoin de l’activer et de faire usage de l’outil démocratique qu’est une instance consultative. Si l’on prend l’exemple de la loi de programmation des énergies nucléaires, les projets en la matière vont être décidés puis voir le jour sur un temps long : il est donc peu pertinent d’imaginer qu’une commission consultative sur un tel sujet puisse s’éteindre alors même que la mise en œuvre des projets n’aurait pas encore débuté. Ce cas illustre bien le caractère inopportun de la disposition prévue à l’article 1er bis. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Charles Fournier.

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Nous venons d’inscrire dans la loi une offre promotionnelle selon laquelle on a le droit de créer une instance si on en fait disparaître deux. Dans le même esprit, l’article 1er bis vise à y faire entrer une sorte de « tout doit disparaître » selon lequel tout pourrait s’éteindre naturellement au bout de trois ans. J’ai un grand doute sur le caractère opérationnel de la mesure que nous venons d’adopter. Qui va se charger du suivi de son application ?

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

On compte sur vous !

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Faut-il créer un comité pour s’assurer qu’à chaque création correspondent deux suppressions ? La création et les suppressions doivent-elles être proposées par la même personne ? L’affaire va être bien compliquée et nous entraîne loin de l’idée de simplification. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L’article 1er bis prévoit une disparition au bout de trois ans, sauf relance de l’instance. Dans ce cas, la nomination des membres et le travail administratif devront être recommencés. En réalité, chaque sujet a une durée de vie qui lui est propre et nécessite un suivi sur la même période : le suivi de plans quinquennaux nécessite des nominations pour cinq ans tandis que, pour d’autres organismes, trois ans suffiront. Fixer une durée de principe me paraît inopérant et complexifiant. Pour toutes ces raisons, nous nous opposerons à cet article.

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Thierry Tesson.

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Tout indique que ce projet de loi entraîne une prise de conscience. Depuis le début des débats, nous exprimons notre volonté de supprimer les commissions et les comités Théodule, dont le nombre a atteint une limite en France. Alors que ces instances sont coûteuses et parfois totalement inutiles, elles sont défendues contre toute logique. Pour notre part, nous estimons que l’amendement de M. Kasbarian, que nous avons adopté, est intéressant : grâce à lui, il suffira de créer une commission pour en supprimer deux. Pour ce qui est de la limitation de durée à trois ans prévue à l’article 1er bis, elle nous paraît utile, et témoigne même d’un tel bon sens que je m’étonne qu’elle n’ait pas déjà été instaurée à chaque création de commission. Elle obligera à évaluer ce qu’a fait la commission en trois ans, ce que je trouve très intéressant.

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

On peut le faire sans cette mesure !

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Elle limitera la prolifération des organismes, agences et comités concourant à un démembrement de l’action de l’État qui n’a, pour le moment, pas été beaucoup évoqué. Elle fera disparaître les instances inactives, alors que certains veulent conserver des commissions qui ne se sont pas réunies depuis 2015 ou 2016 – ce qui ne peut que laisser songeur. Certaines commissions disparaîtront en raison de leur inactivité, d’une manière presque naturelle, comme quand un organisme vivant cesse de l’être.

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Prisca Thevenot.

Photo de Mme Prisca Thevenot
Article 1er bis
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

Chers collègues de gauche, depuis des heures, vous réclamez une méthode. L’article 1er bis en propose clairement une. L’idée n’est pas de se réunir tous les ans pour évaluer l’ensemble des comités mis à disposition des pouvoirs publics, donc de nos concitoyens,…

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Il y a un amendement qui le demande !

Photo de Mme Prisca Thevenot
Article 1er bis
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

…mais de s’assurer de leur efficacité dans la détermination et la conduite des politiques menées. Tout à l’heure, lors de la discussion d’un amendement, on a évoqué le cas d’un comité qui, faute d’être évalué, a duré dix ans alors qu’il avait été créé pour un an, tout cela pour s’asseoir, à la fin, sur le rapport qu’il avait rendu. Avec la méthode proposée, ce comité aurait été supprimé bien plus tôt. À l’inverse, comme vous l’avez souligné, d’autres comités peuvent avoir besoin d’une réévaluation de leurs moyens ou de renforts pour déployer efficacement des politiques publiques. Il s’agit de bon sens. Si l’on peut discuter de la durée, fixée à trois ans dans la rédaction actuelle, nous avons enfin ce que vous réclamez depuis des heures : une méthode.

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Gérard Leseul.

Photo de M. Gérard Leseul
Article 1er bis
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

La rédaction de cet article additionnel n’est pas claire. Je le lis : « À compter de la promulgation de la présente loi, les commissions et les instances consultatives ou délibératives placées directement auprès du premier ministre ou d’un ministre sont créées pour une durée de trois ans. » La mesure concerne-t-elle uniquement les commissions et instances nouvelles ou bien aussi celles déjà existantes, qui verraient leur durée de vie limitée aux trois prochaines années ? Le cas échéant, cela vous permettrait de liquider au passage tout ce que vous n’avez pas pu supprimer tout à l’heure : le Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire, le Conseil supérieur de la coopération, le Haut Conseil à la vie associative, le Haut Conseil pour le climat, etc. Il semble y avoir un problème de rédaction ou, à tout le moins, un problème de compréhension de ma part. Quoi qu’il en soit, je demande des éclaircissements sur la portée juridique de la rédaction de l’article. Par ailleurs, je vais revenir aux critères énoncés à plusieurs reprises par M. le ministre pour décider de la suppression ou du maintien d’un comité ou d’une commission : le coût, l’existence ou non d’une redondance, la tenue de réunions, l’utilité pour la société. Or, après avoir voté la suppression de deux instances pour toute création d’une nouvelle, vous voulez instaurer une autre règle d’automaticité qui n’a pas de sens. Au sein des entreprises, dans la vie réelle, une telle durée de trois ans déterminée à l’avance n’existe pas. (Mme Anne Stambach-Terrenoir applaudit.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Emmanuel Maurel.

Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 1er bis
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

Mme Thevenot a parlé de méthode. En réalité, ce n’est pas une méthode que cet article instaure,…

Photo de Mme Prisca Thevenot
Article 1er bis
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

Si !

Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 1er bis
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

…mais, à la rigueur, un vague principe, celui du CDD des organismes. Si je ne suis pas étonné qu’elle plébiscite cette formule, je suis curieux de savoir ce que M. le ministre et M. le rapporteur pensent de la portée juridique d’un article dont la rédaction est si incroyablement imprécise. Par exemple, le COR, Conseil d’orientation des retraites, qui existe déjà, ne continuera-t-il ses travaux que pendant trois ans ? Aucun processus d’évaluation n’est prévu, ce qui tend à démontrer que l’enjeu d’une telle mesure est avant tout politique. Juridiquement, cet article est vraiment bizarre. Il relève en fait davantage de la communication que du droit, un peu comme les amendements de M. Kasbarian qui donnent l’impression qu’on prend à bras-le-corps un problème qui n’en est pas un. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir ce qu’il cache, car le diable est dans les détails, mais pour le moment nous n’avons aucune réponse à cette question. (MM. Charles Fournier et Gérard Leseul applaudissent.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de six amendements identiques, nos 1650, 1771, 1808, 1859, 1904 et 2108, tendant à supprimer l’article. La parole est à M. Charles Fournier, pour soutenir l’amendement no 1650.

Amdt 1650 Rejeté
Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Je propose de supprimer cette clause d’extinction qui crée du flou, ainsi que cela a été souligné. Il a été dit que l’idée était de ne pas revenir sur le sujet chaque année. Pourtant, des amendements visent à nous proposer une revue annuelle, un peu sur le mode des projets de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne (Ddadue). Comme vous avez adoré l’exercice, qui nous a pris beaucoup de temps, il vous est proposé de le refaire chaque année, et à chaque fois que nous ouvrirons la boîte, rien n’empêchera de revoir la liste de toutes les suppressions demandées depuis le début du débat. Si vous aimez ça, votez en faveur de cet amendement Ddadue ! Ce serait peut-être plus intéressant qu’appliquer l’article 1er bis, car un examen au cas par cas présente au moins l’avantage de constituer une méthode. Nous avions suggéré une délégation parlementaire dédiée, mais notre demande n’a pas été jugée recevable – nous solliciterons à nouveau Mme la présidente à ce sujet. Nous avions également proposé que la Cour des comptes soit saisie, pour éviter les chiffres au doigt mouillé et déterminer sérieusement les économies réalisables, donc l’intérêt que présentent à ce titre les organismes évalués. Au demeurant, les économies ne doivent pas être faites au détriment de tout le reste, il faudrait pouvoir se fonder sur plusieurs critères pour prendre des décisions en fonction d’une analyse plus sérieuse et plus collective. Je suis convaincu que c’est possible, mais pas en s’y prenant comme ce texte prévoit de le faire. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Gérard Leseul applaudit également.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir, pour soutenir l’amendement no 1771.

Amdt 1771 Rejeté
Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Nous vous savions déjà les chantres du développement du travail précaire. Maintenant, vous créez les commissions consultatives précaires. On aura tout entendu ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Les commissions consultatives, créées par la loi, sont prévues pour accompagner et éclairer les politiques publiques, pour conseiller, grâce au recours à des spécialistes, à des représentants de la société civile et, souvent, à des parlementaires. En effet, le Parlement est censé contrôler les politiques publiques gérées par le pouvoir exécutif. En principe, le propre des politiques publiques est de s’inscrire dans le temps long, de planifier et d’organiser les choses sur plusieurs années. Créer des organismes dont on dit dès le départ qu’ils seront périmés au bout de trois ans n’a donc aucun sens. En face, on nous parle de bon sens ; à côté, on nous parle de méthode. Je ne sais pas si vous vous rendez compte du ridicule de la situation. Votre proposition est complètement démagogique. Vous dites aux citoyens que les commissions ne servent pas à grand-chose et gaspillent de l’argent public, alors qu’elles sont des instances de débat et d’accompagnement des politiques publiques, qu’elles participent au bon fonctionnement de la démocratie. Avec l’article précédent, vous avez démontré le ridicule de vos propositions en essayant de supprimer plus d’une centaine d’organisations (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP), dont l’Office français de la biodiversité (OFB), les conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (Ceser) ou le Comité national de l’Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor). Si nous avons heureusement réussi à sauver les organismes que je viens de citer, d’autres ont hélas disparu, comme le Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle. À chaque fois, vous n’avez avancé aucune raison valable, vous ne vous êtes appuyés sur aucune étude d’impact. Il en va de même avec cet article. Vous considérez qu’au bout de trois ans, un organisme ne sert plus à rien et qu’il faut donc le supprimer – sans faire de bilan, sans réfléchir à son utilité ou aux améliorations possibles. C’est complètement ridicule et ce n’est pas à la hauteur de la situation. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure president

Sur les amendements nos 1650 et identiques, je suis saisi par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme Claire Lejeune, pour soutenir l’amendement no 1808.

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 1er bis
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Cet article, conjugué à l’amendement de notre collègue Kasbarian qui a été adopté tout à l’heure, aboutit à un texte complètement lunaire, irrationnel.

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

La raison est toujours de votre côté…

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 1er bis
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

En matière de construction des politiques publiques, cela n’a strictement aucun sens. Avec l’amendement de M. Kasbarian, vous indiquez que toute création d’un comité entraînera la suppression de deux autres. Bref, on va habiller Paul en déshabillant Pierre et Jacques ! (Mme Marie Mesmeur applaudit.) C’est lamentable. Vous soumettez les politiques publiques au plus parfait arbitraire. Concrètement, qu’est-ce que cela va donner ? Si l’on décide de créer une instance de concertation sur les questions climatiques, il faudra en supprimer une qui s’occupe de la protection de l’enfance et une autre qui porte, par exemple, sur le théâtre ou la culture ? Cela n’a aucun sens !

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Cela a été voté !

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 1er bis
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Vous rendez-vous compte de ce que vous venez de voter ? Ce qui se passe ici est délirant. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Tristan Lahais applaudit également.) Quant à cet article, il introduit une clause d’extinction des commissions et instances. Clairement, ce qui vous guide, ce n’est pas l’utilité de ces dernières, c’est votre détestation de la possibilité que des gens se réunissent, parlent de certains sujets, produisent des expertises et de la connaissance. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Cela relève du pur arbitraire, sans aucune rationalité. Depuis qu’elle est au pouvoir, la Macronie s’est illustrée par la création de multiples instances, auxquelles elle n’a jamais donné aucun moyen ; en même temps, elle retirait tous les moyens humains et financiers aux politiques publiques structurantes. (Mêmes mouvements.) Finalement, ce que ce qui vous gêne, ne serait-ce pas que ces instances de suivi des politiques publiques disent à quel point vous avez fait un mauvais boulot et à quel point vous avez mené notre pays au chaos ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Sandrine Nosbé, pour soutenir l’amendement no 1859.

Amdt 1859 Rejeté
Photo de Mme Sandrine Nosbé
Article 1er bis
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

Vous proposez donc de créer un nouveau CDD : la commission à durée déterminée. Cette clause d’extinction des comités consultatifs est absurde. Prenons l’exemple du Conseil national de la montagne, qui avait été injustement supprimé en commission au motif qu’il ne s’était pas réuni, alors qu’il revenait au premier ministre, qui le préside, de le convoquer ; de surcroît, une réunion devait avoir lieu le 11 juillet, mais elle a été annulée à cause de la dissolution. Il est prévu une extinction automatique au bout de trois ans ; comment allez-vous faire pour prendre en considération les circonstances contingentes qui empêchent la réunion d’une commission ? En réalité, vous allez complexifier les choses. Faudra-t-il se réunir pour décider si une commission va s’éteindre ou non ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

C’est vrai !

Photo de Mme Sandrine Nosbé
Article 1er bis
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

Vous feriez mieux de réfléchir aux moyens à donner à ces commissions et comités, au lieu de penser que s’ils ne se sont pas réunis pendant trois ans, c’est qu’ils ne valent rien. (Mêmes mouvements.) Cette clause d’extinction vient graver dans le marbre la méthode employée par le gouvernement et ses alliés de droite et d’extrême droite, qui consiste à supprimer de nombreuses instances sans la moindre étude d’impact. Nous ne sommes pas dupes des soubassements idéologiques libertariens, populistes, trumpistes d’une telle mesure : il s’agit de dépecer à la tronçonneuse la puissance politique publique afin de permettre le déploiement sans entraves des intérêts privés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur plusieurs bancs du groupe EcoS.)

Photo de M. Charles Alloncle
Article 1er bis
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

On a décroché, on ne comprenait rien !

Photo de M. David Amiel
Article 1er bis
M. David Amiel David Amiel

Rendez-nous Maurel ! (Sourires.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Manon Meunier, pour soutenir l’amendement no 1904.

Amdt 1904 Rejeté
Photo de Mme Manon Meunier
Article 1er bis
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

J’abonde dans le sens de mes collègues : cet article illustre le caractère trumpiste du projet de loi. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Mais au-delà, ce qui est proposé ici n’a rien à voir avec de la simplification. Réfléchissez deux secondes aux conséquences de votre clause d’extinction : elle signifie qu’au bout de trois ans, il faudra organiser une réunion pour évaluer l’action de la commission pendant cette période – et tous les trois ans, il faudra recommencer. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Charles Alloncle
Article 1er bis
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Où est le problème ? Vous adorez ça !

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

C’est une mesure de bon sens !

Photo de Mme Manon Meunier
Article 1er bis
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Pour certaines d’entre elles, cela va tomber sous le sens : elles sont utiles. Nul besoin de les réévaluer tous les trois ans !

Photo de M. Emeric Salmon
Article 1er bis
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Si ça tombe sous le sens, ce sera rapide !

Photo de Mme Manon Meunier
Article 1er bis
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

On complexifie les choses. Vous avez raison, madame Thevenot, il s’agit bien d’une méthode – mais elle est très mauvaise. Le fait de réunir des experts autour d’une thématique vous poserait-il un problème ?

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Non, ce sont les comités qui ne servent à rien qui nous en posent un !

Photo de Mme Manon Meunier
Article 1er bis
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Personnellement, que le ministère de l’agriculture ou celui de la santé gère tout, tout seul, sans consulter les agriculteurs et les agricultrices ou les médecins, ne me rassure absolument pas. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Nous avons besoin de commissions d’experts qui évaluent et qui conseillent. C’est cela, le bon sens !

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Deux ans sans se réunir !

Photo de Mme Manon Meunier
Article 1er bis
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Quand survient un problème, quand une épidémie se déclare, personnellement, cela me rassure de savoir que, les solutions, ce n’est pas McKinsey qui les apporte sur un claquement de doigts, mais que ce sont des experts et des médecins qui les proposent.

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

C’est ça, votre argument ? Il est faible !

Photo de Mme Manon Meunier
Article 1er bis
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

D’ailleurs, si l’on s’appuyait davantage sur les experts et qu’on cessait de consulter des cabinets de conseil, je pense que notre pays s’en porterait mieux – de surcroît, vous feriez des économies. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Emmanuel Maurel, pour soutenir l’amendement no 2108.

Amdt 2108 Rejeté
Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 1er bis
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

Je voudrais m’adresser aux parlementaires plus aguerris que moi – et ils sont nombreux, puisque je suis un nouveau venu ici ; l’un des rapporteurs, par exemple. Pourrait-on évaluer le caractère opérationnel et la portée juridique de ce nouvel article ? On nous dit qu’il s’agit d’une méthode, mais cela n’a rien d’une méthode, c’est tout juste un principe. Comment un organisme sera-t-il éventuellement reconduit ? Ce n’est précisé nulle part. Aucune procédure d’évaluation n’est prévue.

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Exactement !

Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 1er bis
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

On fixe juste un principe : tous les trois ans, on remet ça – mais du point de vue juridique, je ne comprends pas comment ça marche. Ensuite se pose la question de la durée – là encore, je la pose à ceux qui sont bien plus familiers de l’action publique que moi. Pourquoi trois ans, et non deux…

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Oui, très bien, on peut en discuter !

Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 1er bis
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

…ou quatre ? À la rigueur, madame Blin, si l’on voulait retenir une durée pertinente, ce serait le temps de l’action publique, par exemple la durée d’une législature – cinq ans. Prenons le Conseil national des villes : les conventions avec l’Anru, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, sont toujours quinquennales. Qu’est-ce qu’on va faire ? Va-t-on dire : « Non, finalement, ce qu’on a prévu avec l’Anru, ça ne va pas » et hop ! on supprime le Conseil national des villes et le Conseil national de l’habitat ? Le temps long de l’action publique, de l’État, peut-être cela vous gêne-t-il, mais c’est très important. Nous autres, législateurs, devons le prendre en considération. Je réitère donc ma question : monsieur le ministre, messieurs les rapporteurs, quelle est la portée juridique de cet article ? En quoi peut-il être applicable ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR. – M. Gérard Leseul applaudit également.)

Photo de M. Alexis Corbière
Article 1er bis
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Il est pertinent, ce Maurel !

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission sur ces amendements de suppression ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 1er bis
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Il est effectivement très bon, ce M. Maurel – c’est un nouveau venu parmi nous, mais je crois qu’il a exercé d’autres mandats auparavant… (Sourires.) Pour ce qui est des amendements, j’émettrai un avis défavorable, car je suis plutôt favorable à l’article 1er bis. Néanmoins, certaines des questions soulevées sont intéressantes. Si le projet de loi est adopté, il faudra travailler lors de la commission mixte paritaire à une rédaction plus précise, notamment en ce qui concerne la méthode de reconduction des commissions et instances. Je signale à ce propos que l’article porte sur ces dernières, et non sur des agences ou des opérateurs.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Tout à fait !

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 1er bis
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

D’autre part, il concerne le flux, non le stock.

MF
Article 1er bis
M. Charles Fournier

Où est-ce écrit ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 1er bis
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Les agences en place ne sont donc pas concernées par la mesure. Celle-ci porte uniquement sur les commissions et instances consultatives ou délibératives créées après la promulgation de la loi.

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Cette précision manque.

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 1er bis
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Elle n’est pas rétroactive – il n’est écrit nulle part qu’elle le serait. De ce point de vue, le texte me semble clair : la mesure s’applique « à compter de la promulgation de la présente loi », c’est-à-dire qu’elle ne concerne que les commissions et instances créées ultérieurement.

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Ce n’est écrit nulle part !

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 1er bis
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Il y a beaucoup d’amendements de suppression de l’article… Ce que je me demande, c’est pourquoi leurs auteurs – je pense notamment à M. Maurel – déposent des amendements de suppression sèche, alors qu’ils avancent de nombreuses idées en les défendant. Pourquoi ne pas déposer des amendements visant à compléter le dispositif ?

Photo de M. Charles Alloncle
Article 1er bis
M. Charles Alloncle Charles Alloncle UDR

Ils ne savent pas faire !

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 1er bis
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Je crains que ce ne soit tout simplement parce qu’ils sont totalement opposés au principe même de l’article, à savoir donner plus de lisibilité et d’efficacité. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) Depuis avant-hier soir, nous avons eu, au cours de nos débats, l’occasion de faire une revue assez exhaustive de ce que notre pays pouvait compter de commissions et de comités. Leur nombre est particulièrement important. À l’occasion de cette revue d’effectif – si je puis me permettre l’expression –, nous avons pu noter qu’un nombre non négligeable d’instances ne se réunissaient plus, voire ne s’étaient jamais réunies. Ainsi avons-nous supprimé hier une instance qui ne s’était jamais réunie depuis sa création en 2016 ; une autre n’avait même jamais été composée depuis, je crois, 2008. (Mme Anne Stambach-Terrenoir s’exclame.) Et malgré ces arguments frappés au coin du bon sens, vous avez quand même voté contre leur suppression ! La vérité, c’est que vous voulez qu’elles s’empilent. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Voilà !

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 1er bis
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

À travers ce projet de loi, le gouvernement souhaite quant à lui simplifier, c’est pourquoi cette clause est à mon avis la bienvenue. Avis défavorable. (« Bravo ! » sur les bancs du groupe HOR.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Lisa Belluco.

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 1er bis
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Nous aurions besoin d’éclaircissements, monsieur le ministre. Je ne comprends pas bien la rédaction de cet article, qui, pour le coup, est peut-être un peu trop simple.

Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 1er bis
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

Eh oui !

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 1er bis
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Doit-on comprendre que, même si une commission se réunit, travaille, produit et est utile, elle sera quand même dissoute au bout de trois ans ? Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Que tous les trois ans, il faudra se réunir pour la créer de nouveau ?

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Cela s’appelle une reconduction.

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 1er bis
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

En quoi est-ce une simplification ? On pourrait imaginer d’autres rédactions – puisque vous nous reprochez de ne pas être constructifs, je vous en propose quelques-unes. On pourrait prévoir une clause de revoyure à chaque fois qu’on crée une commission ; ou bien que, pour chaque création d’instance, il faut dans le même temps fixer sa durée de vie et la date de son extinction ;…

Photo de M. Benoît Biteau
Article 1er bis
M. Benoît Biteau Benoît Biteau EcoS

Oui mais nous, plutôt que l’extinction, nous préférons la rébellion… (Sourires.)

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 1er bis
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

…ou trouver une autre solution, plus souple. Mais là, l’effet sera contre-productif : tous les trois ans, nous allons nous retrouver ici, examiner les organismes un par un, nous apercevoir que certains étaient en plein travail, qu’ils étaient en train de rédiger un rapport, qu’on en a besoin et qu’il faut les recréer et les réinstaller. Super ! Ça va vachement simplifier la vie économique, et la nôtre avec ! On a tout à gagner, avec ça ! En matière d’efficacité, avec cet article, vous êtes les champions ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le ministre.

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 1er bis
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Madame la députée, je regrette que vous n’ayez pas voulu enrichir cet article et le faire profiter de vos lumières. Tout ce que vous faites, c’est demander la suppression sèche du dispositif, sans jamais montrer une quelconque volonté de l’améliorer.

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Exactement !

Photo de Mme Marie Lebec
Article 1er bis
Mme Marie Lebec Marie Lebec EPR

Il a raison !

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 1er bis
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Je le répète : le dispositif ne concernera que les commissions nouvellement créées. Dans ces conditions, on peut espérer que le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat fassent preuve d’un peu plus de réflexion avant d’en créer de nouvelles. Je vous rappelle en effet que l’essentiel des commissions et comités sont créés dans le cadre d’une loi, c’est-à-dire à l’issue d’un vote des parlementaires. Peut-être, avant de créer de nouvelles instances, pourrions-nous envisager de confier de nouvelles missions à d’autres, déjà existantes. Peut-être aussi serait-il bon, en effet, que nous nous réunissions plus souvent pour faire une revue d’effectif et déterminer celles qui doivent continuer de fonctionner et celles qui sont caduques – nous avons eu quelques exemples, depuis le début de l’examen du projet de loi, de commissions et de comités qui n’avaient plus de raison d’être : dans ce cas, il faut les supprimer, c’est aussi simple que cela. Quant à la période de trois ans, elle me semble parfaitement appropriée, et cela pour une simple et bonne raison : c’est que, comme M. Maurel l’a noté, un mandat législatif dure cinq ans ; eh bien, à la mi-mandat, on fixe une clause de revoyure : si ça fonctionne, on continue ; si ça ne fonctionne pas, on supprime.

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

En l’espèce, ce n’est pas une clause de revoyure !

Photo de M. le président
Article 1er bis
M. le président Roland Lescure

Nous venons d’entendre un orateur favorable à l’amendement ; nous entendrons ensuite Mme Stambach-Terrenoire, M. Meurin et Mme Thevenot.

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure

Auparavant, la parole est à Mme Claire Lejeune, pour un rappel au règlement. Sur le fondement de quel article, s’il vous plaît ?

Photo de Mme Claire Lejeune
Rappel au règlement
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Au titre de l’article 100 sur la bonne tenue de nos débats, je voudrais réagir aux interpellations de M. le ministre, qui nous demande d’améliorer le dispositif plutôt que de chercher à supprimer l’article. En tant que parlementaires, nous avons pourtant le droit d’être strictement opposés à un article et d’en proposer la suppression par voie d’amendement si nous estimons qu’il contient de mauvaises idées, dont aucune ne mérite d’être repêchée. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Mathilde Panot
Rappel au règlement
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Eh oui, mais ils ont du mal avec le principe d’opposition !

Photo de M. Emeric Salmon
Rappel au règlement
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Ça ne correspond pas à ce que disait Mme Belluco.

Photo de Mme Claire Lejeune
Rappel au règlement
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Ce texte contenant énormément – énormément ! – de très mauvaises idées, nous nous opposerons à de très nombreuses dispositions – il faudra vous y habituer ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure

Sans me faire l’avocat du ministre – ce n’est pas mon rôle –, je rappelle qu’il répondait à la prise de parole d’une députée qui proposait des améliorations – c’est en tout cas ce que j’ai entendu, mais ce n’est pas très grave.

Photo de M. Laurent Marcangeli
Rappel au règlement
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Ce n’est pas grave, monsieur le président, j’ai l’habitude.

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir.

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Tout en étant évidemment d’accord avec ce que vient de dire ma collègue Lejeune, je souhaite adresser une question au ministre : que voulez-vous que nous proposions pour améliorer un article au contenu absurde, dépourvu de sens politique ? Que voulez-vous que nous fassions ? Que nous ajoutions des années, comme si quatre années valaient mieux que trois ? Que nous créions des dérogations en fonction de l’âge du capitaine ? C’est ridicule ! Un peu de sérieux quand vous faites des propositions aux parlementaires !

Photo de M. Emeric Salmon
Article 1er bis (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Mais ça correspond à ce que proposait Mme Belluco !

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Vous nous parlez d’efficacité, mais une telle méthode n’a rien d’efficace : vous risquez de détruire des commissions qui fonctionnent très bien. Il faudra ensuite réfléchir, tenir des réunions, envisager d’autres mesures… Je n’en reviens pas : ce débat n’a vraiment aucun sens !

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

On discute !

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

On entend parler de flux, de stocks. Or nous ne sommes ni à l’usine ni dans une entreprise.

UU
Article 1er bis (suite)
Une députée du groupe UDR

Vous devriez y aller, à l’usine, ça ne vous ferait pas de mal !

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

L’expression « simplification de la vie économique » figure certes dans le titre du texte, mais, en l’occurrence, nous parlons de commissions où l’on débat, où des experts, des représentants de la société civile, du Parlement et de l’État élaborent une réflexion collective. Votre comparaison est absurde : on ne peut pas gérer des flux de commissions. On peut réfléchir à leur pertinence, mais le fonctionnement proposé n’a aucun sens.

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis (suite)
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Si elles n’ont pas d’utilité, il faut les supprimer !

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

J’ai une autre question : le texte prévoit une durée de trois ans, mais pourquoi trois ans ?

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

D’accord, disons deux ans, c’est mieux !

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Que se passe-t-il au bout de trois ans ? Qu’adviendrait-il d’une commission censée travailler sur une loi de planification – imaginons que nous en ayons une – pour dix ans ?

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er bis (suite)
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Deux ans !

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

C’est vrai. Pourquoi pas deux, comme le propose la collègue Blin ?

Photo de M. Emeric Salmon
Article 1er bis (suite)
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Vous allez finir par voter son amendement !

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 1er bis (suite)
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Honnêtement, une telle discussion n’est pas à la hauteur de la vie législative et d’autres débats que nous pouvons mener dans cet hémicycle. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Benoît Biteau
Article 1er bis (suite)
M. Benoît Biteau Benoît Biteau EcoS

La retraite à 62 ans, par exemple !

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Pierre Meurin.

Photo de M. Pierre Meurin
Article 1er bis (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Il existe une contradiction au sein du Nouveau Front populaire : vous dites vouloir supprimer l’article, alors que Mme Belluco vient de dire qu’une autre rédaction aurait pu être proposée. Je cherche l’endroit où la gauche a proposé une autre rédaction de l’article, ce qui aurait été un peu plus constructif.

Photo de Mme Mathilde Panot
Article 1er bis (suite)
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Siégez directement avec les macronistes, ça ira plus vite !

Photo de M. Pierre Meurin
Article 1er bis (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

D’autre part, monsieur le président, la France insoumise a déposé quatre amendements de suppression. Pour des raisons de rationalisation de la vie parlementaire, notre règlement permet – je le crois, bien que je n’aie pas encore trouvé le passage correspondant – de demander qu’un seul amendement identique par groupe soit discuté. Cela permettrait en effet d’accélérer un peu, d’autant que nous avons manifestement affaire à une logique d’obstruction.

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er bis (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Vous avez bien déposé quatre amendements pour faire des suppressions !

Photo de M. Pierre Meurin
Article 1er bis (suite)
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Votre rage à ne pas vouloir simplifier la vie économique se traduit par une obstruction parlementaire manifeste ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

Monsieur Meurin, si vous n’avez pas trouvé de règle qui permette de répondre « oui » à votre question, c’est qu’une telle règle n’existe pas. D’autres groupes en ont fait autant : tous ne sont pas présents, mais les Républicains, par exemple, ont multiplié les amendements identiques…

Photo de Mme Marie Mesmeur
Article 1er bis (suite)
Mme Marie Mesmeur Marie Mesmeur LFI-NFP

Ne cherchez pas les membres de ce groupe, ils sont absents – n’est-ce pas, madame Blin ?

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

Mais vous pouvez chercher tant que vous voudrez : le règlement est là, n’hésitez pas ! La parole est à Mme Prisca Thevenot.

Photo de Mme Prisca Thevenot
Article 1er bis (suite)
Mme Prisca Thevenot Prisca Thevenot EPR

Depuis le début de l’examen de ce texte, nous cherchons une méthode pour gérer le flux des instances qui pourraient être créées. Force est de constater que tel est bien l’objet de l’article. Néanmoins, ce que nous avons entendu suggère que la rédaction n’est pas assez précise, ce qui ne permet pas de se prononcer sur tous ces amendements en connaissance de cause. C’est pourquoi la démarche de notre groupe sera de s’abstenir. (Rires sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. Gérard Leseul
Article 1er bis (suite)
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Très bien !

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix les amendements de suppression nos 1650, 1771, 1808, 1859, 1904 et 2108.

Amdt 1650 Rejeté Amdt 1771 Rejeté Amdt 1808 Rejeté Amdt 1859 Rejeté Amdt 1904 Rejeté Amdt 2108 Rejeté
II
Article 1er bis (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 90 Nombre de suffrages exprimés 79 Majorité absolue 40 Pour l’adoption 34 Contre 45

II
Article 1er bis (suite)
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1650, 1771, 1808, 1859, 1904 et 2108 ne sont pas adoptés.)

Amdt 1650 Rejeté Amdt 1771 Rejeté Amdt 1808 Rejeté Amdt 1859 Rejeté Amdt 1904 Rejeté Amdt 2108 Rejeté
Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

Sur l’amendement no 1156, je suis saisi par le groupe de La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme Anne-Laure Blin, pour soutenir cet amendement.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Cet amendement de l’ensemble du groupe Droite républicaine réconciliera peut-être tout le monde.

Photo de M. Stéphane Travert
Article 1er bis (suite)
M. Stéphane Travert Stéphane Travert EPR

Je ne parierais pas là-dessus !

Photo de Mme Mathilde Panot
Article 1er bis (suite)
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Vous n’avez pas de groupe, madame Blin ; vous êtes courageuse de venir toute seule.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Si nous partageons l’état d’esprit du nouvel article 1er bis, nous considérons qu’il pourrait être rendu plus précis, ce qui répondrait aux questions de nos collègues sur les raisons motivant la prolongation ou l’extinction d’une instance. Le paysage administratif français compte un grand nombre de commissions, comités et instances consultatives ou délibératives placés auprès du premier ministre ou des ministres, dont certaines sont utiles et d’autres moins. En tout état de cause, leur multiplication pose problème et la question de leur pérennisation mérite d’être posée. Nous proposons donc de réduire à deux ans la durée d’existence des comités créés, ce qui permettrait d’en examiner plus rapidement l’efficience. L’amendement vise aussi à compléter l’article en introduisant explicitement trois critères motivant la pérennisation de ces organismes : le taux de mise en œuvre effective de leurs recommandations, signe et gage de l’efficacité de leurs travaux ; la fréquence et la régularité des réunions ; et l’absence d’autres instances avec lesquelles ils feraient doublon, afin d’éviter la redondance des structures et la dispersion des moyens.

Photo de M. Ian Boucard
Article 1er bis (suite)
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Excellent !

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Il s’agit vraiment d’apporter des précisions permettant de résoudre les problèmes qui ont été soulevés au cours de la discussion.

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 1er bis (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

C’est un peu court !

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 1er bis (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Vous raccourcissez la durée, je raccourcis mes réponses.

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 1er bis (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.

Photo de Mme Frédérique Meunier
Article 1er bis (suite)
Mme Frédérique Meunier Frédérique Meunier DR

Pas de réponse du gouvernement, donc…

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Gérard Leseul.

Photo de M. Gérard Leseul
Article 1er bis (suite)
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

On a retenu la durée de trois ans, sans tenir compte le moins du monde de la diversité des conseils et comités placés auprès des ministres ou du premier ministre. Brassant des sujets variés et convoquant des réalités diverses, ces comités mobilisent parfois des bénévoles issus d’entreprises ou d’organisations de la société civile uniquement, parfois des fonctionnaires. (M. Tristan Lahais applaudit.) L’extinction automatique au bout de trois ans, que l’amendement tend à réduire à deux, aura pour conséquence de ramener à deux ou trois ans la durée de tous les contrats de mise à disposition de personnel, de tous les contrats de travail,…

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Et alors ? Dans le privé, ce n’est pas ce qui se passe ? Les CDI ne sont pas éternels !

Photo de M. Gérard Leseul
Article 1er bis (suite)
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

…de tous les éventuels contrats de location ou de mise à disposition de locaux. C’est impensable, ça n’a pas de sens ! (Mme Anne-Laure Blin s’exclame) Pardonnez-moi, madame Blin ! Vous invitez par ailleurs à évaluer la pertinence de ces comités à l’aune du taux de mise en œuvre de leurs recommandations. Or un comité n’est pas responsable de la mise en œuvre des recommandations qu’il adresse à la puissance publique ou aux collectivités locales. Il ne peut donc en être comptable. C’est absurde ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC, LFI-NFP et EcoS.)

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Matthias Renault.

Photo de M. Matthias Renault
Article 1er bis (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Le groupe Rassemblement national soutiendra cet amendement. Le positionnement du groupe macroniste, présidé par Gabriel Attal, sur cette question me surprend. En effet, monsieur Attal, en tant que premier ministre vous avez tenu un discours de politique générale le 30 janvier 2024, dans lequel vous affirmiez : « Simplifier pour éviter la gabegie, c’est possible, et je vous annonce une règle générale simple : tous les organes, organismes, comités ou autres qui ne se sont pas réunis ces douze derniers mois seront supprimés automatiquement. »

Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 1er bis (suite)
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

« Qui ne se sont pas réunis » !

Photo de M. Matthias Renault
Article 1er bis (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

Je ne comprends donc pas votre positionnement sur cet amendement,…

Photo de M. Ian Boucard
Article 1er bis (suite)
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

« Tu casses, tu répares ! »

Photo de M. Stéphane Travert
Article 1er bis (suite)
M. Stéphane Travert Stéphane Travert EPR

« Tu voles, tu paies ! »

Photo de M. Matthias Renault
Article 1er bis (suite)
M. Matthias Renault Matthias Renault RN

…qui est moins-disant par rapport à la règle que vous énonciez il y a moins d’un an. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 1er bis (suite)
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Il ne faudrait surtout pas être trop efficace !

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1156.

Amdt 1156 Rejeté
II
Article 1er bis (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 81 Nombre de suffrages exprimés 80 Majorité absolue 41 Pour l’adoption 30 Contre 50

II
Article 1er bis (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1156 n’est pas adopté.)

Amdt 1156 Rejeté
Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je vais mettre aux voix l’article 1er bis. Mes chers collègues, votre répartition dans l’hémicycle risque de rendre difficile le comptage des voix si nous procédons à un vote à main levée ; je vous propose donc un scrutin public.

II
Article 1er bis (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé à un scrutin public.)

Photo de M. le président
Article 1er bis (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 81 Nombre de suffrages exprimés 74 Majorité absolue 38 Pour l’adoption 40 Contre 34

II
Article 1er bis (suite)
Intervenant non identifié

(L’article 1er bis est adopté.)

Photo de Roland Lescure
Après l’article 1er bis
Roland Lescure president

L’amendement no 1231 de M. Bruno Clavet, portant article additionnel après l’article 1er bis, est défendu.

Amdt 1231 Rejeté
II
Après l’article 1er bis
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1231, repoussé par la commission et le gouvernement, n’est pas adopté.)

Amdt 1231 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La séance est suspendue.

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(La séance, suspendue à dix-sept heures cinquante-cinq, est reprise à dix-huit heures cinq.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La séance est reprise.

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de plusieurs amendements identiques, nos 364, 488, 1039, 1240, 1488 et 2210, visant à supprimer l’article 1er ter. La parole est à Mme Nicole Sanquer, pour soutenir l’amendement no 364.

Amdt 364 Adopté
Photo de Mme Nicole Sanquer
Article 1er ter
Mme Nicole Sanquer Nicole Sanquer LIOT

Déposé par notre collègue Paul Molac, il vise à revenir sur la fusion des commissions départementales de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) et des commissions départementales de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF). Ces deux instances ont des objets très différents : les fusionner risquerait de diluer leurs missions spécifiques, au détriment d’un traitement efficace des différents sujets, et de réduire la représentativité de certains acteurs, au premier rang desquels les agriculteurs, alors que les enjeux d’accès au foncier agricole n’ont jamais été aussi élevés.

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure president

Les amendements identiques nos 488 de M. Eric Liégeon et 1039 de M. Gérard Leseul sont défendus. La parole est à Mme Lisa Belluco, pour soutenir l’amendement no 1240.

Amdt 488 Adopté Amdt 1039 Adopté
Photo de Mme Lisa Belluco
Article 1er ter
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

L’article 1er ter réintègre les missions des CDPENAF au sein des CDNPS, les commissions départementales de la nature, des paysages et des sites. Ces deux commissions, toutes deux présidées par le préfet, ont peu ou prou – mais pas exactement – la même composition. Cependant, les avis de la CDNPS concernent en particulier la préservation de la nature, la publicité, les enseignes et préenseignes, les paysages – elle intervient par exemple sur certaines décisions concernant les sites classés –, les carrières ou encore l’impact de l’urbanisation sur la nature, les paysages et les sites. La CDPENAF, quant à elle, donne des avis sur la réduction des surfaces naturelles, forestières et à vocation ou à usage agricole, et sur les moyens de contribuer à limiter la consommation de ces espaces. La CDPENAF veille donc principalement à la lutte contre l’artificialisation des terres agricoles, et je rappelle au passage que 60 % de l’artificialisation, en France, se fait sur des terres agricoles. Cette commission a donc sa raison d’être ! Si leurs compositions sont à peu près similaires – les deux commissions comptent des représentants des élus des collectivités territoriales, de l’État et des associations agréées de protection de l’environnement –, la CDPENAF comprend des représentants des chambres d’agriculture, des professions agricoles et forestières, des propriétaires fonciers et des notaires ; or ceux-ci n’auraient pas grand-chose à faire dans une CDNPS, qui se prononce sur de tout autres sujets que ceux qui les concernent. Je crains donc que cet article, à trop vouloir regrouper les différents organismes, ait un effet contre-productif. On se retrouverait avec des réunions à rallonge, auxquelles assisteraient des gens qui n’ont pas spécialement de valeur ajoutée sur une partie des sujets abordés ; n’étant pas concernés par la majorité des avis formulés par ces commissions, ils finiraient par ne plus s’y rendre. D’ailleurs, la CDNPS, qui se réunit très souvent et a de nombreux avis à donner, comprend déjà plusieurs formations thématiques relatives par exemple aux carrières, aux sites et aux paysages, à la faune captive, à la publicité et à la nature ; ces différentes formations n’ont pas tout à fait les mêmes membres et ne se prononcent pas sur les mêmes sujets. Là encore, nous avons donc affaire à une fausse bonne idée. En outre, la méthode employée est sujette à caution : pourquoi fusionner ces deux commissions, si ce n’est parce que leurs compositions sont proches ? Une telle justification me semble un peu légère.

Photo de M. Thierry Tesson
Article 1er ter
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

C’est une bonne raison !

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Manon Meunier, pour soutenir l’amendement no 1488.

Amdt 1488 Adopté
Photo de Mme Manon Meunier
Article 1er ter
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Nous en parlions hier au moment d’examiner un amendement qui abordait déjà ce sujet : fusionner la commission départementale de la nature, des paysages et des sites et la CDPENAF – qui lutte contre l’artificialisation des terres agricoles – me paraît être une erreur. Si j’en juge par l’identité des signataires des amendements, il semble d’ailleurs que certains groupes, après avoir voté pour en commission, souhaitent revenir en arrière. Il me paraîtrait pertinent de revenir sur cette fusion, pour une raison simple : bien que leurs compositions soient similaires, ce ne sont pas les mêmes personnes qui siègent dans ces deux commissions. Des sièges sont par exemple réservés à des agriculteurs dans chacune d’entre elles, mais dans des proportions différentes, puisqu’il est question d’un côté de la lutte contre l’artificialisation des terres agricoles, et de l’autre de la protection et de la préservation des paysages et des sites. On n’y retrouve donc pas exactement les mêmes personnes. J’ajoute que dans de nombreux départements, les CDPENAF sont saisies régulièrement et de plus en plus souvent pour donner des avis parfois conformes sur les projets agrivoltaïques des agriculteurs. Ce sont majoritairement des agriculteurs qui y siègent et cela leur demande beaucoup d’investissement ! Ils doivent y consacrer du temps, alors que chacun sait que le métier d’agriculteur est déjà très chronophage ; s’ils doivent en plus gérer la préservation des paysages naturels et des sites et se prononcer par exemple sur la protection de sites Natura 2000 – ce n’était pas ce à quoi ils s’étaient engagés au départ –, vous vous doutez bien que les réunions seront à rallonge ! Ce qui est vrai pour les agriculteurs l’est d’ailleurs tout autant pour les autres membres de ces commissions : outre qu’ils n’auront pas forcément les compétences pour traiter l’ensemble des sujets abordés, ils devront s’investir beaucoup plus. Ça n’a aucun sens ! Une telle mesure simplifie en théorie, c’est vrai – il n’y aura finalement plus qu’une seule commission, et cela suffit peut-être à votre bonheur ; mais elle ne simplifie pas en pratique ! En réalité, vous êtes en train – encore une fois – de complexifier. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Emmanuel Maurel, pour soutenir l’amendement no 2210.

Amdt 2210 Adopté
Photo de M. Emmanuel Maurel
Article 1er ter
M. Emmanuel Maurel Emmanuel Maurel GDR

Les collègues qui m’ont précédé ont dit l’essentiel. Le rapprochement des deux instances, présenté comme une simplification, ne va pas de soi et risque, dans les faits, de porter préjudice à la protection environnementale et culturelle des paysages et des sites. Mme Meunier vient de l’expliquer très clairement : il faut faire la distinction entre ce qui relève de la lutte contre l’artificialisation des sols – sujet essentiel dans le monde d’aujourd’hui – et ce qui a trait à la protection des paysages, car ce n’est pas la même chose. La fusion risque de créer une charge de travail trop lourde pour les gens qui siégeront désormais dans une instance unique. Enfin, encore une fois, ce projet de loi est censé œuvrer en faveur de la simplification de la vie économique ; je vais donc réitérer ma question – c’est presque un running gag : en quoi cette fusion, manifestement attendue avec impatience par certains, contribuera-t-elle à la simplification de la vie des entreprises ? Je n’ai toujours pas compris. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)

Photo de M. Henri Alfandari
Article 1er ter
M. Henri Alfandari Henri Alfandari HOR

On peut vous réexpliquer, si vous voulez !

Photo de M. Ian Boucard
Article 1er ter
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Un running gag, c’est de moins en moins drôle, monsieur Maurel !

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure president

Sur les amendements nos 364 et identiques, je suis saisi par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Quel est l’avis de la commission sur ces amendements de suppression ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 1er ter
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Nous en avions débattu en commission et la fusion avait été votée ; avis défavorable, donc, au nom de la commission spéciale. Cependant, j’entends ce que vous dites et je suis d’ailleurs cosignataire de l’amendement no 210 de notre collègue Paul Molac, qui vise à limiter ses effets négatifs : nous proposerons de modifier la composition de la commission fusionnée, en y intégrant notamment un collège d’agriculteurs. Si les amendements de suppression sont adoptés, ils feront tomber les suivants, dont celui-là ; sinon, nous aurons l’occasion de défendre notre proposition.

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 1er ter
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Avis favorable.

Photo de Mme Mathilde Panot
Article 1er ter
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Vraiment ? À quoi ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 1er ter
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

À vos amendements ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure

Je comprends votre surprise, mais ne vous plaignez pas ! La parole est à M. Henri Alfandari.

Photo de M. Henri Alfandari
Article 1er ter
M. Henri Alfandari Henri Alfandari HOR

D’abord, les exposés sommaires des amendements déposés par les collègues comportent des vérités qu’il importe de rappeler. La CDPENAF dépend du code rural et de la pêche maritime, et la CDNPS du code de l’environnement. La finalité de la CDPENAF est plutôt économique, c’est vrai, tandis que celle de la CDNPS est davantage environnementale. En revanche, et je peux en témoigner pour y avoir siégé, ces deux commissions se prononcent régulièrement sur les mêmes sujets, notamment sur tous les projets d’énergies renouvelables, sur les changements de destination des bâtiments et sur des projets touristiques. Dès lors, les fusionner aurait du sens. Je vous accorde qu’il y a un petit problème dans la rédaction : il est prévu que la CDNPS intègre les missions, les compétences et les moyens de la CDPENAF ; il aurait mieux valu prévoir l’inverse. Cela explique certaines réactions, entre autres celle de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).

Photo de Mme Manon Meunier
Article 1er ter
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Ah !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 1er ter
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Vous n’aimez pas les agriculteurs !

Photo de M. Henri Alfandari
Article 1er ter
M. Henri Alfandari Henri Alfandari HOR

En effet, il ne faudrait pas que la fusion se fasse au détriment du monde agricole.

Photo de M. Benoît Biteau
Article 1er ter
M. Benoît Biteau Benoît Biteau EcoS

La FNSEA, ce n’est pas le monde agricole !

Photo de M. Henri Alfandari
Article 1er ter
M. Henri Alfandari Henri Alfandari HOR

Il n’en demeure pas moins qu’une telle fusion serait pleine de sens. À plusieurs reprises, chers collègues, vous avez demandé en quoi la mesure proposée était de la simplification. Or la simplification ne consiste pas seulement à réaliser des économies ou à gagner des marges ; il s’agit aussi d’éviter des travaux redondants, lorsque les mêmes personnes se réunissent pour évoquer les mêmes sujets et prendre des décisions censées être communes. Il y a effectivement des tensions entre les codes et entre des procédures qui ont partiellement le même objet. La logique de la simplification est précisément de les rapprocher pour que l’on opère de manière plus efficiente. La correction que j’ai mentionnée – faire en sorte que la CDPENAF intègre les missions, les compétences et les moyens de la CDNPS – pourra être apportée en commission mixte paritaire. En outre, j’appelle votre attention sur l’amendement no 2533 de M. Bolo – qui laisserait un an supplémentaire, pour une mise en œuvre cohérente – et sur l’amendement no 210 de M. Molac, qui fait l’objet d’un sous-amendement du rapporteur. Il serait beaucoup plus intéressant de retenir ces propositions que de supprimer ainsi l’article sans réfléchir.

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Lisa Belluco.

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 1er ter
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Nous comprenons que l’on cherche à simplifier lorsque cela présente un intérêt, mais, je le répète, ces deux commissions n’ont pas le même objet : la CDNPS, s’intéresse aux paysages et aux sites, tandis que la CDPENAF surveille principalement la consommation des terres agricoles. D’autre part, leurs décisions n’ont pas la même portée : la CDNPS émet seulement un avis consultatif alors que la CDPENAF a un réel pouvoir sur les projets dans le cas où ceux-ci consomment des terres agricoles ; il ne faudrait pas réduire ce pouvoir qu’exercent notamment les agriculteurs et les propriétaires fonciers. J’ajoute que, dans mon département, les deux commissions ne se réunissent pas au même endroit. Elles ne sont pas composées des mêmes personnes, ni présidées par le même représentant du préfet. Elles n’examinent pas tout à fait les mêmes projets et rendent des avis qui n’ont pas la même forme. Si l’on veut que leur fusion aboutisse à un dispositif gérable dans les territoires, il va falloir améliorer considérablement la rédaction de l’article ! Prenons l’exemple des parcs éoliens, qui intéressent tout le monde ici.

Photo de M. Pierre Meurin
Article 1er ter
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Non !

Photo de M. Charles Fournier
Article 1er ter
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Mais si, cela vous obsède !

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 1er ter
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Les projets de parc éolien font l’objet d’un avis de la formation spécialisée des sites et des paysages de la CDNPS. Je suppose que cela intéresse nos collègues qui reprochent souvent aux parcs éoliens de défigurer le paysage.

Photo de M. Pierre Meurin
Article 1er ter
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Toujours pas ! Mieux vaudrait tout bonnement supprimer les parcs éoliens !

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 1er ter
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

La CDPENAF n’envisage pas le point de vue du paysage. Si l’on fusionne les deux commissions, cela signifie-t-il que l’on cessera de se préoccuper de l’impact des projets de parc éolien sur les paysages ? Autre exemple : dans la CDNPS de mon département siègent des représentants de l’association Vieilles maisons françaises, qui apprécient l’impact des projets sur les vieilles demeures de nos villages, de nos bourgs et de nos hameaux. Qui fera ce travail si l’on fusionne les deux commissions ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

MS
Article 1er ter
M. Emeric Salmon

La commission compétente le fera !

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix les amendements identiques nos 364, 488, 1039, 1240, 1488 et 2210.

Amdt 364 Adopté Amdt 488 Adopté Amdt 1039 Adopté Amdt 1240 Adopté Amdt 1488 Adopté Amdt 2210 Adopté
Photo de Mme Julie Ozenne
Article 1er ter
Mme Julie Ozenne Julie Ozenne EcoS

On ne va pas emmerder les agriculteurs !

II
Article 1er ter
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 1er ter
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 74 Nombre de suffrages exprimés 71 Majorité absolue 36 Pour l’adoption 41 Contre 30

II
Article 1er ter
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 364, 488, 1039, 1240, 1488 et 2210 sont adoptés ; en conséquence, l’article 1er ter est supprimé et les amendements nos 2533 et 210, ainsi que le sous-amendement no 2644, tombent.) (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)

Amdt 364 Adopté Amdt 488 Adopté Amdt 1039 Adopté Amdt 1240 Adopté Amdt 1488 Adopté Amdt 2210 Adopté
Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Charles Fournier.

Photo de M. Charles Fournier
Article 2
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Le Sénat a supprimé l’article 2, qui habilitait le gouvernement à légiférer par ordonnance. Il a été remplacé par des dispositions qui relèvent d’une dizaine de codes différents et sont dépourvues de cohérence. C’est mieux qu’une ordonnance mais, en l’absence d’étude d’impact, nous ne sommes pas en mesure d’en apprécier les effets. Dans l’article 2, on trouve pêle-mêle : la réduction de la portée de la loi Egalim en matière d’alimentation durable ; l’affaiblissement de la législation applicable aux boissons alcoolisées ; la suppression des agréments pour les centres de véhicules hors d’usage ; la disparition des obligations de déclaration pour les dispositifs médicaux, au mépris de toute transparence sanitaire ; la suppression d’une obligation d’informer l’inspection du travail ; une modification de l’agrément pour les entreprises solidaires d’utilité sociale (Esus) – dont la raison précise nous échappe. Nous nous opposerons donc à l’article 2.

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

Sur les amendements nos 1256 et identiques, je suis saisi par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à Mme Claire Lejeune.

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 2
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Rappelons l’histoire de cet article 2. Initialement, il habilitait le gouvernement à légiférer par ordonnance pour simplifier certaines démarches déclaratives des entreprises. C’était dangereux, car les mesures pouvaient concerner des questions environnementales, économiques, industrielles ou d’aménagement du territoire. On aurait ouvert la boîte de Pandore. Nous avons désormais une nouvelle version de l’article 2, qui est un véritable fourre-tout. Si elle est beaucoup plus désordonnée que la version initiale, elle n’en est pas moins néfaste. Faute de temps, je ne vous citerai que les mesures les plus effrayantes. Commençons par la suppression de l’agrément jusqu’à présent nécessaire pour exercer des activités de réception et de traitement des véhicules hors d’usage. Ces activités impliquent la manipulation de produits polluants. Il est donc normal de les soumettre à l’obtention d’un agrément. En l’espèce, ce n’est pas de la simplification, mais une dangereuse dérégulation ! Évoquons ensuite la modification de la procédure d’agrément des Esus. De nombreuses structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) sont très inquiètes de cette disposition, qui est dissimulée au sein de l’article 2, comme si on cherchait à la faire passer en catimini. Nous devons vraiment nous interroger sur la méthode. Dans ce projet de loi, vous avez inscrit une série de dispositions très dangereuses pour nos libertés publiques, pour l’écologie, pour la démocratie. Qui plus est, vous voulez accélérer la discussion pour nous empêcher d’avoir des débats de fond. (M. Henri Alfandari s’exclame.) Cher collègue, pourrons-nous vraiment avoir un débat de fond sur chacune des dispositions de l’article 2 ? Êtes-vous d’ailleurs en mesure de faire la liste de tout ce que contient l’article ? Je suppose que non, et c’est un problème, car nous nous apprêtons à voter sur ces dispositions. (Mme Manon Meunier applaudit.)

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

Nous en venons à ces six amendements identiques, nos 1256, 1524, 2193, 2197, 2200 et 2204, qui tendent à supprimer l’article 2. La parole est à Mme Lisa Belluco, pour soutenir l’amendement no 1256.

Amdt 1256 Rejeté
Photo de Mme Lisa Belluco
Article 2
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Mon collègue Charles Fournier l’a dit, nous présentons deux amendements de suppression, celui-ci et le suivant, notamment pour des raisons de méthode. Nos collègues du Sénat ont supprimé – et c’est heureux – la version initiale de l’article 2, qui habilitait le gouvernement à légiférer par ordonnance. Pour le remplacer, vous avez déposé en commission un amendement de plus de soixante-dix alinéas, qui est en réalité une ordonnance qui ne dit pas son nom. Voici la liste des codes que tend à modifier cette nouvelle version de l’article 2 : le code général des collectivités territoriales, le code de commerce, le code de la consommation, le code de l’environnement, le code de la route, le code monétaire et financier, le code rural et de la pêche maritime, le code de la santé publique, le code des transports, le code du travail, le code de la construction et de l’habitation. Il y a une façon de bien légiférer : soumettre des propositions accompagnées d’une étude d’impact et d’un avis du Conseil d’État, laisser au Parlement le soin de mener des auditions et de travailler sur ces propositions. Ce n’est pas du tout ce que vous faites : vous proposez un article de soixante-dix alinéas qui n’est assorti d’aucune étude d’impact ; ces dispositions n’ont pas été évoquées au cours d’auditions et ne pourront pas faire l’objet d’un débat éclairé puisqu’elles relèvent de codes très divers et portent sur des sujets très différents. Autrement dit, vous voulez tout changer sans permettre au Parlement d’examiner correctement la loi qu’il vote. Et si la discussion se résume pour chaque amendement à un orateur pour et un orateur contre, nous aurons d’autant plus de mal à nous faire un avis éclairé sur ces soixante-dix alinéas ! Très opposés à cette manière de procéder, nous demandons la suppression de l’article et de tout ce qu’il contient.

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

L’amendement no 1524 de M. Charles Fournier est défendu. La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir, pour soutenir l’amendement no 2193.

Amdt 1524 Rejeté
Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 2
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Quand on voit l’article 2, l’intitulé « projet de loi de simplification » fait doucement rire ! À l’origine, on l’a dit, l’article 2 habilitait le gouvernement à légiférer par ordonnance, notamment pour simplifier des formulaires Cerfa dans certaines situations. Le Sénat l’ayant supprimé, le gouvernement a réussi à faire adopter par la commission spéciale un amendement inscrivant directement dans le projet de loi un florilège de mesures qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Pour montrer l’ampleur de la chose, je vous ai fait une petite sélection. On abroge la disposition autorisant, lors de salons transfrontaliers, l’usage de la langue du pays frontalier pour certains documents commerciaux destinés au public. Nos amis transfrontaliers seront donc moins bien informés. On réduit le champ des données devant figurer dans le rapport relatif à l’atteinte des objectifs de la loi Egalim quant au taux de produits durables et de qualité dans l’approvisionnement en restauration collective. Nous serons donc moins informés, par exemple, sur la qualité des aliments servis à nos enfants à l’école.

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Tout ça, c’est de la paperasserie !

Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Article 2
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

On supprime la disposition prévoyant la possibilité de constituer une hypothèque sur un aéronef en construction s’il a été préalablement déclaré à l’autorité administrative compétente. On se demande bien qui a décidé de prendre une mesure qui paraît aussi urgente ! On supprime l’obligation d’informer l’inspection du travail en cas de constitution d’un groupement d’employeurs appliquant la même convention collective. Il s’agit là d’une atteinte au droit social et à la protection des salariés. On supprime l’obligation de réaliser les études prévues par le code de la construction et de l’habitation évaluant la faisabilité technique et économique des diverses solutions d’approvisionnement en énergie ou encore l’étude incombant aux organismes HLM pour évaluer les possibilités d’installation d’équipements de production, de transformation et de stockage d’énergies renouvelables. De manière générale, on réduit la transparence ou on réduit des droits. Mes collègues ont été bien sympathiques de qualifier l’article de fourre-tout. Pour ma part, je parlerais plutôt d’un pot-pourri nauséabond ! Cet article où tout est mélangé n’est pas du tout à la hauteur de nos débats. Supprimons-le. (Mme Mathilde Panot applaudit.)

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Claire Lejeune, pour soutenir l’amendement no 2197.

Amdt 2197 Rejeté
Photo de Mme Claire Lejeune
Article 2
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Il est très important de supprimer cet article pot-pourri – c’est très bien dit. Il illustre à quel point la notion de simplification est dépourvue de sens. En effet, les règles qui figurent dans nos différents codes y ont été inscrites pour de bonnes raisons. Le législateur ne les a pas adoptées pour embêter les gens ! Si l’attribution de l’agrément Esus est régie par certaines dispositions, c’est qu’il y a des raisons à cela.

Photo de Mme Liliana Tanguy
Article 2
Mme Liliana Tanguy Liliana Tanguy EPR

Il y avait des raisons ! Ensuite, on fait les choses par habitude !

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 2
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Votre méthode consiste, chaque fois que vous essayez de simplifier, à porter atteinte au droit du travail ou à l’écologie. J’en donnerai deux exemples. Vous entendez réduire le champ des données devant figurer dans le rapport relatif à l’atteinte des objectifs de la loi Egalim quant au taux de produits durables et de qualité dans l’approvisionnement de la restauration collective. Certes, cela fera moins de données à renseigner sur un formulaire, mais vous affaiblirez ainsi des dispositions de la loi Egalim que vous avez vous-même votées. Vous voulez supprimer l’obligation de déclaration auprès de l’inspection du travail en cas de constitution d’un groupement d’employeurs appliquant la même convention collective. Or la constitution d’un groupement d’employeurs modifie les conditions de travail pour les salariés ; vous êtes d’accord ?

MT
Article 2
Mme Liliana Tanguy

Non !

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 2
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Même si la même convention collective s’applique, le lieu de travail et le responsable peuvent changer. L’inspection du travail – à laquelle il faudrait donner bien davantage de moyens pour qu’elle puisse accomplir correctement ses missions – ne pourra pas intervenir aussi bien si elle n’est pas informée au préalable.

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 2
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Mettez-vous à la place des particuliers et des entreprises !

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 2
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Ces deux exemples montrent à quel point cette simplification a un coût pour l’environnement et pour le droit du travail. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Sandrine Nosbé, pour soutenir l’amendement no 2200.

Amdt 2200 Rejeté
Photo de Mme Sandrine Nosbé
Article 2
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

Nous proposons de supprimer cet article que ma collègue Anne Stambach-Terrenoir a très justement qualifié de « pot-pourri nauséabond ».

Photo de Mme Claire Marais-Beuil
Article 2
Mme Claire Marais-Beuil Claire Marais-Beuil RN

Ça suffit !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Ultralibéral tant que vous y êtes !

Photo de Mme Sandrine Nosbé
Article 2
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

L’article 2 a été introduit par un amendement du gouvernement alors qu’il avait été supprimé au Sénat. Il est composé de soixante-treize alinéas qui visent plusieurs codes sur divers sujets. Je donne quelques exemples : suppression des pouvoirs de police du maire, suppression du régime des liquidations commerciales, suppression de la déclaration préalable pour les ventes au déballage, suppression de la déclaration à l’autorité administrative pour prendre un apprenti. Je m’arrête un instant sur la suppression des centres agréés pour la destruction des véhicules hors d’usage : elle va complexifier le contrôle opéré dans le cadre du comité opérationnel de lutte contre la délinquance environnementale (COLDEN) et ainsi simplifier cette forme de délinquance. Peut-être d’ailleurs cessera-t-on tout contrôle puisqu’en réalité, vous êtes contre la protection de l’environnement ?

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Arrêtez !

Photo de Mme Sandrine Nosbé
Article 2
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

Cet article fourre-tout visant divers codes n’a pas sa place dans ce projet de loi de simplification parce que, sous couvert de simplifier, il affaiblit la transparence et l’accès à l’information dans plusieurs domaines. Au surplus, il soulève d’importantes questions de santé publique. En outre, toutes ces modifications sont réalisées sans aucune étude d’impact. C’est un article gargantuesque qui manque de cohérence et de clarté ; il ne traite pas du sujet du projet de loi, à savoir la simplification économique. Le procédé utilisé par le gouvernement porte atteinte à la transparence du processus législatif et empêche un examen démocratique et approfondi des mesures envisagées. Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer l’article 2.

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Frédérique Meunier, pour soutenir l’amendement no 2204.

Amdt 2204 Rejeté
Photo de Mme Frédérique Meunier
Article 2
Mme Frédérique Meunier Frédérique Meunier DR

L’article comporte soixante-treize alinéas : nous avons donc beaucoup de questions à poser.

Photo de M. Emeric Salmon
Article 2
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

J’ai cru que vous alliez demander l’application de l’article 100, alinéa 5, du règlement !

Photo de Mme Frédérique Meunier
Article 2
Mme Frédérique Meunier Frédérique Meunier DR

Monsieur le ministre, ce que vous faites ici n’est pas anodin : vous supprimez soixante-treize dispositions figurant dans plusieurs codes différents. Ainsi, vous proposez de réduire le champ des données devant figurer dans le rapport relatif à l’atteinte des objectifs de la loi Egalim. Alors que nous sommes déjà assez loin de remplir ces objectifs en ce qui concerne le taux de produits durables dans les collectivités, qui s’assurera demain que cette loi est respectée si on supprime l’obligation de rendre un rapport ? Qui vérifiera que le taux de produits bio requis dans les cantines est atteint, alors que cette obligation constitue un moyen de soutenir les filières bio ?

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 2
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

C’est l’agriculture de proximité qu’il faut défendre !

Photo de Mme Frédérique Meunier
Article 2
Mme Frédérique Meunier Frédérique Meunier DR

Chaque année lors de l’examen du budget du ministère de l’agriculture, nous demandons que de la viande française soit servie dans nos cantines. Comment saurons-nous demain si c’est le cas ? Il s’agit d’une information importante. Nous aimerions avoir des réponses, monsieur le ministre, et savoir par quoi ce rapport sera remplacé. Ensuite, vous supprimez l’obligation d’information de l’inspection du travail en cas de constitution d’un groupement d’employeurs. Encore une fois, vous touchez à l’information et aux droits des salariés.

Photo de Mme Liliana Tanguy
Article 2
Mme Liliana Tanguy Liliana Tanguy EPR

L’information est accessible !

Photo de Mme Frédérique Meunier
Article 2
Mme Frédérique Meunier Frédérique Meunier DR

Quelle étude d’impact avez-vous menée pour vérifier que cela n’aura pas d’effet néfaste sur l’organisation des salariés ? Pourriez-vous nous éclairer sur ce point ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

La discussion avec les professionnels : voilà la véritable étude d’impact !

Photo de Mme Frédérique Meunier
Article 2
Mme Frédérique Meunier Frédérique Meunier DR

Enfin, vous supprimez la procédure d’agrément régional des organismes, centres et instituts de formation des représentants du personnel membres du CSE, le comité social et économique. En d’autres termes, vous faites en sorte que les organismes de formation ne soient plus spécialisés ou rattachés à des organisations syndicales. Dans ces conditions, comment pourrons-nous nous assurer demain que les organismes de formation délivrent des formations correctes aux membres des CSE ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission sur ces amendements de suppression ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 2
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

La commission y est défavorable car elle estime préférable de graver les dispositions de l’article 2 dans le marbre de la loi plutôt que de procéder par ordonnance, comme le projet de loi le prévoyait initialement. Le rejet de ces amendements permettrait de revenir en détail sur chacun des alinéas. Vous pourriez ainsi faire valoir vos arguments et entendre les avis de la commission et du gouvernement.

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Vous m’avez demandé de répondre à chacun des amendements de suppression visant les différents alinéas de l’article 2. Je le ferai tout à l’heure – un argumentaire a été préparé pour chacun – puisque j’ai bon espoir que l’article ne sera pas supprimé.

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 2
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Merci !

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Vous proposez de supprimer sèchement l’article 2 qui regroupe une trentaine de formalités administratives que le gouvernement souhaite abroger. Je ne reviendrai pas sur les termes qui ont été utilisés : ils sont souvent excessifs – s’agissant de l’adjectif « nauséabond », je vous le laisse ! Pour ma part, je préfère revenir sur la méthode. Le gouvernement avait initialement demandé une habilitation pour agir par voie d’ordonnance. Le Sénat l’a refusée. Nous avons alors tenu à faire un geste envers la représentation nationale : j’ai reçu toutes les forces politiques et je leur ai indiqué que nous graverions l’ensemble des mesures de simplification dans le projet de loi, de manière à ce que la représentation nationale ait la possibilité de s’exprimer à leur sujet.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 2
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Il valait mieux que cela soit inscrit dans la loi !

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

J’ai tenu parole et j’ai donc l’honneur de vous proposer aujourd’hui une liste de formalités qui, contrairement à ce que j’ai pu entendre, ne tombe pas du ciel ou de je ne sais quelle branche d’arbre. Cette liste a été demandée par le premier ministre après les fêtes de fin d’année. Une mission a été désignée afin d’aller à la rencontre des entreprises et de travailler avec les administrations et les acteurs concernés pour aboutir à des mesures de simplification. Cette liste, vous l’avez devant les yeux. Elle a été soumise à une analyse et à une étude. Alors que vous critiquez notre méthode, je veux saluer toutes les personnes – dont visiblement vous ne faites pas grand cas – qui se sont mobilisées pour apporter leur savoir, leur connaissance et leur expérience et soumettre au gouvernement ces mesures de simplification. Certes, je l’avoue, cette liste est hétéroclite. Mais je ne vous apprendrai rien en vous disant que nos chefs d’entreprise forment un groupe hétéroclite, œuvrant dans diverses industries, à la tête d’entreprises de toutes tailles, se heurtant à des formalités administratives elles aussi particulièrement hétéroclites, il faut bien l’avouer. Ces chefs d’entreprise ont tous en commun de souffrir du poids de la paperasse, qui représente en moyenne, pour eux, huit heures de travail par semaine – je l’ai dit au début de l’examen du texte.

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 2
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Et plusieurs points de PIB !

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Ils doivent affronter un mur de paperasserie et de formalités parfois totalement dépassées et obsolètes au regard des normes qui sont les nôtres aujourd’hui. Nous nous trouvons donc dans un moment de vérité : d’un côté, il y a ceux qui continueront de vouloir alourdir toujours davantage les charges pesant sur les entreprises de ce pays, sur les Françaises et les Français ; de l’autre, il y a ceux qui voudront alléger les charges de nos très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME), de nos artisans et de nos commerçants. Ces allègements peuvent paraître techniques ou sectoriels. Pris individuellement, ils ne donnent pas l’impression du grand soir, je l’ai dit, même si vous affirmez le contraire, puisque vous vous gargarisez de grands mots pour les caractériser, mais ils signifient que nous agissons pour ces femmes et ces hommes, pour ces professionnels qui souffrent quotidiennement de l’amoncellement des normes.

Photo de M. Nicolas Bonnet
Article 2
M. Nicolas Bonnet Nicolas Bonnet EcoS

Les normes ne sont pas là pour rien !

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Nous sommes là avec eux. Nous répondons présents pour parler de l’activité commerciale, artisanale et ambulante. Nous sommes là pour parler aux écoles de conduite, aux établissements de restauration collective, aux pharmacies d’officine. Nous sommes là pour parler aux professionnels de vente de seconde main, aux Françaises et aux Français qui en ont assez de ces 1 000 formalités qui leur pourrissent la vie, assez de voir les normes se superposer, s’amonceler et parfois se contredire. En conclusion, l’avis du gouvernement sur les amendements de suppression de l’article 2 est défavorable.

Photo de Mme Mathilde Panot
Article 2
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Il n’y a pas eu de réponse précise !

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

Madame la présidente Panot, je crois avoir entendu le ministre indiquer qu’il ferait une réponse circonstanciée concernant chacun des alinéas dans la suite du débat. La parole est à M. le président de la commission spéciale.

Photo de M. Ian Boucard
Article 2
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Il est compliqué de vous répondre sur le fond concernant l’article 2. Vous l’avez dit : il contient beaucoup de choses. Pourquoi ? Parce qu’en commission spéciale, les députés ont décidé d’adopter de nombreuses mesures de simplification. Nous sommes en plein dans le sujet du projet de loi ! Autant je comprends le procès qui peut être fait à certaines dispositions de l’article 1er, dont on peut discuter du lien direct avec l’objet du texte, autant ce n’est pas le cas des normes que nous proposons de supprimer par voie législative dans cet article 2. Je rappelle que, dans le texte initial, le gouvernement voulait procéder par voie d’ordonnance. Je conçois que vous vouliez supprimer certaines dispositions de l’article 2 – c’est l’objet des amendements suivants, dont je souhaite qu’ils donnent lieu à un débat riche et nourri –, mais j’ose espérer que vous n’êtes pas tous défavorables à l’ensemble des mesures figurant à l’article 2. Notre commission a travaillé sur ces mesures et vous voulez priver cet hémicycle d’un débat à leur sujet. C’est dommage ! Pour reprendre une expression que vous avez utilisée à propos des Ceser et de la Commission nationale du débat public (CNDP), j’ai l’impression que vous vous attaquez au cœur battant de notre démocratie.

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de plusieurs demandes de scrutin public : sur l’amendement no 2004, par les groupes La France insoumise-Nouveau Front populaire et Écologiste et social ; sur les amendements nos 1873 et 1944, par les groupes Écologiste et social et La France insoumise-Nouveau Front populaire ; sur l’amendement no 1960, par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire ; sur les amendements nos 1871, 2445, 1991 rectifié, 1996, 1525 et identique, 2007, 1978, 2001, 1533 et identique, par le groupe Écologiste et social. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.

Amdt 2004 Rejeté
Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

J’ai écouté attentivement la défense des amendements de suppression et je voudrais dire aux collègues qui considèrent l’article 2 comme une ordonnance qui ne dit pas son nom qu’ils se trompent. J’aurais pu faire un rappel au règlement sur la Constitution, mais j’en ai déjà fait beaucoup cette semaine et je ne veux pas en abuser. Madame Belluco, vous ne pouvez pas dire que le gouvernement agit par voie d’ordonnance puisque les suppressions proposées sont inscrites dans le texte de loi. N’utilisez pas des arguments de ce type !

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 2
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

C’est un élément de langage !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Sur le fond, il est cohérent que vous contestiez l’objectif de cet article 2 puisque depuis que nous avons entamé l’examen de ce texte, votre attitude manifeste de manière de plus en plus évidente, et même caricaturale, que vous ne voulez absolument rien changer – rien ! C’est hallucinant ! Moi qui croyais que dans la vie politique française les révolutionnaires se trouvaient à gauche, je constate qu’il n’y a pas pire conservateurs que vous ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR.)

Photo de Mme Liliana Tanguy
Article 2
Mme Liliana Tanguy Liliana Tanguy EPR

Vous êtes pour l’immobilisme !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Comme l’indique la page 49 du rapport de la commission spéciale, ce sont des obligations de déclaration et d’information, des accords préalables, de petites dispositions administratives qui enquiquinent nos chefs d’entreprise, qu’il est proposé de supprimer.

Photo de Mme Liliana Tanguy
Article 2
Mme Liliana Tanguy Liliana Tanguy EPR

Vous n’avez jamais mis les pieds dans une entreprise !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Nous souhaitons que les chefs d’entreprise aient un peu moins de paperasse et de tâches bureaucratiques à gérer et disposent de davantage de temps pour faire grandir leur entreprise. Je répète ce que j’ai dit hier soir : en réalité, vous êtes shootés à la bureaucratie ! (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.)

Photo de Mme Liliana Tanguy
Article 2
Mme Liliana Tanguy Liliana Tanguy EPR

Absolument !

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Bla bla bla !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Ce n’est même pas l’État que vous cherchez à promouvoir et à défendre, ce sont les procédures, c’est la réunionite, c’est le « on discute, on fait de la dialectique, on projette un PowerPoint ». Vous adorez ça ! Alors que les chefs d’entreprise croulent sous le poids des normes et ne peuvent pas travailler… (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Mathilde Panot
Article 2
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Vous préférez McKinsey !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

L’article 2 commence à alléger le fardeau ; il faut donc repousser ces amendements de suppression.

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Quel clown ! C’est ridicule !

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 2
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Nous avons tout simplement une divergence politique sur ce qu’il faut faire d’un point de vue économique dans notre pays. En réalité, votre lutte contre la bureaucratie n’est rien d’autre qu’une course à la dérégulation ! Mais c’est un mirage parce que le véritable problème de nos petites et moyennes entreprises n’est pas de crouler sous la paperasse. (Protestations sur les bancs du groupe EPR.)

Photo de Mme Anne-Laure Blin
Article 2
Mme Anne-Laure Blin Anne-Laure Blin DR

Si !

Photo de Mme Claire Lejeune
Article 2
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Non ! Avez-vous une idée de votre bilan économique ? Vous êtes incapables de faire une politique de planification, de relancer la demande et d’agir pour remplir les carnets de commandes des PME. Vous écrasez les autoentrepreneurs avec votre mesure inique sur le seuil de la TVA à 25 000 euros. Voilà le bilan que vous essayez de cacher avec ce projet de loi de simplification de la vie économique qui ne changera rien à la vie de nos entreprises ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

Je rappelle qu’après le vote de ces amendements identiques, il en restera vingt autres à examiner, qui ont tous fait l’objet d’une demande de scrutin public et qui donneront à tous et à toutes l’occasion de s’exprimer. Je mets aux voix les amendements identiques nos 1256, 1524, 2193, 2197, 2200 et 2204.

II
Article 2
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 87 Nombre de suffrages exprimés 87 Majorité absolue 44 Pour l’adoption 38 Contre 49

II
Article 2
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1256, 1524, 2193, 2197, 2200 et 2204 ne sont pas adoptés.)

Amdt 1256 Rejeté Amdt 1524 Rejeté Amdt 2193 Rejeté Amdt 2197 Rejeté Amdt 2200 Rejeté Amdt 2204 Rejeté
Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Sandrine Nosbé, pour soutenir l’amendement no 2004.

Amdt 2004 Rejeté
Photo de Mme Sandrine Nosbé
Article 2
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

Par cet amendement, nous proposons de supprimer les alinéas 3 à 14, car les modifications du code de commerce qu’ils prévoient n’ont aucun sens. Ces alinéas tendent à supprimer le régime des liquidations commerciales. Cette mesure, qui n’a fait l’objet d’aucune étude d’impact, menace de faire peser des risques importants sur la transparence des pratiques commerciales, la protection des consommateurs et la concurrence loyale. La suppression de ce régime, qui concerne notamment les liquidations de stock, et de la déclaration préalable afférente rendrait plus difficile la régulation des liquidations et la lutte contre les abus commerciaux, ce qui accroîtrait le risque de fraude. Enfin, les consommateurs courraient le risque d’être trompés par des pratiques non transparentes, au détriment de leur protection. La volonté de supprimer ce régime sans prendre en considération les conséquences de cette suppression semble relever de l’improvisation de la part du gouvernement. En êtes-vous conscient, monsieur le ministre ? Il ne faut pas supprimer ce régime car, aux arnaques au déstockage en ligne, cela ajouterait les arnaques en magasin. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 2
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable. Votre dernière phrase est inexacte. Dès lors qu’on possède un magasin qu’on pourrait dire en dur, par opposition à un site d’achat en ligne, le commerce qui s’y déroule fait l’objet de multiples contrôles. Simplifier les procédures de liquidation est une bonne chose pour les commerçants. Aujourd’hui, elles sont complexes : vous devez vous adresser au maire deux mois avant la date de liquidation prévue et dresser l’état de votre stock en indiquant clairement quels produits seront mis en liquidation. Si d’aventure un fournisseur vous a livré après le dépôt de votre demande et que vous ne l’avez pas signalé en temps et en heure à la commune, le produit livré ne pourra être mis en liquidation, alors même que vous en disposerez lorsque vos clients viendront profiter de cette opération. La complexité de ces procédures, telles que les définit l’article L. 310-1 du code de commerce, appelle à tout le moins une simplification, qui facilitera la vie des commerçants.

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Un commerçant qui veut procéder à une liquidation suivant le régime en vigueur doit faire une déclaration préalable auprès du maire, qui lui remet un récépissé, sans lequel la vente ne peut avoir lieu. Nous avons consulté l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité, qui est totalement favorable à la suppression de cette formalité de plus qui pèse sur les commerçants. Elle est par ailleurs incohérente avec la législation relative à la revente à perte, qui permet à un commerçant d’effectuer à tout moment de l’année, sans déclaration préalable, des promotions de déstockage, avec ou sans annonce de réduction de prix, pour des motifs quasiment identiques à ceux qui président à la vente en liquidation. Cette suppression simplifie et clarifie le droit en matière de vente promotionnelle sans affecter les capacités de contrôle et de lutte contre les pratiques commerciales déloyales. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Marais-Beuil.

Photo de Mme Claire Marais-Beuil
Article 2
Mme Claire Marais-Beuil Claire Marais-Beuil RN

Tous nos collègues de gauche et de gauche extrême – puisqu’on n’a pas le droit de dire « extrême gauche »… (Sourires sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de Mme Mathilde Panot
Article 2
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Exactement !

Photo de Mme Claire Marais-Beuil
Article 2
Mme Claire Marais-Beuil Claire Marais-Beuil RN

Tous nos collègues, donc, s’exclamaient « taxes, taxes, taxes ! » lors de l’examen de la dernière loi de finances. Et depuis deux jours que nous tentons d’écrêter un peu en examinant les dispositifs qui se sont empilés au fil des années, en identifiant ce qui ne sert plus à rien, ce qui fait doublon, vous refusez d’aller dans ce sens. Nous voulons simplifier pour le bien de nos artisans et de nos entreprises. Là encore, arc-boutés, sans jamais vouloir regarder ce qui se passe vraiment, vous vous opposez. Mais, chers collègues, vous, que proposez-vous ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de M. Charles Fournier
Article 2
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Et vous ?

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Alexis Corbière.

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Nous débattons à front renversé : les procédures que vous voulez supprimer servent à défendre le commerce et à prévenir les pratiques commerciales déloyales. Loin de procéder d’une logique bureaucratique, cet encadrement est utile. Dans le domaine du vêtement, par exemple, des marchandises de basse qualité, qui ne coûtent pas cher, inondent le marché. Si l’on désorganise complètement ce secteur, si l’on permet que des structures éphémères apparaissent et vendent des produits low cost, il s’ensuivra un nivellement vers le bas dont toute une série de commerçants, qui ne votent sans doute pas pour la gauche, seront les premières victimes. Vous le savez très bien ! Je veux par ailleurs répondre à M. Sitzenstuhl – pardonnez-moi si je prononce mal votre nom. (Sourires sur plusieurs bancs. – M. Charles Sitzenstuhl sourit également.)

Photo de M. Emeric Salmon
Article 2
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

C’est trop tard !

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Je l’ai déformé, bon… Vous vous serez reconnu !

Photo de M. le président
Article 2
M. le président Roland Lescure

Vous n’êtes pas le premier à le faire, monsieur Corbière !

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

J’ai trouvé vos propos piquants. Au fil des années, vous vous êtes fait le défenseur du grand débat national, puis du Conseil national de la refondation, le CNR, et vous êtes le principal soutien du macronisme (M. Charles Sitzenstuhl s’exclame), qui manifeste, à chaque fois qu’il fait face à des contradictions, la volonté d’organiser des barnums médiatiques qui ne servent à rien, qui sont de faux débats ! Vous avez trouvé tout cela formidable et l’avez applaudi, et vous nous faites aujourd’hui la leçon ? Mais c’est une farce !

Photo de M. Ian Boucard
Article 2
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Il a raison !

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Donnez-nous donc des nouvelles du CNR ! (M. Charles Fournier applaudit.) Où en est-il ? Et le grand débat national, où en est-il ? Il est aussi grand que vide ! Pourtant vous l’avez applaudi. Il n’y a donc aucune sincérité dans votre propos. C’est du flan ! C’est vous qui êtes un bureaucrate ! (M. Jean-Philippe Tanguy sourit.)

Photo de Mme Liliana Tanguy
Article 2
Mme Liliana Tanguy Liliana Tanguy EPR

Vous, vous êtes un apparatchik !

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

À chaque fois que les salariés ont demandé à débattre, vous avez répondu bureaucratiquement. (M. Charles Sitzenstuhl sourit.) Riez, cher collègue, riez ! Mais regardez la réalité en face : vous êtes le défenseur du grand débat national, du CNR, qui étaient bidon ! – vous le savez très bien puisque vous en riez vous-même. (M. Jean-Philippe Tanguy s’exclame.) Alors, de grâce, cessez de nous faire ce numéro !

Photo de M. Jean-Philippe Tanguy
Article 2
M. Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy RN

Bravo, tout à fait d’accord !

Photo de M. le président
Rappel au règlement
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Marc de Fleurian, pour un rappel au règlement.

Photo de M. Marc de Fleurian
Rappel au règlement
M. Marc de Fleurian Marc de Fleurian RN

Il se fonde sur l’article 70. Tout à l’heure, le collègue du NFP a tenu un propos très désobligeant à l’égard d’une de mes collègues du groupe Rassemblement national. Aura-t-il le courage de dire lequel ? Puisque vous êtes si attachés aux règles, je vous encourage à respecter d’abord les règles élémentaires de la politesse ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2004.

Amdt 2004 Rejeté
II
Article 2 (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 71 Nombre de suffrages exprimés 68 Majorité absolue 35 Pour l’adoption 26 Contre 42

II
Article 2 (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2004 n’est pas adopté.)

Amdt 2004 Rejeté
Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Lisa Belluco, pour soutenir l’amendement no 1873.

Amdt 1873 Rejeté
Photo de Mme Lisa Belluco
Article 2 (suite)
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Je profite du temps de parole qui m’est accordé pour répondre à notre collègue Sitzenstuhl.

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

C’est de mieux en mieux !

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 2 (suite)
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

C’était correctement prononcé, non ?

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

Il manque encore un s ou un z, mais ça s’améliore ! (Sourires.)

Photo de M. Charles Fournier
Article 2 (suite)
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

On aura au moins appris à dire son nom !

Photo de Mme Lisa Belluco
Article 2 (suite)
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Je ne dis pas que le gouvernement a voulu légiférer par ordonnance, puisque la mesure que j’évoquais figure dans le texte que nous sommes en train d’examiner, mais cela revient au même ! Nous débattons d’un article de soixante-treize alinéas qui ne figurait pas initialement dans le projet de loi et qui n’a pas fait l’objet d’un rapport, ni d’auditions. Nous n’avons pas eu le temps de le travailler, puisqu’il est apparu en commission. Entre l’examen en commission et l’examen en séance, vous savez bien que nous ne disposons pas de plusieurs mois, ni même de quelques semaines, pour organiser des auditions et nous renseigner, alors que cet article a trait à de nombreux domaines très différents. Quand on n’a pas le temps de consulter les personnes qui savent ni d’appréhender les enjeux d’un article, on est un peu mal à l’aise lorsqu’il s’agit de proposer de l’améliorer. Peut-être ne sommes-nous pas assez malins ou intelligents, mais nous séchons. L’article modifie tout de même dix codes différents ! Tout cela pour dire que cet amendement propose la suppression de l’alinéa 6, dont je reconnais bien volontiers que, prise isolément, elle n’a guère de sens. Si nous avons déposé ces amendements, c’est pour entendre le ministre justifier chacune des mesures prévues par l’article. En l’occurrence, monsieur le ministre, j’aimerais vous entendre au sujet de l’alinéa 6, relatif aux sanctions prévues en cas de non-respect des règles qui encadrent les liquidations. Cet encadrement limite la concurrence déloyale et la tendance à tirer constamment les prix vers le bas, qui met en difficulté les commerces de nos communes, lesquels ne peuvent se permettre de pratiquer de tels prix et de se livrer à de telles opérations. Pourquoi supprimer ces sanctions ?

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 2 (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

L’alinéa 6 de l’article 2, que l’amendement tend à supprimer, abroge les 1o, 2o, 5o et 5o bis de l’article L. 310-5 du code de commerce. L’abrogation du 1o et du 2o aura des effets très positifs sur le commerce. Je suis bien moins favorable à celle du 5o. Ce dernier punit en effet « le fait d’utiliser la dénomination magasin d’usine ou dépôt d’usine en méconnaissance des dispositions de l’article L. 310-4 » du même code de commerce. Certains commerçants font croire que leurs magasins sont des magasins d’usine alors que ce n’est pas le cas ! La suppression du 5o pourrait ouvrir la voie à des pratiques commerciales trompeuses, dont pâtiraient les clients. Mon avis sur l’amendement est défavorable.

Photo de Mme Mathilde Panot
Article 2 (suite)
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Il devrait être favorable !

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 2 (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Il est défavorable, mais il faudra impérativement, en commission mixte paritaire, revenir sur la suppression du 5o.

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

Du 6 ! (Sourires.)

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2 (suite)
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Nous sommes perdus, là !

Photo de M. Christophe Naegelen
Article 2 (suite)
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Non, monsieur le président : il faudra supprimer « 5o » dans l’alinéa 6 de l’article 2.

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2 (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Défavorable.

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Charles Sitzenstuhl – vous voyez, je prononce bien votre nom !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2 (suite)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Je voudrais terminer ma discussion avec Mme Belluco : non, ce n’est pas comme si le gouvernement avait légiféré par ordonnance – je serai court car, si je développe, M. Corbière dira que je suis un bureaucrate ! (Sourires sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Photo de M. Alexis Corbière
Article 2 (suite)
M. Alexis Corbière Alexis Corbière EcoS

Eh oui, on le savait !

Photo de M. Charles Sitzenstuhl
Article 2 (suite)
M. Charles Sitzenstuhl Charles Sitzenstuhl EPR

Parce que nous examinons un projet de loi, vous avez la possibilité de déposer des amendements et des sous-amendements, nous nous livrons à une discussion éclairée et vous obtiendrez des réponses. Il n’y a rien là de commun avec une ordonnance et l’organisation particulière de l’examen du texte à laquelle vous avez fait référence n’a pas du tout les mêmes effets.

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Manon Meunier.

Photo de Mme Manon Meunier
Article 2 (suite)
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

J’aimerais que M. le ministre nous donne des réponses !

Photo de M. Laurent Marcangeli
Article 2 (suite)
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Vous les aurez tout à l’heure.

Photo de Mme Manon Meunier
Article 2 (suite)
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Vous avez indiqué que vous nous répondriez alinéa par alinéa et amendement par amendement : c’est le moment ! Nous examinons les alinéas 3 à 14, qui prévoient la suppression du régime des liquidations commerciales, mesure qui n’a fait l’objet d’aucune étude d’impact, quoique des personnes aient travaillé sur le sujet. À la lumière de ce travail, nous aimerions savoir quels risques elle ferait peser sur la transparence des pratiques commerciales, la protection des consommateurs et la concurrence loyale. Par ailleurs, la suppression de ce régime rendrait plus difficile la régulation des liquidations, donc la lutte contre les abus commerciaux, et pourrait également accroître les risques de fraude. En tout cas, nous nous interrogeons. Avez-vous analysé ces risques et pouvez-vous répondre à nos inquiétudes ?

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1873.

MM
Article 2 (suite)
Mme Manon Meunier

Nous voulons une réponse !

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est libre, et le silence l’est tout autant.

II
Article 2 (suite)
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 78 Nombre de suffrages exprimés 78 Majorité absolue 40 Pour l’adoption 33 Contre 45

II
Article 2 (suite)
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1873 n’est pas adopté.)

Amdt 1873 Rejeté
Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Mathilde Panot.

Photo de Mme Mathilde Panot
Article 2 (suite)
Mme Mathilde Panot Mathilde Panot LFI-NFP

Monsieur le président, je demande une suspension de séance, s’il vous plaît.

Photo de M. le président
Article 2 (suite)
M. le président Roland Lescure

Elle est de droit.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La séance est suspendue.

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(La séance, suspendue à dix-neuf heures, est reprise à dix-neuf heures dix.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La séance est reprise. La parole est à Mme Sandrine Nosbé, pour soutenir l’amendement no 1944.

Photo de Mme Sandrine Nosbé
Suspension et reprise de la séance
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

Nous demandons la suppression des alinéas 20 à 23 de l’article 2. Ces alinéas suppriment, à l’article L. 541-21-3 du code de l’environnement, le terme « agréé », s’agissant des centres de véhicules hors d’usage. Les centres agréés pour la prise en charge des véhicules hors d’usage – ou casses auto – sont habilités à reprendre un ancien véhicule ou un véhicule hors d’usage afin d’assurer sa dépollution et de valoriser ses matériaux. L’obligation de se rendre dans un centre agréé permet d’encadrer le recyclage et d’assurer une traçabilité, puisque le centre remet un certificat de destruction. Si cette obligation est supprimée, cela signifie que n’importe quelle entreprise pourra gérer ces déchets, sans contrôle strict. La qualité du recyclage va certainement en pâtir si des traitements non conformes aux normes environnementales sont appliqués, et la pollution risque d’augmenter. Or le fait que ces véhicules ne soient pas correctement démantelés, recyclés et dépollués peut avoir des conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé. Il arrive déjà que des casses auto illégales ne respectent pas les procédures appropriées pour gérer et éliminer les déchets, notamment les fluides toxiques. Certaines ont déjà été épinglées pour travail dissimulé, gestion illégale de déchets, mais aussi fraude fiscale et blanchiment d’argent. Ces agissements ont été mis en évidence par le comité opérationnel de lutte contre la délinquance environnementale. Il faut mieux contrôler ces casses auto, qui favorisent le trafic de drogue et toutes sortes d’activités illégales.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable. La suppression du terme « agréé » ne signifie pas que des acteurs non contrôlés ou non encadrés pourront désormais traiter les véhicules hors d’usage. Elle vise simplement à ne plus exiger une procédure d’agrément administrative distincte lorsqu’un acteur est déjà habilité dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs (REP).

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Vous dites que ces centres ne seront plus soumis à des obligations : c’est totalement faux. Ils seront soumis aux mêmes obligations s’agissant de leurs émissions dans l’eau ou dans l’air ou de la réduction des nuisances. Ces sites feront par ailleurs l’objet des mêmes contrôles qu’auparavant de la part des services de l’État, en dépit de la suppression de ces formalités. En réalité, l’agrément est devenu totalement obsolète depuis le 1er janvier 2025, car il fait doublon avec la procédure d’enregistrement au titre des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). La suppression de cet agrément évite une démarche administrative fastidieuse, qui n’apporte aucune plus-value aux exploitants de ces sites. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Gérard Leseul.

Photo de M. Gérard Leseul
Suspension et reprise de la séance
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Merci, monsieur le ministre, de nous avoir donné des précisions et d’avoir fait un effort pour clarifier ce point. L’article 2, qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnance, est fourre-tout et très complexe, cela a été dit. Il est donc difficile pour les parlementaires de s’y retrouver, de comprendre la portée des différents alinéas et de faire des propositions d’amendement. Une question vous a été posée tout à l’heure par mes collègues au sujet de l’alinéa 6. Il y a eu, de la part du rapporteur, un peu d’imprécision. Quant à vous, monsieur le ministre, vous n’avez pas répondu sur l’amendement tendant à supprimer l’alinéa 6, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je l’ai voté. Je vous remercie de nous donner à l’avenir, comme vous venez de le faire, toutes les précisions nécessaires.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1944.

Amdt 1944 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 69 Nombre de suffrages exprimés 63 Majorité absolue 32 Pour l’adoption 24 Contre 39

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1944 n’est pas adopté.)

Amdt 1944 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir, pour soutenir l’amendement no 1960.

Amdt 1960 Rejeté
Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Nous demandons la suppression de l’alinéa 24, qui abroge l’article 1003 du code général des impôts. Ce dernier impose aux sociétés et compagnies d’assurances de déclarer à l’administration fiscale la nature de leurs opérations de prestation de service, ainsi que le nom du directeur de la société ou du chef d’établissement, afin d’assurer la transparence de leurs activités et de faciliter les contrôles fiscaux. La suppression de cette disposition risque de créer une non-conformité à la législation européenne, qui impose ce type de déclaration. Elle augmenterait aussi le risque de fraude, par exemple à travers la création de sociétés écran, ce qui faciliterait grandement la corruption. Je profite de cette occasion pour rappeler que l’ONG Transparency International a publié en février son indice de perception de la corruption pour 2024 : la France tombe au vingt-cinquième rang du classement mondial, dix places derrière l’Allemagne, soit un recul de cinq places ! Pire, son indice est inférieur de six points à la moyenne des pays pleinement démocratiques. « La France risque de perdre le contrôle de la corruption », conclut sur son site internet Transparency International France, qui y voit « un signal d’alerte pour la démocratie ». (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Vous m’accorderez que l’alinéa 24 ne va pas vraiment dans le bon sens !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable. Cette suppression ne remettra en cause ni la transparence ni la régulation du secteur assurantiel, mais vise à éliminer une formalité devenue redondante. Par ailleurs, pour rebondir rapidement sur ce que disait tout à l’heure notre collègue Leseul, qui voudra bien m’excuser, il ne faut pas confondre l’alinéa 6 de l’article 2 du projet de loi avec les dispositions en vigueur qu’il prévoit d’abroger, c’est-à-dire certains alinéas de l’article L. 310-5 du code de commerce.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Je suis sûr que M. Leseul regrette maintenant d’avoir voté pour l’amendement en cause… (Sourires.)

Photo de M. Gérard Leseul
Suspension et reprise de la séance
M. Gérard Leseul Gérard Leseul SOC

Non, j’attendais la réponse de M. le ministre !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis. L’article 1003 du code général des impôts prévoit une obligation déclarative qui fait double emploi avec l’obligation figurant à l’article L. 123-33 du code de commerce : les entreprises, sociétés d’assurance incluses, doivent s’immatriculer auprès du guichet des formalités des entreprises, créé par la loi Pacte du 22 mai 2019, lequel transmet les informations à la direction générale des finances publiques (DGFIP). Les assureurs, entités de droit privé ou de droit international, qui ne sont pas des entreprises au sens de l’article L. 123-32 du code de commerce, n’en doivent pas moins s’immatriculer selon les modalités prévues par le décret du 16 août 2024. La suppression de la déclaration d’existence des assureurs constitue donc bien une mesure de simplification, tant pour l’administration que pour les entreprises.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1960.

Amdt 1960 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 68 Nombre de suffrages exprimés 52 Majorité absolue 27 Pour l’adoption 13 Contre 39

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1960 n’est pas adopté.)

Amdt 1960 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Lisa Belluco, pour soutenir l’amendement no 1871.

Amdt 1871 Adopté
Photo de Mme Lisa Belluco
Suspension et reprise de la séance
Mme Lisa Belluco Lisa Belluco EcoS

Il tend à supprimer les alinéas 25 à 31 visant à modifier les articles du code monétaire et financier qui disposent que les établissements de crédit et entreprises d’investissement doivent préalablement notifier à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) l’ouverture en France de « bureaux ayant une activité d’information, de liaison ou de représentation ». Dans ces deux articles, L. 511-19 et L. 532-14, vous prévoyez de remplacer « préalablement » par « dans un délai d’un mois », ce qui en modifierait la logique, puisqu’une déclaration préalable rend possible un contrôle avant même l’ouverture des bureaux en question. Il s’agirait donc, encore une fois, d’assouplir la surveillance. Cela dit, nous restons prêts à entendre vos arguments : peut-être, comprenant mieux vos propositions, retirerons-nous l’amendement. Tout dépend de ce que vous nous expliquerez.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Sagesse. Dans l’espoir que vous retirerez l’amendement, je laisserai M. le ministre développer son argumentaire. Tout ce que je peux vous dire, c’est que le contrôle prudentiel en lui-même ne sera pas affaibli. Il est vrai que je regrette un peu que nous simplifiions le régime déclaratif, alors que, s’agissant de simplification de la vie économique, et même si cela ne relèverait pas de la législation, nous ne demandons jamais aux banques et aux assurances de réclamer moins d’informations à nos entreprises : cette complexité gâche le quotidien des entrepreneurs.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Vous voyez qu’il est toujours intéressant de dialoguer ! Ne concernant que des cas très spécifiques, ces simplifications auraient été subsidiaires et de peu d’ampleur. Avis favorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1871.

Amdt 1871 Adopté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 67 Nombre de suffrages exprimés 66 Majorité absolue 34 Pour l’adoption 42 Contre 24

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1871 est adopté.) (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)

Amdt 1871 Adopté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Charles Fournier, pour soutenir l’amendement no 2445.

Amdt 2445 Rejeté
Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Je l’ai dit d’entrée de jeu, le fait que cet article ne suive plus d’ordonnance et englobe l’ensemble des éléments est une bonne chose. Cependant, il compte plus de soixante-dix alinéas visant à modifier dix codes : comprenez que l’on puisse s’y perdre, d’autant que le temps imparti était trop court pour que tout le monde ait eu le loisir de l’examiner en détail. Peut-être faudrait-il donc tenir à notre égard des propos plus modérés que ceux que j’ai entendus, d’autant que tenant compte de vos arguments, mais conservant un doute, nous nous sommes abstenus sur le no 1960. En revanche, certains alinéas nous posent problème : cet amendement vise à supprimer les dispositions portant sur le thermomètre, en quelque sorte, qui permet de mesurer les progrès réalisés en matière d’application de la loi Egalim du 30 octobre 2018. Vous voulez nous priver de données grâce auxquelles il est possible d’apprécier le recours à des produits de qualité, des produits durables, conformes aux dispositions de cette loi. Par principe, nous nous méfions des modifications apportées à une méthode d’évaluation : cela signifie toujours que, parce que l’on ne parvient pas à la température souhaitée, on change la graduation du thermomètre. C’est pourquoi, je le répète, nous sommes très défavorables aux alinéas 32 à 36 : il faudrait nous démontrer en quoi ils constituent une simplification.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis. Vous proposez de supprimer les dispositions concernant le bilan statistique annuel de l’application de l’article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime. Aux termes de l’article, ce bilan que le gouvernement transmet au Parlement doit comporter, pour chaque catégorie d’aliments – fruits, légumes, viande, poisson, etc. –, les taux d’approvisionnement correspondant à chaque critère de qualité ou de durabilité : agriculture biologique, appellation d’origine protégée (AOP) ou contrôlée (AOC), indication géographique protégée (IGP), spécialité traditionnelle garantie (STG), Label rouge. Pour les gestionnaires de la restauration collective, il s’agit d’une charge considérable. Les parties prenantes, notamment les syndicats représentant les professionnels de la gestion directe, et les associations de collectivités territoriales l’estiment disproportionnée pour leurs équipes. C’est pourquoi les acteurs de la restauration collective ont demandé cette simplification du cadre légal, qui ne conservera que les informations essentielles : le taux de produits durables et de qualité, y compris bio, ainsi que le taux de viande et de poisson durables et de qualité. Quant à la direction générale de l’alimentation, qui pilote la procédure, elle est d’accord avec ce que proposent la profession et le gouvernement : selon elle, au lieu d’une centaine de données, il suffirait d’une vingtaine pour évaluer et réduire la distance qui nous sépare des objectifs fixés par la loi – 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de bio.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Benoît Biteau.

Photo de M. Benoît Biteau
Suspension et reprise de la séance
M. Benoît Biteau Benoît Biteau EcoS

Je suis quelque peu surpris des arguments du ministre. Nous nous émouvons tous, peut-être un peu tard, au sujet du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, du risque de voir nos cantines, ou du moins la restauration à domicile, approvisionnées depuis l’autre bout de la planète, et de l’apparition de pathologies probablement liées à la baisse de la qualité de notre alimentation ; et nous devrions en rabattre concernant les objectifs de la loi Egalim, qui n’est déjà pas respectée ! Je comprends mal où il s’agit d’en venir. Si nous voulons retrouver cette souveraineté alimentaire dont beaucoup, pour paraphraser Coluche, parlent sans en avoir un échantillon sur eux, si nous voulons préserver notre économie agricole, préserver notre santé, y compris de maladies liées à l’épigénétique, il faut absolument conserver les indicateurs qui ont trait à l’approvisionnement en produits de qualité.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2445.

Amdt 2445 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 70 Nombre de suffrages exprimés 70 Majorité absolue 36 Pour l’adoption 33 Contre 37

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2445 n’est pas adopté.)

Amdt 2445 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Mathilde Hignet, pour soutenir l’amendement no 1991 rectifié.

1991 (Rect) Rejeté
Photo de Mme Mathilde Hignet
Suspension et reprise de la séance
Mme Mathilde Hignet Mathilde Hignet LFI-NFP

Il rejoint le précédent en ce sens qu’il vise à supprimer les alinéas 33 à 35. Vous souhaitez restreindre le champ des données concernant les produits de qualité, locaux ou durables qui doivent figurer dans le bilan statistique. La priorité consiste plutôt à s’assurer que la loi Egalim est respectée ; or il ressort du bilan de 2024 que les objectifs fixés par cette loi en matière de restauration collective, et déjà mentionnés par le ministre, ne sont pas atteints. Mieux vaudrait donc soutenir davantage l’agriculture biologique, l’agroécologie (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP), l’installation d’agriculteurs, hommes ou femmes, de telle sorte qu’ils puissent fournir la restauration collective !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

L’amendement est en effet très similaire à celui du collègue Fournier : là encore, avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Manon Meunier.

Photo de Mme Manon Meunier
Suspension et reprise de la séance
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Plutôt que la vie économique, c’est la vie du gouvernement que vous entendez simplifier ! Ces critères sont absolument fondamentaux : nous avons besoin d’un retour, d’une traçabilité des produits servis par la restauration collective, pour faire en sorte qu’il y ait davantage de fournisseurs, de liens entre agriculteurs et collectivités, davantage de débouchés pour créer dans nos territoires des filières agricoles qui les sortent de leur spécialisation, les rendent plus autonomes, de manière à tendre vers la souveraineté alimentaire. Nous pouvons admettre qu’il soit compliqué de collecter ces données, mais cela signifie qu’il n’y a pas assez de personnes pour le faire, qu’il faut des moyens appropriés. Si nous ne sommes pas capables de servir demain, dans nos cantines, de la viande française, des légumes produits localement, des fruits venus de la coopérative du coin, monsieur le ministre, comment ferons-nous ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) En vue de notre souveraineté alimentaire, je le répète, évitons du moins de détricoter la loi Egalim !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1991 rectifié.

Amdt 1191
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 73 Nombre de suffrages exprimés 73 Majorité absolue 37 Pour l’adoption 34 Contre 39

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1991 rectifié n’est pas adopté.)

1991 (Rect) Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à M. Maxime Laisney, pour soutenir l’amendement no 1996.

Amdt 1996 Rejeté
Photo de M. Maxime Laisney
Suspension et reprise de la séance
M. Maxime Laisney Maxime Laisney LFI-NFP

Par cet amendement, nous proposons de supprimer les alinéas 37 à 47 de l’article 2, qui visent à abroger la partie du code de la santé publique concernant le contrôle de la qualité des boissons alcooliques mises sur le marché. Une telle suppression engendrerait une perte de transparence pour les consommateurs et une perte de traçabilité pour les autorités publiques, ce qui constituerait assurément un problème de santé publique. Je rappelle que la consommation d’alcool est à l’origine de 49 000 décès par an en France. Ce n’est pas un petit sujet. (Mme Anne-Laure Blin s’exclame.) Ça ne vous plaît peut-être pas, madame Blin, mais ce n’est pas moi qui le dis ; ce sont les autorités sanitaires. L’alcool cause autant de morts que le trafic routier chaque année. Le scandale des eaux minérales contaminées et traitées illégalement par Nestlé, qui impliquerait l’Élysée, a été révélé très récemment. Les parlementaires que nous sommes seraient mieux avisés de faire en sorte que la loi soit bien appliquée plutôt que de permettre à chacun de tricher. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Ces alinéas ne suppriment pas la régulation du secteur des boissons alcooliques. Ils ne font qu’opérer une simplification formelle du régime de déclaration préalable, qui est redondant par rapport aux procédures douanières et fiscales en vigueur. Les dispositions des alinéas 37 à 47 n’affaiblissent en rien les leviers de prévention, de contrôle et de sanction mobilisables par les pouvoirs publics. Je donne donc un avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

J’avoue ne pas comprendre. En vous écoutant, on dirait qu’on supprime toute forme de contrôle. Or, c’est totalement faux. Les dispositions que vous visez n’affaiblissent pas les contrôles du secteur. Elles ne font que simplifier et clarifier les déclarations obligatoires pour la fabrication et le commerce de boissons alcooliques. Les services des douanes permettent déjà d’effectuer les démarches nécessaires et de connaître la fiscalité applicable aux alcools et boissons alcooliques. Ainsi les dispositions du code de la santé publique visées à l’article 2 sont-elles devenues obsolètes : la déclaration mentionnée n’est plus réalisée selon ces modalités. L’envoi d’un duplicata au ministère de la santé n’est plus nécessaire. Voilà les raisons pour lesquelles le gouvernement est défavorable à cet amendement.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Sophia Chikirou. (Exclamations sur les bancs du RN.)

Photo de Mme Sophia Chikirou
Suspension et reprise de la séance
Mme Sophia Chikirou Sophia Chikirou LFI-NFP

Nous le voyons bien, vous êtes en train de supprimer une bonne partie du contrôle prévu en amont de la mise sur le marché des boissons alcooliques. Vous dites que c’est seulement de la simplification, mais c’est faux ! En vérité, vous arrêtez de surveiller en amont, vous déresponsabilisez, en attendant de constater les conséquences sur l’aval… Nous connaissons ça très bien puisque c’est le choix qui a été fait dans certaines administrations, comme la sécurité sociale, où les contrôles sur la fraude sont désormais menés ex post – c’est d’ailleurs pourquoi beaucoup y échappent. Vous nous dites qu’un contrôle est bien effectué en amont, au niveau douanier et fiscal, mais nous vous parlons d’un contrôle sanitaire ! Il semblerait que, pour vous, on n’ait pas à se préoccuper de l’impact des produits mis sur le marché en matière de santé publique. Vous déresponsabilisez l’autorité publique en abandonnant le contrôle sanitaire en amont. (Exclamations sur quelques bancs du groupe EPR.)

UR
Suspension et reprise de la séance
Un député du groupe RN

Rien que ça !

Photo de Mme Sophia Chikirou
Suspension et reprise de la séance
Mme Sophia Chikirou Sophia Chikirou LFI-NFP

Ce n’est pas une mesure de simplification de la vie économique : c’est une mesure de simplification du business qui se fait sur la santé des Français. Finalement, vous vous en remettez à la justice, qui tranchera en cas de saisine. Nous ne sommes pas d’accord avec la logique de cet article et nous le sommes encore moins avec la logique qui consiste à amoindrir l’importance du contrôle sanitaire par rapport aux contrôles fiscal et douanier. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. Pierre Meurin.

Photo de M. Pierre Meurin
Suspension et reprise de la séance
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Bienvenue dans ce débat, madame Chikirou ! (Sourires sur les bancs du groupe RN.) Vous vous faites les parangons de la santé publique en voulant contrôler les boissons alcooliques alors que vous voulez légaliser la drogue ! (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP.) C’est pourtant un problème de santé publique majeur, notamment chez les jeunes.

Photo de M. Ian Boucard
Suspension et reprise de la séance
M. Ian Boucard président de la commission spéciale DR

Bien envoyé !

Photo de M. Pierre Meurin
Suspension et reprise de la séance
M. Pierre Meurin Pierre Meurin RN

Ne prétendez pas être dans le camp du bien. D’une part, c’est de la paresse intellectuelle. D’autre part, quand on dit défendre la santé publique mais qu’on veut légaliser la drogue, il vaut mieux se mettre sous le boisseau ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Je suis élu d’une circonscription du Gard, dans le Sud, où les viticulteurs subissent la concurrence des vins espagnols. Ce qui est exigé de nos viticulteurs ne l’est pas des exploitations étrangères. La surcharge normative imposée aux agriculteurs est insupportable et crée un effet de bord majeur, qui fait qu’il est financièrement plus avantageux d’importer que de consommer local. Alors simplifions la vie de nos exploitants ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Photo de M. Jean-François Coulomme
Suspension et reprise de la séance
M. Jean-François Coulomme Jean-François Coulomme LFI-NFP

L’alcool tue !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1996.

Amdt 1996 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 77 Nombre de suffrages exprimés 77 Majorité absolue 39 Pour l’adoption 34 Contre 43

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1996 n’est pas adopté.)

Amdt 1996 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de deux amendements identiques, nos 1525 et 2000. La parole est à M. Charles Fournier, pour soutenir l’amendement no 1525.

Amdt 1525 Rejeté
Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Les collègues du Rassemblement national reviennent dans la discussion ! Visiblement, ils avaient lu les soixante-dix alinéas et étaient d’accord avec tout – ils avaient quasiment disparu –, mais M. Meurin a trouvé un sujet pour pouvoir intervenir de nouveau : le combat entre la drogue et l’alcool.

Photo de M. Thierry Tesson
Suspension et reprise de la séance
M. Thierry Tesson Thierry Tesson RN

Soyez logiques !

Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Heureusement que nous avons déposé des amendements : ça permet d’avoir des réponses sur les nombreuses dispositions de cet article. Par cet amendement, il s’agit d’interroger la suppression de l’obligation de déclaration annuelle des ventes de dispositifs médicaux et de dispositifs médicaux de diagnostic in vitro. Cette suppression risque d’entraîner un moindre contrôle des prix et de fausser les règles de concurrence et la transparence du marché. À moins que l’on nous démontre le contraire, il nous semble donc nécessaire de maintenir l’obligation de déclaration.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir, pour soutenir l’amendement no 2000.

Amdt 2000 Rejeté
Photo de Mme Anne Stambach-Terrenoir
Suspension et reprise de la séance
Mme Anne Stambach-Terrenoir Anne Stambach-Terrenoir LFI-NFP

Nous proposons de supprimer les alinéas 48 à 50 qui s’attaquent au code de la santé publique. Je rejoins ce que disait notre collègue Fournier. La suppression de cette déclaration pour les entreprises qui vendent pour la première fois des dispositifs médicaux ou des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro pose clairement un problème de transparence en matière de santé publique. Sans déclaration préalable, on peut craindre un risque accru de mise en circulation de produits non conformes. Certains produits non déclarés pourraient être mis sur le marché bien que porteurs de défauts, soit une potentielle mise en danger. En outre, la traçabilité des produits serait amoindrie et les rappels en cas d’incident seraient moins aisés. Enfin, la suppression de cette déclaration pourrait avoir un impact direct sur la concurrence parce que les entreprises pourraient vouloir commercialiser plus rapidement leurs produits sans passer par des processus rigoureux de vérification. En définitive, cette déclaration permet de garantir la sécurité, la conformité et la transparence sur le marché des dispositifs médicaux. La simplification de la vie économique ne peut pas se faire sur le dos de la santé publique. Elle ne peut pas non plus primer sur le contrôle des prix pratiqués par les laboratoires pharmaceutiques. Nous attendons donc des réponses.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Vous allez en avoir !

Photo de M. Emeric Salmon
Suspension et reprise de la séance
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

Pas sûr !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Cette mesure de simplification vise à supprimer la déclaration spécifique prévue à l’article L. 5121-18 du code de la santé publique. Elle n’entrave le pouvoir de négociation ni du Comité économique des produits de santé (CEPS), ni de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Tous deux s’appuient déjà sur la liste des produits et prestations remboursables par l’assurance maladie (LPP) et sur le système national des données de santé (SNDS), qui leur donnent accès à toutes les informations nécessaires. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Il s’agit ici de revenir sur la suppression de l’obligation de déclaration annuelle au CEPS et à l’ANSM. Dans le cadre de la préparation de cet article, ces deux organismes ont été consultés. Tous deux ont indiqué que cette déclaration n’était pas utile. En effet, elle a été abrogée par la loi de finances pour 2020. Nous proposons un simple toilettage pour éviter les redondances. Avis défavorable.

Photo de Mme Sophia Chikirou
Suspension et reprise de la séance
Mme Sophia Chikirou Sophia Chikirou LFI-NFP

C’est ceinture et bretelles !

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Marais-Beuil.

Photo de Mme Claire Marais-Beuil
Suspension et reprise de la séance
Mme Claire Marais-Beuil Claire Marais-Beuil RN

Je tiens à rappeler ce qu’est un dispositif de diagnostic in vitro : il s’agit tout simplement de tests. Il n’y a aucun risque de diffusion ou de commercialisation inappropriées. Vous vous trompez dans vos arguments. Je vous incite à mieux lire vos dossiers.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix les amendements identiques nos 1525 et 2000.

Amdt 1525 Rejeté Amdt 2000 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 85 Nombre de suffrages exprimés 85 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 38 Contre 47

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1525 et 2000 ne sont pas adoptés.)

Amdt 1525 Rejeté Amdt 2000 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Claire Lejeune, pour soutenir l’amendement no 2007.

Amdt 2007 Rejeté
Photo de Mme Claire Lejeune
Suspension et reprise de la séance
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

Il vise à maintenir l’obligation d’information de l’inspection du travail lors de la constitution d’un groupement d’employeurs appliquant la même convention collective. Pour rappel, un groupement d’employeurs permet aux petites et moyennes entreprises de mutualiser des moyens afin d’embaucher des salariés pour des tâches spécifiques. Le contrat de ces salariés est porté par le groupement d’employeurs, qui gère leur rémunération et les met à disposition des entreprises utilisatrices par le biais d’un contrat. Par définition, ces salariés sont dans une situation de vulnérabilité. Lorsqu’on est assez responsable pour constituer un groupement d’employeurs et gérer des ressources humaines de cette ampleur, je pense qu’on est capable de remplir un papier et de l’envoyer à l’inspection du travail. Ce n’est pas une charge administrative très lourde. Vous proposez pourtant de supprimer cette déclaration, ce qui fragilisera encore davantage la situation de salariés déjà précaires. Ces derniers sont d’ailleurs de moins en moins protégés dans la mesure où l’inspection du travail, en situation de sous-effectif chronique, n’est plus à même d’assurer une protection suffisante des droits des salariés. Vous n’avez pas voulu remédier à cette situation. Très clairement, cette suppression est donc une attaque contre le droit du travail, dans un contexte marqué par la hausse du nombre de morts au travail. Les syndicats nous alertent régulièrement à ce sujet. C’est un très mauvais signal à envoyer aux salariés. Cela ne ferait que fragiliser leurs droits. À choisir, je préfère protéger les salariés plutôt que de supprimer un bout de papier ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Je suis d’accord : il est beaucoup plus important de protéger les salariés que de supprimer un bout de papier. Néanmoins, les groupements d’employeurs sont déjà soumis à une immatriculation obligatoire auprès du centre de formalités des entreprises et informent chaque année l’inspection du travail de leur activité. Ils sont encadrés par des règles précises, notamment en matière de contrat de mise à disposition, de rémunération et de respect de la convention collective applicable. L’alinéa 57 de l’article 2 supprime uniquement une formalité déclarative devenue redondante avec les obligations d’immatriculation et d’information existantes.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

L’obligation d’information a été abordée lors de la concertation préalable avec les partenaires sociaux. La déclaration – le bout de papier, comme vous l’appelez – ne présente aucune plus-value du point de vue du contrôle. Les inspecteurs du travail peuvent obtenir cette information par un autre biais et repérer les groupements d’employeurs de leur ressort en consultant les bases de données existantes, dont l’annuaire des entreprises géré par la direction interministérielle du numérique (Dinum) – c’est un service de l’État, je vous rassure ! La forme juridique de la structure figure dans cet annuaire, il n’y a aucune entourloupe. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Photo de Mme Claire Lejeune
Suspension et reprise de la séance
Mme Claire Lejeune Claire Lejeune LFI-NFP

J’entends deux choses dans l’avis du rapporteur. D’une part, un groupement d’employeurs doit communiquer toute une série d’informations – encore heureux ! D’autre part, ces informations ne sont pas transmises au moment de la création du groupement, mais plus tard. Ainsi, s’agissant des premiers mois d’activité, l’information transmise à l’inspection du travail disparaît. Monsieur le ministre, selon vous, l’inspecteur du travail pourrait consulter de sa propre initiative une base de données. Lorsque j’ai défendu l’amendement, j’ai souligné à quel point les inspecteurs du travail étaient malmenés : ils sont en sous-effectif, débordés et n’ont pas les moyens d’accomplir correctement leurs missions. Vous ne pouvez pas compter sur leur proactivité pour aller dénicher tous les groupements d’employeurs qui se créent. J’en ai parlé avec des syndicalistes : ils perçoivent la suppression de cette obligation comme une fragilisation du droit des salariés. Je maintiens l’amendement et je vous invite à voter pour, chers collègues – la suppression de cette déclaration me paraît dangereuse. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à M. le ministre.

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

En tant que ministre de la fonction publique, je soutiens pleinement les inspecteurs du travail. Plutôt que de les obliger à chercher les informations nécessaires dans des dossiers papier, nous préférons leur donner la possibilité de le faire sur un site gouvernemental – cela leur facilitera la vie.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2007.

Amdt 2007 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 85 Nombre de suffrages exprimés 82 Majorité absolue 42 Pour l’adoption 33 Contre 49

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2007 n’est pas adopté.) (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Amdt 2007 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Sandrine Nosbé, pour soutenir l’amendement no 1978.

Amdt 1978 Rejeté
Photo de Mme Sandrine Nosbé
Suspension et reprise de la séance
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

Nous proposons de supprimer l’alinéa 57 qui vise à supprimer le premier alinéa de l’article L. 1253-6 et le second alinéa de l’article L. 1253-17 du code du travail. Ces deux alinéas disposent que lorsqu’un groupement d’employeurs se constitue, il en informe l’inspection du travail. La constitution d’un groupement d’employeurs modifie significativement les conditions de travail des salariés. Ces derniers ont plusieurs employeurs, dotés de conventions collectives différentes, et leur temps de travail se partage entre eux. La suppression de l’obligation de déclaration du groupement d’employeurs aurait pour conséquence un manque d’accès à l’information sur le droit applicable. Cette information est essentielle en cas de détournement des fonctions du groupement d’employeurs ou de non-respect des durées de travail des salariés à temps partagé, ainsi que dans l’hypothèse où l’inspecteur du travail voudrait vérifier que les représentants des personnels des différentes entreprises du groupement sont correctement informés. La disposition prévue à l’alinéa 57 représente un recul en matière de transparence et de protection des salariés – la simplification de la vie économique ne peut se faire à ce prix.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Mon avis sera exactement le même que sur l’amendement précédent de Mme Lejeune, dont le contenu était identique – l’amendement no 2007 de Mme Lejeune visait à supprimer les alinéas 57 à 61, l’amendement no 1978 de Mme Nosbé supprime l’alinéa 57, et l’amendement suivant de Mme Nosbé, le no 2001, les alinéas 58 à 61. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Même avis, pour les mêmes raisons. Mon avis sera également défavorable sur l’amendement suivant, pour des raisons similaires.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 1978.

Amdt 1978 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 81 Nombre de suffrages exprimés 81 Majorité absolue 41 Pour l’adoption 35 Contre 46

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 1978 n’est pas adopté.)

Amdt 1978 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Sophia Chikirou, pour soutenir l’amendement no 2001.

Amdt 2001 Rejeté
Photo de Mme Sophia Chikirou
Suspension et reprise de la séance
Mme Sophia Chikirou Sophia Chikirou LFI-NFP

Vous poursuivez la casse du code du travail – cela fait dix ans que vous le détricotez, que vous le saccagez, que vous le mettez à bas ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Les alinéas 58 à 61 visent à supprimer la déclaration préalable de l’activité d’entrepreneur de portage salarial. Vous voulez empêcher l’inspection du travail de vérifier qu’une entreprise de portage salarial remplit les conditions nécessaires pour salarier des gens qui sont des indépendants – des free-lances – en quête de la sécurité procurée par le statut de salarié – y compris la protection sociale. Désormais, n’importe quelle entreprise pourra dire qu’elle fait du portage salarial. Mais dans quelles conditions ? Fait-elle le travail d’une agence d’intérim – ces agences sont contrôlées – ou bien s’agit-il d’un prêt illicite de main-d’œuvre, sous couvert d’une activité de portage salarial ? Vous êtes en train d’embrouiller les choses avec un seul objectif : priver le travailleur qui cherche à disposer d’une protection sociale grâce au portage salarial de toute possibilité de recours – de toute possibilité de se défendre. Vous mettez en danger les travailleurs et, ce faisant, vous dérégulez le marché du travail. Non seulement vous poursuivez la casse du code du travail que vous avez engagée avec Emmanuel Macron dès les années 2014, sous la présidence de François Hollande,…

Photo de M. Emeric Salmon
Suspension et reprise de la séance
M. Emeric Salmon Emeric Salmon RN

François Hollande, le grand coupable !

Photo de Mme Sophia Chikirou
Suspension et reprise de la séance
Mme Sophia Chikirou Sophia Chikirou LFI-NFP

…mais vous déséquilibrez le secteur des entreprises spécialisées dans la mise à disposition de main-d’œuvre – les agences d’intérim, par exemple. Il faut voter pour cet amendement, pour la protection des salariés et pour empêcher la dérégulation du marché du travail ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix l’amendement no 2001.

Amdt 2001 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 84 Nombre de suffrages exprimés 84 Majorité absolue 43 Pour l’adoption 37 Contre 47

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(L’amendement no 2001 n’est pas adopté.)

Amdt 2001 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je suis saisi de deux amendements identiques, nos 1533 et 2002. La parole est à M. Charles Fournier, pour soutenir l’amendement no 1533.

Amdt 1533 Rejeté
Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

Il vise à empêcher la suppression de la procédure d’agrément régional des organismes de formation qui forment les membres des CSE. Cette suppression soulève de réelles difficultés : en libéralisant les formations, nous allons perdre en qualité – les formations proposées seront purement techniques, ce qui affectera la participation des salariés au sein des conseils sociaux et économiques. Nous avons échappé aux amendements qui visaient à réduire la place des CSE. Si on amoindrit la qualité de la formation et les banques de données sociales et environnementales des CSE, les salariés risquent d’être en difficulté pour négocier et participer à la vie de l’entreprise. Nous sommes résolument opposés à cette suppression : nous ne voyons pas en quoi rompre avec la logique d’agrément serait une simplification – cela simplifiera peut-être les choses pour l’administration, pas pour les salariés et les organismes de formation.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La parole est à Mme Sandrine Nosbé, pour soutenir l’amendement no 2002.

Amdt 2002 Rejeté
Photo de Mme Sandrine Nosbé
Suspension et reprise de la séance
Mme Sandrine Nosbé Sandrine Nosbé LFI-NFP

Par cet amendement, nous voulons supprimer l’alinéa 62, qui vise à modifier l’article L 2315-17 du code du travail et met fin aux agréments, par l’autorité administrative, des organismes de formation à destination des représentants du personnel. Cette modification aurait pour conséquence directe d’ouvrir la porte à tout organisme de formation qui demande à être enregistré – aujourd’hui, il faut être agréé par la préfecture de région. Elle ouvre donc la voie à la recrudescence de formations purement techniques, de nature administrative, qui n’apporteraient pas aux élus les outils nécessaires pour comprendre les enjeux en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. En mettant en péril les qualifications et les aptitudes des élus à s’emparer de ces sujets, cette disposition affaiblira le dispositif de surveillance en matière de santé, sécurité et conditions de travail (SSCT) du comité social et économique. Elle rapprochera encore plus la formation syndicale de la formation professionnelle financiarisée et lucrative, conduira inéluctablement à l’augmentation du nombre d’organismes dispensant la formation SSCT pour les élus syndicaux, et affaiblira la dimension syndicale dans les CSE. La modification de cet article met en danger la santé au travail et contribuera à l’augmentation et à l’aggravation des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP).

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis de la commission ?

Photo de M. Christophe Naegelen
Suspension et reprise de la séance
M. Christophe Naegelen rapporteur LIOT

Avis défavorable. La procédure d’agrément régional souffre de plusieurs faiblesses : les délais d’instruction sont relativement longs ; les critères d’acceptation sont hétérogènes entre les régions, sans fondement juridique clair ; il existe des freins à l’entrée de nouveaux acteurs – y compris ceux disposant d’une solide expertise. Le remplacement de cette procédure par une exigence d’enregistrement vise à garantir davantage d’agilité sans sacrifier la qualité, dans un contexte où les besoins de formation en SSCT sont importants – reconnaissez-le, monsieur Fournier.

Photo de M. Charles Fournier
Suspension et reprise de la séance
M. Charles Fournier Charles Fournier EcoS

C’est vrai ! Mais cela n’apportera aucune amélioration.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

Quel est l’avis du gouvernement ?

Photo de M. Laurent Marcangeli
Suspension et reprise de la séance
M. Laurent Marcangeli ministre HOR

Pensons aux organismes de formation – ils doivent accomplir de nombreuses formalités. Le code du travail prévoit une obligation de déclaration de l’activité auprès de la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets). Celle-ci peut refuser l’enregistrement de l’organisme dans les trente jours qui suivent la réception de la déclaration. Le service instructeur peut aussi demander des précisions sur les titres et les qualités des formateurs. Chaque année, l’organisme de formation doit adresser à la Dreets un bilan pédagogique et financier – à défaut, il perd son agrément. La Dreets peut également diligenter des contrôles a posteriori, notamment en cas de signalement. De nombreuses garanties sont donc déjà apportées concernant la qualité des formations. Simplifions un peu. Avis défavorable.

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure

La parole est à Mme Manon Meunier.

Photo de Mme Manon Meunier
Suspension et reprise de la séance
Mme Manon Meunier Manon Meunier LFI-NFP

Il est problématique de supprimer l’agrément des organismes de formation des membres du CSE et des représentants du personnel. Il y a beaucoup de fraude dans le secteur de la formation – on en entend régulièrement parler s’agissant du compte personnel de formation (CPF). Rappelons que vingt-trois chômeuses exigent réparation auprès de France Travail – cette agence les a orientées vers des organismes frauduleux, qui les ont très mal accompagnées. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ces agréments ne sont donc pas dénués d’utilité. À l’occasion d’un contrôle de 185 organismes de formation agréés en 2023, la Caisse des dépôts a répertorié 171 cas de fraude. La fraude étant malheureusement un phénomène récurrent dans les organismes de formation, il est essentiel d’orienter les représentants du personnel vers des organismes sérieux. Pour garantir aux membres du CSE une formation de qualité et permettre aux représentants du personnel de représenter efficacement les intérêts des salariés dans les entreprises, quoi de mieux que les représentations syndicales elles-mêmes ou des organismes spécialisés contrôlés par un agrément ? C’est fondamental pour la vie syndicale dans notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Je mets aux voix les amendements identiques nos 1533 et 2002.

Amdt 1533 Rejeté
II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Il est procédé au scrutin.)

Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 79 Nombre de suffrages exprimés 79 Majorité absolue 40 Pour l’adoption 33 Contre 46

II
Suspension et reprise de la séance
Intervenant non identifié

(Les amendements identiques nos 1533 et 2002 ne sont pas adoptés.)

Amdt 1533 Rejeté
Photo de M. le président
Suspension et reprise de la séance
M. le président Roland Lescure president

La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance. Pour information, il nous reste 1 078 amendements à examiner !

Photo de M. le président
Ordre du jour de la prochaine séance
M. le président Roland Lescure president

Prochaine séance, ce soir, à vingt et une heures trente : Suite de la discussion du projet de loi de simplification de la vie économique. La séance est levée.

II
Ordre du jour de la prochaine séance
Intervenant non identifié

(La séance est levée à vingt heures.)

II
Ordre du jour de la prochaine séance
Intervenant non identifié

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra

Glossaire
Abstention

Vote par lequel un député choisit de ne se prononcer ni pour ni contre un texte ou un amendement. L'abstention est comptabilisée séparément et n'entre pas dans le calcul de la majorité.

Amendement

Modification proposée à un texte de loi en cours de discussion. Un amendement peut être déposé par un député, un groupe parlementaire, une commission ou le Gouvernement. Il peut viser à ajouter, supprimer ou modifier un ou plusieurs articles du texte.

Assemblée nationale

Chambre basse du Parlement français, composée de 577 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Elle vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Elle siège au Palais Bourbon à Paris.

Article 40

Article de la Constitution interdisant aux parlementaires de proposer des amendements ou propositions de loi entraînant une diminution des ressources publiques ou une augmentation des charges. Le Président de la commission des Finances veille à son application.

Article 44 alinéa 3 (vote bloqué)

Le Gouvernement peut demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement. Cette procédure est appelée « vote bloqué ».

Ballottage

Situation dans laquelle aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue au premier tour d'une élection. Un second tour est alors organisé où seuls se maintiennent les candidats ayant recueilli un nombre suffisant de voix.

Bicamérisme

Système parlementaire à deux chambres : l'Assemblée nationale (chambre basse) et le Sénat (chambre haute). En France, le bicamérisme est dit « inégalitaire » car l'Assemblée peut avoir le dernier mot en cas de désaccord avec le Sénat.

Bureau de l'Assemblée

Organe directeur de l'Assemblée nationale composé du Président, des vice-présidents, des questeurs et des secrétaires. Il organise et dirige les travaux de l'Assemblée, statue sur les demandes de levée d'immunité et gère le budget interne.

Budget de l'État

Document retraçant l'ensemble des recettes et des dépenses de l'État pour une année civile. Il est présenté dans le projet de loi de finances (PLF) et voté chaque automne par le Parlement. Son exécution est contrôlée a posteriori par la loi de règlement.

Cavalier législatif

Disposition insérée dans une loi qui n'a aucun lien avec le texte en discussion. Les cavaliers législatifs peuvent être censurés par le Conseil constitutionnel au titre de l'article 45 de la Constitution.

Censure (constitutionnelle)

Décision du Conseil constitutionnel déclarant une disposition législative contraire à la Constitution. La disposition censurée ne peut être promulguée. La censure peut être totale (toute la loi) ou partielle (certains articles).

Circonscription

Division géographique dans laquelle est élu un député. La France compte 577 circonscriptions législatives. Chaque circonscription élit un seul député au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Cohabitation

Situation institutionnelle dans laquelle le Président de la République et le Premier ministre appartiennent à des majorités politiques opposées. La France a connu trois cohabitations : 1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002.

Commission permanente

Organe de travail permanent de l'Assemblée (8 commissions : Lois, Finances, Affaires sociales, Affaires étrangères, Défense, Affaires culturelles, Développement durable, Affaires économiques). Les commissions examinent les textes de loi avant leur discussion en séance.

Commission d'enquête

Commission temporaire créée pour recueillir des informations sur des faits déterminés ou sur la gestion d'un service public. Ses travaux durent au maximum 6 mois et ses auditions peuvent être publiques. Elle dispose de pouvoirs d'investigation étendus.

Commission mixte paritaire (CMP)

Commission composée de 7 députés et 7 sénateurs, réunie pour trouver un texte de compromis lorsque l'Assemblée et le Sénat n'arrivent pas à un accord sur un projet ou une proposition de loi après deux lectures.

Compte rendu

Transcription intégrale ou analytique des débats ayant eu lieu en séance publique ou en commission. Les comptes rendus intégraux sont publiés au Journal officiel et consultables en ligne.

Conférence des présidents

Réunion hebdomadaire rassemblant le Président de l'Assemblée, les vice-présidents, les présidents de groupes, les présidents de commissions et le membre du Gouvernement chargé des relations avec le Parlement. Elle fixe l'ordre du jour des travaux.

Congrès du Parlement

Réunion conjointe de l'Assemblée nationale et du Sénat à Versailles, convoquée par le Président de la République pour voter une révision constitutionnelle. L'adoption requiert une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Conseil constitutionnel

Institution composée de 9 membres (3 nommés par le Président de la République, 3 par le président du Sénat, 3 par le président de l'Assemblée) chargée de vérifier la conformité des lois à la Constitution. Il peut être saisi avant promulgation ou par QPC.

Conseil des ministres

Réunion hebdomadaire du Gouvernement sous la présidence du Président de la République, chaque mercredi à l'Élysée. C'est là que sont adoptés les projets de loi, les ordonnances, les décrets et les nominations importantes.

Conseil d'État

Plus haute juridiction administrative française. Il est obligatoirement consulté sur les projets de loi et d'ordonnance avant leur examen par le Parlement. Son avis porte sur la qualité juridique du texte et sa conformité aux normes supérieures.

Constitution

Loi fondamentale de la République française, adoptée le 4 octobre 1958. Elle définit l'organisation des pouvoirs publics, les droits et libertés des citoyens, et les rapports entre le Parlement, le Gouvernement et le Président de la République.

Contre (vote)

Vote exprimé en opposition à un texte, un amendement ou une motion. Les votes « contre » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Cour des comptes

Juridiction financière indépendante chargée de contrôler la gestion des fonds publics. Elle assiste le Parlement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances et publie un rapport annuel public.

Débat d'orientation

Débat organisé en séance publique sans vote à la clef, permettant aux députés d'exprimer leurs positions sur un sujet de politique générale, budgétaire ou européenne avant que le Gouvernement n'arrête ses choix.

Décret

Acte réglementaire pris par le Président de la République ou le Premier ministre. Les décrets d'application précisent les modalités d'exécution d'une loi. Certains décrets sont délibérés en Conseil des ministres.

Délégation parlementaire

Organisme permanent de l'Assemblée chargé d'informer les députés sur un domaine spécifique : droits des femmes, outre-mer, renseignement, collectivités territoriales, etc. Les délégations n'ont pas de pouvoir législatif direct.

Déontologue de l'Assemblée

Personnalité indépendante chargée de veiller au respect du code de déontologie par les députés : déclarations d'intérêts, prévention des conflits d'intérêts, cadeaux et invitations. Il peut être saisi par tout député ou citoyen.

Déport

Décision d'un député de ne pas participer à un vote ou à des travaux parlementaires en raison d'un conflit d'intérêts. Le déport est déclaré auprès du déontologue et publié. C'est une mesure de transparence et de probité.

Député

Élu de la Nation siégeant à l'Assemblée nationale. Le député vote les lois, contrôle l'action du Gouvernement, peut poser des questions et déposer des propositions de loi. Son mandat dure 5 ans (sauf dissolution).

Dissolution

Acte par lequel le Président de la République met fin au mandat de l'Assemblée nationale avant son terme, provoquant de nouvelles élections législatives dans les 20 à 40 jours. Une nouvelle dissolution ne peut avoir lieu dans l'année qui suit.

Dossier législatif

Ensemble des documents et actes liés à l'examen d'un texte de loi : dépôt, renvoi en commission, rapport, discussion en séance, amendements, vote, navette avec le Sénat, promulgation.

Droit d'amendement

Droit reconnu à chaque parlementaire et au Gouvernement de proposer des modifications à un texte de loi en cours de discussion. Ce droit est garanti par la Constitution (article 44) mais encadré par des règles de recevabilité.

Élections législatives

Scrutin uninominal majoritaire à deux tours permettant d'élire les 577 députés de l'Assemblée nationale. Pour être élu au premier tour, il faut obtenir la majorité absolue et au moins 25 % des inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit.

État d'urgence

Régime d'exception déclaré par décret en Conseil des ministres en cas de péril imminent ou de calamité publique. Sa prolongation au-delà de 12 jours nécessite une autorisation du Parlement. Il renforce temporairement les pouvoirs de l'exécutif.

Examen en commission

Phase de la procédure législative durant laquelle une commission permanente étudie un texte article par article, auditionne le rapporteur et vote des amendements avant la discussion en séance publique.

Exception d'irrecevabilité

Motion de procédure par laquelle un député demande le rejet d'un texte au motif qu'il est contraire à la Constitution. Son adoption entraîne le rejet du texte. C'est le seul moyen de soulever l'inconstitutionnalité pendant les débats.

Fait personnel

Prise de parole brève autorisée en fin de séance lorsqu'un député estime que ses propos ont été déformés ou qu'il a été mis en cause personnellement au cours des débats.

Fenêtre parlementaire (niche)

Journée réservée dans le calendrier parlementaire à un groupe d'opposition ou minoritaire pour inscrire à l'ordre du jour les textes de son choix. Chaque groupe dispose d'une journée par session ordinaire.

Gouvernement

Organe exécutif dirigé par le Premier ministre, composé des ministres, ministres délégués et secrétaires d'État. Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Groupe parlementaire

Regroupement d'au moins 15 députés partageant des affinités politiques. Chaque groupe dispose d'un temps de parole, de postes en commission et de moyens matériels. Un groupe peut être déclaré d'opposition ou minoritaire.

Groupe d'études

Groupe informel de députés qui se réunissent autour d'un thème d'intérêt commun (viticulture, espace, numérique…). Les groupes d'études permettent de travailler sur des sujets transversaux au-delà des clivages partisans.

HATVP

Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autorité administrative indépendante chargée de contrôler les déclarations de patrimoine et d'intérêts des élus et hauts fonctionnaires, et de prévenir les conflits d'intérêts.

Hémicycle

Salle en forme de demi-cercle où siègent les députés au Palais Bourbon. Les places sont réparties de gauche à droite selon les affinités politiques. Le Président de l'Assemblée siège au « perchoir », point le plus élevé.

Immunité parlementaire

Protection juridique dont bénéficient les parlementaires. L'irresponsabilité couvre les opinions et votes émis dans l'exercice des fonctions. L'inviolabilité interdit l'arrestation sans autorisation du Bureau sauf flagrant délit.

Incompatibilité

Interdiction de cumuler le mandat de député avec certaines fonctions ou activités (fonctionnaire en activité, dirigeant d'entreprise publique, membre du Gouvernement, sénateur, député européen…). Le député doit choisir sous 30 jours.

Initiative législative

Droit de proposer un texte de loi. L'initiative appartient concurremment au Premier ministre (projets de loi) et aux membres du Parlement (propositions de loi). En pratique, la majorité des lois adoptées sont d'origine gouvernementale.

Irrecevabilité

Décision de rejeter un amendement ou une proposition de loi pour des raisons de forme (article 40 : charge financière, article 45 : cavalier législatif, article 41 : domaine réglementaire) sans examen sur le fond.

Journal officiel (JO)

Publication officielle de la République française dans laquelle sont publiés les lois, décrets, arrêtés, comptes rendus des débats parlementaires, questions écrites et réponses ministérielles. Il est consultable gratuitement en ligne.

Législature

Période de 5 ans correspondant au mandat d'une Assemblée nationale. La législature actuelle est la 17ᵉ (depuis 2024). Chaque législature est divisée en sessions ordinaires et extraordinaires.

Lecture

Chaque passage d'un texte devant une chambre (Assemblée ou Sénat) constitue une « lecture ». La navette peut comporter plusieurs lectures. En cas de désaccord persistant, le Gouvernement peut demander une lecture définitive à l'Assemblée.

Loi de finances (PLF)

Loi qui détermine chaque année les recettes et les dépenses de l'État. Le projet de loi de finances est déposé en octobre, examiné en priorité par l'Assemblée (40 jours), puis par le Sénat (20 jours). Il doit être adopté avant le 31 décembre.

Loi organique

Loi de rang supérieur aux lois ordinaires qui précise l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics prévus par la Constitution. Son adoption requiert des conditions plus strictes et elle est automatiquement soumise au Conseil constitutionnel.

Loi de programmation

Loi fixant des objectifs et des moyens sur plusieurs années dans un domaine (défense, justice, recherche, finances publiques). Elle n'a pas de portée contraignante mais traduit les orientations à moyen terme du Gouvernement.

Majorité

Nombre de voix nécessaires pour adopter un texte. La majorité simple (plus de la moitié des suffrages exprimés) est la règle générale. Certains votes (motion de censure, révision constitutionnelle) requièrent une majorité qualifiée.

Majorité absolue

Plus de la moitié des membres composant l'Assemblée, soit 289 voix sur 577. Requise notamment pour l'adoption d'une motion de censure ou pour l'investiture du Gouvernement. À distinguer de la majorité simple des suffrages exprimés.

Mandat parlementaire

Mission confiée par les électeurs à un député pour les représenter. Le mandat est de 5 ans, national (le député représente toute la Nation et non sa seule circonscription) et non impératif (il vote librement selon sa conscience).

Mission d'information

Groupe de travail temporaire créé par une commission permanente ou la Conférence des présidents pour étudier un sujet spécifique. Moins formelle qu'une commission d'enquête, elle ne dispose pas de pouvoirs de contrainte mais publie un rapport.

Motion de censure

Procédure par laquelle l'Assemblée nationale peut renverser le Gouvernement. Elle doit être signée par au moins 58 députés (1/10ᵉ) et adoptée à la majorité absolue (289 voix). Seuls les votes « pour » sont comptabilisés.

Motion de renvoi en commission

Motion de procédure par laquelle l'Assemblée peut décider de renvoyer un texte en commission pour un examen complémentaire. Son adoption suspend la discussion du texte jusqu'à un nouvel examen en commission.

Navette parlementaire

Va-et-vient d'un texte entre l'Assemblée nationale et le Sénat jusqu'à son adoption dans les mêmes termes. Si le désaccord persiste après deux lectures, une CMP est convoquée ou l'Assemblée peut statuer définitivement.

Non-inscrit

Député n'appartenant à aucun groupe parlementaire. Les non-inscrits bénéficient de droits individuels (vote, amendement, question) mais disposent d'un temps de parole réduit et d'une représentation limitée en commission.

Obstruction parlementaire

Stratégie consistant à multiplier les amendements, les rappels au règlement ou les demandes de scrutin pour retarder ou bloquer l'adoption d'un texte. L'obstruction est une arme classique de l'opposition.

Ordonnance

Texte pris par le Gouvernement dans le domaine de la loi, après habilitation du Parlement (article 38 de la Constitution). Les ordonnances doivent être ratifiées par le Parlement dans un délai fixé par la loi d'habilitation.

Ordre du jour (ODJ)

Liste des sujets devant être examinés lors d'une séance ou d'une réunion de commission. L'ordre du jour est fixé par la Conférence des présidents. Le Gouvernement dispose d'un droit de priorité pour y inscrire ses textes.

Palais Bourbon

Siège de l'Assemblée nationale, situé sur la rive gauche de la Seine à Paris (7ᵉ arrondissement). Le bâtiment, construit au XVIIIᵉ siècle, abrite l'hémicycle, les salles de commission, les bureaux des députés et la bibliothèque.

Parlement

Institution bicamérale composée de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Parlement vote la loi, contrôle l'action du Gouvernement et évalue les politiques publiques. Il peut se réunir en Congrès pour réviser la Constitution.

Perchoir

Nom donné familièrement au siège du Président de l'Assemblée nationale, situé au point le plus élevé de l'hémicycle. Par extension, « décrocher le perchoir » signifie être élu Président de l'Assemblée.

Pour (vote)

Vote exprimé en faveur d'un texte, d'un amendement ou d'une motion. Les votes « pour » sont comptés dans les suffrages exprimés pour le calcul de la majorité.

Premier ministre

Chef du Gouvernement, nommé par le Président de la République. Il dirige l'action du Gouvernement, assure l'exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire. Il est responsable devant l'Assemblée nationale.

Président de l'Assemblée nationale

Quatrième personnage de l'État, élu par les députés au début de chaque législature. Il dirige les débats, assure le respect du règlement, peut saisir le Conseil constitutionnel et supplée le Président de la République en cas de vacance.

Président de la République

Chef de l'État élu au suffrage universel direct pour 5 ans. Il nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres, promulgue les lois, peut dissoudre l'Assemblée et exercer les pouvoirs exceptionnels de l'article 16.

Procédure accélérée

Procédure permettant de réduire la navette parlementaire à une seule lecture par chambre avant réunion éventuelle d'une CMP. Elle est décidée par le Gouvernement ou par la Conférence des présidents.

Projet de loi

Texte de loi déposé par le Gouvernement (Premier ministre). Les projets de loi passent obligatoirement par le Conseil d'État pour avis et sont accompagnés d'une étude d'impact. À ne pas confondre avec la proposition de loi.

Promulgation

Acte par lequel le Président de la République atteste l'existence de la loi et ordonne son exécution. Elle intervient dans les 15 jours suivant la transmission de la loi définitivement adoptée, sauf saisine du Conseil constitutionnel.

Proposition de loi

Texte de loi déposé par un ou plusieurs parlementaires (députés ou sénateurs), par opposition au projet de loi qui émane du Gouvernement. Elle n'est pas soumise à l'avis du Conseil d'État ni à l'obligation d'étude d'impact.

Proposition de résolution

Texte par lequel l'Assemblée exprime un avis, un souhait ou une recommandation sans valeur contraignante. Depuis 2008, les résolutions peuvent porter sur tout sujet. Elles ne sont pas transmises au Sénat et ne sont pas promulguées.

Question prioritaire de constitutionnalité (QPC)

Procédure permettant à tout justiciable de contester la conformité d'une loi déjà en vigueur aux droits et libertés garantis par la Constitution. La QPC est transmise au Conseil constitutionnel par le Conseil d'État ou la Cour de cassation.

Question écrite (QE)

Question adressée par écrit par un député à un ministre. Le ministre dispose normalement de deux mois pour répondre. Les questions et réponses sont publiées au Journal officiel.

Question au Gouvernement (QAG)

Question orale posée en séance publique chaque mardi et mercredi. Le député dispose de 2 minutes, le ministre répond en 2 minutes. C'est le moment le plus médiatique de la vie parlementaire, retransmis en direct à la télévision.

Questeur

Membre du Bureau de l'Assemblée chargé de la gestion financière et administrative de l'institution : budget, personnel, sécurité, logistique. Il y a trois questeurs : deux de la majorité et un de l'opposition.

Quorum

Nombre minimum de députés devant être présents pour qu'un vote soit valide. En règle générale, il n'y a pas de quorum à l'Assemblée pour les votes ordinaires, mais la Constitution l'exige pour certains votes spéciaux.

Rappel au règlement

Prise de parole par laquelle un député signale une violation du règlement de l'Assemblée au cours d'un débat. Le Président peut accorder 2 minutes au député. C'est souvent utilisé de manière tactique pour intervenir dans les débats.

Rapporteur

Député désigné par une commission pour étudier un texte de loi, rédiger un rapport et présenter les conclusions de la commission en séance. Le rapporteur auditionne les parties prenantes et propose des amendements.

Rapporteur général du budget

Député membre de la commission des Finances chargé de suivre l'ensemble des lois de finances. Il dispose de pouvoirs étendus de contrôle sur pièces et sur place dans les administrations et peut accéder à tout document fiscal.

Référendum

Consultation directe des citoyens sur un projet de loi (article 11 de la Constitution) ou une révision constitutionnelle (article 89). Le Président peut soumettre un texte au référendum sur proposition du Gouvernement ou du Parlement.

Règlement de l'Assemblée

Texte fixant l'organisation interne et les règles de procédure de l'Assemblée nationale : temps de parole, dépôt d'amendements, conditions de vote, discipline en séance. Il est soumis au contrôle du Conseil constitutionnel.

Réserve parlementaire (supprimée)

Enveloppe budgétaire autrefois attribuée à chaque parlementaire pour financer des projets locaux (associations, collectivités). Supprimée par la loi de confiance dans la vie politique de 2017 en raison de son opacité.

Réunion

Rencontre de travail d'un organe parlementaire (commission, délégation, mission d'information…). Les réunions ont un ordre du jour, des participants et peuvent donner lieu à un compte rendu.

Scrutin

Vote solennel et public par lequel les députés se prononcent sur un texte, un amendement ou une motion. Au scrutin public, chaque député enregistre son vote (pour, contre, abstention) et les résultats sont nominatifs.

Vote solennel

Catégorie de scrutin public utilisée pour les votes les plus importants (adoption d'un texte en lecture solennelle, motions majeures, décisions politiques structurantes). Le vote est nominatif et publié, ce qui permet de savoir précisément la position de chaque député.

Séance publique

Réunion plénière de l'Assemblée dans l'hémicycle, ouverte au public et retransmise en direct. C'est en séance que se déroulent les discussions générales, l'examen des amendements et les votes solennels.

Sénat

Chambre haute du Parlement français, composée de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect pour 6 ans, renouvelés par moitié tous les 3 ans. Le Sénat siège au Palais du Luxembourg et représente les collectivités territoriales.

Session parlementaire

Période pendant laquelle le Parlement siège. La session ordinaire unique va d'octobre à juin (170 jours max). Des sessions extraordinaires peuvent être convoquées par le Président de la République.

Sous-amendement

Modification apportée à un amendement lui-même. Le sous-amendement ne peut contredire l'objet de l'amendement principal. Il est discuté et voté avant l'amendement qu'il modifie.

Suffrage exprimé

Vote « pour » ou « contre ». Les abstentions et les non-votants ne sont pas comptés dans les suffrages exprimés. La majorité requise se calcule sur les seuls suffrages exprimés, sauf dispositions constitutionnelles contraires.

Suppléant

Personne élue en même temps que le député pour le remplacer en cas de vacance du siège (nomination au Gouvernement, décès, démission, etc.). Le suppléant ne siège pas tant que le titulaire est en fonction.

Temps législatif programmé

Procédure fixant à l'avance la durée globale de discussion d'un texte en séance. Le temps est réparti entre les groupes proportionnellement à leur importance numérique. Elle permet de maîtriser le calendrier face à l'obstruction.

Texte de loi

Document contenant les dispositions législatives soumises à l'examen du Parlement. Un texte peut être un projet de loi (Gouvernement) ou une proposition de loi (parlementaire).

Triangulaire

Second tour d'une élection législative opposant trois candidats (au lieu de deux). Pour se maintenir au second tour, un candidat doit avoir obtenu au moins 12,5 % des inscrits au premier tour.

Vᵉ République

Régime politique actuel de la France, instauré par la Constitution du 4 octobre 1958 à l'initiative du général de Gaulle. Il se caractérise par un exécutif fort (président élu au suffrage universel) et un parlementarisme rationalisé.

Vote

Acte par lequel les députés expriment leur position sur un texte. Les principaux modes sont : à main levée, par assis et levé, au scrutin public ordinaire (électronique) et au scrutin public à la tribune.

Vote de confiance

Vote par lequel l'Assemblée nationale approuve le programme ou la déclaration de politique générale du Gouvernement (article 49 alinéa 1). Le Gouvernement n'est pas obligé de solliciter la confiance mais il est d'usage de le faire.

Vote personnel

Principe constitutionnel selon lequel le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La délégation de vote n'est autorisée que dans des cas limitativement énumérés par une loi organique (maladie, mission…).

Votant

Député ayant participé à un scrutin, qu'il ait voté pour, contre ou se soit abstenu. Le nombre de votants inclut les abstentions, contrairement aux suffrages exprimés.

Article 49 alinéa 3

Disposition constitutionnelle permettant au Premier ministre d'engager la responsabilité du Gouvernement sur un texte de loi. Le texte est considéré comme adopté sans vote, sauf si une motion de censure est déposée et votée dans les 24 heures.

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